Lutte contre le fléau des déchets : Le médecin Aubin Kaboré pour le recyclage pneumatique
Le médecin Wendinda Aubin Kaboré s'insurge contre la gestion des ordures par les populations dans les villes. Pour sa part, il fait la collecte puis le tri des déchets, principalement des pneus jetés, qu’il recycle. Une équipe de Radars Infos Burkina est partie à la découverte de son univers ce mercredi 15 février 2023 à Ouagadougou.
Au Burkina Faso, les déchets ne passent pas inaperçus dans les villes. Malgré les efforts des sociétés privées de salubrité et des municipalités, les ordures dans les encablures de certaines localités continuent de s'amonceler. Dans le paysage des villes, l’on peut constater dans certains endroits des pneus, des boîtes de conserve, des sachets d'eau usés, des bidons. Alors que toutes ces ordures polluent l'environnement et sont nuisibles à la santé humaine.
Face à ce fléau, des initiatives à l'instar de « Wak design » ont fait du recyclage des objets jetés, principalement les pneus, leur cheval de bataille. Médecin de formation, M. Kaboré fabrique des meubles à base de pneus usés, de bidons jetés, de boîtes, de cartons. Ces meubles sont essentiellement des chaises, des bureaux, des tables à café, des tables lumineuses et sonores et bien d'autres. « Nous ramassons nos matières dans les poubelles pour leur redonner une seconde vie», a-t-il précisé.
Selon lui, les pneus jetés dans les six mètres le dérangent et c'est à partir de cette petite « révolte » qu'il a commencé à réfléchir à l'usage autrement de ces objets jetés. Une réflexion qui s'est soldée par le recyclage pneumatique.
Selon Aubin Kaboré, le continent africain est devenu un dépotoir des autres continents. « Dans nos pays, d'autres mêmes baptisent fièrement leur boutique de vente" France au revoir " », déplore-t-il.
Toujours selon lui, comme nos États ont des difficultés à stopper l'importation des déchets des Occidentaux, il est de notre devoir de donner une seconde vie à ces ordures importées et de les ramener à un autre prix. C’est là aussi mon combat pour diminuer les ordures dans nos sociétés.
Des personnes physiques, morales notamment certaines gendarmeries, des ministères sollicitent très souvent ses articles.
Le jeune designer ne compte pas relever le défi de la salubrité seul. Dans cet élan de lutte, il forme et sensibilise les jeunes générations. « J’ai eu la chance de participer à la formation de Wak design, conduite par son manager Aubin Kaboré. Je me réjouis aujourd'hui de ladite formation car j'arrive à ma façon à contribuer à la gestion des ordures dans la cité», se félicite Samira Kaboré, bénéficiaire de la formation.
Outre sa lutte pour l'environnement, Aubin Kaboré rappelle que pendant la COVID-19, « nous avons fabriqué plusieurs lave-mains que nous avons déposés devant les concessions dans mon quartier. Il s'en est suivi des commandes passées par des institutions étatiques et autres ». Il ajoute : « C'est après avoir entendu les prix extrêmement élevés des lave-mains à la télévision nationale que j'ai décidé de confectionner des dispositifs de lavage des mains à partir de bidons pour le bonheur de la population. »
A la question de savoir quel genre de ville il voudrait que le Burkina soit, voici sa réponse : " Je rêve de villes brillantes et sans ordures ". M. Kaboré précise qu'il est médecin de formation et qu'il travaille dans une clinique de la place à Ouagadougou. Il dit que depuis le lycée, aucun de ses camarades ne pouvait jeter un sachet devant lui sans devoir le ramasser et le mettre à la poubelle. Une rigueur à l'époque, selon lui, qui lui a valu le surnom de "monsieur propre".
Le manager Aubin Kaboré, comme il se fait appeler, confie qu'ils ont recyclé plus de mille pneus depuis l’initiative de l’entreprise Wak design en 2019. Ils ont procédé également, à l'en croire, à la formation de plus de 200 jeunes à travers son projet baptisé ‘’déchets pneumatiques’’ ». Il est lauréat de plusieurs prix dont le « 2nd Prize winner » au concours SYNERGY AFRICA 2021.
Modou Traoré (stagiaire)
L’Association Citoyenne pour la Défense des Droits des Administrés (ACDDA) a au cours d’une conférence de presse, tenue le mercredi 08 février 2023 à Ouagadougou, dénoncé la dépravation des mœurs au Burkina en particulier à Ouagadougou. Ainsi, elle a invité les autorités à avoir un regard sur « les maisons d’habitation transformées en maison de passe ». Ce mercredi 15 février 2023, une équipe de Radarsburkina.net a rencontré le président de ladite association, Séni Congo, pour en savoir davantage sur cette affaire de chambres closes.
« À ce sujet, le maire nous a confié avoir reçu des appels provenant de certaines hautes autorités l’invitant à déclasser l’endroit pour le mettre dans le lot des maisons à usage commercial afin que le propriétaire puisse continuer son activité commerciale. Mais il dit avoir refusé le déclassement », explique notre interlocuteur.
Sa Majesté Naaba Sanem de Zorgho ;
« Nous essayerons de voir si c’est possible qu’on joue sur le prix du carburant parce que tout est basé sur cela. Si le prix du carburant augmente, tout augmente. Tout fonctionne à partir du carburant. Nous essayerons de voir (….) si c’est possible de réduire le prix, afin de relancer l’économie ». C’est ce qu’avait déclaré le Premier ministre, Me Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla, après sa nomination, le dimanche 23 octobre 2022, au cours d’une interview accordée à radio Oméga en réponse à une question sur le faible pouvoir d’achat des Burkinabè et les mesures urgentes qu’il prévoyait. Mais, depuis la formation du gouvernement Kyélem le 25 octobre 2022, nous assistons à une inflation de plus en plus croissante et la plus récente est l’augmentation du prix du Super 91. Toutes les actions semblent être orientées vers la lutte contre l’insécurité. La lutte contre la vie chère ne contribue-t-elle pas à la lutte contre l’insécurité ? Quelles mesures peuvent être prises en vue de réduire la vie chère au Burkina et d’alléger la souffrance des populations ? Que disent les défenseurs des consommateurs face à la nouvelle augmentation du prix de l’essence et au silence du gouvernement sur la vie chère ? Le président du Réseau national des consommateurs du Faso (RENCOF) et celui de la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB) se prononcent.
Sur la question de la lutte contre la vie chère, « nous avons la faiblesse de croire que toutes les actions de la présente transition semblent orientées vers la lutte contre le terrorisme, avec le redimensionnement des objectifs, des missions, au-delà des aspects sécuritaires, pour prendre en compte les aspects sociaux et humanitaires. Aujourd’hui, c’est une vérité de dire que l’inflation va précipiter le ralliement de nombre de citoyens aux terroristes parce que le visage des acteurs du terrorisme a changé, ce qui fait qu’on constate dans leurs rangs des nôtres qui, hier seulement, critiquaient, dénonçaient, fustigeaient le terrorisme. C’est du fait de la pauvreté qu’aujourd’hui, de nouveaux acteurs grossissent les rangs des terroristes. J’ai bien peur que nos autorités ne contribuent à nourrir le terrorisme, car c’est une vérité de dire que la lutte contre la vie chère contribue à la lutte contre le terrorisme. Malheureusement les autorités ne semblent pas l’avoir compris et perçu », a déclaré le président du RENCOF. « Nous sommes contre cette dernière augmentation et invitons le gouvernement à surseoir à cette mesure », a-t-il martelé.
Il faut également que les autorités fassent montre de sagesse, de clairvoyance pour rassembler autour d’elles l’ensemble des acteurs et partenaires sociaux pour envisager des solutions consensuelles », a terminé Adama Bayala.
Nombreux sont également les citoyens qui sont convaincus que cette récente hausse entre dans le cadre de l’effort de guerre demandé et qui estiment que si c’est le prix à payer pour que le Burkina retrouve la quiétude, ils sont partants.
Par ailleurs, il y a ceux qui pensent que cette augmentation est un fardeau car estimant que les Burkinabè peinent déjà à se trouver de quoi manger.
Lors du Conseil des ministres du 18 janvier 2023, le ministre de la Santé, le Dr Robert Lucien Kargougou, avait fait une communication sur un plan de préparation et de riposte à une éventuelle épidémie de méningite au Burkina. Le 2 février 2023, le ministère de la Santé a annoncé, lors d’une conférence de presse, que le Burkina a déjà enregistré 145 cas suspects de méningite, dont 6 décès, du 1er au 29 janvier 2023. Les conférenciers ont aussi relevé que le risque de survenue d’une épidémie de méningite au Burkina Faso ne peut être exclu avec certitude au regard de l’augmentation de germes épidémiogènes rares (NmC et NmX) et de l’influence du COVID-19 sur la surveillance des autres maladies. Pour en savoir davantage sur cette maladie, une équipe de Radars Info Burkina s’est entretenue avec Dr Abdallah Ouédraogo, médecin généraliste, ce jeudi 9 février au centre médical urbain Gounghin 6.
Lors de son grand entretien avec une journaliste de la télévision nationale et un autre de Savane médias, diffusé le vendredi 3 février 2023, le chef de l’Etat burkinabè a réfuté l’idée d’un musellement de la presse nationale. Il a ajouté que le gouvernement n’a pas l’intention de retirer aux médias leur liberté d’expression ni de presse mais qu’il s’agit d’une des phases des opérations de lutte contre le terrorisme. Suite à cette sortie médiatique du capitaine-président, Radars Infos Burkina a voulu savoir l’appréciation qu’en fait les acteurs du secteur de la presse. A cet effet, l’une de ses reporters a réalisé un entretien avec Geoffroy Vaha, journaliste, directeur des rédactions de 3TV et de Wat Fm.
La 29e édition de Investing in African Mining 2023 (Mining Indaba) se tient du 6 au 9 février 2023 dans la ville du Cap, en Afrique du Sud, sous le thème « Libérer les investissements miniers africains : stabilité, sécurité et approvisionnement ». Une délégation du Conseil burkinabè des mines, de la géologie et des carrières (CBMGC) séjourne dans cette ville du pays de Mandela à la faveur de cet évènement. Le vice-président du CBMCG, le Dr Cyrille Constant Bambara, qui conduit ladite délégation, donne les raisons de leur participation.
Dr Cyrille Constant Bambara : Plusieurs facteurs ont motivé la présence de CBMCG à Indaba 2023. Le CBMGC est une organisation professionnelle œuvrant dans les secteurs des mines, de la géologie et des carrières. Le Conseil a pour objectif la promotion du secteur minier, de la géologie, des carrières et la protection de l’environnement.
« Les populations des villages environnants de Djibo, par exemple, n'ont accès à aucune structure sanitaire », a-t-il affirmé. Et d’ajouter : « On ne sait pas les conditions dans lesquelles les femmes accouchent ni celles dans lesquelles les enfants vivent ni comment les malades se débrouillent ».
Interrogé, le propriétaire du magasin dans lequel était stocké ce cocktail détonnant dit n’avoir pas su que c’était de tels produits, sinon il n’allait pas louer son magasin. « C’est quand les contrôleurs sont arrivés, ils m’ont dit d’appeler mon locataire. Quand je l’ai appelé, ce dernier m’a demandé si c’était des gendarmes ou des et je lui ai dit qu’ils ne sont pas en tenue mais ils souhaitent contrôler les marchandises qu’il a stockées. C’est ainsi qu’il a interrompu la communication et a éteint tous ses téléphones ».
Selon le coordinateur de la lutte contre la fraude, Yves Kafando, c’est le vendredi 3 février que l’information est parvenue à son service. Les investigations ont été engagées illico presto, ce qui a permis de démanteler ce dépôt frauduleux.










