mercredi 4 février 2026

siaocno uneLe comité d’organisation de la 16e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou  (SIAO) était face à la presse ce vendredi 24 mars 2023 pour faire le bilan du déroulement de cette édition qui a eu lieu du 27 janvier au 05 février 2023. Les organisateurs se sont réjouis de l’organisation de cette 16e édition car elle a été une réussite totale malgré les difficultés.

En termes de bilan, l’on note 638 stands occupés par 3679 exposants et partenaires dans les pavillons, 101 espaces loués dans la cour par les restaurateurs et autres activités connexes, 697 journalistes de 76 médias nationaux et internationaux ont couvert l’événement, 360 223 visiteurs grand public.

De plus dans le cadre de ce salon, une opération de collecte de dons au profit des FDS a permis de récolter plus de 70 millions en numéraire, 70 tonnes de vivres, 25 motos, des lots de vêtements et de draps et des bons de carburant. À cela s’ajoute l’attribution aux lauréats de 24 prix en espèces et en nature d’une valeur de 52 600 000 FCFA par des partenaires et sponsors.

 Selon le secrétaire général du ministère du Développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des petites et moyennes entreprises (MDICA-PME) représentant son ministre et par ailleurs vice-président du comité national d’organisation, Fidèle Ilboudo, la 16e édition du SIAO a été une « réussite totale » et elle a permis de montrer la résilience du peuple burkinabè.

siaocno 2« Pour nous la réussite est totale. Le défi, c’était d’abord de tenir le SIAO et ce malgré la situation sécuritaire. C’est la preuve que notre chère patrie reste debout et fréquentable contrairement à certaines opinions qui tentent de démontrer le contraire. C’est ce qui même a permis d’ouvrir la voie à la tenue du FESPACO et de la SNC qui est en cours. Je pense que c’est au regard de l’expérience de la tenue réussie de l’édition que le gouvernement a consenti à la reprogrammation de ces activités majeures qui avaient été reportées. Sans nous jeter dans l’auto-congratulation, nous pensons que l’événement a été une réussite sur tous les plans », a-t-il affirmé.

Pour la problématique de la cherté des stands posée par les journalistes, le directeur général du SIAO, Dramane Tou, a indiqué que c’est un prix qui n’a pas évolué depuis des années. 

« Les exposants savent que ces prix n’ont pas évolué depuis plusieurs années de même que la manière de faire tandis que les coûts organisationnels augmentent. Les prix (de l’organisation) ne sont pas les mêmes il y a 10-15ans », a-t-il laissé entendre tout en ajoutant que le SIAO fait partie des salons en Afrique qui respectent les standards internationaux et les coûts sont presque les mêmes dans les autres pays.

Il a invité les exposants à comprendre qu’il est nécessaire de tenir un salon qui respecte les normes internationales et non tenir une activité au rabais parce que leur image en tant que professionnel de l’artisanat est en jeu de même que l’image du pays.

Sur la même question, le vice-président du comité national d’organisation, Fidèle Ilboudo, a d’abord expliqué que « l’organisation du SIAO repose sur la subvention de l’État, sur les ressources mobilisées au niveau interne par le SIAO et sur le soutien des partenaires, avant de faire savoir que les ressources mobilisées sont insuffisantes au regard de l’immensité des défis et des enjeux par rapport aux besoins exprimés. C’est pourquoi, dit-il, « notre souhait est que l’Etat puisse revoir à la hausse la contribution de la subvention qui depuis 10 ans n’a pas évolué (350 millions/an) ».

En outre, sur le plan sécuritaire, les organisateurs ont soutenu qu’il n’y a pas eu d’incidents sécuritaires pendant le déroulement du SIAO.

Tout compte fait, les difficultés n’ont pas manqué au niveau de l’organisation du SIAO 2023. « Au regard des contraintes budgétaires, les différentes commissions ont été obligées de faire preuve de résilience parce que, pour pouvoir mener les missions qui leur étaient assignées, elles ont exprimé leurs besoins mais on a dû procéder à des arbitrages pour essayer de satisfaire la plupart des commissions. Certains besoins n’ont donc pas été satisfaits mais cela n’a pas empêché l’organisation de l’événement », a expliqué le vice-président du CNO.

Pour clore ses propos, il a révélé que la 17e édition du SIAO se tiendrait du 25 octobre au 3 novembre 2024 sous le thème « Artisanat africain, entrepreneuriat des jeunes et autonomisation ».

À l’en croire, l’organisation de cette édition est déjà entamée. Pour cela, il invite tous les partenaires qui ont toujours cru à cette organisation africaine de l’artisanat à continuer à soutenir le SIAO afin que l’artisanat contribue au développement des différents pays africains.

Flora Sanou

aainforma uneLe président de la commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Abdoulaye Diop, a rendu compte au chef de l’Etat burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, de l’initiative de l’institution de mettre en place un projet d’interconnexion et d’informatisation des postes de police frontaliers de l’UEMOA, le 13 mars 2023.  Ce projet, selon la commission, vise à renforcer les initiatives pour mieux sécuriser les territoires de l’UEMOA en proie au terrorisme. Est-il réalisable ? La gestion sécurisée des frontières peut-elle véritablement contribuer à la lutte efficace contre le terrorisme ? Radars Burkina a recueilli quelques avis auprès de citoyens. Pour certains, ce projet n’est pas réalisable. D’autres estiment qu’il ne peut rien apporter à la lutte contre le terrorisme. Par ailleurs, d’aucuns trouvent que la réalisation du projet impactera positivement la lutte contre le terrorisme.

Dieudonné Tankoano, sociologue et écrivain, pense que le projet n’est pas réalisable parce que les institutions africaines « ont pris l’habitude de contourner les projets à fort impact sur les Africains pour s’agripper aux faits divers », sinon l’harmonisation des frontières est un vieux projet.

La preuve est que depuis un certain temps, « les pays africains victimes de terrorisme se débattent et se battent presque seuls dans leur mal. Quelle est la contribution de nos institutions africaines si ce n'est du verbiage et des colloques sans apport ? L'histoire de l'UEMOA et de l'Union africaine a plus servi à diviser l'Afrique qu'à l'unir. Ces institutions ne sont pas présentes quand on a besoin d'elles. Toutes les institutions africaines naissent sous des bons projets mais meurent de leur belle mort parce que l'Afrique semble le continent le plus désuni ». Aussi, il pense que les innovations ne se font pas au hasard, car « il faut avant tout réunir les capitaux, valider la phase technique et avoir l'aval de tous les pays membres pour une quelconque harmonisation ».

aainform2Cependant, sa conviction, c’est que ce projet devrait normalement servir à renforcer la sécurité dans l'espace UEMOA si l’initiative est de mettre en place un logiciel de traitement unique qui réunit tous les pays membres en vue du partage d'informations et de renseignements.

« Dans ce sens le projet initié devrait impacter positivement la lutte contre le terrorisme et la criminalité à travers les renseignements stricts et le partage d'informations à tous les pays membres sur l'identité des trafiquants d'armes, de drogues et bien d'autres », a-t-il déclaré.

Pour lui, « la bonne gestion sécurisée des frontières peut contribuer considérablement à la lutte contre le terrorisme. Si les frontières sont bien sécurisées nous gagnons en partie la lutte. Si le projet voyait efficacement le jour, il allait être d'un grand apport à la lutte contre le terrorisme ». Mais sceptique, il pense que l’Afrique n’est pas capable de réaliser efficacement ce projet. Pourtant aucun pays ne sera à l'abri de ces narco-trafiquants et autres bandits s'il ne maîtrise pas ses frontières, a-t-il prévenu.

Sur la question d’une réorientation des ressources mobilisées pour le projet vers l'achat du matériel pour lutter contre le terrorisme, Dieudonné Tankoano défend que ce n’est pas la meilleure option, parce que la lutte contre le terrorisme n'est pas seulement matérielle, elle est plus sociale.

« La contribution de l'UEMOA n'est pas forcément la distribution des armes aux pays touchés par le terrorisme, bien au-delà. Elle doit se rendre plus indépendante dans la prise de ses décisions afin d'être maîtresse de ses actions, faciliter le trafic et rester rigoureuse quant à la sécurisation de ses frontières, organiser tous ses pays membres à interagir et à s'entraider dans les différentes crises », a-t-il avancé.

Pour ce citoyen anonyme, l’interconnexion des frontières ne peut pas lutter contre le terrorisme. « C’est un prétexte qui ne tient pas route parce que rien ne prouve qu’une personne qui s’enregistre à un poste de police est un terroriste », a-t-il notifié.

Selon lui, même si on arrive à interconnecter les postes de police entre les pays de l’UEMOA, « le terrorisme va toujours exister parce que, ce n’est pas un Etat qui attaque un autre État. C’est un problème interne puisque le terroriste ne reste pas dehors pour attaquer ».

Par ailleurs, un autre citoyen qui a aussi gardé l’anonymat, estime que le projet peut avoir un avantage dans la lutte contre le terrorisme en ce sens qu’elle permettra de partager instantanément des informations sur ceux qui traversent les postes frontières, faciliter les avis de recherche car avec la situation actuelle, une personne peut être recherchée mais par manque de collaboration, elle peut facilement traverser une frontière pour rentrer dans un autre pays en toute quiétude.

De plus avec l’interconnexion, il y aura une base de données suffisamment fournie qui permettra aux différents pays d’échanger des informations assez importantes et urgentes sur la sécurité et sur des personnes susceptibles de nuire à la sécurité. « C’est une solution car les grandes nations le font. Elle permettra évidemment aux différents services, postes frontières dans la mesure du possible de partager leurs expériences de formation, de les mettre en commun afin de pouvoir identifier, suivre et intervenir pour lutter contre l’insécurité sous toutes ses formes », foi de ce dernier.

Cependant, pour lui, elle doit être franche. « Il ne faudrait pas que cela se limite à un lancement, il faudrait un vrai suivi, un respect mutuel et une collaboration franche sinon ce serait un projet vain ».

Également, à son avis, le budget qui sera alloué à ce projet n’est pas de l’argent jeté par la fenêtre parce dans une guerre, l’information est cruciale et elle a un coût. Il ne sert à rien d’avoir des armes, l’expérience de plusieurs années, tant qu’on n’a pas l’information requise, une connaissance du terrain, les préalables pour une mission.

Flora Sanou

aabuc uneChaque 20 mars est célébrée la Journée mondiale de la santé bucco-dentaire. Nombreux sont ceux qui souffrent de problèmes de dents dus parfois à un manque d’hygiène dentaire. L'hygiène bucco-dentaire est définie comme un ensemble de pratiques permettant d'éliminer les dépôts blanchâtres appelés plaque dentaire qui se forment à la surface des dents. Combien de fois faut-il se brosser par jour ? Quelques citoyens se sont confiés à Radars Burkina sur le nombre de brossages journaliers qu’ils effectuent. Comment préserver une bonne santé bucco-dentaire ? Quel type de brosse faut-il utiliser ? Quel choix faut-il opérer en matière d’usage des pâtes dentifrices ? Le Dr Kafando Kadiguèta épouse Nignan, chirurgienne-dentiste, apporte des éléments de réponses.

M. Ouédraogo, coursier dans une société privée, affirme se brosser deux fois par jour depuis son enfance après avoir été victime d’une carie dentaire (maladie de dents). Il confie utiliser la pâte dentifrice de couleur verte vendue dans le commerce mais aussi avoir recourt quelquefois à la ‘’pâte chinoise’’. « Je me brossais une seule fois par jour. J’ai eu un problème de carie dentaire, j’en ai beaucoup souffert et ma dent a été arrachée. Mon dentiste m’a dit que dormir le soir sans se brosser, les résidus d’aliments qui restent après les repas, provoquent des insectes et c’est ce qui perfore la dent. Au regard de la douleur que j’ai subie suite à cette maladie, je me brosse le matin au réveil et le soir avant d’aller me coucher. J’utilise close-up mais à défaut de ça j’utilise la pâte chinoise. Aujourd’hui, je me sens à l’aise et je ne peux même pas me coucher sans me brosser ».

A sa suite, M. Drabo soutient qu’il se brosse deux fois par jour, même s’il estime que la norme, c’est trois fois par jour. « Je me brosse les matins après le petit-déjeuner et les soirs après mon repas pour faire disparaître les différents résidus ».

Un peu plus loin, une employée d’une entreprise de communication confie qu’elle se brosse une seule fois par jour. Elle dit utiliser la pâte dentifrice communément appelée ‘’pâte chinoise’’ depuis très longtemps parce qu’elle la trouve moins cher. « Sincèrement je me brosse une fois par jour. Le matin quand je me brosse au réveil, j’attends le lendemain matin encore avant de me brosser. J’utilise il y a quelques jours maintenant la pâte aloe-charbon sinon avant j’utilisais la pâte des chinois parce que c’est moins cher que les autres pâtes ».

Myriam, étudiante, dit avoir l’habitude de se brosser trois fois par jour. « Depuis mon enfance, mes parents m’ont appris à me brosser les dents après chaque repas pour éviter d’avoir des maladies dentaires. Donc je me brosse trois fois par jour».

Concernant l’usage des dentifrices, le choix doit être opéré en fonction des besoins individuels car la chimie corporelle de chaque personne est différente, selon le Dr Kafando.

aabuc 2Il y a, entre autres, le dentifrice pour la santé des gencives, utilisé chez les patients qui souffrent de gingivite ou de parodontite, parce qu’il contient des antibactériens. Aussi, l’on note le dentifrice contre le tartre, recommandé aux personnes qui ont une forte accumulation de tartre dentaire, le dentifrice désensibilisant, conçu pour soulager la sensibilité des dents, qui va de la douleur légère à celle intense.

À cela s’ajoute le dentifrice au fluor, utile aux personnes sujettes aux caries et à la sécheresse de la bouche. Par ailleurs, il y a le dentifrice pour fumeurs. Il contient un matériau abrasif qui aide à éliminer les taches de nicotine et de goudron et aide à lutter contre la mauvaise haleine causée par le tabac.

Cependant, les dentifrices fortement sucrés, ceux contenant beaucoup d’abrasifs et ceux composés de laurylsulfate de sodium sont à éviter.

Concernant la question relative au type de brosse à dents, la dentiste indique que pour les personnes n’ayant pas de pathologie particulière, il est recommandé d’utiliser des brosses à dents aux poils souples, avec un diamètre de filaments très fin. Car les brosses dures provoquent une abrasion (usure) des dents et une rétractation des gencives qui peuvent conduire à des problèmes dentaires.

De plus, de l’avis de certains citoyens, le carré coloré en bas du tube de dentifrice renseigne sur la composition du produit (carré noir : dentifrice qui ne contient que des ingrédients chimiques ; rouge : dentifrice qui contient des ingrédients naturels et chimiques ; bleu : contient des ingrédients naturels et médicinaux ; vert : dentifrice qui ne contient que des ingrédients naturels.

Le Dr Kafando nous dira qu’il n’en est rien. En réalité, le choix relève du fabriquant. Ce sont des ‘’repères visuels’’ ou ‘’code couleur’’ nécessaires dans le processus de fabrication des emballages.

Certains pensent qu’aucun fondement scientifique ne prouve qu’il faut changer de brosse à dents tous les trois mois. « L’état de la brosse à dents dépend énormément de la façon dont elle est utilisée. Le bon moment pour changer, c’est quand les poils sont ébouriffés. Le reste est une question de marketing ».

Cependant la chirurgienne-dentiste apporte des précisions par des conseils pratiques pour une bonne hygiène bucco-dentaire et pour éviter les infections bucco-dentaires.

 « Il faut consulter immédiatement un dentiste en cas de douleur ou d'inconfort et, mieux encore, faire une visite de routine tous les 6 mois, se brosser deux fois deux minutes par jour ; compléter le brossage par le nettoyage des espaces interdentaires avec du fil dentaire, changer de brosse à dents tous les 3 mois et mâcher du chewing-gum sans sucre après les repas », a-t-elle conseillé.

Flora Sanou

defuntmrjosephMardi 21 Mars 2023

- Levée du corps à la morgue de l'hôpital Yalgado à 17h00

- Veillée de prière au domicile familial à 19h30

Mercredi 22 Mars 2023

- Absoute à l'église paroissiale St-Pierre de Gounghin à 8h30

- Départ pour l'enterrement au village (Pouni)

Jeudi 23 Mars 2023

- Enterrement  à 11h00 au village (Pouni)

"Que par la miséricorde de Dieu, l'âme de papa Joseph repose en paix ! "

bbcifoeb manDans une circulaire signée par le Premier ministre Me Apollinaire Kyélem de Tambéla et datant du 7 mars 2023, il est dit qu’il faut désormais l’autorisation du PM avant l'attribution des marchés publics et délégations de services publics. Objectif : renforcer le mécanisme de contrôle des résultats des appels à concurrence parce qu’il a été constaté des insuffisances majeures qui entravent la célérité, l'efficacité et la transparence du système de la commande publique au Burkina Faso. Dans cet entretien qu’il a bien voulu accorder à Radars Info Burkina, Youssouf Ouattara, administrateur civil et directeur exécutif du Centre d’information, de formation et d’études sur le budget (CIFOEB), dit ce qu’il pense de cette nouvelle mesure.

 

Radarsburkina.net : Quelle est votre appréciation de la décision du Premier ministre Me Apollinaire Kyélem sur les passations de marchés publics ?

 

Youssouf Ouattara : Quand on regarde le contenu de la note, on se demande si le Premier ministre s'est entouré des compétences nécessaires, car quand on est un dirigeant, on doit s’entourer de l’expertise nécessaire pour que les décisions qu’on prend soient éclairées et conformes à la norme. Quand on lit cette note, on se rend compte qu’elle a été prise par des gens qui ne connaissent ni les procédures ni la réglementation en matière de marchés publics et qui ignorent les implications d’une telle mesure.

Radarsburkina.net : Quel est le processus de gestion des marchés publics au Burkina ?

Youssouf Ouattara : D’abord en 2008, il y avait déjà le décret 176 qui réglementait les marchés publics. En 2016, il y a eu une loi sur la commande publique, opérationnalisée par un décret. Les insuffisances qui avaient été constatées à travers le décret 176 étaient prises en compte dans la nouvelle loi en 2016. En quoi consiste le processus ? Chaque ministère ou société passe ses marchés. Il faut savoir qu’il  existe plusieurs types de marchés : les marchés à cotation, les marchés à demande de prix, les marchés à appel d’offres, les marchés de gré à gré. Dans la chaîne de passation des marchés, il y a ceux qui sont chargés d’élaborer et de publier les dossiers d’appels d’offres mais aussi de procéder au dépouillement et à l’analyse desdites offres, faits à travers la commission d’attribution des marchés. Après l’analyse, la commission élabore son rapport et il y a une autorité contractante qui valide ce résultat. Le premier responsable, selon l’institution, est chargé de valider ce résultat et de procéder à la signature du contrat.

Radarsburina.net : Quel sera désormais le rôle de l’Autorité de régulation de la commande publique avec cette circulaire de la primature ?

Youssouf Ouattara : Avec cette circulaire, c’est comme si le Premier ministre mettait entre parenthèses certaines prérogatives de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP). Car lorsqu’une autorité contractante valide un marché, si le prestataire se sent lésé, s’il n’est pas satisfait de la procédure parce qu’il estime qu’il y a eu de la tricherie ou du favoritisme, il y a un organe de règlement de litige auprès duquel il peut porter plainte. Cet organe prévu par la loi va trancher pour dire qui a raison entre l’autorité et le prestataire. Cet organe peut demander à l’autorité contractante de reprendre la procédure, mais à la fin c’est l’autorité contractante qui va décider d’attribuer le marché.

Radarsburkina.net : Quelle incidence cette nouvelle mesure pourrait-elle avoir sur la gestion des marchés publics ?

Youssouf Ouattara : Le fait que la circulaire soit déjà prise pose problème parce que les acteurs du secteur des marchés publics ne vont pas la respecter. Or, c’est un problème qu’une autorité prenne une décision et que celle-ci ne soit pas respectée. Mais lorsque l’ordre est manifestement illégal, on ne l’applique pas.

Auparavant, on gagnait en nombre de jours mais avec la mesure du PM, un autre échelon de vérification a été ajouté et cela va assurément allonger les délais. Cette mesure va retarder les délais d’exécution des marchés.

Sur la question de la transparence, rien n’est clarifié dans la circulaire, sur quoi il se base, quelle sera la procédure… donc ça ne résout pas le problème de la transparence. On peut douter de la profondeur de la réflexion sur la question parce que les marchés qui font l’objet de beaucoup de difficultés, ce sont ceux passés de gré à gré, pourtant dans la circulaire le PM exclut les marchés qui sont passés de « gré à gré », sur demande de cotation alors que c’est là qu’il y a beaucoup plus d’irrégularités.

Radarsburkina.net : Comment promouvoir une bonne gestion des marchés publics ?

Youssouf Ouattara : Pour plus de célérité, de  transparence et d’efficacité, il faut poursuivre la digitalisation du processus de passation des marchés publics. Il y a un projet qui est là, accompagné par des partenaires, pour que le système de passation des marchés publics soit informatisé.

Quand les acteurs vont comprendre que tout le monde surveille à travers ces plateformes, il y aura beaucoup de transparence car, c’est parce que ça est dans les tiroirs que les gens font de la surfacturation et entre eux, ils valident les papiers et les achats sont finalement fait à des coûts élevés.

 Si toutes les informations sont sur une plateforme, le Premier ministère peut mettre sur pied un service qui va suivre, contrôler, vérifier, s’intéresser à un service particulier ou à une autorité contractante spécifique ! Je pense que c’est dans cette direction qu’il faut aller en lieu et place de la mesure qui a été récemment prise. Il faut donc réduire le pouvoir discrétionnaire des agents impliqués dans la passation des marchés à travers un mécanisme électronique.

Flora Sanou

confpress uneLes avocats de l'ancien chef du Parlement Alassane Bala Sakandé ont tenu une conférence de presse ce jour 16 mars 2023 à Ouagadougou pour, disent-ils, donner un autre son de cloche sur ce qui est depuis longtemps dit sur la gestion de l’Assemblée nationale (AN) sous le magistère d’Alassane Bala Sakandé. Cette sortie médiatique fait suite à la restitution des résultats de l’audit comptable et de gestion financière de l’AN effectué par l’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) le jeudi 9 mars 2023, audit qui a révélé qu’un préjudice financier de plus de 13,6 milliards FCFA a été constaté à l’AN.

Selon les conférenciers du jour, les informations « véhiculées à dessein par le contrôleur général d’Etat sont totalement erronées ». Tout ce que l’ASCE-LC a dit à propos de la gestion de Bala Sakandé n’est pas fondé, selon Me Willy Dieudonné, l’un des avocats de l’intéressé.

« L’ASCE-LC tente d’expliquer qu’il y a un contradictoire qui a été apporté, indiquant que les gens ont été invités à proposer leurs réponses, à justifier les dépenses qui ont été retrouvées et traitées comme injustifiées, à savoir plus de 7 milliards, mais ce n’était pas le cas, ce n’est pas juste. L’argent a été dûment dépensé, les dépenses qui ont été épinglées comme n’ayant pas été soutenues par une pièce justificative retrouvée. Ce n’est pas vrai. Il y a une autre catégorie de dépense écartée comme inopportune. Je pense que ce n’est pas à l’ASCE-LC d’aller isoler des dépenses pour des activités de l’AN et dire que c’est inopportun et que ce n’est pas son rôle », a-t-il souligné.

confpress 2De ses explications on retient que lorsque la demande a été faite, toutes les pièces justificatives ont été réunies dans 4 cartons et remises à l’Assemblée législative de Transition, qui à son tour, les a transférées à l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte Contre la corruption (ASCE-LC) le 28 septembre 2022.

« Mais il se trouve malheureusement que l’ASCE-LC avait déjà transmis le rapport qui n’a pas été contredit, qui n’a pas été enrichi par des observations et des apports des personnes concernées ou des gestionnaires au gouvernement qui avait déjà fait un tapage médiatique pour dire qu’il a reçu le rapport définitif de l’Assemblée nationale », s’est-il désolé.

confpress 3Répondant aux questions des journalistes, Me Dieudonné Willy a indiqué que le conseil n’entend pas poursuivre l’ASCE-LC mais contester sa décision. « C’est un abus certes qui provient d’une autorité connue, mais la démarche légale qui s’offre à nous, c’est de contester sa décision et cela a été déjà fait », a soutenu Me Willy.

A l’en croire, le conseil a commencé à saisir les juridictions et les procédures sont en cours.

« Une première décision a été rendue et le contenu indique que ce n’est pas à Alassane Bala Sakandé de contester cette démarche mais peut-être à une autre autorité. Nous pensons que ce n’est pas juste, cette analyse du premier juge. Comme la loi nous le permet, nous allons donc continuer en saisissant le juge du degré supérieur et nous pensons que la cause de notre client sera entendue. Nous pensons que quelqu’un a utilisé sa position pour tenter de nuire à leur client mais ce n’est pas pour autant qu’il faut poursuivre la personne », a-t-il affirmé.

Sur la question des 12 milliards de FCFA qui seraient à Wendkuuni Bank, les avocats disent ne pas savoir où l’argent se trouvent. « Au moment où Alassane Bala Sakandé quittait ses fonctions de président de l’Assemblée nationale, les 12 milliards étaient encore en place dans le compte dont lui et le trésorier d’alors étaient signataires. Aujourd’hui on ne peut pas vous situer parce qu’il n’a plus la possibilité d’aller vérifier et ce n’est même plus son rôle », a indiqué Me Willy.

Et Me Antoinette Ouédraogo de renchérir : « Aujourd’hui nous ne savons pas où sont les 12 milliards. Est-ce qu’ils sont encore à Wendkuuni Bank ? Je ne sais pas. Mais retenez que l’histoire va nous donner raison. Peut-être que c’est pour pouvoir prendre les 12 milliards qu’on a agité toute la batterie des audits parce qu’on s’était dit que ce n’est pas possible de passer trois ans sans toucher à une telle somme. C’est pitoyable pour des gens qui dirigent un pays, qui sont responsables d’une nation, de se comporter de cette façon ». 

A la question de savoir si Bala Sakandé accepterait de rembourser les sommes manquantes qui lui sont reprochées, Me Willy répond : « Notre client n’est pas prêt à rembourser quoi que soit.  Le combat qu’il mène n'est pas un combat pour se soustraire à ses responsabilités. C'est un combat de principe, mais aussi un combat politique.   Par principe, la gestion de l'Assemblée nationale est bien contrôlable, mais pas par l'ASCE/LC et cela a été reconnu à maintes reprises par l'ASCE/LC elle-même. Pour Alassane Bala Sakandé, cet audit est totalement illégal, il ne doit mériter aucun égard, si ce n'est une opposition ferme ».        

« C’est sérieusement révoltant d’entendre dire que quelqu’un a dépensé des deniers publics jusqu’à près de 8 milliards sans la moindre pièce justificative, c’est ce que l’ASCE-LC tente de faire croire. Il faut que les gens comprennent que ce n’est pas vrai, ce n’est pas juste. Nous allons nous battre jusqu’au bout et ça je peux vous le garantir. Nous sommes déterminés. Ce qui a été rendu, c’est une décision de folklore », a conclu Me Willy.

Flora Sanou

acenozo uneLa Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO) a organisé une formation au profit de 20 femmes journalistes de différents médias (télé, radio, presse écrite et presse en ligne) sur « le journalisme de solutions (JOSO) et le journalisme sensible au genre », du 6 au 9 mars 2023 à Koudougou.  Ce forum s’inscrit dans le cadre de la phase 2 du projet « Program for West Africa Women journalists empowerment, phase 2 ». Deux communications ont été données au cours de cet atelier.

La première communication, donnée par Marthe Akissi, journaliste à Radio Côte d’Ivoire, spécialiste en santé/environnement et formatrice en journalisme de solution, a porté justement sur le journalisme de solution (JoSo). De cette communication, il ressort que le journalisme ne se limite pas aux problèmes, à la dénonciation, à la dramatisation de l’actualité. Il faut aussi, d’après la panéliste, s’intéresser à ce qui est positif,  mettre par exemple en lumière une solution trouvée à un problème de société, d’où l’importance, selon elle, de se pencher sur le journalisme de solution.

Pour la formatrice cette approche journalistique est une belle révolution dans l’univers des médias qui permet aux journalistes de déstresser, d’avoir un équilibre moral. Elle souhaite donc que celle-ci soit intégrée dans les rédactions, car elle est bénéfique, aussi bien aux journalistes qu’aux lecteurs.

acenozo 2Les participantes à la formation ont globalement  apprécié l’approche JoSo mais une inquiétude a été relevée sur le risque que le journalisme d’investigation soit « étouffé », ce à quoi Marthe Akissi a répondu en assurant que le JoSo ne vient pas pour balayer de revers de la main le journalisme d’investigation car l’on peut faire à la fois du journalisme d’investigation et du journalisme de solution. Sa conviction est que le journaliste doit certes dénoncer, évoquer les problèmes existants mais qu’il ne doit pas se focaliser sur ce qui est mauvais. Donc il est encore mieux, à l’en croire, de parler des solutions qui ont été trouvées à des problèmes dont on ne parle pas.

Yvette Zongo, journaliste à Lefaso.net, estime que ce nouveau genre journalistique permettra aux journalistes de se détendre puisqu’ils sont en permanence stressés par les sujets alarmistes (dénoncer, présenter des problèmes). « Tous les jours nous traitons des sujets qui nous stressent, parfois difficiles à vivre dans la société, et c’est une bonne chose qu’il  y ait un nouveau type de journalisme qui vient apaiser les journalistes  et leur donner un équilibre moral », a-t-elle déclaré.

acenozo 3Le coordonnateur de la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation (CENOZO), Arnaud Ouédraogo, a justifié l’orientation de leur Cellule vers le journalisme de solution en ces termes : « Nous avons constaté que les journalistes révèlent les problèmes, dénoncent les situations et ces derniers sont vus comme des personnes qui se contentent chaque fois de dénoncer, de critiquer et qui ne proposent pas de solutions. On remarque aussi que le journalisme d’investigation, qui devrait mettre les problèmes en lumière afin que la société civile prenne le relais pour réclamer des comptes à qui de droit ou proposer des solutions, n’y parvient pas. C’est ce qui a amené la CENOZO à vouloir travailler sur ce genre journalistique, car cela permet d’atteindre un objectif que le journalisme classique ne permet pas ».

Pour lui, on peut aller au-delà du rôle traditionnel qui  a été confié aux journalistes d’investigation  si on veut contribuer à une Afrique de l’Ouest mieux gérée où la redevabilité est la chose la mieux partagée, où les droits humains sont respectés.

La deuxième communication, faite par Isabelle Otchoumaré, journaliste spécialiste en genre, a porté sur le journalisme sensible au genre. Elle a expliqué que le journalisme sensible au genre consiste à établir l’équilibre, l’égalité des genres dans le traitement de l’information, le genre étant un concept sociologique qui renvoie aux attitudes et rôles des hommes et des femmes dans la société. « Les journalistes doivent traiter les informations de façon équitable et égale parce qu’il est important  de ne pas exclure des gens », a-t-elle insisté.

La panéliste a précisé dans sa communication que le genre prend en compte tous les domaines, quel que soit le sujet à traiter. Le journalisme sensible au genre, toujours selon elle, s’intéresse aux personnes  vulnérables, aux hommes, aux femmes, aux enfants, etc.  

Chaque participante à cette formation dans la cité du Cavalier rouge a été invitée à traiter un sujet sur le journalisme de solution à l’issue de cet apprentissage. La Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation (CENOZO) entend donc accompagner ces journalistes en matière de choix du sujet JoSo à traiter et de moyens pour le faire.

Flora Sanou

joso uneLe Centre national de presse Norbert Zongo (CENOZO) tient un atelier de formation sur le journalisme de solution/ sensible aux genres, au profit de femmes journalistes du lundi 6 mars 2023 au jeudi 9 mars 2023, à Koudougou. Il s'agit de leur apprendre les bases du Journalisme de solutions (JOSO) et de les outiller sur les techniques de ce type de journalisme afin qu'elles intègrent l'approche JOSO dans les rédactions. Pour cette première journée de formation, il a été question de définir le journalisme de solutions, pourquoi faire ce type de journalisme et comment s'y prendre. Un accent particulier a été mis sur ce qui justifie la nécessité de s'intéresser au journalisme de solution. A ce niveau, l'exemple a été pris sur le traitement de la question sécuritaire par les médias au Burkina Faso. Pourquoi faire du JOSO au Burkina ? Marthe Akissi, journaliste ivoirienne, spécialisée sur les questions de santé/environnement, formatrice en journalisme de solution, a apporté des éléments de réponse.

En effet, selon elle, le journalisme de solution (JOSO) est une approche journalistique qui consiste à couvrir de façon rigoureuse et convaincante des réponses apportées aux problèmes de société. Autrement dit, le journaliste de solution met en lumière une solution par rapport à un problème révélé. Il ne doit pas mettre l'accent sur le problème car le journalisme ne se limite pas aux problèmes.

joso 2<< De plus en plus quand on ouvre nos médias, que ce soit à la presse écrite, celle en ligne, la radio ou la télévision, on a l’impression que le monde s’effondre et qu’on est à la fin des temps parce que tout est tensions, tout est guerre dans les ‘’Unes’’ des journaux et cela traumatise » a indiqué la formatrice.

Selon ses explications, lorsqu’on est en dehors du Burkina Faso, on a l’impression qu’il n’y a plus de population sur le sol burkinabè. Quelles en sont les causes, s’interroge-t-elle ? « C’est parce que les médias font un tapage autour du terrorisme,  sur le Burkina et l’on se demande s’il y a encore des populations qui y vivent. Ça nous terrorise, nous qui sommes hors du Burkina, parce que quand on veut venir au Burkina, on s’interroge si on ne va pas tomber dans le terrorisme ; cela inquiète également nos familles quand on leur dit qu’on vient au Burkina.

Quand je venais, des collègues m’ont demandé si j’étais sûre de revenir vivante. Mais c’est parce qu’ils sont habitués à ne voir que des informations négatives », a soutenu Mme Akissi

A 90%, ce sont de mauvaises informations qui sont servies aux populations. Les médias dramatisent les informations, ils inculquent aux populations des titres alarmistes, a-t-elle poursuivi.

Or, le monde n’est pas seulement problèmes ; plus on parle de paix et plus ça nourrit l’espoir de retrouver la paix. Pour paraphraser mère Theresa, dit-elle, plus on parle de guerre il n’y aura que la guerre.

joso 3De ce fait, la presse dans son ensemble doit faire attention à ce qu’elle donne aux populations comme infos parce que ces populations reçoivent beaucoup d’ondes négatives au point où on se dit que tout va mal au Burkina ; pourtant ce n’est pas le cas, d’où la nécessité de recourir au journalisme de solution afin de mettre fin à toute cette infobésité anxiogène.

Pour étayer son argument deux images ont été présentées pour montrer à quel point les informations négatives impactent  le cerveau et celles positives donnent de la bonne humeur.

Le journaliste de solution doit  donner confiance aux lecteurs, auditeurs et aux téléspectateurs, car ils  ont besoin d’être en confiance. Donc il ne s’agit pas de les stresser avec des informations qui démoralisent (des expressions attention ! Urgent !) mais de leur montrer que tout peut aller bien, a-t-elle conclu.

Laure Yaméogo, journaliste à TVZ, l’une des participantes, a apprécié cette nouvelle approche journalistique car cela permettra certainement aux médias de présenter une bonne image du Burkina au lieu de peindre les choses en noir.

Sita Traoré quant à elle, journaliste au journal Le Quotidien, soutient que les titres accrocheurs incitent plus à la lecture. << Les journaux sont bien vendus lorsqu’on parle d’attaque par exemple parce que chacun est pressé de découvrir le contenu de l’article », a-t-elle soutenu.

Flora Sanou

prix spéciaux uneComme à l’accoutumée, des prix spéciaux sont décernés à des cinéastes à chaque édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). En attendant de découvrir les lauréats, le comité d’organisation a tenu une conférence de presse  sur les prix spéciaux de la 28e édition du Festival ce mardi 28 février 2023 à Ouagadougou. Objectifs : préciser les critères de sélection, communiquer le nombre et le type de prix spéciaux et dévoiler la valeur de ces prix spéciaux.

Les prix spéciaux visent à récompenser des films qui se seront distingués selon les critères définis par les donateurs.

Au total, 21 prix spéciaux d’une valeur de 111 millions de FCFA seront décernés par 15 donateurs. En plus des donateurs traditionnels comme l’UEMOA, l’Union africaine et la CEDEAO, pour cette édition, de nouveaux donateurs figurent sur la liste. Il y a, par exemple, Plan international et Water Aid. 170 films officiellement sélectionnés sont en lice pour ces 21 prix spéciaux.

Parmi les donateurs figure la mairie de Ouagadougou. Elle a décerné un prix baptisé prix Ababacar Samb Makharam, d’une valeur de 3 millions de FCFA, accompagné d’un trophée et d'une attestation au lauréat qui aura traité d'un sujet qui parle de la valorisation des villes en général, et particulièrement des villes africaines. En plus de cela, le lauréat aura la chance de faire un séjour gratuit de 15 jours à Dakar grâce à la Fondation Ababacar Samb Makharam, où il bénéficiera d’un coaching en cinéma.

prixspéciaux 2Selon la troisième vice-présidente de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, présidente du jury de la ville de Ouagadougou, Ouédraogo/Kiemtoré Mamounata, les critères de cette édition ont été bâtis sur quelques principes comme le développement socioculturel et économique des villes, la recherche de la paix, l’amitié et la solidarité entre les peuples, les grands fléaux urbains. De façon précise, le lauréat qui sera primé  devra avoir réalisé un film qui traite des grands critères précédemment énumérés.

Pour Ouédraogo/Kiemtoré Mamounata, décerner un prix spécial de la ville de Ouagadougou, c'est respecter une tradition car ce prix est donné depuis 2009. En outre, a-t-elle précisé, le prix porte le nom Ababacar Samb Makharam parce que  c'est l’un des pères fondateurs du FESPACO.

Un prix sera également attribué par l’Assemblée législative de transition (ALT), lequel s’élève à 7 millions de FCFA. Il sera décerné à un lauréat qui aura traité des thématiques de la bonne gouvernance en Afrique.

prixspéciaux 3A cela s’ajoute le prix de paix et de sécurité de l’Union africaine. Ce prix vise à récompenser les films qui qui ont traité de l’intégration africaine, de la valorisation de la sécurité et de la paix en Afrique. Il est d’une valeur de 8 millions de FCFA.

Notons qu’il y a également les prix de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), au nombre de quatre, dont le premier est le prix de l’intégration, d’une valeur de 15 millions FCFA. Il récompense le film qui traite des thématiques pour une meilleure intégration dans la zone CEDEAO. Un prix sera décerné aussi à la meilleure femme cinéaste. Il est  d’une valeur de 10 millions FCFA. Il y a également un prix pour le meilleur jeune réalisateur de films d’école des pays de l’Afrique de l’Ouest. Le dernier prix sera attribué au meilleur jeune comédien qui   aura traité du sujet de l’intégration dans un long métrage.

Des explications du chef de la division culture de la CEDEAO, le Dr Rakis-sida Emile Zida, il ressort que les critères de sélection des prix spéciaux dépendent des catégories. Selon lui, le film lauréat du  prix de l’intégration doit être de bonne facture  et réalisé par un cinéaste venant d’un des 15 Etats de l’Afrique de l’Ouest. Il doit avoir été tourné en Afrique de l’Ouest et être un long métrage documentaire et fiction qui prône l’intégration, que ce soit à travers la thématique ou la composante historique ou encore les acteurs.

En ce qui concerne le prix de la meilleure femme cinéaste, le plus souvent, le choix se fait dans les longs métrages documentaires ou fictions, un film de bonne facture réalisé par une professionnelle.

L’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) décerne également 4 prix. Pour la présente édition, elle s’intéresse à tous les genres cinématographiques (fiction long et court métrages, documentaires long et court métrages).

Par ailleurs, l’on note le prix de la Loterie nationale du Burkina (LONAB) dénommé prix de la chance. Il s’élève à 5 millions FCFA. Le prix Ecobank baptisé prix Sembène Ousmane est d’une valeur de 5 millions FCFA plus une effigie de Sembène Ousmane en bronze. Plusieurs autres prix seront décernés par d’autres donateurs.

Il faut retenir que 82 personnes composent les membres du jury pour sélectionner 21 films sur 170 films en lice. La remise des prix spéciaux est prévue pour le vendredi mars 2023.

Flora Sanou

partiaga uneLes ressortissants de la commune de Partiaga, région de l’Est, vivant à Ouagadougou ont tenu une conférence de presse le lundi 27 février 2023 à Ouagadougou pour demander aux autorités de se pencher sur la situation de leur commune qui a été la cible d’une attaque terroriste meurtrière le dimanche 26 février 2023.

Selon les conférenciers, l’alerte a été donnée à travers les réseaux sociaux et les médias aux autorités administratives et militaires, plus de deux semaines avant l’attaque de Partiaga, sur des harcèlements de nature terroriste. Si malgré tout ce drame s’est produit, ont-ils déploré, c’est « à cause du laxisme des hommes dans la chaîne de commandement » car, le détachement militaire de Partiaga et la brigade territoriale de gendarmerie ont plié bagage, laissant les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et la population civile à leur sort. « C’est une commune qui a demandé de l’aide pendant plus de deux semaines, une ville que les Forces de défense et de sécurité (FDS) ont désertée sans autorisation tout en étant conscientes qu'elles abandonnaient les populations entre les mains des seuls VDP, peu formés et peu outillés », ont-ils argumenté.

A les entendre, les terroristes reviendront probablement. De ce fait, affirment-ils, l’autorité doit prendre ses responsabilités et venir en aide à ces populations car elles sont des personnes en danger. « C’est un devoir pour elle de nous venir en aide », ont-ils clamé.

partiaga 2Selon leurs explications, les terroristes qui sévissent dans cette zone sont aussi bien des Noirs que des individus à la peau blanche et ils contrôleraient toute la zone de Partiaga. Ils seraient même en train de se diriger vers Diapaga, d’où cette sonnette d’alarme que tirent les mécontents du jour. « Il ne faudrait pas dire après que vous n’avez pas été prévenues. Si Diapaga tombe, c’est toute la province de la Tapoa qui  tombera », ont-ils prévenu.

A les écouter, aucun bilan chiffré n’est disponible pour l’heure, mais il est à retenir que « plusieurs personnes ont été tuées, tous les bâtiments administratifs  incendiés, des concessions brûlées, des greniers enflammés, le pylône du réseau Moov Africa, seul opérateur téléphonique couvrant la province de la Tapoa, saboté, les céréales de certaines  femmes  prises de force ».

A l’endroit de toute bonne volonté, ces ressortissants ont lancé ce cri du cœur : « Nous vous demandons de vous mobiliser pour voler à notre secours car nous en avons grandement besoin ».

S’adressant aux autorités du pays, les conférenciers du jour, visiblement toujours sous le choc de ce qui s’est passé à Partiaga, ont prévenu : « Si vous ne souhaitez pas que nos populations pactisent avec l'ennemi pour pouvoir vivre en paix, il est temps que vous nous considériez aussi comme les autres Burkinabè qui arrivent à vaquer à leurs occupations. Nous vous engageons à entreprendre des actions fortes et des opérations de grande envergure dans la commune de Partiaga, la province de la Tapoa et toute la région de l'Est. Que l’autorité que l’on dit n’avoir pas eu l’information entende cela ».

Flora Sanou

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