Insurrection populaire de 2014 : Les rôles des médias selon Youssef Ouédraogo
Youssef Ouédraogo ou Issouf Ouédraogo à l’état civil vient d’enrichir les rayons des librairies d’un essai de 113 pages intitulé « Crises sociopolitiques en Afrique : Rôles des médias dans l’insurrection populaire de 2014 au Burkina Faso ». La cérémonie de dédicace dudit ouvrage a eu lieu ce 30 mars 2022 à la librairie Mercury à Ouagadougou en présence d’hommes de médias et de lettres.
Selon l’auteur, le contenu de son ouvrage est la synthèse de son mémoire de master en communication et médias à l’université Senghor d’Alexandrie, campus d’Abidjan. Un mémoire qui tire sa substance des crises sociopolitiques qui affectent de nombreux pays dans le monde en général et en particulier le Burkina Faso.
Présentant l’auteur et son œuvre, Boureima Ouédraogo, directeur de publication du journal « Le Reporter », a déclaré que l’ouvrage a le mérite d’essayer de poser le débat et d’attirer l’attention sur des acteurs visibles parfois oubliés (les hommes de médias, Ndlr). Les actions de ces derniers peuvent soit mettre à mal le climat sociopolitique, soit au contraire participer à la décrispation des situations de détresse collective, à en croire le présentateur. « Certes, ils n’ont pas pour habitude de revendiquer un rôle dans la survenue des évènements marquant l’histoire des peuples. Leur rôle semble parfois si évident que l’on en parle peu », a soutenu Boureima Ouédraogo.
Selon Youssef Ouédraogo, cet ouvrage est sa « modeste contribution à la documentation sur l’insurrection populaire de 2014 au Burkina Faso ». Un évènement historique, d'après lui, qui présageait un Burkina Faso havre de paix et de bonheur si et seulement si les acteurs du moment avaient pris conscience de la nécessité de capitaliser les acquis pour refonder la société burkinabè. « D’une façon générale, le présent ouvrage se fixe pour objectifs d’évaluer l’ensemble des actions médiatiques pendant l’insurrection populaire, d'une part, et d’autre part de proposer un vade mecum pour les journalistes et les médias en vue d’un meilleur traitement de l’information en temps de crise », a affirmé l’auteur.
Né en 1979, M. Ouédraogo évolue aussi bien dans les lettres, les arts et la culture que dans les médias. « Crises sociopolitiques en Afrique : Rôles des médias dans l’insurrection populaire de 2014 au Burkina Faso » est subdivisé en trois chapitres. Le premier est intitulé « Médias et espaces publics au Burkina Faso : l’autre acteur de l’insurrection populaire ». Le deuxième chapitre a pour titre : « Rôle des médias dans les crises sociologiques : quelques expériences en Afrique et dans le monde ». Quant au troisième et dernier chapitre, il est intitulé « Défis et perspectives ».
Le livre est disponible dans les rayons des librairies au prix unitaire de 5000 F CFA.
Barthélemy Paul Tindano
Wendlassida Isidor Bouda a obtenu sa licence en science de gestion, option communication des organes, avec brio le mardi 29 mars 2022 à l’Université Aube Nouvelle à Ouagadougou. Son travail a porté sur le thème : « L’utilisation du digital par les organes de presse : cas de Radars Info Burkina ». Durant 15 mn, l’impétrant a séduit le jury qui n’a pas hésité à lui accorder la note de 17/20.
Or, souligne Isidor Bouda, « le nombre de médias en ligne augmente chaque année et le monopole de l’information n’est plus l’apanage des médias ». Le monde de l’information au Burkina est alors très concurrentiel pour une audience plus ou moins restreinte.
Selon lui, le principal enjeu pour les éditeurs semble être alors de développer leurs contenus sur tous les supports, traditionnels comme numériques, et de réussir à les monétiser afin de faire vivre leur entreprise.
Le renforcement des capacités journalistiques et managériales des radios communautaires, c’est l’une des missions de la DW Akademie. Quatre radios partenaires sont bénéficiaires de ce programme. Une collaboration qui a rehaussé le niveau desdites radios. « Cette collaboration nous a permis non seulement d’améliorer nos émissions participatives et de rapprocher la radio de ses auditeurs, mais également de former et d’éduquer les communautés. Nous entamons la huitième année de partenariat avec la DW Akademie et c’est plusieurs résultats qui ont été engagés au cours de ces années. Nous les devons en grande partie à la collaboration avec la DW Akademie », a déclaré Yves Yemboini Ouoba de la radio TIN TUA de Fada.
Satisfecit du premier responsable de cette structure allemande, Carsten von Nahmen, qui apprécie positivement le travail des partenaires. Il promet d’ailleurs de renforcer cette collaboration qui vise la promotion des médias et de l’information. « Nous allons tout faire pour renforcer le travail de Fosocheck contre la désinformation (…). C’est le début d’un engagement à long terme. Nous ne sommes pas venus ici pour regarder mais pour rester. Nous sommes ici parce que nous avons des partenaires très forts et très engagés. Notre pays se focalise sur le Burkina Faso », a-t-il déclaré.
Débuté le 11 octobre 2021, le procès historique Thomas Sankara et 12 autres connaîtra son dénouement le mercredi 6 avril 2022 à 10 heures. C’est l’information donnée par le président de la chambre criminelle du tribunal militaire de Ouagadougou, Urbain Somé, au terme des plaidoiries ce vendredi 25 mars 2022, notamment avec la défense de l’accusé Diendéré. Maîtres Paul Kéré et Mathieu Somé ont été les derniers à défendre le général. Infraction pour prescription, c’est ce qu'on peut retenir des plaidoiries de ces avocats.
Intervenu en dernière position sur les infractions, maître Somé note qu'il y a prescription en la matière. « Si on considère la première plainte de 1997 comme un fait qui a interrompu le délai prévu, on recompte à partir de la dernière décision de 2001 jusqu’en 2015 quand on disait de reprendre. On n’avait pas dix ans révolus, on avait déjà 14 ans 9 mois. Donc une prescription de 10 ans plus 4 ans déjà. Même sans tenir compte du fait que cela a déjà été jugé et qu’on ne peut pas revenir dessus, c’est prescrit », a-t-il déclaré. Un point de vue que ne partage pas la partie civile. « Cette question de prescription, ils l’évoquent depuis l’instruction mais ils ont été battus sur cette question et ils la ramènent. Pour nous, le dossier ne montre aucune prescription. Sur le fait qu’il y a eu plusieurs actes qui ont été posés quand on a entendu la défense parler de prescription, ils se limitent à prendre quelques actes », soutient Me Prosper Farama.
Pour Me Farama, la partie civile est déjà satisfaite que ce procès se tienne et c’est pour elle une victoire. « Depuis le début de ce procès, nous avons dit que pour nous c’était la première victoire. Très peu de personnes s’attendaient à ce qu’il y ait un jour procès dans cette affaire. Mais nous avons fait cinq mois de procès. Comme vous l’avez vu, les avocats du général Diendéré ont pu argumenter pour demander son acquittement. Notre combat, c’est cela. Nous pouvons avoir des positions divergentes, mais nous souhaitons que cela ne soit pas résolu par les armes, que ça ne soit jamais résolu par des assassinats. Que la liberté soit donnée à chacun de dire au cours d’un procès sa position, sa participation ou non à ce qui lui est reproché (…). Vous avez même entendu le général aujourd’hui dévoiler des choses que personne n’avait entendue », explique Me Farama.
L'audience s'est poursuivie ce jeudi 24 mars 2022 à la chambre criminelle du tribunal militaire de Ouagadougou, délocalisée à la salle des Banquets de Ouaga 2000, dans l'affaire de l'assassinat de Thomas Sankara et de ses 12 compagnons. Une journée consacrée aux plaidoiries des avocats du général Gilbert Diendéré. Maîtres Abdoul Latif Dabo, Kossi Saba, Olivier Yelikouni sont ainsi, tour à tour, intervenus pour prouver l'innocence du général. Retour sur cette journée qui a été plus longue que les autres.
Après lui, c'est maître Kossi Saba qui a plaidé l'innocence de l'accusé sur l'infraction de recel de cadavres. Selon l'avocat, un recel de cadavre, c'est le fait de dissimuler un cadavre dans le but d'empêcher la justice de faire la lumière sur le décès de ce dernier. Mais l'avocat trouve que cette infraction est prescrite et non constituée. À la suite de maître Saba, maître Olivier Yelikouni a abondé dans ce sens. Selon lui, ce n'est pas Diendéré qui a ordonné la levée des corps mais Blaise Compaoré, si l’on s'en tient aux documents déclassifiés sur le dossier Sankara. Et d'autres témoins indiquent que l'ordre de lever les corps serait venu du commandant du haut commandement qui était Jean Baptiste Lingani. Donc pour l’avocat, aucun élément n'implique Diendéré dans le recel de cadavres ou la complicité de recel de cadavres. S'agissant de l'infraction d'attentat à la sûreté de l'État, maître Yelikouni demande au tribunal d'acquitter son client pour infraction non constituée. Selon lui, le général est poursuivi parce qu'il a été très loyal à Blaise Compaoré pendant 27 ans. Tout ce qu'il a fait le 15 octobre et dans la suite des événements, il le faisait sous les ordres de ses supérieurs hiérarchiques. Il n'était au courant de rien en ce qui concerne la préparation et l'exécution du coup d'Etat qui a coûté la vie à Thomas Sankara ainsi qu'à ses 12 compagnons.
Le procès Thomas Sankara et 12 autres s’est poursuivi ce mercredi 22 mars au tribunal militaire de Ouagadougou, délocalisé à la salle des Banquets de Ouaga 2000. Au cours de l’audience du jour, les avocats de la défense, en l’occurrence Mes Natacha Kaboré, Mamoudou Sombié, Maria Kanyili et Hien Ollo Larousse, ont plaidé la cause de leurs clients, à savoir Yamba Elisé Ilboudo, Nabonswendé Ouédraogo, Bossobè Traoré et Ninda Pascal Tondé.
L’accusé Nabonswendé Ouédraogo, lui, a été défendu par Me Mamadou Sombié. Après avoir dressé la biographie et le portrait moral et physique du capitaine Thomas Sankara, l’avocat a affirmé que le procès a été mal préparé et mal monté. Pour lui, les vrais coupables sont là mais on ne cherche pas à les interroger. A son avis, le tribunal pouvait prendre des mesures pour que Blaise Compaoré soit entendu par un juge ivoirien. Maître Sombié déclare par ailleurs que l’intitulé « Procès Thomas Sankara et 12 autres » n’est pas juridiquement normal. Il soutient qu’il ne s’agit pas d’un procès de morts mais de vivants. La preuve, ce n’est pas ceux qui sont morts qu’on juge mais les vivants. Selon lui, on aurait pu dire « Procès Blaise Compaoré et autres ». Si c’est de Blaise Compaoré aussi qu’on a peur, qu’on dise « Procès Hyacinthe Kafando et autres », a-t-il indiqué. S’agissant des chefs d’accusation qui pèsent contre son client, l’homme en robe noire les rejette en bloc, soutenant que l’attentat à la sûreté de l’Etat est prescrite et qu’il n’y a pas de preuves contre Nabonswendé. Par conséquent, il rejette les témoignages de Yamba Elisé Ilboudo et d’Eugène Somda qui soutiennent que Nabonswendé faisait partie du commando qui a assassiné Thomas Sankara et ses compagnons. Maître Sombié a donc plaidé pour l’acquittement de son client ou, le cas échéant, une condamnation avec sursis.
Après Me Sombié, ce fut le tour de Me Maria Kanyili de défendre l’accusé Bossobè Traoré, poursuivi pour complicité d’assassinat et attentat à la sûreté de l’Etat. Membre de la garde rapprochée du président Thomas Sankara, Bossobè est accusé d’avoir donné l’alerte au commando qui a assassiné le père de la révolution et ses compagnons. Des faits que son avocate a rejetés en martelant que le dossier est seulement basé sur les déclarations de témoins, ce qui, d’après elle, n’est pas une preuve concrète. Elle a poursuivi en affirmant que Bossobè entretenait de bonnes relations avec Thomas Sankara, donc qu’il ne peut avoir trahi ce dernier. En raison de cette relation avec Sankara, Bossobè aurait même gardé la tenue de sport qu’il portait le 15 octobre 1987 pour témoigner son attachement au président, une tenue de couleur verte que l’avocate a brandie dans la salle. Maître Kanyili plaide pour l’acquittement de son client au bénéfice du doute ou pour infraction non constituée et, dans le pire des cas, pour une condamnation avec un sursis.
L'audience avait été suspendue le 3 mars 2022 suite à une exception d’inconstitutionnalité soulevée par les avocats de la défense et relative aux coups d’Etat. En effet, s’appuyant sur le cas du président de la Transition, Paul Henri Sandaogo Damiba, arrivé au pouvoir par un putsch et dont le Conseil constitutionnel a validé le mandat, ces avocats estimaient que leurs clients ne pouvaient plus être poursuivis pour attentat à la sûreté de l’Etat. Mais en définitive, leur requête sera rejetée par le Conseil constitutionnel. Le procès a donc repris aujourd’hui mardi 22 mars 2022 à la Chambre criminelle du tribunal militaire de Ouagadougou. Une audience consacrée aux plaidoiries de la défense.
Selon l’homme en robe noire, Jean Pierre Palm, accusé de complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat, est un officier exemplaire et il n’est impliqué ni de près ni de loin dans le coup d’Etat du 15 octobre 1987. Et d’ajouter que ce n’est pas parce qu’il était proche de Blaise Compaoré que ça signifie forcément qu’il est impliqué dans les événements. Toujours selon l’avocat, en tant que gendarme Palm ne peut pas s’impliquer dans un putsch puisque les pandores prêtent serment qu’ils seront loyaux aux institutions et au pouvoir en place. Pour lui, les témoignages de ceux qui sont passés à la barre ne sont pas des preuves. « C’est n’est pas parce qu’on accuse qu’on condamne. Le témoignage lui-même ne constitue pas une preuve. Ce n’est pas parce que quelqu’un a dit que vous l’avez violé qu’on doit vous traiter de violeur et vous condamner. Un témoignage peut être une preuve s’il y a des éléments tangibles et matériels. Mais le simple témoignage n’est pas une preuve. En droit, on dit que toute infraction est constituée de deux éléments : l’élément matériel et l’élément psychologique, qui est l’élément intentionnel », affirme l’homme de droit.
Cela fait déjà 18 mois que l’ancien chef du gouvernement Christophe Marie Joseph Dabiré a lancé les travaux de bitumage de la route nationale numéro 4 (RN4), notamment le tronçon Gounghin-Fada frontière du Niger. Mais jusqu’à présent, rien ne se dessine sur le terrain. Une situation difficile à laquelle vient s’ajouter l’insécurité grandissante dans la région de l’Est. Pour Emmanuel Ouoba, coordonnateur du mouvement U Gulmu fi, les autorités actuelles doivent veiller à la reprise des travaux sur cet axe.
Lorsque l’ex-Premier ministre Christophe Marie Joseph Dabiré procédait au lancement des travaux de la RN4 le 19 septembre 2021, les populations de la région de l’Est étaient très optimistes. Mais 18 mois après, c’est la déception. « 18 mois après le lancement des travaux, il n’y a rien de concret sur le terrain. Aux dernières nouvelles, le contrat entre l’Etat burkinabè et l’entreprise Sitram, en charge des travaux du tronçon Gounghin-Fada, aurait même été résilié. Quant au reste de la route, notamment les lots 2 et 3, il n’y a pas de résiliation de contrat mais il n’y a rien non plus comme activité concrète. C’est dire donc qu’aujourd’hui au niveau de la RN4, c’est le statu quo. On peut même dire que la situation a empiré. La dégradation ne fait que s’accentuer au fil des saisons», explique le coordonnateur du mouvement U Gulmu fi.
Lorsque le 9 mars 2022 le ministre des Infrastructure et du Désenclavement, le colonel major Charles Josaphat Zoungrana, prenait fonction, il a dit que son département, en particulier dans cette phase cruciale de restauration de l'intégrité du territoire national, devrait impérativement travailler en parfaite synergie avec les départements en charge de la Défense et de la Sécurité afin de trouver les meilleures stratégies pour permettre la reprise progressive et l'aboutissement des projets du ministère. En tout cas la population de l’Est attend beaucoup de lui.
La Boucle du Mouhoun, à l’instar d’autres régions du pays, connaît une crise humanitaire du fait des attaques terroristes. Des milliers de personnes ont ainsi fui leurs villages pour se réfugier dans les villes. En vue de soulager un tant soit peu ces déplacés internes, la fondation EBOMAF a laissé parler son cœur en faisant en leur faveur un don de deux cents millions FCFA. La remise du chèque a eu lieu ce jeudi 17 mars 2022 au ministère de la Solidarité nationale et de l’Action humanitaire à Ouagadougou.
« Le président du groupe EBOMAF, à travers la fondation EBOMAF, a bien voulu apporter un soutien (…) pour soulager un tant soit peu la souffrance de nos frères et sœurs de cette région. Nous espérons que ces déplacés internes seront soulagés et pourront regagner leurs domiciles dans de très bonnes conditions. C’est un premier soutien qui ne va pas s’arrêter là. Nous allons l’étendre à toutes les régions du Burkina Faso », a déclaré Prosper Bassolé, directeur de cabinet du président du groupe EBOMAF.
De l’avis du ministre Lazare Wendlassida Zoungrana, c’est un geste de solidarité qui permettra à son ministère d’être efficace sur le terrain parce que les besoins humanitaires sont énormes. « Nous avons bien accueilli ce geste humanitaire de la part de cette fondation et nous voulons que ce geste appelle d’autres gestes. Vous savez qu’en ces temps difficiles, ce qui peut nous permettre d’apporter une réponse efficace à la crise, c’est la solidarité entre Burkinabè. Et cette fondation vient de montrer la voie. Nous ne pouvons que la remercier et lancer un appel à d’autres bonnes volontés à apporter leur soutien à l’action humanitaire », a-t-il affirmé. Selon le ministre de l’Action humanitaire, tous les dons qui seront mobilisés seront rapidement utilisés sur le terrain au profit des bénéficiaires.
La province de la Kompienga est isolée du reste du Burkina du fait du blocus imposé par les groupes armés qui y dictent leur loi. Jadis réputée pour ses immenses potentialités agro-sylvo-pastorales, cynégétiques, halieutiques et abritant le plus grand barrage hydro-électrique du pays, la Kompienga est, de nos jours, sous le contrôle d’hommes armés, selon les ressortissants de ladite province. Dans le but de voler au secours de leurs frères et sœurs déplacés internes et leurs hôtes, les ressortissants de cette partie du pays ont mis en branle une chaîne de solidarité.
C’est pourquoi les ressortissants de cette partie du territoir national ont décidé de voler au secours de leurs frères et sœurs qui y vivent encore. « Il s'agit pour les ressortissants de la province de la Kompienga de collecter des dons en nature ou en espèces pour soulager un tant soit peut les populations touchées par la situation sécuritaire. Le besoin se fait sentir, car en plus des PDI, les populations hôtes qui les ont accueillies sont également impactées par l'embargo et les autres activités terroristes qui s'en sont suivis : sabotage du réseau électrique de la Sonabel, manque d'eau potable, manque de réseau de communication », a expliqué Bassirou Dadjo.
A en croire ce dernier, ce sont les groupes armés qui décident de qui doit vivre et comment il/elle doit vivre dans la province de la Kompienga. En témoignent les exécutions sommaires, les enlèvements de jeunes, les viols, le pillage du bétail et des biens matériels. De plus, les contrôles sur les routes font partie des activités quotidiennes de ces hommes armés. Ils les effectuent pour dissuader certaines personnes qui tentent de sortir des villes ou villages ou d’y pénétrer. C'est lors de ces contrôles qu'ils procèdent aux enlèvements, voire aux exécutions.










