SIAO 2023 : La réussite a été totale, selon le comité d’organisation
Le comité d’organisation de la 16e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) était face à la presse ce vendredi 24 mars 2023 pour faire le bilan du déroulement de cette édition qui a eu lieu du 27 janvier au 05 février 2023. Les organisateurs se sont réjouis de l’organisation de cette 16e édition car elle a été une réussite totale malgré les difficultés.
En termes de bilan, l’on note 638 stands occupés par 3679 exposants et partenaires dans les pavillons, 101 espaces loués dans la cour par les restaurateurs et autres activités connexes, 697 journalistes de 76 médias nationaux et internationaux ont couvert l’événement, 360 223 visiteurs grand public.
De plus dans le cadre de ce salon, une opération de collecte de dons au profit des FDS a permis de récolter plus de 70 millions en numéraire, 70 tonnes de vivres, 25 motos, des lots de vêtements et de draps et des bons de carburant. À cela s’ajoute l’attribution aux lauréats de 24 prix en espèces et en nature d’une valeur de 52 600 000 FCFA par des partenaires et sponsors.
Selon le secrétaire général du ministère du Développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des petites et moyennes entreprises (MDICA-PME) représentant son ministre et par ailleurs vice-président du comité national d’organisation, Fidèle Ilboudo, la 16e édition du SIAO a été une « réussite totale » et elle a permis de montrer la résilience du peuple burkinabè.
« Pour nous la réussite est totale. Le défi, c’était d’abord de tenir le SIAO et ce malgré la situation sécuritaire. C’est la preuve que notre chère patrie reste debout et fréquentable contrairement à certaines opinions qui tentent de démontrer le contraire. C’est ce qui même a permis d’ouvrir la voie à la tenue du FESPACO et de la SNC qui est en cours. Je pense que c’est au regard de l’expérience de la tenue réussie de l’édition que le gouvernement a consenti à la reprogrammation de ces activités majeures qui avaient été reportées. Sans nous jeter dans l’auto-congratulation, nous pensons que l’événement a été une réussite sur tous les plans », a-t-il affirmé.
Pour la problématique de la cherté des stands posée par les journalistes, le directeur général du SIAO, Dramane Tou, a indiqué que c’est un prix qui n’a pas évolué depuis des années.
« Les exposants savent que ces prix n’ont pas évolué depuis plusieurs années de même que la manière de faire tandis que les coûts organisationnels augmentent. Les prix (de l’organisation) ne sont pas les mêmes il y a 10-15ans », a-t-il laissé entendre tout en ajoutant que le SIAO fait partie des salons en Afrique qui respectent les standards internationaux et les coûts sont presque les mêmes dans les autres pays.
Il a invité les exposants à comprendre qu’il est nécessaire de tenir un salon qui respecte les normes internationales et non tenir une activité au rabais parce que leur image en tant que professionnel de l’artisanat est en jeu de même que l’image du pays.
Sur la même question, le vice-président du comité national d’organisation, Fidèle Ilboudo, a d’abord expliqué que « l’organisation du SIAO repose sur la subvention de l’État, sur les ressources mobilisées au niveau interne par le SIAO et sur le soutien des partenaires, avant de faire savoir que les ressources mobilisées sont insuffisantes au regard de l’immensité des défis et des enjeux par rapport aux besoins exprimés. C’est pourquoi, dit-il, « notre souhait est que l’Etat puisse revoir à la hausse la contribution de la subvention qui depuis 10 ans n’a pas évolué (350 millions/an) ».
En outre, sur le plan sécuritaire, les organisateurs ont soutenu qu’il n’y a pas eu d’incidents sécuritaires pendant le déroulement du SIAO.
Tout compte fait, les difficultés n’ont pas manqué au niveau de l’organisation du SIAO 2023. « Au regard des contraintes budgétaires, les différentes commissions ont été obligées de faire preuve de résilience parce que, pour pouvoir mener les missions qui leur étaient assignées, elles ont exprimé leurs besoins mais on a dû procéder à des arbitrages pour essayer de satisfaire la plupart des commissions. Certains besoins n’ont donc pas été satisfaits mais cela n’a pas empêché l’organisation de l’événement », a expliqué le vice-président du CNO.
Pour clore ses propos, il a révélé que la 17e édition du SIAO se tiendrait du 25 octobre au 3 novembre 2024 sous le thème « Artisanat africain, entrepreneuriat des jeunes et autonomisation ».
À l’en croire, l’organisation de cette édition est déjà entamée. Pour cela, il invite tous les partenaires qui ont toujours cru à cette organisation africaine de l’artisanat à continuer à soutenir le SIAO afin que l’artisanat contribue au développement des différents pays africains.
Flora Sanou
Le président de la commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Abdoulaye Diop, a rendu compte au chef de l’Etat burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, de l’initiative de l’institution de mettre en place un projet d’interconnexion et d’informatisation des postes de police frontaliers de l’UEMOA, le 13 mars 2023. Ce projet, selon la commission, vise à renforcer les initiatives pour mieux sécuriser les territoires de l’UEMOA en proie au terrorisme. Est-il réalisable ? La gestion sécurisée des frontières peut-elle véritablement contribuer à la lutte efficace contre le terrorisme ? Radars Burkina a recueilli quelques avis auprès de citoyens. Pour certains, ce projet n’est pas réalisable. D’autres estiment qu’il ne peut rien apporter à la lutte contre le terrorisme. Par ailleurs, d’aucuns trouvent que la réalisation du projet impactera positivement la lutte contre le terrorisme.
Cependant, sa conviction, c’est que ce projet devrait normalement servir à renforcer la sécurité dans l'espace UEMOA si l’initiative est de mettre en place un logiciel de traitement unique qui réunit tous les pays membres en vue du partage d'informations et de renseignements.
Chaque 20 mars est célébrée la Journée mondiale de la santé bucco-dentaire. Nombreux sont ceux qui souffrent de problèmes de dents dus parfois à un manque d’hygiène dentaire. L'hygiène bucco-dentaire est définie comme un ensemble de pratiques permettant d'éliminer les dépôts blanchâtres appelés plaque dentaire qui se forment à la surface des dents. Combien de fois faut-il se brosser par jour ? Quelques citoyens se sont confiés à Radars Burkina sur le nombre de brossages journaliers qu’ils effectuent. Comment préserver une bonne santé bucco-dentaire ? Quel type de brosse faut-il utiliser ? Quel choix faut-il opérer en matière d’usage des pâtes dentifrices ? Le Dr Kafando Kadiguèta épouse Nignan, chirurgienne-dentiste, apporte des éléments de réponses.
Il y a, entre autres, le dentifrice pour la santé des gencives, utilisé chez les patients qui souffrent de gingivite ou de parodontite, parce qu’il contient des antibactériens. Aussi, l’on note le dentifrice contre le tartre, recommandé aux personnes qui ont une forte accumulation de tartre dentaire, le dentifrice désensibilisant, conçu pour soulager la sensibilité des dents, qui va de la douleur légère à celle intense.
Mardi 21 Mars 2023
Dans une circulaire signée par le Premier ministre Me Apollinaire Kyélem de Tambéla et datant du 7 mars 2023, il est dit qu’il faut désormais l’autorisation du PM avant l'attribution des marchés publics et délégations de services publics. Objectif : renforcer le mécanisme de contrôle des résultats des appels à concurrence parce qu’il a été constaté des insuffisances majeures qui entravent la célérité, l'efficacité et la transparence du système de la commande publique au Burkina Faso. Dans cet entretien qu’il a bien voulu accorder à Radars Info Burkina, Youssouf Ouattara, administrateur civil et directeur exécutif du Centre d’information, de formation et d’études sur le budget (CIFOEB), dit ce qu’il pense de cette nouvelle mesure.
Les avocats de l'ancien chef du Parlement Alassane Bala Sakandé ont tenu une conférence de presse ce jour 16 mars 2023 à Ouagadougou pour, disent-ils, donner un autre son de cloche sur ce qui est depuis longtemps dit sur la gestion de l’Assemblée nationale (AN) sous le magistère d’Alassane Bala Sakandé. Cette sortie médiatique fait suite à la restitution des résultats de l’audit comptable et de gestion financière de l’AN effectué par l’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) le jeudi 9 mars 2023, audit qui a révélé qu’un préjudice financier de plus de 13,6 milliards FCFA a été constaté à l’AN.
De ses explications on retient que lorsque la demande a été faite, toutes les pièces justificatives ont été réunies dans 4 cartons et remises à l’Assemblée législative de Transition, qui à son tour, les a transférées à l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte Contre la corruption (ASCE-LC) le 28 septembre 2022.
Répondant aux questions des journalistes, Me Dieudonné Willy a indiqué que le conseil n’entend pas poursuivre l’ASCE-LC mais contester sa décision. « C’est un abus certes qui provient d’une autorité connue, mais la démarche légale qui s’offre à nous, c’est de contester sa décision et cela a été déjà fait », a soutenu Me Willy.
La Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO) a organisé une formation au profit de 20 femmes journalistes de différents médias (télé, radio, presse écrite et presse en ligne) sur « le journalisme de solutions (JOSO) et le journalisme sensible au genre », du 6 au 9 mars 2023 à Koudougou. Ce forum s’inscrit dans le cadre de la phase 2 du projet « Program for West Africa Women journalists empowerment, phase 2 ». Deux communications ont été données au cours de cet atelier.
Les participantes à la formation ont globalement apprécié l’approche JoSo mais une inquiétude a été relevée sur le risque que le journalisme d’investigation soit « étouffé », ce à quoi Marthe Akissi a répondu en assurant que le JoSo ne vient pas pour balayer de revers de la main le journalisme d’investigation car l’on peut faire à la fois du journalisme d’investigation et du journalisme de solution. Sa conviction est que le journaliste doit certes dénoncer, évoquer les problèmes existants mais qu’il ne doit pas se focaliser sur ce qui est mauvais. Donc il est encore mieux, à l’en croire, de parler des solutions qui ont été trouvées à des problèmes dont on ne parle pas.
Le coordonnateur de la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation (CENOZO), Arnaud Ouédraogo, a justifié l’orientation de leur Cellule vers le journalisme de solution en ces termes : « Nous avons constaté que les journalistes révèlent les problèmes, dénoncent les situations et ces derniers sont vus comme des personnes qui se contentent chaque fois de dénoncer, de critiquer et qui ne proposent pas de solutions. On remarque aussi que le journalisme d’investigation, qui devrait mettre les problèmes en lumière afin que la société civile prenne le relais pour réclamer des comptes à qui de droit ou proposer des solutions, n’y parvient pas. C’est ce qui a amené la CENOZO à vouloir travailler sur ce genre journalistique, car cela permet d’atteindre un objectif que le journalisme classique ne permet pas ».
Le Centre national de presse Norbert Zongo (CENOZO) tient un atelier de formation sur le journalisme de solution/ sensible aux genres, au profit de femmes journalistes du lundi 6 mars 2023 au jeudi 9 mars 2023, à Koudougou. Il s'agit de leur apprendre les bases du Journalisme de solutions (JOSO) et de les outiller sur les techniques de ce type de journalisme afin qu'elles intègrent l'approche JOSO dans les rédactions. Pour cette première journée de formation, il a été question de définir le journalisme de solutions, pourquoi faire ce type de journalisme et comment s'y prendre. Un accent particulier a été mis sur ce qui justifie la nécessité de s'intéresser au journalisme de solution. A ce niveau, l'exemple a été pris sur le traitement de la question sécuritaire par les médias au Burkina Faso. Pourquoi faire du JOSO au Burkina ? Marthe Akissi, journaliste ivoirienne, spécialisée sur les questions de santé/environnement, formatrice en journalisme de solution, a apporté des éléments de réponse.
<< De plus en plus quand on ouvre nos médias, que ce soit à la presse écrite, celle en ligne, la radio ou la télévision, on a l’impression que le monde s’effondre et qu’on est à la fin des temps parce que tout est tensions, tout est guerre dans les ‘’Unes’’ des journaux et cela traumatise » a indiqué la formatrice.
De ce fait, la presse dans son ensemble doit faire attention à ce qu’elle donne aux populations comme infos parce que ces populations reçoivent beaucoup d’ondes négatives au point où on se dit que tout va mal au Burkina ; pourtant ce n’est pas le cas, d’où la nécessité de recourir au journalisme de solution afin de mettre fin à toute cette infobésité anxiogène.
Comme à l’accoutumée, des prix spéciaux sont décernés à des cinéastes à chaque édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). En attendant de découvrir les lauréats, le comité d’organisation a tenu une conférence de presse sur les prix spéciaux de la 28e édition du Festival ce mardi 28 février 2023 à Ouagadougou. Objectifs : préciser les critères de sélection, communiquer le nombre et le type de prix spéciaux et dévoiler la valeur de ces prix spéciaux.
Selon la troisième vice-présidente de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, présidente du jury de la ville de Ouagadougou, Ouédraogo/Kiemtoré Mamounata, les critères de cette édition ont été bâtis sur quelques principes comme le développement socioculturel et économique des villes, la recherche de la paix, l’amitié et la solidarité entre les peuples, les grands fléaux urbains. De façon précise, le lauréat qui sera primé devra avoir réalisé un film qui traite des grands critères précédemment énumérés.
A cela s’ajoute le prix de paix et de sécurité de l’Union africaine. Ce prix vise à récompenser les films qui qui ont traité de l’intégration africaine, de la valorisation de la sécurité et de la paix en Afrique. Il est d’une valeur de 8 millions de FCFA.
Les ressortissants de la commune de Partiaga, région de l’Est, vivant à Ouagadougou ont tenu une conférence de presse le lundi 27 février 2023 à Ouagadougou pour demander aux autorités de se pencher sur la situation de leur commune qui a été la cible d’une attaque terroriste meurtrière le dimanche 26 février 2023.
Selon leurs explications, les terroristes qui sévissent dans cette zone sont aussi bien des Noirs que des individus à la peau blanche et ils contrôleraient toute la zone de Partiaga. Ils seraient même en train de se diriger vers Diapaga, d’où cette sonnette d’alarme que tirent les mécontents du jour. « Il ne faudrait pas dire après que vous n’avez pas été prévenues. Si Diapaga tombe, c’est toute la province de la Tapoa qui tombera », ont-ils prévenu.










