Lutte contre l’exploitation illégale de l’or : Le Burkina et le Mali renforcent leur partenariat
Dans le cadre d'une visite de travail, le ministre malien des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, a été reçu en audience par son homologue burkinabè de l’Energie, des Mines et des Carrières, Simon-Pierre Boussim, ce jour 24 février 2023 à Ouagadougou. Objectif de cette rencontre : discuter des questions de l’énergie, des mines, de l'industrialisation et du commerce afin d'améliorer les activités des mines au profit des deux pays. Cette réunion d’échanges a connu également la participation du ministre burkinabè du Commerce, Serge Gnaniodem Poda. D’autres acteurs du secteur des mines étaient aussi présents.
Le ministre burkinabè de l'Energie, des Mines et des Carrières, Simon-Pierre Boussim, s’est réjoui de la visite de son homologue malien à Ouagadougou. « C'est une satisfaction de voir que la coopération Burkina-Mali se renforce tant au niveau gouvernemental que sectoriel », a-t-il affirmé.
Selon le chef du département de l'énergie et des mines, il s'agit de mener des réflexions sur les questions de l'énergie et des mines pour renforcer l'industrialisation et le commerce des deux pays.
Il a assuré que sur la question de l’énergie par exemple, ils comptent renforcer les connexions internes entre les deux pays tout en ayant comme partenaire la république de Guinée qui produit de « l'énergie saine ». Et d’ajouter : « Ensemble, nous allons penser des solutions qui permettront de mettre fin à la fraude de l'or et d'empêcher qu’elle soit une source de financement du terrorisme. En plus, nous allons réfléchir sur comment diversifier le secteur des mines, car il y a aussi le pétrole, l'l’uranium, etc. »
Selon son homologue malien, Seydou Traoré, il est envisagé aussi l'interconnexion des deux pays de sorte que si l'un est dans le besoin et que l'autre est en capacité de production ils s'entraident. « Il est particulièrement important de développer nos synergies en rapport avec la Guinée pour pouvoir réaliser des ouvrages en commun. Nous avons déjà l’autorité de développement intégré de la région du Liptako », a ajouté le ministre malien.
« Je pense que ça s'annonce bien dans la diversification qu'on cherche dans le secteur minier », a déclaré le ministre, qui invite les pays qui ont les mêmes réalités à mettre leurs efforts en commun pour une véritable lutte contre l'exploitation illégale de l'or.
Le ministre burkinabè du Commerce et de l’Industrie, Serge Poda, a précisé que les échanges ont porté également sur la possible mutualisation des efforts des deux pays en rapport avec la Guinée afin que l'électricité de qualité soit disponible partout dans ces pays. « Nous avons échangé aussi sur la nécessité de créer un réseautage entre les agents économique dans le secteur privé de ces différents pays pour rendre véritables les relations d'échange », a-t-il indiqué.
A noter que le ministre malien Seydou Traoré fait partie de la délégation malienne conduite par son Premier ministre, Choguel Maïga, arrivée hier dans le cadre de la 28e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), qui se tient du 25 février au 4 mars 2023. Le Mali est le pays invité d’honneur à la présente édition.
Modou Traoré
Le 24 février 2022, une offensive générale aérienne, maritime et terrestre a été déclenchée sur l'ensemble du territoire ukrainien par les forces armées russes. Ce vendredi 24 février 2023 marque le premier anniversaire de cette invasion russe en Ukraine. Pourquoi cette guerre perdure ? En quoi est-elle une ‘’opération spéciale’’ comme l’a dit Vladimir Poutine ? Quelle est sa répercussion sur l’Afrique, particulièrement sur le Burkina ? Peut-on espérer la fin de la guerre dans un futur proche ? Sur ces questions, une équipe de Radarsburkina.net s’est entretenue avec Antoine Somdah, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina auprès de la Fédération de Russie, de 2014 à 2022, et Dr Kassem Salam Sourwéma, maître assistant en sciences politiques à l’université Thomas Sankara.

Dans le cadre de la protection de la santé publique, la Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) a saisi, ce mercredi 22 février 2023 à Gounghin, un quartier de la capitale burkinabè, 75 cartons contenant 750 poulets congelés provenant de l’Italie. Ces poulets sont-ils impropres à la consommation ou comestibles ? Une équipe de Radarsburkina.net a fait un tour sur les lieux.
D’après lui, même si les produits sont interdits, ça ne signifie pas nécessairement qu’ils sont impropres à la consommation. « Il appartient aux services techniques d’apprécier s’ils sont comestibles ou pas, parce qu’un produit peut être interdit au Burkina mais autorisé ailleurs. Ces produits sont interdits parce que nous voulons faire la promotion de la consommation du poulet local », a-t-il précisé.
Interrogé sur comment ces produits ont pu échapper aux contrôleurs à la frontière, le coordonnateur répond que la marchandise a transité par le Ghana, selon le propriétaire du local, et a été convoyée dans une voiture destinée au transport de personnes et non de marchandises.
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a allongé la liste des sanctions prises contre le Burkina Faso, le Mali et la Guinée. Le 19 février 2023, elle a décidé de maintenir les sanctions déjà prises et d’interdire aux membres du gouvernement de ces 3 pays de voyager dans l’espace CEDEAO. Cette décision n’est-elle pas de trop pour des pays déjà frappés par l’insécurité et dont les dirigeants sont en quête permanente de solutions pour sortir de la crise ? Est-ce une manière d’asphyxier le projet de fédération entre le Burkina la Guinée et le Mali ? Une équipe de Radarsburkina.net s’est entretenue avec Oumarou Paul Koalaga, diplomate de formation et directeur exécutif de l’Institut de stratégie et de relations internationales (ISRI), sur cette nouvelle décision de l’institution ouest-africaine.
Le tirage au sort pour le redéploiement des commerçants victimes de l'incendie du marché de Sankare Yaaré se déroule ce 21 février 2023 à la maison des jeunes et de la culture Jean Pierre Guingané.
Il précise que les difficultés résident au niveau des dossiers de participation au tirage au sort. « C’est en vue d'éviter les incompréhensions, les fraudes que nous, les commerçants victimes de l'incendie, avons tenu à gérer la crise à travers notre initiative cellule de crise. Mais le manque de contrat d'usage du marché de certains commerçants est la difficulté majeure relevée », affirme-t-il.
Ce jour 17 février 2023, une équipe de la Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) avec à sa tête le premier responsable de cette organisation, le Dr Yves Kafando, a effectué une série de visites de courtoisie et d’amitié à la Direction générale de la police municipale, l’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) et à l'Etat-major de la gendarmerie nationale (EMGN). Objectif : redynamiser la collaboration de ladite Coordination avec ces structures dans le cadre de la lutte contre la fraude.
« Pour lutter efficacement contre la fraude, nous devons être suffisamment outillés en renseignements. Et nous nous disons que ces structures avec lesquelles nous travaillons, il faut qu’elles nous aident dans ce sens. Les structures telles que la police municipale nous accompagnent dans certaines actions, car vous savez que pour tracter ceux qui s’adonnent à la fraude, ce n’est pas facile», a argumenté le coordonnateur national.
À la question de savoir en quoi la police municipale peut aider la CNLF dans sa mission, étant donné que cette institution elle-même n’est pas un modèle en matière de la lutte contre la corruption, le coordonnateur national de lutte contre la fraude a répondu que sa structure a besoin de l’intervention de la police municipale dans certaines situations. « Nous sommes parfois confrontés à des situations où il nous faut forcément convoyer des camions et où les transporteurs refusent d’obtempérer à la procédure administrative. Dans pareil cas, nous avons besoin de la police municipale parce qu’elle a le dispositif permettant de tracter ce type de véhicules.
Le jeudi 16 février 2023 à Ouagadougou, trois panélistes, dont l'ex-ministre de la Santé Pr Charlemagne Ouédraogo, gynécologue obstétricien, ont donné des communications sur le thème « Quel marketing pour sauver les structures de santé au Burkina Faso ? »
« La communication en santé est strictement réglementée au Burkina Faso et il faut le savoir, on ne peut pas faire de la communication en santé comme on vend des marchandises ou des produits alimentaires », a prévenu, PR Charlemagne Ouédraogo. Dans sa communication, le gynécologue rappelle les acteurs de la santé les réglementations dans le domaine de la santé , en citant" les codes harmonisés de déontologie et d'exercice CEDEAO 2013 " avec des articles qui vont avec. Selon l'ex ministre burkinabè en charge de la santé, la loi condamne , la publicité , la concurrence ,et la comparaison des professionnels dans le milieu de la santé. En illustrant son propos, il explique qu'il est interdit de dire qu'on a le meilleur scanner de l'Afrique de l'Ouest. Toujours Monsieur Ouédraogo, un site web médical peut exister , mais il doit être très limiter dans sa communication voire se limiter aux informations uniquement du profil du médecin. Tout ceci est établi pour éviter des dégâts dans le milieu de la santé. Tel que, à l'en croire «nous avions mis aux arrêts une personne déguisée en médecin après près de 15 ans de travail à l'hôpital Yalgado Ouédraogo et un autre faux médecin d'une clinique dans le quartier patte d'oie après 7 ans de travail," a-t-il révélé.
La conférence a connu la participation du président du Parti politique congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) Eddie Komboïgo, l'ex député de l'Assemblée législative de Transition, Dr Arouna Loure, Dr Abdallah Ouédraogo, des professionnels de santé, des étudiants de médecine, des opérateurs économiques. Et, une salle pleine de monde a témoigné ce panel.
Le médecin Wendinda Aubin Kaboré s'insurge contre la gestion des ordures par les populations dans les villes. Pour sa part, il fait la collecte puis le tri des déchets, principalement des pneus jetés, qu’il recycle. Une équipe de Radars Infos Burkina est partie à la découverte de son univers ce mercredi 15 février 2023 à Ouagadougou.
Selon lui, les pneus jetés dans les six mètres le dérangent et c'est à partir de cette petite « révolte » qu'il a commencé à réfléchir à l'usage autrement de ces objets jetés. Une réflexion qui s'est soldée par le recyclage pneumatique.
Le jeune designer ne compte pas relever le défi de la salubrité seul. Dans cet élan de lutte, il forme et sensibilise les jeunes générations. « J’ai eu la chance de participer à la formation de Wak design, conduite par son manager Aubin Kaboré. Je me réjouis aujourd'hui de ladite formation car j'arrive à ma façon à contribuer à la gestion des ordures dans la cité», se félicite Samira Kaboré, bénéficiaire de la formation.
L’Association Citoyenne pour la Défense des Droits des Administrés (ACDDA) a au cours d’une conférence de presse, tenue le mercredi 08 février 2023 à Ouagadougou, dénoncé la dépravation des mœurs au Burkina en particulier à Ouagadougou. Ainsi, elle a invité les autorités à avoir un regard sur « les maisons d’habitation transformées en maison de passe ». Ce mercredi 15 février 2023, une équipe de Radarsburkina.net a rencontré le président de ladite association, Séni Congo, pour en savoir davantage sur cette affaire de chambres closes.
« À ce sujet, le maire nous a confié avoir reçu des appels provenant de certaines hautes autorités l’invitant à déclasser l’endroit pour le mettre dans le lot des maisons à usage commercial afin que le propriétaire puisse continuer son activité commerciale. Mais il dit avoir refusé le déclassement », explique notre interlocuteur.
Sa Majesté Naaba Sanem de Zorgho ;










