mercredi 23 septembre 2026

etinc uneParmi les mesures prises par le gouvernement burkinabè pour éviter la propagation de la pandémie de coronavirus, figure la suspension des activités sportives. Il n’y a plus d’entraînements, de compétitions, de matchs ni de championnat jusqu’à nouvel ordre.  Cette incertitude sur la date de reprise des activités du sport pousse Etincelles FC à prendre ses précautions tout en continuant ses entraînements.  Comment les entraînements se font-ils dans le respect des gestes barrières ? Pascal Sawadogo, coach dudit club, nous donne des réponses.

Les « filles » de Pascal Sawadogo ont repris les entraînements sur leur terrain de jeu, le stade Naaba Baongo, depuis bientôt un mois. Leur club, dans le but de maintenir leur qualité de jeu et d’améliorer les performances des joueuses, a repris ses activités. Des entraînements spécifiques et des séances de travail individuelles ont été élaborés par le coach. Selon Pascal Sawadogo, les entraînements ont repris mais ont été modifiés de sorte à respecter les mesures barrières. « Nous avons recommencé nos entraînements avec les jeux réduits vers le 27 mars dernier. Les jeux d’équipes se font en petits nombres et chacune des joueuses doit rester jouer dans sa zone (carré) que nous avons préalablement tracée », dit-il.  Tous les jours à 6 heures du matin, deux filles viennent pour les entraînements individuels avant l’entraînement en équipe qui débute vers 7 heures. etinc 2Les joueuses comme les coachs, une fois arrivés sur le terrain de jeu, se lavent obligatoirement les mains au savon avant de commencer les exercices. Certaines des athlètes portent des masques de protection pendant les exercices, d’autres par contre n’en portent pas car, disent-elles, elles étouffent avec les bavettes. La vitesse, l’endurance, les techniques de passe et de dribbles sont évaluées, ainsi que les difficultés personnelles de chaque joueuse sont corrigées. Pascal Sawadogo ajoute que les exercices individuels ont permis de déceler les failles de certaines joueuses. « Lorsque les filles jouent en équipe, certaines peuvent tricher et d’autres font semblant de ne pas faire les passes ». Le coach ajoute qu’il a fait des recherches sur la pandémie de coronavirus et a organisé des séances de sensibilisation. Des prospectus ont été distribués aux Etincelles pour leur permettre de distinguer une simple grippe du Covid-19. Pascal Sawadogo et son staff sont conscients de l’existence de la maladie mais disent prendre des précautions pour éviter sa propagation.

Elza Nongana (Stagiaire)

siitaDans notre publication en date du 24 mars 2020 dans la rubrique Sport à travers le titre « Présidence de la FBF : qui pour remplacer Sita Sangaré », nous écrivions ceci : « Une source au sein de la FBF, dont nous tairons le nom, répond qu’il est probable que le sieur Sangaré ait commis des gaffes à la FBF (malversations financières, détournements…), il ne veut pas que cela soit mis à nu par son successeur. Voilà pourquoi il veut un autre mandat pour avoir le temps de brouiller les pistes… » Cet extrait a fait l’objet d’une plainte du président de la FBF auprès du Conseil supérieur de la communication, suivie d’une audition au sein de l’instance de régulation le mardi 28 avril 2020.

En effet, M. Sita Sangaré estime que ces affirmations ont porté atteinte à son intégrité, à son amour du travail bien accompli et porté un sérieux coup à son honneur. Sans oublier les traumatismes moraux et psychologiques qu’elles ont affligés à sa famille et à tous ses proches.

Radars info Burkina, à travers ce rectificatif, reconnaît que la rédaction aurait pu équilibrer cette information en ayant la version de M. Sita Sangaré. Par conséquent, nous présentons nos excuses au plaignant.

efo uneLa majorité des clubs de football sont en pause depuis l’avènement de la pandémie de coronavirus. Le championnat national, les entraînements et les compétitions sont arrêtés. Coachs et joueurs ne savent plus à quel saint se vouer. Les clubs éprouvent des difficultés financières aussi, vu que nombre de services ne fonctionnent plus. Comment l’Etoile filante de Ouagadougou se porte-t-elle en ce moment ? Des réponses avec  Amadou Sampo, coach de cette formation sportive.

L’Etoile filante de Ouagadougou a arrêté toutes ses activités sportives comme l’a ordonné la fédération burkinabè de Football. Plus de matchs, plus d’entraînements en groupe, ni d’entraînements spécifiques jusqu’à nouvel ordre. Une période difficile pour le coach, son staff et ses joueurs qui n’arrivent plus à exercer leur passion qu’est le football. En temps normal, les clubs seraient actuellement en entraînement pour entamer les six derniers matchs du championnat. Mais impossible d’établir un programme de préparation pour la reprise parce que la reine des stades traverse des difficultés financières. Selon Amadou Sampo, coach de ladite équipe, cet état des choses ne permet pas  de donner des directives individuelles aux joueurs pour leur maintien. « J’ai créé un groupe WhatsApp dès mon arrivée, en début de saison, pour faciliter les échanges avec mes joueurs et mon staff. J’y demande à chacun de se maintenir pour son propre bien ». efo 2Comme la date de reprise des activités sportives n’est pas encore déterminée, il est difficile de donner des exercices personnels aux joueurs, ajoute-t-il. « Nous ne pouvons pas faire de programmes élaborés ou spécifiques pour chacun des joueurs alors qu’on ne sait pas comment ces derniers arrivent à s’alimenter et à subvenir à leurs besoins. Tout ce que nous pouvons faire, c’est échanger avec eux pour leur remonter le moral et les encourager».  A en croire M. Sampo, certains joueurs éprouvent des difficultés et tant qu’il le peut, il vient en aide à ces derniers. « Personnellement, j’appelle les joueurs pour avoir de leurs nouvelles, et si l’un d’entre eux me demande, je lui viens en aide si je le peux ».

La pandémie de coronavirus prive les acteurs du monde du football de leur passion en plus de toucher à l’aspect économique des clubs. « C’est vrai que la situation économique du club est précaire mais ce qui est important, c’est l’exercice de notre passion. Nous avons besoin de nous détendre », affirme le coach, qui souhaite l’éradication du virus à couronne dans les délais les meilleurs afin que les activités sportives puissent reprendre.

Elza Nongana (Stagiaire)

halter uneEn raison de la pandémie de coronavirus, le sport de groupe n’est plus à l’ordre du jour. En attendant que le virus à couronne soit vaincu, des initiatives se développent çà et là. Le sport à la maison, qui est l’une de ces initiatives, est un moyen efficace de maintenir sa forme et booster son système immunitaire. Zarafilou Zoromé, coach professionnel depuis 2015, nous donne des astuces à ce propos.

Des exercices réguliers à la maison peuvent remplacer valablement ceux en groupe. Coronavirus oblige, c’est presque la seule option qui nous reste pour maintenir notre forme et vitaliser notre système immunitaire. C’est du moins l’avis de Zarafilou Zoromé, coach professionnel. Selon lui, la première chose à faire est d’établir un programme de sport à domicile qu’il soit hebdomadaire ou journalier avec des horaires stricts et mettre tout en œuvre pour les respecter. « Ensuite pour aller à la phase pratique tout dépend de si vous avez du matériel (vélo, tapis, corde à sauter, ballon…) ou pas à votre disposition à la maison », a-t-il souligné.

halter 2Il soutient qu’on peut même sans matériels, faire des exercices convenablement à la maison en exécutant certains exercices qui travaillent certains exercices muscles spécifiques du corps en fonction de l’objectif visé. Parmi ces exercices, M. Zoromé cite entre autres la corde, le vélo, le tapis roulant, la marche, le footing sur place, suivi des talons aux fesses. Ces exercices, à l’en croire, sont très bons pour le cœur. Pour la poitrine et les pectoraux, il conseille les pompes, les planches et les push-up. Pour développer les cuisses et les fessiers, le coach Zoromé préconise des squats, des flexions et des jumpings.

Certaines personnes hésitent à se lancer dans les exercices pour la crainte des courbatures qu’ils engendrent. Pour Zarafilou Zoromé, les courbatures sont tout en fait normales. Les courbatures sont sans aucun doute l’indicateur d’une nouvelle stimulation musculaire, mais elle n’est pas à mettre en relation avec un développement musculaire efficace. En gros, les courbatures sont un moyen de parvenir à ses fins. Les facteurs de réussite du développement musculaire sont la nutrition et l’entraînement avec l’augmentation progressive des poids. Pour éviter les courbatures, surtout pour les sportifs professionnels, le coach recommande de respecter les séances d’échauffement et d’exécuter les mouvements de façon ciblée et précise. Aussi, un tour au sauna, des massages réguliers ou un apport suffisant en magnésium et en Daily Vitamins devraient aider à réduire les courbatures. « Pour les amateurs en plus de faire beaucoup d’étirements, je préconise aussi de boire beaucoup d’eau », a terminé le coach professionnel Zarafilou Zoromé.

 Obissa

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