Sport/football : La Côte d’Ivoire championne de la CAN 2023 : Une victoire méritée, selon Antoine Bationo, journaliste sportif
Les rideaux sont tombés sur la 34e édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football le dimanche 11 février 2024 au stade Alassane-Ouattara d’Ebimpé, à Abidjan. La Côte d’Ivoire, pays organisateur de ladite compétition, succède au Sénégal, vainqueur de la 33e édition. Les Eléphants se sont imposés face aux Super Eagles du Nigeria par le score de 2 buts à 1, accrochant une 3e étoile à leur maillot. Quelles leçons peut-on tirer du parcours de cette équipe à cette CAN ? Quels sont les défis à relever par les Étalons pour la prochaine CAN ? Antoine Bationo, journaliste sportif, joint au téléphone par Radars Info Burkina, nous donne des éléments de réponse.
Radars Info Burkina : Quel commentaire faites-vous de cette finale ayant opposé la Côte d'Ivoire au Nigeria ?
Antoine Bationo : C’est une belle finale de Coupe d’Afrique des nations (CAN) qui a opposé les Eléphants aux Super Eagles, deux équipes qui ont mérité d’être à ce rendez-vous du 11 février. Au cours de cette finale, l’entame a été parfaite pour la Côte d’Ivoire qui avait la possession de balle. On avait compris que le Nigeria voulait laisser venir les Ivoiriens. Par contre, on n’a pas vu l’équipe ivoirienne dans ce registre pendant tout le tournoi. Peut-être avait-elle peur de l’équipe adverse qui était beaucoup plus technique avec un bon milieu de terrain qui jouait bien sur les côtés ? Pendant tout ce temps, c’est vrai que le Nigeria tentait de réagir au cours de la première période, mais ce n’était pas jusqu’au bout. Lorsque les Nigérians obtiennent un coup franc, ils ouvrent le score, mais rien n’était encore joué parce que l’équipe de Côte d’Ivoire n’a pas baissé les bras pour autant.
Les Eléphants ont continué de jouer comme ils savent si bien le faire : Franck Kessié, Seri Jean Michaël en poussant avec Seko Fofana qui était à la récupération des fois et qui venait chercher le ballon pour traverser la ligne médiane ; Sébastien Haller par ses détentes, des balles aériennes qui arrivaient à mettre quelquefois en difficulté cette défense. Dans le couloir gauche, Simon Adingra a fait un grand match. Les Ivoiriens ont poussé parce qu’il y a eu un coaching de l’Ivoirien Emerse Faé qui s’est révélé payant.
Dans l’ensemble, on peut dire que c’est une victoire méritée des Eléphants. Ils se sont montrés au-dessus de l’équipe du Nigeria, qui a tenté dans les dernières minutes de revenir au score en vain. C’est la 3e étoile pour la Côte d’Ivoire et cette équipe qui l’a décrochée est à féliciter. Elle a de la qualité et a trouvé les ressources nécessaires pour revenir dans cette compétition après un premier tour pratiquement catastrophique. Elle a eu les ressources mentales et l’orgueil nécessaires pour montrer qu’en toute chose, quand on est entreprenant il y a de l’espoir et on peut y arriver.
Radars Info Burkina : Quelles leçons peut-on tirer du parcours des Éléphants ?
Antoine Bationo : Au sortir d’un tel tournoi, on peut se poser des questions, car quelque part, c'est inexplicable mais c’est la réalité et c’est ça aussi le football ! Quand on travaille, qu’on se met au sérieux, après un parcours catastrophique, une victoire et deux défaites, surtout celle humiliante face à la Guinée équatoriale, les gens étaient dépassés. Une défaite oui, mais jusqu’à 4 à 0 pour une équipe de la Côte d’Ivoire qui était à ce niveau, c’était incroyable. Donc ressuscitée comme on le dit, miraculée pour d’autres, la Côte d’Ivoire se qualifie lors du dernier match de la phase de groupe. Ça a été un détonateur. Le fait qu’il fallait patienter un jour, deux jours pour savoir si on va être qualifié ou pas a permis à cette équipe de se remettre en cause et à ses joueurs de savoir d’où ils viennent parce qu’ils étaient sauvés. Mais ils s’arment d’un vrai moral d’acier parce que là, il faut être très fort dans la tête pour revenir parce qu’on se dit que ça va être encore une élimination en huitième mais ils se régénèrent et refont surface. Ils ont été extraordinaires face au Sénégal mais là encore, c'était un autre déclic. Il fallait croire en cette équipe de Côte d’Ivoire parce que ça devenait un peu comme facile, surtout quand elle a écarté le Mali. Cette équipe a cru en ses chances, mais elle a travaillé aussi parce qu’il ne suffit pas de croire. Elle a de la qualité, peut-être qu’il y a eu une mauvaise gestion du groupe.
Radars Info Burkina : Quels sont les défis à relever par les Étalons pour la prochaine CAN pour espérer accrocher une étoile de champion à leur maillot qui, jusqu'à présent, est qualifié de « pyjama » par certains ?
Antoine Bationo : Ça va être une CAN difficile pour toutes les équipes en 2025 au Maroc, avec les équipes qui ont montré de belles choses en Côte d’Ivoire.
La Côte d'Ivoire qui a été sacrée championne ira défendre son titre. Le Sénégal sera toujours présent. Il y a des équipes qu'on ne peut pas éviter. Il faut se donner les moyens, se préparer, avoir de la qualité dans l'effectif, prendre les joueurs en forme du moment, il faut de la rigueur et de l’espoir.
D’autre part, je me projetterai en disant qu'il faut qu'on se mette au sérieux dans le travail à la base. Par exemple, on a des U17 qui étaient à la Coupe du monde. Il faut voir comment on peut canaliser ce groupe, le suivre de près, voir son évolution au fur et à mesure comme ceux qui sont en U20 pour ne pas les perdre, savoir faire venir ces éléments en équipe nationale quand il le faut. Dans les catégories inférieures, ceux qui brillent peuvent déjà franchir les étapes. Il faut travailler à la formation. Dès que la qualité est là, le reste suit. Il faut d'abord trouver un entraîneur qui a la rigueur tactique et disciplinaire. On pourra espérer ainsi avoir notre première étoile, sinon il n'y a pas de secret.
Propos recueillis par Flora Sanou
Le comité exécutif de la Fédération burkinabè de football (FBF), après avoir fait le bilan de la participation des Etalons à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) Côte d'Ivoire 2023, a décidé de ne pas renouveler le contrat du sélectionneur national Hubert Velud et ainsi que ceux de l'ensemble de l'encadrement technique. Des journalistes sportifs burkinabè analysent cette décision de la fédération.
L’objectif était de dépasser cette étape : 3e ou 2e ou même vainqueur de la CAN ».
Et au cas où ce serait un entraîneur local, qu'il soit traité comme un expatrié sur le plan salarial avant de lui fixer des objectifs clairs ».
A la deuxième mi-temps, l'entraîneur a essayé de corriger ses erreurs mais, comme toujours, il y a eu un manque de concentration et de communication dès le début de la deuxième mi-temps, ce qui a amené le deuxième but malien », s’est-il désolé.
« Ils ont échoué sur tous les plans. On croyait à une équipe des Etalons qui allait nous montrer de quoi elle était capable après ses erreurs face à l'Angola mais au finish, c'est la déception totale et une surprise que le pays des hommes intègres soit éliminé en 8e de finale de la 34e coupe d'Afrique des Nations », déclare-t-il.
Il faut se poser les bonnes questions, nous en premier ; se remettre en cause et essayer de revenir répondre aux attentes de tous les Burkinabè. Les choses se poursuivent. On a eu ce discours dans les vestiaires. On a les éliminatoires de la coupe du monde dans deux mois. Il faut repartir dans les clubs et continuer à travailler et rapidement se focaliser sur ces éliminatoires de la coupe mondiale », a-t-il déclaré.
C’est dommage. C’est ça la vie. Ce sont des épreuves qu’il faut surmonter aujourd’hui, pour gagner demain », s’est-il exprimé.
Après leur victoire face aux Mourabitounes de la Mauritanie le 16 janvier dernier, les Étalons du Burkina Faso jouent leur deuxième match de la phase de groupe ce samedi 20 janvier 2024 contre les Fennecs d’Algérie. Quelles sont les chances du 11 onze national pour cette deuxième sortie ? Quelles erreurs faut-il corriger ou éviter pour mieux réussir cette confrontation ? Des journalistes sportifs et certains acteurs du football s’expriment sur le sujet.
De sa conviction, la récupération des blessés notamment Dango Ouattara, Adama Guira, comme l’a annoncé le sélectionneur Hubert Velud en conférence de presse ce jour, avec Bertrand Traoré qui est aussi prêt, est une force pour les Étalons pour remporter les trois points de la victoire.
Cependant, « la présence de l’attaquant Dango Ouattara qui était blessé au premier match, avec l’appui du capitaine Bertrand Traoré, permettra certainement d’améliorer le niveau de jeu des Étalons face à l’Algérie. Donc le Burkina a la chance de dominer l’Algérie », foi de Douti.
En vue d’une bonne préparation de la participation du Burkina Faso à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) qui se déroulera en Côte d’Ivoire du 13 janvier au 11 février 2024, le Conseil des ministres, en sa séance du mercredi 12 juillet 2023, a décidé de la mise en place d’un Comité national d’organisation (CNO). Ce jeudi 28 décembre 2023, face à la presse, ladite structure a fait le point des préparatifs.
La participation du Burkina Faso ne se limitera pas au football ; le Faso veut aussi renforcer sa visibilité dans le monde par le truchement de cette CAN, d'où la mise en place d'une commission "vitrine du Burkina".
Pour le DG Yougbaré, au regard du contexte du Faso, c’est un effort aujourd’hui de participer à une CAN parce que cela demande un investissement financier. « Mais c’est aussi important, c’est un acte de résilience. Nous allons prouver à la face de l’Afrique et du monde que nous existons, que nous restons debout et que nous sommes présents au plus haut niveau du football africain malgré tout ce que nous traversons. C’est un message de bravoure et de conviction que nous voulons envoyer », a-t-il dit.
À ces questions l’entraîneur Velud a répondu : « Je n'ai retenu aucun des joueurs par défaut. Ce groupe, c'est la synthèse de mes 20 mois de travail au Burkina. Les possibilités pour nous de remporter la CAN existent et cela est évident. Le staff technique, les joueurs et moi voulons faire ce que personne n'a réussi à faire au Burkina jusque-là, même s’il y a beaucoup de travail pour y parvenir. Mais je dirai que si pour la phase de groupe on arrive à se qualifier, pour la suite tout sera possible. Pour cette phase-là, je m'attends à un groupe difficile car ce sont des matchs souvent un peu fermés, un peu calculés. Donc ce n'est pas facile. Il ne faut pas se voiler la face : il y a des favoris à la CAN, mais en matière de foot, ce ne sont pas toujours les favoris qui gagnent. On a notre chance on va la saisir. Je sais que c'est la fierté du peuple burkinabè qui est en jeu ; les joueurs le savent, le staff technique le sait, on est conscient de cela depuis le premier match de qualification contre le Cap-Vert. Tout cela a été cultivé, développé pendant près de 20 mois. Donc on est prêt à faire ce que personne n'a jamais fait jusque-là », a assuré l’entraîneur.
De l’avis du journaliste sportif Billa, il n’y a aucune surprise dans cette liste de joueurs sélectionnés, mais « je m’attendais à ce qu’il (Velud) parte avec 24 ou 25 joueurs au lieu des 27, pour pouvoir tactiquement et techniquement mieux travailler ». S’agissant des 4 gardiens, il estime que le sélectionneur aurait pu remplacer l’un d’eux par un milieu de terrain.
Suite à l'échec de la médiation du mardi 28 novembre 2023, les clubs de première et de deuxième divisions ont tenu une conférence de presse ce jeudi 30 pour donner leur lecture des évènements et préciser leur position dans la crise qui les oppose à la Fédération burkinabè de football (FBF), notamment sur la question des subventions accordées par l'État burkinabè aux clubs.


Cependant, « depuis la saison 2020-2021, les retenues ont continué à être opérées mais les compétitions ne se sont pas déroulées de façon correcte. Pour la saison 2022-2023, les clubs n'ont pas reçu la totalité de la subvention au motif que la retenue de 25% opérée par la FBF n'a pas été justifiée ; c'est-à-dire que la fédération burkinabè de football n'a pas de preuves pour justifier les 25% prélevés sur la subvention des différents clubs », a précisé David Yaméogo, président du Faso athletic club (FAC).
De ce fait, les clubs de première et de deuxième divisions réclament à la fédération burkinabè de football « le remboursement de la retenue de 25% aux clubs qui en sont les réels bénéficiaires », quitte à ce que ceux-ci se chargent « de produire les justificatifs y afférents ».
La coupe d’Afrique des Nations des moins de 17 ans se joue du 29 avril au 19 mai 2023 en Algérie. Les Etalons cadets du Burkina Faso, qui prennent part à cette compétition, ont été éliminés en demi-finale par les Lionceaux de la Teranga (Sénégal) aux tirs au but (Sénégal 5 # 4 Burkina). Ainsi, ce jeudi 18 mai 2023, ils doivent jouer le match de classement contre l’équipe du Mali à 19h temps universel. Comment a été la prestation des poulains de Brahima Traoré jusque-là à cette CAN U17 ? Pourront-ils arracher la troisième place à l’équipe malienne ? Le journaliste sportif Moussavou Billa donne son appréciation dans une entrevue accordée à Radars Burkina.
Moussavou Billa : Pour la coupe du monde, normalement nous devrions aller avec l'envie de faire mieux que cette CAN. Si l'encadrement reste aussi sérieux que depuis les éliminatoires et que les jeunes sont bien suivis, le Burkina Faso devrait faire un bon mondial des U17.
Les Lions de l’Atlas ne participeront finalement pas à la 7e édition du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) de football, qui a débuté le 13 janvier 2023 en Algérie. L’équipe marocaine a renoncé à sa participation faute d’avoir reçu l’autorisation des autorités algériennes de s’y rendre par avion.
Il poursuit que cela s’ajoute à la suspension de la sélection russe de toute compétition sportive à travers le monde, une « fatwa » prise contre le pays de Poutine en réaction à la guerre qui l’oppose à l’Ukraine. Pour lui, cela met à mal le sport, particulièrement le football africain.










