Education nationale : « La suppression des frais APE ne serait pas une bonne idée » (Issiaka Kaboré, DE du lycée privé Wend-Manegda Ouaga 2000)
Dans une interview qu’il a accordée à Radars Info Burkina ce jour 10 août 2022, Issiaka Kaboré, directeur des Études (DE) du lycée privé Wend-Manegda Ouaga 2000, s’est prononcé sur la suppression des frais APE (Association des parents d’élèves) dans les établissements scolaires privés au Burkina Faso demandée au ministère de l’Education nationale par le Réseau national des consommateurs du Faso (RENCOF).
Radars Info Burkina : Qu’est-ce que les frais APE ?
Issiaka Kaboré : C’est une cotisation annuelle de l’Association des parents d’élèves. Ces frais sont payés par chaque élève dans les établissements publics et ceux privés.
Le montant des frais APE est-il fixé par le ministère de l’Education nationale ou par chaque établissement d’enseignement ?
IK : L’Association des parents d’élèves (APE) est une « institution » reconnue par l’État. Elle n’a pas été improvisée ; elle figure dans le cahier des charges du ministère de l’Education nationale. S’agissant du montant des frais APE, il varie d’un lycée à un autre. À moins que je me trompe, c’est chaque établissement qui fixe ses frais APE.
A quoi servent lesdits frais ?
IK : Ils jouent un rôle très important dans le système éducatif si et seulement si il y a une transparence dans leur utilisation et s’il y a véritablement une rationalisation des dépenses. L’APE est un partenaire des établissements et a plusieurs fonctions : sociale, de médiateur et d’assistance.
Primo, les fonds APE peuvent être utilisés pour financer une partie d’un examen blanc. Par exemple, l’école peut monter son projet d’examen blanc et il se trouve que le budget alloué aux examens blancs est insuffisant. En pareil cas, l’école peut recourir à l’Association des parents d’élèves pour demander sa contribution. Secundo, certains établissements peuvent avoir des difficultés de paiement de leurs enseignants, surtout en fin d’année. Face à cela, si l’APE est en mesure d’apporter de l’aide, elle peut contribuer à résoudre ce problème. Tertio, les activités socioculturelles des élèves en fin d’année sont en partie financées par l’APE. Bref, celle-ci joue un rôle capital dans le système éducatif, d’autant plus qu’elle participe au succès des activités des établissements scolaires.
Au cas où le ministère de l’Education nationale donnerait son OK pour la suppression des frais APE tel que le demande le Réseau national des consommateurs du Faso (RENCOF), quelles sont les alternatives que vous prévoyez, vu que, à vous entendre, celle-ci joue un rôle non négligeable ?
IK : À mon humble avis, il serait bien que l’État y mette de l’ordre, c’est-à-dire qu’il uniformise les frais en fonction des bourses et des salaires des parents d’élèves parce qu’il se pourrait que les frais soient élevés. Ainsi, on pourrait trouver le juste milieu : 1 000 FCFA ou même 500 FCFA, car il y a des APE qui vont au-delà de 5 000 FCFA. En tout cas, la suppression des frais APE ne serait pas une bonne idée. Par exemple, l’État pourrait octroyer une subvention aux établissements pour solutionner les problèmes. Sans compter que les établissements eux-mêmes peuvent récupérer ces frais autrement, notamment en les ajoutant aux frais de scolarité. On doit donc mettre l’accent sur l’essentiel, car il y a d’autres défis à relever.
Le mieux, ce serait donc que les différents acteurs du système éducatif travaillent en synergie et proposent les solutions idoines dans l’intérêt supérieur du pays, surtout pour l’amélioration de l’éducation. Il y a, par conséquent, lieu d’échanger pour trouver les solutions les plus appropriées. Il faudra faire preuve de sagesse et de responsabilité sur cette question des APE.
Interview réalisée par Flora Sanou
Au Burkina Faso vivent de nombreuses communautés étrangères parmi lesquelles on compte des Béninois. Radars Info Burkina est allé à la rencontre de quelques ressortissants de l'ancien Dahomey vivant au pays des hommes intègres afin de s’imprégner de leurs réalités et de recueillir le jugement qu'ils portent sur leur pays d’accueil.
«Mon intégration n’a pas été compliquée. J’ai vécu Burkinabè et je vis toujours Burkinabè. Je me sens chez moi parce qu'en cas de besoin, les frères burkinabè sont toujours disponibles», indique-t-il. Toutefois, confesse le jeune étudiant, il est confronté à un problème de naturalisation, chose qui ne lui permet pas de prendre part aux concours directs de la fonction publique burkinabè.
Cependant, il pointe du doigt les problèmes liés à l’établissement des documents administratifs sur place et l’insécurité à laquelle est en proie le pays des hommes intègres. Il leur faut en effet se rendre jusqu’à Cotonou, la capitale béninoise, pour se faire établir une carte d’identité nationale ou un passeport, d'après M. Tomondji, ce qui occasionne d’énormes dépenses. La pandémie de COVID-19 et la situation sécuritaire actuelle du Burkina n'arrangent guère les choses, toujours selon lui.
L’hépatite n’est pas une maladie héréditaire, elle se transmet par des facteurs externes. Un dépistage tardif de cette maladie expose ceux qui en sont porteurs à des risques de complication. « Après quelques années d’évolution dans l’organisme, l’hépatite peut se compliquer en cirrhose, qui est une pathologie grave pouvant entraîner le décès du patient. L’extrême, ce sera le cancer du foie, qui est incurable parce qu’à un certain stade, il n’y a plus de possibilité thérapeutique curative pour le patient. C’est dire donc que le dépistage précoce est important pour lutter contre cette maladie », a indiqué la doctoresse.
La « garangose », de nombreux Burkinabè s’en souviennent encore. Ce néologisme typiquement voltaïque apparu en 1966 désignait à la fois la politique de rigueur financière et d’austérité instaurée par le ministre Tiémoko Marc Garango, alors « grand argentier » du gouvernement du général Sangoulé Lamizana, et l’initiateur de ladite politique.
Les pertes blanches sont un sujet tabou dans nos sociétés et nombreuses sont les femmes qui ignorent l’utilité ou la dangerosité desdites pertes. Radars Info Burkina s’est entretenu sur ce sujet qui touche à l’intimité féminine avec Solange Gouba, sage-femme d’Etat et responsable du service de Santé maternelle et infantile (SMI) du centre médical urbain de Ouagadougou.
La nécessité d’aller en consultation 
Pour le Dr Guy Brou, qui a entretenu les membres de l’ABFAM sur le thème « Burkina Faso, crise sécuritaire, quel apport de l’artiste femme burkinabè ? », celles-ci, outre leurs voix, peuvent apporter leur contribution au renforcement du tissu social à travers des œuvres sociales par exemple. Le conférencier a, par conséquent, invité les artistes féminins burkinabè à l’union, chose qui leur permettra, d’après lui, d’être efficaces dans leur contribution à la paix au Burkina Faso.
La chanteuse Amity Meria, venue pour un partage d’expérience avec ses « sœurs », a, elle, soutenu que l’artiste musicienne qui s’inscrit comme défenseur d'un pays a le devoir d’être un modèle. S’inscrivant dans la même logique que le Dr Brou, elle a expliqué que sans unité, elles ne pourront rien faire de constructif. « Il faut réaliser cette vraie unité avant de vouloir contribuer à la paix dans la nation », a-t-elle affirmé. Et selon elle, le Dr Guy Brou, en agissant ainsi, pose des bases pour amener les artistes féminins à comprendre quelle peut être leur contribution à une sortie de la crise dans laquelle le pays est.
Sur le territoire burkinabè vivent plusieurs communautés étrangères. Au nombre de celles-ci figure celle ivoirienne, qui vit en parfaite harmonie avec les populations de son pays d’accueil. Certains Ivoiriens estiment que le Burkina Faso est un pays de formation, tant sur le plan social que sur celui éducatif. La Côte d’Ivoire célèbre 62 ans d’indépendance le 7 août 2022 et pour ses ressortissants, la vraie indépendance est encore loin.
Au Burkina Faso, on ne peut plus nier l’existence de la société civile. Depuis l’insurrection de 2014, on assiste à la création d’Organisations de la société civile en continu. Ces OSC sont le plus souvent composées de jeunes qui sont engagés dans leurs communautés. Réunies en collectif, elles ont décidé de s’impliquer dans la lutte contre l’hydre terroriste. Pour le secrétaire adjoint du Collectif national des organisations de la société civile « Sauvons le Burkina Faso », les jeunes sont prêts à aller sur le terrain, mais ils attendent une autorisation des autorités et une formation adéquate.
Pour comprendre le problème et tenter d’y remédier, des équipes ont été immédiatement déployées, à en croire le DR, qui ajoute que c’est justement le travail desdites équipes qui permet d'envoyer de l'eau à Ouagadougou pour assurer le minimum en matière de distribution d'eau potable, surtout dans les zones sensibles telles que les hôpitaux et les quartiers qui sont les plus défavorablement desservis. Il a précisé que compte tenu des nombreux déficits enregistrés, l'eau n’arrive pas à monter dans les châteaux. C’est pourquoi ceux qui résident dans des zones un peu élevées n'ont pas d'eau. « Ce que nous faisons, c'est aller manœuvrer dans le réseau pour permettre de prendre l'eau dans les zones basses et de la canaliser avec le peu qui entre dans les châteaux pour pouvoir la réorienter vers les zones élevées », a-t-il expliqué.
Le traitement de l'eau consiste à prélever ledit liquide dans le barrage et à lui faire subir un traitement pour le rendre potable. Après quoi, l’or bleu est convoyé vers Ouagadougou et c'est la station de dispatching qui dessert les différentes zones. Le directeur régional a précisé que la station de dispatching n'a pas de problème et que c'est à l'usine de traitement d'eau qu'il y a le souci technique. Il déplore aussi que ceux qui sont dans des zones favorables fassent des provisions parce que, selon lui, c’est au détriment de ceux qui sont dans les zones défavorables. « Mais, assure-t-il, les premiers résultats de l’équipe d'experts commise au niveau des stations ont permis d'envisager une amélioration notable de la situation d'ici la fin de la semaine. »
I.M. a attrait S.I. en justice pour abus de confiance. L’affaire a été jugée par le tribunal de grande instance Ouaga I ce 2 août 2022. D'après le plaignant, lui et S.I. auraient conclu un marché de livraison d’un camion de marque Mercedes Benz d’un montant de 11 millions F CFA. Il aurait versé 8 millions de francs FCFA comme avance et le camion devait lui être livré dans un délai de 40 jours. Mais jusqu’à présent, ni ledit camion ne lui a été livré ni l’acompte versé ne lui a été restitué.










