Zones d’intérêt militaire : Cela permettra de distinguer les amis des ennemis, selon la direction du COTN
Le directeur du Commandement des opérations du théâtre national (COTN), Yves Didier Bamouni, et le ministre de l’Action humanitaire, Lazare Zoungrana, ont co-animé une conférence de presse le vendredi 24 juin 2022. Il s’est agi pour eux d’apporter des éclaircissements sur les récentes décisions du conseil national de la défense et de dresser un bilan de la situation des déplacés de Seytenga.
Le lieutenant-colonel Yves Didier Bamouni, directeur du Commandement des opérations du théâtre national (COTN) a fait le point des incidents sécuritaires récents. Selon lui, ces incidents sont marqués par les enlèvements de citernes, l’attaque de la mine de Karma, les prêches et autres intimidations contre les populations. Sur le cas de Seytenga, il annonce que la première phase des opérations de sécurisation a consisté à gérer les conséquences de l’attaque. « Au bilan, on dénombre 86 corps de civils dont la plupart ont été retrouvés dans des concessions. Mais il est aussi important de préciser que selon certains témoignages, des corps auraient été enlevés et inhumés par des proches de défunts avant d’avoir pu être comptabilisés », explique-t-il. L'officier militaire ajoute que des enquêtes ont été ouvertes par la brigade spéciale d’investigation antiterroriste de concert avec les services sociaux, pour recenser ces cas. Il a aussi annoncé que la traque des auteurs de cette attaque meurtrière a été lancée et se dit certain que la promesse faite par le chef de l’Etat aux populations de Seytenga sera tenue.
A la suite du directeur du COTN, le ministre de l’Action humanitaire a souligné que du 12 au 22 juin 2022, 3 846 ménages de 31 211 déplacés internes de Seytenga ont été recensés. Certains ont été accueillis dans des familles par solidarité. Au titre de l'assistance alimentaire, 3 165 ménages ont été dotés en kits alimentaires pour une période de trois mois. « Et en termes de quantité, nous sommes à 150,653 tonnes de céréales distribuées à ces populations. Il y a aussi eu des coupons alimentaires sous la forme de cash monétaire à hauteur de 45 millions de F CFA », a souligné le ministre. Quant aux abris, c’est environ 500 qui sont en cours d'installation.
Les zones d’intérêt militaire font l’objet de tests antérieurs
Lors de la rencontre entre le chef de l’Etat et le conseil supérieur de la défense nationale, il a été décidé la création d’une Brigade de Veille pour la défense patriotique (B-VDP), de deux zones d’intérêt militaire et l’interdiction de la circulation d’engins motorisés dans les zones à fort défi sécuritaire. Pour le lieutenant-colonel Yves Didier Bamouni, la constitution des VDP en Brigade va donner plus de cohérence au concept et permettre un meilleur encadrement ainsi qu'un soutien dans l’emploi de ces supplétifs. Ce qui va concrètement changer, si on l'en croit, c'est la hausse de leurs effectifs, le renforcement du processus de sélection, l’amélioration de l’encadrement et la coordination avec les unités opérationnelles ainsi qu’une amélioration de leurs conditions de travail.
S'agissant des zones d'intérêt militaire, le lieutenant-colonel Bamouni explique qu’elles s'appuient sur des zones forestières qui font l'objet de tests antérieurs où l'activité humaine est interdite. « Mais avec la pratique, nous constatons qu'il y a certaines populations qui ont envahi ces zones, qui sont en outre des refuges des groupes armés terroristes », a-t-il regretté. Voilà pourquoi, ajoute-t-il, « cette mesure est prise pour nous permettre de distinguer de façon claire les personnes amies des ennemies qui sont dans ces forêts ». Et d'après lui, comme, a priori, ce ne sont pas des zones d'habitation, on ne devrait pas s'attendre à des flux importants de personnes. Qu'à cela ne tienne, même en cas de flux important des populations, il assure que le dispositif humanitaire sera en place pour les recevoir ainsi que le dispositif sécuritaire pour éviter toute infiltration. Le délai accordé aux populations pour quitter ces zones est de 14 jours. Sur ce point, le directeur du COTN informe que c'est lorsque l'ordonnance sera promulguée que ce délai entrera en vigueur, et cette information sera portée à la connaissance du public.
Quant à l’interdiction faite aux engins motorisés de circuler dans les zones à fort défi sécuritaire, l'officier indique qu’elle concerne toute moto de type Alloba, Sanili ou Fortune, ainsi que les tricycles à usage de transport de passagers. Huit régions sont concernées par cette mesure. Ce sont : la Boucle du Mouhoun, les Cascades, le Centre-Est, le Centre-Nord, l'Est, les Hauts-Bassins, le Nord et le Sahel. Il a en outre réitéré l'appel à la collaboration des populations car, a-t-il dit, « l’action militaire ne sera décisive que si les populations prennent conscience du rôle qu'elles ont à jouer dans cette guerre ».
Etienne Lankoandé

Pour permettre de mieux appréhender les actions menées sur le terrain dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le Commandement des opérations du théâtre national (COTN) a organisé une conférence de presse au Mess des officiers à Ouagadougou ce vendredi 3 juin 2022. Il s’est agi pour le lieutenant-colonel Yves Didier Bamouni, commandant du COTN, de faire le point des incidents sécuritaires, des actions offensives, des opérations de ciblage des cibles à haute valeur ajoutée et de donner des éléments d’information sur l’assistance et la protection des population civiles.
Sur le terrain, de nombreuses opérations aériennes et terrestres ont ainsi pu être menées avec des résultats plutôt satisfaisants, avec un focus sur la sécurisation de la route nationale numéro 3 dans le Centre-Nord, où les FDS ont neutralisé une vingtaine de terroristes. Depuis le 19 mai, l’armée mène des offensives dans la région du Nord. Résultat : la destruction de bases terroristes, la neutralisation d’une cinquantaine de terroristes et la récupération de matériel de divers types. 39 terroristes neutralisés, c’est le résultat obtenu dans la Boucle de Mouhoun depuis le 28 mai dernier.
Le ministre de la Sécurité, Maxime Koné, a tenu un point de presse le mardi 30 novembre 2021 à Ouagadougou pour faire le point de l'opération Koudanlgou IV zone 2, menée du 21 au 27 novembre. Cette opération, fruit de l’initiative d’Accra, a été conjointement effectuée par les Forces de défense et de sécurité (FDS) du Burkina Faso, de Côte d'Ivoire, du Ghana et du Togo. Elle a produit des résultats palpables tant sur le plan national que dans les autres pays concernés. C’est une initiative des chefs d'État des pays concernés en vue de mutualiser les renseignements et l'organisation régulière d'opérations conjointes multilatérales et bilatérales afin de freiner le péril terroriste et les menaces à la sécurité des pays membres, a précisé Maxime Koné.
Sur le plan national, la moisson a été également bonne. En effet, 5 bases terroristes ont été détruites, 41 personnes interpellées et une trentaine de terroristes neutralisés lors d'un affrontement avec les unités dans les forêts du Sud-Ouest. Côté matériel, on note la saisie de 7 véhicules, 14 motos et 10 cartons de munitions. Fort heureusement, il n'y a pas eu de perte en vie humaine du côté des FDS.
«Fierté», c'est le nom de baptême de la 6e promotion d’élèves officiers issus des rangs. Après un an de formation à l'Académie militaire Georges Namoano (AMGN) de Pô, les désormais sous-lieutenants ont reçu leurs épaulettes ce vendredi 5 novembre au cours d'une cérémonie à la place de la Nation de Ouagadougou. Celle-ci a été présidée par le ministre de la Défense nationale et des Anciens Combattants, le général de brigade Aimé Barthélemy Simporé, en présence de la hiérarchie militaire ainsi que de parents et d’amis des impétrants.
«C’est dans ce contexte d'adaptation que les élèves officiers ont acquis les aptitudes indispensables à leurs futurs rôles de leaders», a précisé le commandant Bamouni. Le chef d'état-major général des armées, le général de brigade Gilbert Ouédraogo, a félicité les impétrants et les a invités à servir la Nation avec loyauté. «Dans le contexte sécuritaire actuel qui est le nôtre, cette vie exigera de vous droiture, exemplarité, engagement et esprit de sacrifice jusqu'au sacrifice suprême. Les valeurs et les enseignements qui vous ont été inculqués à l'AMGN doivent constituer le phare qui vous guidera à la tête de vos sections», a-t-il déclaré.
Le Secrétaire général du ministère de la Défense nationale et des Anciens Combattants, le colonel major Noaga Ouédraogo, a ouvert ce vendredi 29 octobre 2021 la 7e rencontre biennale des attachés burkinabè exerçant à l'étranger. Il s’agit d’un cadre de concertation entre le commandement militaire et ses représentants à l'étranger en vue d'évaluer régulièrement tous les deux ans leurs actions de coopération et de se fixer de nouveaux objectifs de partenariat militaire, en fonction des défis du moment.
Pour le représentant du ministre de la Défense nationale, il s'agira pour les attachés de défense de s'approprier les fondamentaux des nouveaux référentiels de sécurité nationale qui sont en cours de finalisation afin de s'outiller pour défendre la vision et les postures du Burkina Faso dans leurs pays d'accueil.« Vos actions futures à vos postes respectifs devront viser à rassurer nos partenaires et à renforcer le climat de confiance réciproque qui règne déjà fort heureusement entre le Burkina Faso et tous les pays », a-t-il rappelé aux participants. Ceux-ci apprécient d’ailleurs positivement la tenue régulière de ces rencontres.
Nommé par décret présidentiel le 6 octobre 2021, le nouveau chef d’état-major de la gendarmerie nationale, le colonel major Marie Omer Herman Bambara, a pris officiellement le commandement de la maréchaussée ce vendredi 22 octobre 2021 au cours d’une cérémonie présidée par le fraîchement nommé chef d’état-major général des armées, le général Gilbert Ouédraogo.
Selon lui, la restructuration de la gendarmerie nationale après une soixantaine d’années d’existence se pose comme une alternative pour un meilleur ancrage de celle-ci auprès des populations et des institutions. La recherche de l’excellence et du professionnalisme est un autre défi incontournable qui doit guider les hommes vers le développement durable, nous fait-il savoir.
Tous ces défis ne sauraient être relevés sans la cohésion entre militaires et paramilitaires. « Nous avons besoin de cohésion d’abord en interne en nous appuyant sur l’expérience des aînés », a affirmé le colonel major Marie Omer Herman Bambara.
Attaqué depuis 6 ans par les terroristes, le Burkina Faso, est-on tenté de dire, cherche toujours ses marques en termes de lutte contre l’hydre terroriste, qui ne cesse d’endeuiller la nation. Comment expliquer que nos forces armées nationales, supposées être beaucoup mieux formées, peinent à prendre le dessus sur les forces du mal, dont le modus operandi est pourtant maintenant notoirement connu ? Dans cet entretien qu’il a accordé à Radars Info Burkina, Atiana Serge Oulon, journaliste-écrivain auteur du livre « Comprendre les attaques armées au Burkina Faso. Profils et itinéraires des terroristes », se prononce sur la problématique de l’efficacité des FDS burkinabè face à ces groupes armés.
RIB : Concrètement, qu’est-ce qui nous manque ?
RIB : Comment comprendre que notre armée de l’air participe au maintien de l’ordre avec l’armée nigérienne, pendant qu’une escorte longue de près de 1km n’a pas d’appui d’aérien ?
L’académie de Police du Burkina Faso a livré sa cinquième cuvée de cadres. Après deux ans de formation, 100 officiers et 10 commissaires de Police ont reçu leurs galons ce mardi 27 juillet, dans la commune rurale de Pabré, localité située à 25 kilomètres de la capitale burkinabè, Ouagadougou. Le chef de l’Etat, chef suprême des armées, ministre de la Défense, Roch Marc Christian Kaboré, a présidé la cérémonie de sortie de cette cinquième promotion sur le thème « La dynamique des forces de sécurité à l'aune des mutations de la crise sécuritaire au Burkina Faso ». Plusieurs membres du gouvernement étaient présents. Alassane Bala Sakandé, président de l'Assemblée nationale, est le parrain de cette cinquième promotion.
En effet, a-t-il poursuivi, pour cette cinquième promotion, l’Académie a repensé la formation pour l’avènement d’une police en phase avec la modernité afin de ramener la paix pour «rétablir la confiance avec le peuple ».
En tout cas, le ministre de la Sécurité, Maxime Koné, s’est dit satisfait du travail titanesque de formation fait par l’académie de Police dans l’ombre à Pabré, loin des projecteurs. «L’objectif est donc d’une clarté cartésienne: contribuer à stabiliser les zones très touchées par l’insécurité et travailler à un retour progressif des services de l’Etat et des personnes deplacées internes dans leurs localités d’origine », a affirmé le minitre Maxime Koné. «Soyez de vrais leaders, des meneurs de troupes toujours à l’écoute de vos hommes ! Faites-vous respecter par vos subalterns à travers l’exemplarité de vos actes, par la transparence et par la responsabilité », conclut Maxime Koné.
Concrètement, ce matériel va permettre d’optimiser les capacités opérationnelles des GARSI en leur offrant la possibilité d’accomplir leurs missions de sécurisation, de contrôle du territoire et de protection des populations, avec une attention particulière portée aux zones frontalières du pays. « Il s’agit de parvenir à une lutte plus efficace contre les réseaux terroristes et la criminalité organisée », a précisé pour sa part l’ambassadeur chef de la délégation de l’Union européenne au Burkina, Wolfram Vetter.
Au-delà de la nécessaire sécurisation du territoire, la cohésion sociale et le renforcement de la légitimité de l’Etat représentent également des enjeux importants en vue d’une stabilité et d’une paix durable au Burkina Faso.










