Radars au tribunal : 36 mois de taule pour destruction et vol de biens
Ce mardi 12 juillet, deux jeunes gens ont comparu au tribunal de grande instance de Ouagadougou pour destruction et vol de biens. Reconnus coupables, les accusés ont écopé chacun de 36 mois d'emprisonnement et d’une amende d'un million, le tout ferme. Ils ont, en outre, été condamnés à payer au total 23 325 169 FCFA pour dédommager leurs victimes.
Les faits remontent au mois de mai 2022 où Ouédraogo Karim et Dakissaga Ousséni (NDLR : Ce sont des noms d’emprunt) ont été pris en flagrant délit à petit Paris, un quartier de Ouagadougou. Il leur est reproché, d’une part, la destruction d’installations électriques, notamment de compteurs SONABEL, de prises électriques, de climatiseurs ainsi que de têtes de robinet et de lavabos. D’autre part, ils ont été interpellés pour faits de vol dans les mêmes lieux. Leur mode opératoire était le suivant : escalader le mur pour accéder aux logis, briser ensuite les vitres ou passer par le plafond pour s’y introduire. Cinq domiciles ont été visités par les présumés cambrioleurs.
A la barre, Karim Ouédraogo et Ousséni Dakissaga, ainsi que nous avons choisi de les appeler, ont seulement reconnu avoir volé du fer, pour le premier, et un filtre à eau, concernant le second, dans un seul domicile sur les cinq signalés. Tous les deux ont nié les faits de destruction ci-dessus mentionnés. Mais sur l’insistance du procureur à travers des questions et des parties civiles, qui ont brandi des preuves, ceux-ci ont finalement reconnu les faits. Ils ont justifié leurs actes répréhensibles par la recherche de leur pitance quotidienne, tout en implorant la clémence des juges.
Le total des dégâts causés par les deux indélicats a été estimé par chacune des victimes présentes à l’audience, que nous allons désigner par des lettres de l’alphabet, à 23 325 169 FCFA. Il s'agit de 8 548 300 FCFA pour A, 7 millions de FCFA pour B, 3 millions FCFA pour C et 4 776 869 FCFA pour D. La cinquième victime était absente lors de l’audience.
Pour le procureur, les 2 jeunes sont coupables de s’en être pris à des biens dans des domiciles, ils ont détruit des climatiseurs, des prises électriques et dérobé des pièces pour les revendre. Jugeant les faits graves, il a donc requis contre chacun d’eux 24 mois de prison et une amende d’un million de FCFA, le tout ferme.
Après délibération, le tribunal a finalement condamné chacun des prévenus à 36 mois de prison et à une amende d’un million de F CFA, le tout ferme. Il les a, en outre, condamnés à payer tous les dommages causés aux victimes, lesquels s’élèvent à 23 325 169 FCFA. Il a, enfin, été notifié aux 2 condamnés qu’ils ont 15 jours pour interjeter appel du verdict.
F.S.
72 heures après la rencontre entre les anciens chefs d’État Blaise Compaoré et Jean Baptiste Ouédraogo et l’actuel président, Paul Henri Sandaogo Damiba, Radars Info Burkina est allé sur le terrain pour recueillir les avis des citoyens sur ce huis clos présidentiel qui s’est tenu malgré la polémique qu’il avait suscitée.
Le Conseil national de la défense a décidé de rassembler les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) au sein d’une brigade pour de meilleurs résultats dans la lutte contre le terrorisme. Le format est bien mais la formule magique pour un engagement patriotique du peuple n’a pas été encore été trouvée. Même quand l’idée trouve sa source dans la période révolutionnaire au Burkina Faso, elle s’en éloigne aussi bien dans le fond que dans la pratique.
Le Burkina Faso vit des moments difficiles consécutifs à l’insécurité. L’implication de toutes les communautés s’impose, surtout celle traditionnelle parce qu’elle exerce encore une grande influence sur les populations. Mais pour maître Frédéric Titinga Pacéré, cette chefferie ne peut contribuer à ramener la paix que si elle est reconnue légalement. En effet, en 1983 le gouvernement de l’époque a mis fin à l’existence légale de la chefferie coutumière. Il faut donc, selon l’avocat à la retraite, rétablir cette légitimité en lui donnant une fonction qui « n’empiète pas sur la fonction de l’administration de l’Etat moderne ».
Ce jeudi 7 juillet 2022, il y avait une forte mobilisation du côté de l’aéroport international de Ouagadougou pour accueillir l’ancien président Blaise Compaoré dont la venue avait été annoncée à l’issue du Conseil des ministres du mercredi 6 juillet 2022. Sur place, Radars Info Burkina a recueilli les avis de citoyens sur cette venue.
Sur la question du verdict de la justice, Nana pense que la justice a déjà fait son travail en condamnant l’ancien président à perpétuité. Cependant, il espère qu’une grâce présidentielle pourra être accordée par le président Damiba, en tant que premier magistrat du Burkina Faso, à l’ancien président Blaise Compaoré.
Adama Bonkoungou, membre du Mouvement des jeunes pour un peuple uni (MJPU), pense que la venue de Compaoré va apporter un grand changement au regard de son expérience dans la gestion du pays. Pour lui, l’on doit surpasser les questions judiciaires pour sauver le pays d’abord car «c’est parce que le pays existe qu’on peut parler de justice. Pour le moment le pays est menacé, donc il faut chercher à le stabiliser avant de parler de justice», a-t-il conclu.
Le chef de l’Etat actuel du Burkina Faso, Paul Henri Sandaogo Damiba, tiendra une rencontre avec les ex-présidents du Burkina encore en vie. Certains anciens présidents ont des comptes à rendre à la justice. Blaise Compaoré a été condamné par contumace à la prison à vie par la justice lors du procès Thomas Sankara. Pour Roland Bayala, porte-parole de la COPA/BF, la réconciliation nationale doit être primordiale. Après cela, la justice pourrait appliquer sa sentence.
La consommation d’alcool est un phénomène récurrent chez certaines femmes enceintes. Cependant, est-elle autorisée par la médecine ? Quels sont les motifs de cette consommation ? Quelle quantité d’alcool une femme peut-elle boire sans risque ? Quels peuvent être les risques de cette consommation pour la mère et son enfant ? Radars Info Burkina s’est entretenu sur ces questions avec Solange Gouba, sage-femme et responsable de la Santé maternelle et infantile (SMI) au centre médical urbain de Ouagadougou.
« La consommation d’alcool chez une femme enceinte est contre-indiquée par la médecine », affirme Mme Gouba. Toute consommation d’alcool pendant la grossesse est susceptible de présenter un risque. Et d’ajouter : « Lorsqu’une femme enceinte consomme une boisson alcoolique, l’alcool passe du sang maternel vers le sang du fœtus au travers du placenta.»
La consommation d’alcool nuit au développement du cerveau de l’enfant. Elle peut entraîner un retard de croissance et des atteintes du système nerveux central. A la longue, ces atteintes cérébrales entraînent un retard intellectuel, notamment des troubles de l’apprentissage, de la mémorisation, de l’attention et bien d’autres. De plus, des troubles du comportement peuvent en découler au fur et à mesure de la croissance et du développement psychomoteur de l’enfant. En plus, des malformations peuvent survenir, surtout si la consommation est faite au premier trimestre de la grossesse. Par ailleurs, il peut occasionner des tachycardies fœtales chez l’enfant, c’est-à-dire un rythme cardiaque accéléré chez le fœtus. Cela peut aboutir à un accouchement de mort-né.

Il estime qu’il faut empêcher l’approvisionnement des terroristes en armes avant d’interdire la vente des motos. «D’où proviennent les armes des terroristes ? Au lieu de nous dire d’arrêter de vendre ces motos, il faut plutôt couper le circuit d’approvisionnement des terroristes en armes. Les terroristes n’ont pas forcément besoin de moto pour aller tuer parce qu’une moto ne peut pas tuer quelqu’un.»
« L’armée nationale monte en puissance », clament les autorités politiques et militaires de la transition au Burkina Faso. Cette assurance des autorités contraste avec les réalités sur le terrain. Pire, la menace terroriste se déporte vers des localités jusque-là épargnées.










