mercredi 4 février 2026

chan uneLes Etalons du Burkina Faso sont éliminés du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2020. Une élimination intervenue après un match nul contre le pays organisateur. « Qu’est-ce qui n’a pas marché ? » s’interrogent les consultants et journalistes sportifs.

Les poulains de Seydou Zerbo, dit Krol, avaient pourtant affiché une forte détermination à gagner ce match contre le pays organisateur. Avec plusieurs tentatives à la première période de la rencontre, les Etalons n’ont ni scoré ni encaissé de but. Une élimination qui a surpris les supporters burkinabè, lesquels espéraient mieux de cette rencontre. Pour le journaliste sportif Assami Tiemtoré, au-delà de la belle prestation des Etalons, le système mis en place par l’entraîneur était inadéquat. chan 2« L’entraîneur a voulu avoir beaucoup en mettant en place une tactique non maîtrisée par les joueurs. Il a aussi fait un mauvais choix des joueurs qui n’ont pas d’expérience dans le championnat national. Toutefois, on reste satisfait de l’ensemble des prestations des Etalons et on espère que la prochaine fois sera la bonne », a-t-il fait savoir.

Même réaction pour le consultant sportif Ibrahim Dianda qui pense que la perte de ce match est due à un manque de réalisme et au coaching. A l’entendre, le coaching de Seydou Zerbo n’était pas véritablement adapté à la qualité de cette opposition. Il en veut pour preuve les multiples remplacements lors de la seconde partie du jeu. chan 3« Le coach a fait des changements qui n’ont vraiment pas arrangé l’équipe. En faisant sortir Mohamed Lamine Ouattara qui permettait de fixer la défense camerounaise et d’empêcher les remontées de celle-ci, il a déréglé le jeu. Il aurait fallu le renforcement de l’attaque », a-t-il indiqué. Le consultant sportif ajoute que ce championnat a néanmoins permis de reconnaître des talents qui doivent être pleinement exploités en sélection A.

Par cette élimination, les Etalons du Burkina Faso quittent la compétition en phase de poules. Le Mali, victorieux du Zimbabwe (1-0), s’est qualifié en tête du groupe avec 7 points, accompagné du Cameroun avec 5 points. En trois participations, les Etalons locaux n’ont toujours pas réussi à franchir la phase de groupe du CHAN.

Bruno Bayala

clism uneLa pandémie de coronavirus a  des conséquences sur plusieurs compétitions sportives sur les plans national et international. Au Burkina Faso, la 33e édition du Tour du Faso qui était prévue du 23 octobre au 1ernovembre 2020 a été annulée. Radars Info Burkina a approché Martin Sawadogo, directeur technique national (DTN) de la Fédération burkinabè de cyclisme (FBC), pour savoir les performances  des cyclistes burkinabè dans ce contexte  de COVID-19.

Selon Martin Sawadogo, le cyclisme dans son ensemble a subi les mêmes difficultés que les autres disciplines. « Mais il faut relever que les cyclistes burkinabè ne se sont pas croisé les bras. Quand le gouvernement a levé certaine mesures barrières, ils ont commencé à s’entraîner », a-t-il indiqué.

clism 2Selon lui, au niveau des Etalons cyclistes, les performances des dernières minutes leur font dire qu’ils ont travaillé. Il y a eu des individualités, des entraînements au niveau des clubs. En attestent les résultats des différentes compétitions.

« Tout dernièrement, nous avons participé au Grand prix Chantal Biya au Cameroun, où les Etalons se sont très bien exprimés avec deux victoires d’étapes. Ils ont été nominés parmi les 10 premiers à la personne de Paul Daumont. Je pense que c’est une très belle performance », a estimé M. Sawadogo.

clism 3Comme compétitions au niveau national, on peut citer le Grand prix du président du Comité national Olympique et des Sports burkinabè (CNOSB) le dimanche 8 novembre 2020 ; le Grand prix cycliste Banfora 2020, organisé à l’occasion du 60e anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso ; le 13e Grand Prix de Excellence Hôtel le 13 décembre 2020, etc.

«Si nous faisons la somme des moyennes engrangées par les coureurs cyclistes,  nous sommes dans les 40km/heure. Je pense que c’est satisfaisant. Ce qui veut dire qu’ils n’ont pas dormi »,  a reconnu  le DTN de la FBC.

Malgré cette crise sanitaire, la FBC a  initié  des formations à l’endroit  d’entraîneurs aux niveaux national et provincial. « Après cette formation, il y a eu la mise en pratique au niveau des clubs. Les équipes ont été donc accompagnées  par ces entraîneurs. Actuellement les courses au niveau national sont très techniques et très tactiques », a-t-il expliqué.

Au niveau national également, il y a eu l’accompagnement du ministère des Sports et des Loisirs.

Aly Tinto

cpe uneLes Etalons sont au galop pour une qualification aux éliminitoires de la 33e Coupe d’Afrique des nations (CAN 2022). Dans la poule B, les Etalons du Burkina Faso et le Malawi se sont affrontés lundi 16 novembre 2020, mais la rencontre s’est terminée par un score nul et vierge. Malgré tout, les « boys de Kamou Malo » prennent la tête du groupe avec 8 points. Radars Info Burkina a pris langue avec le journaliste sportif John William Somda pour une analyse de la performance des Poulains de Malo ces derniers temps.

Pour William Somda, journaliste sportif, la performance actuelle des Etalons du Burkina Faso est très prometteuse, même si on devait remporter le match contre Malawi. « Ce match devait nous permettre de prendre de la distance par rapport au Malawi et c’est ce que les Etalons sont parvenus à faire : une victoire et un nul, ce qui permet au Etalons d’être devant avec quatre points de plus que le Malawi » a déclaré d’entrée de jeu le journaliste sportif à la télévision BF1.Selon lui, le Burkina aurait été qualifié directement s’il avait gagnait le match retour.

cpe 2Toutefois, ce nul permet aux Etalons de conserver toutes leurs chances parce qu’il reste deux matchs : l’un à domicile face au Soudan du Sud et l’autre à Kampala face à l’Ouganda.

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«Néanmoins, il faut se satisfaire de ce nul du côté de Malawi, parce qu’il n’est pas jamais facile d’aller jouer en altitude, surtout que l’équipe est en reconstruction. Kamou Malo, l’entraîneur des Etalons, est à féliciter, bien qu’il n’ait pas eu le temps de mettre quelque chose en place», a-t-il affirmé.

Pour M. Somda, il faut se satisfaire et laisser le temps à Kamou Malo d’assurer la qualification  du onze national avant de chercher à trouver un football plus attrayant.

«Il suffit d’un match nul à la prochaine journée face à l’Ouganda et ce sera bien. Il faudrait vraiment un cataclysme pour que les Etalons ne se qualifient pas. Il me semble improblabe qu’on ne prenne pas un point sur les deux matchs qui nous restent », a conclu John William Somda.

Arnold Junior Sawadogo (stagiaire)

smet uneLa 2e édition des compétitions Au sommet des collines de Tiékouyou dans la commune de Pouni, province du Sanguié, a eu lieu le samedi 24 octobre 2020. Pour cette édition, 3 compétitions phares, à savoir le mini-marathon pour les filles, le marathon et le cyclisme, ont été organisées par les initiateurs. Emilienne Korogo, élève en classe de 6e, a été première en mini-marathon tandis qu’en marathon, Jean François Dabiré a remporté pour la 2e fois successive le 1er prix. En cyclisme, Kobié Nébié est arrivé premier sur la colline.

Il est 6h en cette matinée et des athlètes se sont regroupés sur la voie Tita-Pouni. Ce sont les compétiteurs en marathon. Au nombre de 27, ils ont une distance de 10 km à parcourir pour arriver au sommet de la colline dont l’ascension fait 1 km. Le maire de la commune de Pouni,  Nébibié Ido, et le président de l’association Afrikulture, président du comité d’organisation de la compétition de l’édition 2020, Babou Zio, sont venus donner le top départ de l’activité sportive.

Quelques minutes après le démarrage, Jean François Dabiré, athlète venu de Ouagadougou, se démarque des autres compétiteurs en se hissant devant avec un grand écart.  Il est allé arracher le fanion de l’arrivée sur la colline en 36 minutes 57 secondes. Il est secondé par Oumarou Nazié qui a mis 38mn 3 s.

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« C’est un parcours du combattant. Comme je suis un habitué de la course, j’ai tenu la tête du peloton jusqu’à l’arrivée. Le tactique, c’est l’entraînement, c’est le travail », a indiqué M. Dabiré après sa victoire. Il a encouragé les organisateurs à continuer de promouvoir la compétition Au sommet des collines de Tiékouyou, car c’est très important.

Après le marathon, ce fut la compétition des filles. Elles sont au nombre de 8 pour parcourir un distance de 3 km afin d’arriver au sommet de la colline. Emilienne Korogo, élève en classe de 6e, a devancé ses adversaires à l’arrivée en 15 mn 12 s. Thérèse Gué est arrivée 2e avec 16 mn de temps mis.

S’agissant du cyclisme, au nombre de 30 compétiteurs, le top départ a été donné à Tita  pour une distance de 12 km à parcourir.

Kobié, à la tête du peloton, a devancé considérablement ses adversaires pour aller jusqu’au sommet de la colline en pédalant en 25mn 42 s, contre 27mn 22 s pour le 2e Issouf Nagalo.

L’apothéose de cette édition a eu lieu à la mairie de Pouni avec une prestation musicale de la troupe traditionnelle. Le maire Nébibié Ido et le préfet du département de Pouni étaient présents.

smet 3« C’est un sentiment de joie qui m’anime ce soir. Nous pensons déjà à la 3e édition. C’est une très bonne initiative de jeunes venant de notre commune. Nous ne pouvons qu’être fiers de la réussite de cette édition. En termes de perspectives, c’est de rendre la compétition plus visible. Dès à présent, nous allons nous atteler à analyser et voir l’ensemble des partenaires à contacter à temps pour pouvoir réussir mieux la 3e édition », s’est réjoui le maire. 

S'agissant des récompenses, il y a eu la remise des  prix aux 6e, 7e et 8e du mini-marathon. Le plus jeune de la compétition des trois disciplines a reçu un prix.  Les 5 premiers de la commune au niveau marathon ont reçu des prix également. Les 5e, 4e , 3e et 2e des 3 compétitions ont aussi reçu leurs prix.  Emilienne Korogo, première en mini-marathon, a reçu son prix composé  d’une médaille en bronze avec une attestation de participation et la somme de 50 000 F CFA, des mains du président de l’Afrikulture, Babou Zio.

Jean François Dabiré au niveau marathon a reçu un trophée, une attestation et la somme de 75 000F CFA des mains du  représentant des parrains Zéphirin Yogo.

Le premier en cyclisme, Kobié Nebié, a reçu un  trophée, une attestation et la somme de 75 000 F CFA. Son prix a été remis par le maire de la commune de Pouni.

Des attestions de reconnaissance ont été adressées à des structures et personnalités.

Le thème de cette édition 2020 est « Le sport facteur de l’unité, de la solidarité, de tolérance pour une cohésion sociale apaisée ».

« Nous avons constaté que les collines de Tiékouyou sont vraiment un patrimoine. Donc nous avons estimé qu’il faut exploiter ce patrimoine pour promouvoir le sport au profit des garçons et filles. L’édition précédente les dons étaient en nature. Pour cette édition, les prix étaient en espèces pour encourager les marathoniens et les cyclistes.  A la 1re et à la 2e édition, des participants sont venus de Ouagadougou, de Koudougou et de toutes les communes environnantes de la commune de Pouni. Nous en sommes vraiment satisfaits. Nous remercions tous les partenaires qui ont rendu possible la réussite de cette compétition», a déclaré Babou Zio.

Aly Tinto  

mrcana uneLe dimanche 11 octobre 2020 s’est jouée la finale du tournoi  Maracana au quartier Rayongo à Ouagadougou. Un tournoi organisé par l’Association le bon voisinage de Rayongo (ABVR) pour l’épanouissement de la jeunesse de l’arrondissement 11. Vainqueur FC a remporté le trophée à l’issue des tirs au but devant Valence FC.

Les amoureux du ballon rond ainsi que les habitants de Rayongo ont pris d’assaut le terrain du lycée Darhoun dimanche pour assister au tournoi de maracana.

Quatre équipes ont participé à cette compétition. Il s’agit de : Valence FC, Football Club, Vainqueur FC et JP Flèche.

Dans l’après-midi, c’était la finale, qui a opposé Valence FC à Vainqueur FC. A 16h, Football Club et JP Flèche se sont affrontés pour la 3e place. Football Club prend la 3e place en battant son adversaire 2-0

Les deux équipes finalistes, à savoir Vainqueur FC et Valence FC, ont pris le relais par la suite. A la première partie, Vainqueur FC menait 2-1. A la reprise Valence FC égalise à 3 minutes de la fin. Ainsi donc, des tirs au but s’imposent. Vainqueur FC sort vainqueur sur le score de 1 à 0. C’est la liesse au sein des rangs des supporters de l’équipe vainqueur. 

Toutes ces équipes ont été récompensées par l’ABVR. Valence FC a reçu le deuxième prix, composé d’un ballon, d’un jeu de maillots et de la somme de 20 000 FCFA des mains du président de l’ABVR, Samuel Nikiéma.

mrcana 2Vainqueur FC, l’équipe victorieuse, en plus du trophée, a reçu un ballon, un jeu de maillot et la somme de 25 000F CFA des mains de Thomas Bonkoungou, qui a représenté le maire de l’Arrondissement 11.

Adama est le capitaine et coach de Vainqueur FC. «Chaque année, on remporte deux à trois trophées. C’est notre deuxième trophée de l’année ce soir. Dans quelques jours notre équipe jouera une troisième finale dans une compétition », s’est-il réjoui.

Il a profité de l’occasion pour solliciter des autorités de l’arrondissement l’aménagement du terrain d’autant plus que les poteaux sont dans un état de délabrement. mrcana 3« Nous avons beaucoup joué avec l’Etoile filante de Ouagadougou (EFO) sur ce terrain ainsi que beaucoup d’autres équipes. L’année passée, notre équipe a participé à la coupe du Faso mais a été éliminée au deuxième tour », a indiqué le coach de Vainqueur FC.

C’est un sentiment de joie qui anime le président de l’ABVR ainsi que tous les membres de l’association. « Je remercie tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette compétition. Je remercie également les joueurs qui ont participé au tournoi dans le fair-play. Pour l’organisation à venir, on souhaite avoir beaucoup de moyens pour que le tournoi s’étale sur plusieurs jours et afin d’augmenter les prix », a déclaré M. Nikiéma.

L’ABVR est née de la volonté des voisins de ce quartier. Elle vise, entre autres, à entretenir un esprit de bon voisinage par des actions de solidarité et de cohésion sociale, à soutenir les activités culturelles en vue de contribuer à l’entraide et à la justice sociale, à promouvoir les cadres de concertation et à favoriser des rencontres d’échanges avec la population sur les questions du civisme et de la citoyenneté et soutenir toute action de développement en faveur des jeunes et des femmes.

Aly Tinto

fdee uneSory Diabaté, Didier Drogba et Idriss Diallo sont les trois candidats déclarés pour succéder à Sidy Diallo, le président de la Fédération ivoirienne de football (FIF). Le jeudi 27 août 2020, la commission électorale a rejeté la candidature de Didier Drogba au motif que le double Ballon d’or africain ne remplit pas les conditions d’éligibilité, selon les textes qui régissent la FIF.  Le lendemain, la Fédération internationale de football association (FIFA), estimant que ce verdict n’avait pas été rendu en toute impartialité, a demandé l’arrêt du processus électoral. Par la magie du Net, Radars Info Burkina a réalisé un entretien distanciel avec Fernand Dedeh, journaliste sportif ivoirien, pour en savoir davantage sur l’organisation de cette élection.

Radars Info Burkina (RB) : La FIFA a suspendu le processus électoral à la FIF le vendredi 28 août 2020, soit 24 heures après l’annonce de l’élimination de Didier Drogba de la course à la succession de Sidy Diallo. Quelle analyse faites-vous du déroulement du processus électoral à la FIF ?

Fernand Dedeh : La FIFA veut s’assurer que le processus électoral est régulier et surtout que la commission électorale a travaillé en toute indépendance.

Le processus électoral a connu un premier arrêt le 11 août 2020. La commission électorale avait alors achevé ses délibérations. Sam Etiassé, secrétaire général de cette commission, par ailleurs directeur exécutif de la Fédération, conformément aux statuts de la FIF, a refusé de rendre publiques les conclusions. Il estimait que la commission avait ignoré les textes de la fédération. Il a alors saisi Sidy Diallo, président de la FIF, qui n’est pas membre de la commission, violant ainsi le secret des délibérations. Le président de la Fédération, de son côté, invoquant des dysfonctionnements, a demandé au président de la commission d’analyser de nouveau les candidatures. Ce fut de nouveau le blocage. La fédération a alors décidé de suspendre la commission et a convoqué une assemblée générale extraordinaire à l’effet de recomposer ladite commission. Elle en a informé la FIFA mais celle-ci, après analyse des arguments de la FIF, a demandé l’annulation de l’assemblée générale extraordinaire et la reprise pure et simple du processus électoral.

Le 25 août 2020, la commission a repris ses travaux, mais blocage de nouveau ; mésentente entre le président et certains membres. Il claque la porte. Son départ est assimilé à une démission et la commission se réorganise et délibère. La FIFA intervient de nouveau et demande la suspension du processus électoral.

Aujourd’hui, tous les acteurs attendent le retour de la FIFA. Elle a demandé la mise à disposition de tous les documents nécessaires ; une espèce d’audit du processus électoral qui ne dit pas son nom.

La FIFA est intervenue parce que les Ivoiriens eux-mêmes ont compliqué une situation qui paraissait pourtant facile à gérer. Il fallait juste laisser la commission de recours connaître des éventuels manquements de textes.  

RB : Quelle appréciation faites-vous du rejet de la candidature de Didier Drogba ?

fdee 2Fernand Dedeh : Disons les choses comme elles sont : Didier Drogba est le président que chaque fédération en Afrique voudrait avoir. Il a un vécu, une aura, une notoriété. Il est un aimant capable d’attirer du monde dans les stades, les sponsors et donc d’aider à améliorer la vie des acteurs et des clubs. Seulement voilà : pour être candidat, il faut remplir les critères d’éligibilité. A ce niveau, Didier Drogba a éprouvé des difficultés réelles. D’abord, au niveau des clubs de première division et au niveau des groupements d’intérêt sportif. Au niveau des équipes de première division, au nombre des trois clubs exigés, il y en a un, l’Africa Sport, qui pose problème. Le même club a parrainé deux candidats à la fois. Le club est cogéré par deux dirigeants : l’un est président du comité directeur, l’autre est président délégué. Le premier a choisi le candidat Sory Diabaté, le second, Didier Drogba.

Au niveau des groupements d’intérêt sportif, les groupements des joueurs ont tourné le dos à Didier Drogba. Il s’est appuyé sur l’amicale des arbitres mais surtout sur la frange dissidente. Problème !

Les difficultés de Didier Drogba s’expliquent par sa stratégie. Il est adulé par le public, les réseaux sociaux se sont déchaînés en sa faveur mais les membres statutaires de la FIF, donc les électeurs, sont restés dans les starting-blocks.

RB : Comment rendre le processus électoral crédible ?

Fernand Dedeh : Le football ivoirien était divisé en deux groupes qui s’affrontaient. Et particulièrement, depuis le mois de novembre 2017. Les partisans de Sidy Diallo et les opposants réunis au sein du GX. Un troisième groupe vient de se créer, celui des partisans de Didier Drogba. Le fossé se creuse un peu plus ! Des problèmes de personnes, de confiance, d’orgueil et d’ego minent le football ivoirien.

Le processus électoral est du coup miné. La FIFA devra gérer avec dextérité pour éviter une crise plus profonde qui pourrait déboucher sur la mise en place d’un comité de normalisation.

Pour rendre le processus crédible dans la situation actuelle, il faut revenir aux délibérations du 9 août 2020 et ensuite laisser les candidats ou membres de la commission insatisfaits saisir la commission de recours. Ou alors, organiser une assemblée générale extraordinaire et mettre en place une nouvelle commission électorale.

RB : Quels sont les atouts des candidats déclarés à la course au poste de président de la FIF ?

Fernand Dedeh : Les candidats déclarés sont tous compétents et sont tous du moule de l’ex-président de la FIF, Jacques Anouma. Sory Diabaté et Idriss Diallo ont l’expérience de la gestion de la fédération, connaissent l’environnement national et international. Didier Drogba a pour lui son aura internationale, le bain de jouvence qu’il apporte au football ivoirien et, surtout, est porteur d’un projet : le retour des ex-internationaux dans la gestion du football national.

Les trois hommes auraient pu mutualiser leurs programmes, leurs moyens, leurs expériences dans l’intérêt du football ivoirien.

Propos recueillis par Aly Tinto

 

banss uneC'est Lazare Banssé qui a succédé à Sita Sangaré à la tête de la Fédération burkinabè de football (FBF) à l’issue de l’élection du samedi 22 août 2020 à Bobo-Dioulasso. Il a obtenu 94 voix contre 59 pour son challenger,  Amado Traoré. Radars Info Burkina a pris langue avec Assami Tiemtoré, journaliste sportif à 3TV,  pour savoir les défis qui attendent le nouveau président Banssé,  qui ambitionne de faire du Burkina Faso « une grande nation de football ».

Selon le journaliste sportif, les défis sont énormes. « D’abord, le Burkina Faso ne dispose pas de suffisamment  d’infrastructures pour jouer un football professionnel. Le défi majeur, c’est d’abord de mettre nos grands stades, à savoir le stade  du 4-Août de Ouagadougou  et le stade Sangoulé-Lamizana de Bobo-Dioulasso,  aux normes internationales. Ainsi, on pourra accueillir des matchs internationaux et de grandes compétitions comme la Coupe d’Afrique des nations (CAN).

En plus, M. Banssé devra travailler à rendre le championnat burkinabè professionnel.  Pour  que le Burkina Faso soit une nation de football, il faut que son foot soit professionnel et attrayant. Et si on veut un football professionnel, il faut que les joueurs soient bien payés, que les encadreurs soient bien formés et qu’on ait du matériel sportif adéquat pour permettre à tous ces acteurs sportifs de mieux s’illustrer.

Il n’y a pas de football sans supporters et pour que les supporters remplissent les stades, il faut que les matchs soient attrayants.

En outre,  il y a les partenariats qu’il faut sceller pour qu’on ait beaucoup de sponsors. S’il y a un sponsor, le championnat national sera diffusé sur les chaînes nationales et les chaînes privées comme 3TV,   où je suis. Si à l’international on peut suivre un championnat, ça va amener beaucoup de sponsors à miser sur ce championnat  puisqu’il y aura de la visibilité », a-t-il détaillé.  banss 2M. Tiemtoré a aussi évoqué la question de la relève. « Au niveau des Etalons, les joueurs sont vieillissants. Donc il faut une bonne graine de champion pour pouvoir relayer ces grands qui sont en train de partir. On n’a pas encore remporté la CAN. On n’a pas encore joué de coupe du monde. Tout cela doit faire partie des objectifs du nouveau président de la FBF si celui-ci veut faire du Burkina Faso une grande nation de football », a précisé le journaliste sportif à 3TV.

Lazare Banssé  a promis qu’il mettrait son savoir-faire au service du football burkinabè. Mais qu’en est-il de son profil pour le poste ?

« Lazare Banssé est un homme qui est connu du monde sportif au Burkina. Il a été PCA de l’Etoile filante de Ouagadougou (EFO).  Sous sa houlette,  l’EFO a engrangé beaucoup de lauriers par rapport aux autres équipes. Elle a eu le championnat national, la coupe du Faso à deux reprises. Cela veut dire que Lazare Banssé a été un président qui a eu des trophées. Donc on ne peut pas occulter ce qu’il a fait pour l’EFO. De ce point de vue,  c’est un président de fédération qui va avoir autour de lui des personnes qui s’y connaissent. Il sera accompagné du colonel Sita Sangaré mais il faut aussi qu’il sache s’entourer de personnes qui vont apporter du renouveau.  C’est un président qui ne connaît pas très bien les rouages du football burkinabè mais grâce à l’accompagnement du président sortant,  je trouve qu’il peut le faire. C’est un président qui va beaucoup rassembler, qui va beaucoup apprendre. Il peut être un président exemplaire car il a la volonté. Il travaille sans tapage médiatique. Il a réussi à conquérir 10 ligues de football et c'est déjà un pas. En plus, il n’a pas d’antécédent dans le football. Pour moi, c’est un profil qui peut redonner au football burkinabè son lustre d’antan », a conclu Assami Tiemtoré.

Aly Tinto

prsf uneLa coalition des 5 candidats déclarés (Amado Traoré, Mory Sanou, Bertrand Kaboré, Laurent Blaise Kaboré et Abdoul Karim Baguian, dit Lota) à la présidence de la FBF ont animé un point de presse ce lundi 20 juillet 2020 à Ouagadougou. En ce qui concerne le processus électoral, ils dénoncent des violations des textes réglementaires et par conséquent  réclament la suspension du Comité exécutif de la FBF pour immixtion, corruption, ainsi que la disqualification de la Commission électorale pour abus de position et trafic d’influence.

« Depuis le début du processus, nous constatons que les différentes communications sont orientées sur les parrainages, comme si cela était l’unique aspect des textes à respecter. Cette stratégie savamment entretenue par le président sortant au profit de son candidat « suscité », Lazare Banssé, et soutenue par une campagne  de manipulation et d’instrumentalisation des acteurs directs en violation des textes encadrant l’organisation et la gestion de notre football », a d’abord relevé la coalition.

Quelques points relatifs à la « violation des textes dans le processus électoral en cours»  sont, entre autres, « la prise de position indue, c’est-à-dire en tant que président de FBF en faveur de Lazare Banssé, la convocation partielle du corps électoral pour signer une pétition en faveur de Lazare Banssé le 26 juin 2020 à Koudougou avec utilisation illégale du logo de la FBF, l’utilisation des moyens de la FBF pour organiser des rencontres non statutaires de la structure, l’établissement par le secrétaire général de la FBF d’un programme officiel de rencontres régionales du corps électoral par la commission électorale».

prsf 2Pour la coalition, ces actions du Comité exécutif de la FBF et de la Commission électorale violent les textes. Ainsi, « au vu des violations flagrantes des textes, notamment les articles 11, 12, 13, 18 et 19 en cours et qui portent préjudice à la transparence du processus, nous candidats déclarés à la présidence de la FBF 2020-2024, prenons à témoin les autorités compétentes, les acteurs directs du football et l’opinion nationale sur ces dérives dont le Comité exécutif sortant et la Commission électorale seront tenus seuls responsables des conséquences ; réclamons la suspension du Comité exécutif pour immixtion, corruption, abus et utilisation des moyens de la FBF à des fins statutaires ; réclamons la disqualification de la Commission électorale pour abus de position et trafic d’influence ; réclamons l’organisation d’une assemblée générale extraordinaire, dans les meilleurs délais, seule habilitée à décider de la conduite à tenir dans de telles circonstances».

La coalition a fait ampliation de sa déclaration conjointe à la Confédération africaine de football (CAF) et à la Fédération internationale de football association (FIFA).  « Et nous entendons saisir officiellement ces instances en ce qui concerne les autres aspects de la violation des textes », a fait savoir Bertrand Kaboré.

Aly Tinto

unna uneDans cette deuxième partie de l’interview réalisée par Radars Info Burkina, le candidat de la FBF Laurent Blaise Kaboré reconnaît être comptable de la gestion de la FBF depuis l’ère Sangaré. Mieux, il livre son avis sur le fait que si Sita Sangaré voulait s’éterniser à la tête de la fédération, c’est parce qu’il y aurait des malversations financières qu’il voudrait cacher, selon les écrits de notre journal qui lui ont même valu une convocation au Conseil supérieur de la communication (CSC).

RB : Le dauphin du candidat sortant, Sita Sangaré, est connu. Pourquoi ce n’est pas vous qu’il a choisi, vu que c’est vous qui avez longtemps cheminé avec lui et qui êtes son bras droit ?

LBK : Je ne saurais dire pourquoi il ne m’a pas choisi. Mais je voudrais vous dire que ce n’est pas à Sita Sangaré de choisir un candidat, d’autant plus que les candidatures sont d’abord individuelles et volontaires. Dans le comité exécutif de la FBF, j’ai travaillé depuis 2016 avec le président Sangaré et avec toute l’équipe du comité exécutif. En janvier 2017, le colonel Sita Sangaré et moi avons pris un engagement ensemble. Cela ne s’est pas fait devant tout le monde mais nous avons échangé et il a estimé que ce serait mieux qu’à la fin de son mandat il ne se représente pas. Il m’a dit même dit ceci : « Laurent Blaise, commence à te préparer ; je veux que tu me remplaces à la tête de la FBF. » C’est ainsi que nous avons cheminé ensemble jusqu’à ce que nous arrivions à la situation d’aujourd’hui. D’aucuns diront que je suis un homme frustré. Mais vous savez, la frustration relève de l’émotion et elle est passagère. Moi, je suis un passionné et quand c’est le cas, on va au charbon, au combat. Cela répond à votre question ; voilà pourquoi je suis candidat. J’y vais pour me battre. Je veux contribuer au développement du football ; j’ai foi que je peux donner le meilleur de moi-même pour gérer cette fédération afin que le football burkinabè ait plus d’élan.

RB : Connaissez-vous Lazare Banssé ? On dit beaucoup de bien de lui, notamment que c’est un challenger de taille. Etes-vous considéré comme un outsider ou un favori ?

unna 2LBK : Je ne peux pas m’attribuer de qualificatif. Ce sont peut-être les observateurs qui pourront dire si je suis un favori, un challenger ou que sais-je encore. Ce que je pense, c’est qu’on ne se présente pas à une élection en baissant les bras ou en ayant déjà un moral de perdant. Chacun jauge l’importance de sa candidature avant de la déclarer. J’estime que je suis le bon et le meilleur candidat qu’il faut choisir au niveau de la fédération de football, car j’ai les arguments nécessaires pour gérer cette fédération.

RB : Le constat qu’on fait est que depuis des années, le football est entre les mains des hommes en tenue. Vous, vous êtes douanier, Sita Sangaré est colonel de l’armée. Avant vous, il y a eu d’autres, jusqu’au ministre des Sports. Est-ce que finalement le football burkinabè est la chasse gardée de l’armée ?

LBK : Je voudrais que vous fassiez la part des choses. Ceux qui portent des tenues militaires sont des hommes comme vous. Nous sommes tous pareils, à la différence que nous portons une tenue pour nous différencier dans le travail, sinon nous réfléchissons comme tout le monde. Seulement il y a davantage d’ordre et de discipline chez ceux qui portent la tenue. Je ne dis pas que chez les civils il n’y a ni ordre ni discipline, mais sachez que lorsque vous êtes dans une caserne, la discipline est plus de rigueur qu’au grand marché de Ouagadougou.

unna 3RB : Certains estiment que c’est une élection qui se fera avec une forte dose de corruption, qu’il y aura beaucoup d’investissement financier. Avez-vous les moyens de votre politique, financièrement parlant ?

LBK : Vous savez, un douanier est un citoyen comme tous les autres. Je n’ai pas d’argent à donner à qui que ce soit pour une élection. Vous parlez de corruption et de tout ce qui va avec ; c’est vrai, nous sommes dans un monde où tout est possible. Mais je n’en sais rien. Que l’argent circule ou pas, je n’ose pas dire quoi que ce soit là-dessus. Je veux que cette élection se passe en toute transparence pour que j’accède à la tête de la fédération, c’est tout.

RB : Etes-vous de ceux qui pensent que si Sita Sangaré voulait s’éterniser à la tête de la FBF, c’est parce qu’il y aurait des malversations financières qu’il voudrait cacher ?

LBK : Vous savez, à l’approche de toute élection il y a généralement des supputations. Je suis comptable effectivement de la convocation de Radars Info Burkina devant le CSC parce que je suis le vice-président de la FBF et j’ai été informé lorsque la démarche se faisait. Je voudrais dire que toute information que les journalistes sont amenés à donner doit être préalablement vérifiée avant d’être rendue publique. Lorsque ce sont des accusations comme cela s’est fait, il y a lieu de situer la vérité. Vous me donnez l’occasion de parler de ce sujet. Il m’est revenu que j’étais votre informateur. Je voudrais que vous relayiez ce que je suis en train de dire ici. Je ne connaissais pas Radars Info Burkina auparavant. J’ai appris l’existence de cet organe avec cette convocation devant le CSC. Je souhaiterais donc que vous rétablissiez la vérité pour dire à tous ceux qui pensent que la fuite est venue du 1er vice-président qu’ils font erreur. Je ne mange pas de ce pain-là. Je pense qu’il faut rechercher ailleurs le mal qui est dans la maison FBF.

Propos recueillis par Obissa Juste Mien et Richard Tiéné

 

 

 

 

blk uneLe candidat à la présidence de la Fédération burkinabè de football (FBF) Laurent Blaise Kaboré est l’actuel 1er vice-président de ladite Fédération. Il est membre de la famille de l’Union sportive de Ouagadougou (USO). Inspecteur divisionnaire des douanes, il est aussi de l’Association sportive de la Douane (As Douane). Il a accordé un entretien à Radars Burkina Info, le jeudi 18 juin 2020 à Ouagadougou, dans lequel il dévoile ses premiers chantiers s’il est porté à la tête de FBF. Il s’exprime aussi sur ce qui le motive à viser ce poste et dit ce qu’il compte apporter de plus que son prédécesseur. Lisez plutôt.

Radars Burkina : Qu’est-ce qui a motivé votre candidature au poste de la présidence de la fédération burkinabè de football ?

Laurent Blaise Kaboré : Vous savez, cela fait près de trente ans que je suis dans la gestion du football sans discontinuer. Partant du rôle de trésorier adjoint quand j’étais étudiant jusqu’aujourd’hui, je suis le président actuel d’une équipe de première division de football, à savoir l’Union sportive de Ouagadougou (USO). Il est important que je relève cela. Si j’ai pu faire mes preuves dans le football, si je suis apprécié dans le milieu du football, il faut donc  que j’essaie d’aller encore plus loin pour qu’on puisse encore mieux me juger. C’est pour cela que j’ai déposé, ou du moins que j’envisage de déposer ma candidature comme président de la fédération de football.

RB : Qu’est-ce que vous comptez apporter de plus que le président sortant, Sita Sangaré ?

blk 2LBK : Je veux consolider les bases et les acquis que Sita Sangaré a pu engranger de 2012 jusqu’à maintenant. Je le dis parce que je suis comptable de cette gestion. Je ne peux pas me désolidariser de la gestion de Sita Sangaré entre 2016 et maintenant. Et comme j’ai participé à la gestion du football durant ces années, je compte consolider les acquis mais surtout me tourner vers tous les acteurs du football afin qu’ensemble nous puissions élaborer un programme commun qui nous permettra de travailler ensemble, main dans la main, pour le bonheur du football burkinabè.

RB : Quels sont les ligues et les clubs qui vous parrainent ?

LBK : Je ne peux pas dévoiler les ligues et les clubs qui me parrainent. Mais vous savez bien que je suis président de l’USO, donc ma candidature est portée par elle. Je suis également douanier et membre de l’As Douane, je ne peux pas partir au combat sans demander à mes collègues, aux supporteurs de l’As Douane de m’accompagner. J’ai déjà la caution de ces deux entités. Le reste, vous le verrez et vous le saurez.

RB : Quels seront les premiers chantiers de Laurent Blaise Kaboré s’il accède à la tête de la fédération ?

LBK : Ça saute aux yeux. Vous savez très bien que nous sommes dans une période de turbulences. Le premier chantier de Laurent Blaise Kaboré, qui sera peut-être le premier de tout autre candidat, c’est de rassembler la famille du football burkinabè. Si vous ne rassemblez pas toute cette famille, vous ne pourrez pas travailler. Il faut reconnaître que nous sommes dans un domaine de passion. Le football est passionnant et si nous y sommes, c’est que nous aimons la chose. Il faut donc qu’on s’asseye tous autour de la même table pour travailler.

RB : Comment vous est née cette passion du foot ?

LBK : Comme la plupart des gamins, dès l’école primaire on a tapé dans des chiffons qui faisaient office de ballon. Tout a commencé avec les « aigles de Larlé » mais aussi avec les « Juments de Ouidi » que nous suivions à tout moment. Le sport à l’école primaire nous a amenés à livrer des matchs au niveau minime sur le terrain de l’école Baoghin. C’est en livrant ces matchs que nous sommes devenus également des minimes de l’USO. A cette époque-là, il n’y avait pas de championnat minime. Le véritable déclic, c’est lorsqu’en 1984 l’USO a été championne du Burkina. J’avoue que je regardais cela avec des yeux d’élève. Mais les grands frères qui jouaient déjà dans l’équipe première nous ont transmis cette passion du football dans la mesure où, étant aussi des pratiquants, nous apprenions beaucoup avec eux.

Propos recueillis par Obissa Juste Mien et Richard Tiéné

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