Journée mondiale sans sac plastique : Le Burkina en tâtonnement
Ce lundi 3 juillet est célébrée la journée mondiale sans sac plastique. Au Burkina Faso, plusieurs textes encadrent l’utilisation des sacs plastiques. Depuis le 1er janvier 2015, la loi 017-2014 interdit la production, l’importation, la commercialisation et la distribution des sachets non biodégradables. Mais encore aujourd’hui, des vendeuses de fruits aux restaurateurs de rue, en passant par les boutiques et les supermarchés, ils restent distribués partout. Pourquoi cette persistance ? Une équipe de Radars Burkina a rencontré quelques acteurs.
Le sachet plastique est tellement entré dans les habitudes qu’il parait presqu’inimaginable de s’en passer. Presque tout se vend en sachet, mais quel type de sachet ?
Visiblement sans aucune connaissance du sachet biodégradable pour différencier de celui non biodégradable, cette restauratrice dit avoir besoin seulement de quoi servir ses clients qui veulent emporter leurs repas. « Je ne connais pas la différence. Quand mon distributeur vient, je prends seulement ce que je veux pour mon travail. Les clients ne se plaignent pas des sachets donc je les utilise surtout que les ‘’kits’’ (Takeaway) sont chers », s’est-elle justifiée.
« Le Burkina ne produit pas d’emballage biodégradable en ma connaissance. Même les emballages où figurent le drapeau du Burkina sont produits au Ghana et ne sont pas suffisamment disponibles », a lâché un vendeur de sachets plastiques, avant d’ajouter qu’il ne cherche que sa pitance quotidienne à travers ce commerce.
En outre, une ménagère confie ne pas reconnaitre un sachet biodégradable au milieu de sachets non biodégradable. Selon elle, c’est l’usage du sachet noir qui n’est pas bon pour les repas particulièrement chauds. « C’est vrai qu’on a interdit l’utilisation des sachets non biodégradables, mais personnellement je ne sais pas faire la différence entre sachet biodégradable et non biodégradable. Souvent quand on part payer la nourriture, les vendeurs mettent dans un sachet blanc avant d’emballer dans un sachet noir. Ils disent que le sachet noir n’est pas bon et que c’est le blanc qui est plus pratique pour la nourriture surtout chaude. Mais on ne cherche pas à savoir ce qui est bon ou mauvais, juste quelque chose pour mettre notre nourriture », a-t-elle souligné.
Aussi, pour faire le marché, a-t-elle déclaré, « même avec ton panier, les vendeuses vont toujours mettre dans un sachet pour te remettre et tu finis par rentrer avec beaucoup de sachet ».
Ainsi, elle propose de sensibiliser la population à faire la différence de ce qui est bien et mauvais avant d’appliquer la loi.
Selon Roger Barro, inspecteur de l’environnement, dans un entretien avant sa nomination en tant que ministre de l’environnement, avait indiqué que pour la biodégradabilité, il ne faut pas se fier à ce que l’on voit.
« Il y a des mentions qui sont faits sur les sachets biodégradables. Des certificats d’homologation sont délivrés suivis de contrôle inopiné. Si les certificats prouvent qu’une importation a été livrée, cela atteste que les marchandises comportent des emballages ou sachets plastiques biodégradables », a-t-il fait savoir avant de poursuivre que même s’il existe des sachets non biodégradables sur le marché, le ministère n’en a pas connaissance.
Même si les emballages biodégradables sont utilisés par quelques structures notamment certaines pharmacies et boulangeries au Burkina, cela n’est qu’une goutte d’eau dans la mer car la grande masse continue de se servir des sachets plastiques dont ils ignorent la qualité. Le département en charge de l’environnement doit promouvoir l’utilisation des sacs organiques, surtout réutilisables et des paniers pour au moins restreindre l’usage des sachets plastique dans le commerce.
Flora Sanou
Ce jour, lundi 19 juin 2023, c'est la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, une maladie génétique du sang. A l’occasion de cette journée célébrée le 19 juin de chaque année, Hilary Khatya Pengd Wendé Ilboudo, patiente drépanocytaire d’hémoglobine SC, 24 ans, étudiante en fin de cycle en master énergies renouvelables, nous livre un témoignage sur ce mal silencieux qui ronge plus d’un.
Il est fortement conseillé de manger au moins cinq fruits et légumes par jour, pour leur apport nutritionnel riche en fibres, en vitamines et minéraux. Les fruits, il n’en manque pas à Ouagadougou tout comme dans les autres villes du Burkina. Certains étals de fruits donnent simplement envie d’en consommer au regard des belles couleurs qu’ils présentent. Cependant, force est de reconnaître que des produits chimiques sont utilisés par les vendeurs/euses pour accélérer le processus de mûrissement de la plupart des fruits. Cette pratique n’est pourtant pas sans effets sur la santé humaine.
En outre, même s’il est de moins en moins utilisé pour faire mûrir des fruits, le « carbure » semble encore utilisé pour accélérer la cuisson des pois de terre en vue de réduire les coûts en bois de chauffe.
Le 15 juin de chaque année est célébrée la Journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes âgées. Elle est orientée sur la question de santé publique et de droits des personnes aînées. À l’occasion de cette journée, une équipe de Radars Infos Burkina a effectué une visite à l’Association nationale des retraités du Burkina (ANRB), ce jeudi 15 juin 2023, pour s’imprégner des difficultés des retraités au Burkina. Jean-Baptiste Ilboudo, secrétaire général de l’ANRB, à la retraite depuis 2009, a bien voulu nous accorder une interview.
Radars Burkina : Avez-vous des difficultés par rapport à la pension que vous percevez ?
Souvent pratiquée chez le bébé mais aussi chez l’adulte, la circoncision, encore appelée posthectomie par les urologues, est un acte chirurgical qui consiste à enlever totalement ou partiellement le prépuce (la peau qui recouvre le gland de la verge). Elle est pratiquée parfois pour des raisons culturelles, religieuses et/ou hygiéniques soit à l’indigénat, soit dans les structures sanitaires selon le choix des parents ou de l’adulte. Quels sont les enjeux de la circoncision ? Pourquoi est-il nécessaire de la pratiquer à l’hôpital ? La non-circoncision a-t-elle des conséquences négatives pour un garçon ? Radars Info Burkina s’est intéressé au sujet.










