Football : La tâche s’annonce difficile pour les 27 Etalons retenus
Le sélectionneur national des Etalons seniors en football, Kamou Malo, était face à la presse le mercredi 25 août 2021 à Ouagadougou. Une rencontre au cours de laquelle il a dévoilé la liste des joueurs convoqués pour les 2 premières journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2022. 27 Etalons iront à l’assaut du Mena du Niger et des Fennecs d’Algérie. Des journalistes sportifs se prononcent au micro de Radars Info Burkina sur cette liste caractérisée par des absents de taille et quelques retours.
En quête de leur première qualification à un Mondial de football, les Etalons du Burkina Faso repartent à l’abordage après de nombreux échecs. C’est avec des absences notables, en l’occurrence celles de Charles Kaboré et d’Alain Traoré (sans club) ainsi que d’Edmond Tapsoba et de Bertrand Traoré (blessés), que les Etalons iront au Maroc vendre chèrement leur peau. Pour Mahamad Sangaré, la liste concoctée par le sélectionneur national est réaliste ; les joueurs convoqués sont en bonne forme. « C’est une liste acceptable avec des joueurs qui sont réguliers dans leurs championnats respectifs », affirme-t-il. Equipe en pleine reconstruction avec un rajeunissement progressif annoncé par les dirigeants, les Etalons du Burkina Faso piétinent en termes de résultats et de projet de jeu. C’est dans ce contexte que les hommes de Kamou Malou iront défier le Mena du Niger, avant les retrouvailles amères avec l’Algérie, un remake de la qualification pour l’édition 2014 au Brésil. Selon M. Sangaré, l’idéal serait de prendre une option face aux Fennecs par une victoire.
« L’idéal serait de battre l’Algérie, là ça donnerait un peu l’espoir d’aller loin dans cette compétition mais, précise-t-il, cela sera très difficile. Une difficulté avec le contexte qui a vu les matchs du Burkina délocalisés du côté du Royaume chérifien. Déjà, le climat est favorable à l’Algérie, mentalement ça va être plus facile pour elle de gérer cette situation. Il faut ajouter à cela les nombreux absents », confie le journaliste sportif. Face au Niger qui joue aussi sur terrain neutre au Maroc, les Etalons partent quand même favoris. « Si on ne peut pas battre le Niger, c’est que notre équipe est vraiment lamentable », commente Baman Damien, un amoureux de football.
Pour Lassina Sawadogo, en dépit de la délocalisation des matchs du Burkina, les Etalons se doivent de réaliser de bons résultats. Après avoir manqué de justesse les 2 dernières qualifications du mondial, la qualification est un impératif cette fois-ci pour le onze national. « Le sélectionneur est rattrapé par ses choix. Aujourd’hui on a des blessés mais ce n’est pas une raison pour que notre équipe aille faire de la figuration ; elle doit obtenir de bons résultats à ces 2 matchs », a-t-il lancé. A l’en croire, il reste à espérer un savant dosage pour jouer à fond le ticket des barrages de la coupe du monde.
« Le réalisme voudrait qu’on mette à contribution ces 2 matchs pour se préparer pour la CAN », confie M. Sangaré. Sur cette lancée, le sélectionneur national a tenu de nouveau ses propos d’après-tirage des poules de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2022, où il avait laissé entendre que les matchs de qualifications du mondial allaient servir pour la préparation à la prochaine CAN. « Je pense vraiment que quand on va à une compétition, l’objectif est de réussir. Notre objectif, c’est la qualification ; ce sera une première pour le Burkina Faso si cela arrive», a-t-il confié.
Pour Arsène Koditamdé, il faut à cette équipe un esprit de gagneur. « On peut y croire, on a un bon groupe. Il faut se préparer à ne surtout pas perdre, se préparer à faire des résultats et prendre le maximum possible de points », indique le journaliste sportif. Il poursuit : « L’Algérie est dans une dynamique où se sera un cataclysme de ne pas se qualifier mais le cataclysme existe en football, on peut réaliser cet exploit pour peu qu’on le veuille, qu’on le décide et qu’on se batte pour cela »
En rappel, logés dans la poule A aux côtés de l’Algérie, du Niger et de Djibouti, les Etalons aborderont la première journée des éliminatoires le 2 septembre 2021 face au Mena du Niger avant d’affronter les Fennecs d’Algérie le 7 septembre pour la deuxième journée. Le Maroc est le pays désigné par le Burkina Faso pour recevoir ses matches.
Sié Mathias Kam
Le tirage au sort de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2022 s’est tenu hier à Yaoundé. Absents lors de l’édition précédente en Egypte en 2019, les Etalons du Burkina Faso sont logés dans le groupe A au meme titre que le pays hôte, le Cameroun. La CAN 2021 débute le 9 janvier à Yaoundé. Quelles sont les chances du Burkina Faso dans ce groupe ? Lassina Sawadogo, journaliste sportif à la RTB, nous donne son point de vue à ce propos.
Mais toujours selon notre interlocuteur, le vin est tiré ; il va falloir faire un résultat face au Cameroun et envoyer ainsi un signal fort pour afficher les ambitions du Burkina dans cette CAN.
Sur cet aspect, Lassina Sawadogo pense que Kamou Malo, le sélectionneur, est rattrapé par un fait : celui de ne pas tester des joueurs qu’il appelle pour pallier d’éventuelles blessures. « Nous avions déjà dit qu’il fallait tester d’autres joueurs. Au lieu de cela, on s’est contenté d’avoir des joueurs de bancs, appelés mais qui ne jouent pas. Il va falloir faire face et utiliser les seconds couteaux qu’il n’avait pas voulu mettre en évidence », souligne-t-il. Et de rappeler : « Ce n’est pas pour autant que nous devons mettre une croix sur la Coupe du monde. Ce n’est pas en tentant de gravir les échelons qu’il nous faudrait reculer ; il va falloir se jauger face au Niger et l’Algérie en septembre prochain ». Peut-on s’attendre à voir les Etalons remporter le graal ? A cette question, Lassina Sawadogo répond que tout dépend d’eux, de leur état de forme. « On ne va pas se voiler la face mais le Burkina Faso ne fait pas partie des grandissimes favoris. Cependant, passer le premier tour n’est pas à négocier, c’est obligatoire. Après, on va gravir les échelons au fur et à mesure », affirme-t-il.
A quelques heures de la fin officielle des Jeux olympiques (JO) Tokyo 2020 qui ont retenu l’attention des amoureux du sport, les Etalons olympiques ont dans leur escarcelle une médaille de bronze, la première de leur histoire sportive. Analyste sportif, Gaël Péma Bayala dresse d’ores et déjà un bilan de la participation de nos 7 athlètes à ces olympiades.
En matière de natation, cet analyste sportif pense qu’il ne fallait pas s’attendre à des miracles, même si cette participation est une lueur d’espoir pour un pays enclavé comme le nôtre : « Déjà cette participation leur a permis de jauger le vrai niveau des olympiades. Il faut en tirer des enseignements pour s’améliorer pour les prochaines échéances ».
En athlétisme, l’espoir était tout aussi grand chez les deux athlètes qui représentaient le Faso : Hugues Fabrice Zango, porte-flambeau du Burkina, et Marthe Yasmine Koala. Plus que jamais avec ces deux Etalons, le Burkina s’est permis le rêve de s’offrir une médaille olympique. Marthe Yasmine Koala, tenante de titres africains, a abandonné avant même la fin des épreuves dans sa discipline. Pour M. Bayala, l’objectif pour Marthe était de terminer la compétition et de titiller le haut niveau. « Le challenge pour elle, c’était de terminer toute la compétition et de se hisser dans le top 6, mais elle n’a pas tenu à cause d’une blessure au lancer de poids. C’est dire que physiquement quelque chose a lâché et cela donne à réfléchir sur la préparation de nos athlètes. Même si les blessures peuvent survenir à tout moment ; c’était bien pour elle de se frotter à d’autres athlètes que ceux qu’elle a l’habitude d’affronter sur le continent africain », a-t-il confié. Dernier à entrer en compétition du côté des Etalons olympiques, Hugues Fabrice Zango portait sur lui le grand rêve de médaille du Burkina Faso. Et selon l’analyste sportif Gaël Péma Bayala, il a réussi le pari. « En décrochant la première médaille olympique du pays, mieux la première médaille du triple saut en Afrique, il a tracé les sillons pour les générations futures », affirme-t-il. Et de poursuivre : « Cette délégation doit être accueillie avec les honneurs ». Si l’on a pu remarquer de la frustration chez l’athlète qui a terminé 3e, synonyme de médaille de bronze, pour Gaël Péma Bayala, cette frustration s’explique par le fait que le garçon visait plus haut, c’est-à-dire l’or, quand on sait qu’il a déjà sauté plus de 18m. Mais, dit-il, « déjà, il faut savourer cette médaille acquise dans la souffrance. L’euphorie passée, son staff devra faire le bilan, voir les enseignements à tirer, les choses à améliorer pour pouvoir dompter l’environnement d’une telle compétition. Parce que cela aussi est important, car courir en salle ou dans les meetings et prendre part aux JO, c’est deux choses différentes». « Je pense qu’il reviendra plus fort aux prochaines compétitions », a conclu Bayala.
Sept athlètes burkinabè prennent part aux Jeux Olympiques de Tokyo, qui ont officiellement débuté le vendredi 23 juillet 2021. Parmi eux, certains sont déjà éliminés du tournoi. Il ne reste plus que deux espoirs de médailles pour le Faso qui espère décrocher sa toute première médaille olympique. Présentateur télé et journaliste sportif, Arsène Koditamdé décrypte la participation des Etalons à ces JO.
Remporter une médaille aux Jeux olympiques relève d’un parcours du combattant. Quoi qu’on dise, les JO sont d’un très haut niveau, avec des athlètes préparés pour cet évènement et qui l’attendent depuis 3 ou 4 ans. A en croire Arsène Koditamdé, le Burkina peut rêver d’une médaille olympique à ces JO de Tokyo. « On peut toujours espérer avoir une médaille », confie M. Koditamdé. Mais selon lui, il faut avant tout de la « constance ». La constance dans les performances doit pouvoir hisser le drapeau burkinabè haut, surtout avec notre porte-étendard. Il a côtoyé les grands du monde. Il fait ses preuves partout et est recordman du monde en salle au triple saut. Hugues Fabrice Zango, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est à ce jour l’espoir incontesté de médaille olympique pour le Faso. « C’est lui le plus à même de nous ramener une médaille. Il a vraiment fait fort ces deux dernières années. Il a été l’un des meilleurs, voire le meilleur », affirme Arsène Koditamdé qui ajoute : « Le cataclysme serait que Hugues Fabrice Zango ne revienne pas avec de médaille. Il n’y a pas de raison qu’il ne ramène pas de médaille olympique si sa performance est maintenue », clame-t-il. Et de confier: « Le haut niveau, il n’y a que les mieux préparés qui y gagnent ».
Derrière les performances inédites de nos athlètes aux compétitions majeures hors des frontières du pays, notamment Hugues Fabrice Zango et Marthe Yasmine Koala, se cache un travail remarquable de la Fédération burkinabè d’athlétisme. Cet effort en amont de la FBA permet au pays des hommes intègres de rêver de médailles lors des prochains Jeux Olympiques (JO), prévus à Tokyo. Qu’en est-il de la relève ? Mahamadi Ouéna, journaliste sportif, chargé de communication de la Fédération burkinabè d’athlétisme, s'est volontiers prêté à nos questions.
Le 5 juin 2021, le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire ont rendez-vous au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé à Abidjan pour un match amical. En prélude à cette rencontre sportive, Mahamad Sangaré, journaliste sportif, nous confie ses attentes.
La saison 2020-2021 du championnat de football du Burkina est la 59e édition de la première division organisée sous forme de poule unique. Annulée en raison de la pandémie de Covid-19, l’édition précédente n'a pas connu de relégation mais a été marquée par 2 promotions, ce qui porte à 18 le nombre d’équipes prenant part au championnat. En fin de saison, il y aura 4 relégations pour revenir à un championnat à 16 équipes en 2021-2022. Quels enseignements tirer de ce passage de 16 à 18 équipes ? Abdoulaye Bandaogo, analyste sportif, nous donne sa lecture des faits.
En effet, les deux premiers se tiennent à 2 points (AS Sonabel 50 points et USFA 48 points, mais Salitas est en embuscade avec ses 4 matchs en retard : il totalise 43 points). « Même avec la qualité des joueurs et l’effectif qu’ils ont, le temps joue en leur défaveur avec ce calendrier étouffant qui les attend », nous dit Abdoulaye Bandaogo, qui ajoute : « La tâche sera rude pour Salitas avec la fatigue, mais rien n’est impossible au football ».
L’analyste sportif Abdoulaye Bandaogo, lui, pense que ces retards dans les matchs désavantagent plus les autres équipes. « Les autres équipes sont biaisées par le calendrier compte tenu des retards des matchs de Salitas », déclare-t-il. Il ne manque pas d’accuser la Ligue de football professionnel (LFP) qui tarde à régler le problème. « C’est à la Ligue (ndlr LFP) de travailler à fournir un calendrier souple afin que s’il y a des matchs en retard, on les évacue rapidement », a-t-il fait savoir.
La jeune capitaine a un sens du leadership très développé. Elle a d’excellents rapports avec ses coéquipières et le staff technique et est très ouverte. « Les choses se passent très bien avec les autres joueuses de l’équipe. Nous ne sommes pas juste des coéquipières mais une famille. Quand quelqu’un a un problème, j’essaie de l’approcher pour savoir ce qui ne va pas », a-t-elle affirmé.
De l’avis de M. Bandaogo, c’est l’état de santé même de l’équipe nationale qui laisse à désirer en raison de son manque de plan sur le long terme. « Il leur faudra revoir leur plan, sinon ce sera très difficile pour eux de gagner au Cameroun. Vous savez, la vérité d’hier n’est pas forcément celle d’aujourd’hui. Il donc faut que le staff technique et la fédération essaient de mettre les petits plats dans les grands pour que cette équipe soit en forme. Il faut en outre que le sélectionneur fasse des choix forts, qu’il visionne les matchs précédents afin de voir sur lesquels des joueurs il peut compter », a affirmé l’analyste sportif.
« Comme actions entreprises, il s’agit de rendre disponibles les fonds publics nécessaires pour faire le travail et cela ne se fait pas dans la précipitation comme le pense l’opinion. Car si c’était le cas, on aurait pu faire un travail approximatif et éviter cette suspension de la CAF mais on allait se retrouver plus tard dans les mêmes difficultés. Nous allons réhabiliter le stade en suivant les règles de l’art de manière à ce que le travail soit de qualité », a-t-il promis.
« Nous ne serons pas prisonniers du temps. Nous nous donnerons le temps de faire un travail qui respecte les normes de la FIFA. Il faut réhabiliter le stade du 4-Août et même envisager la construction d'un nouveau stade dans la perspective des jeux africains. Nous allons faire en sorte que les normes et la procédure de passation de marché public soient respectées », a-t-il assuré avant de préciser que la levée de la suspension a été obtenue grâce à l'action du président de la Fédération burkinabè de football (FBF), Lazare Banssé.










