L’Union nationale des associations des parents d’élèves du post-primaire, du secondaire et du supérieur du Burkina (UNAPES-B) a tenu une conférence de presse ce jeudi 13 avril 2023, à Ouagadougou. L’objectif était de relancer non seulement les activités de l’association mais aussi de proposer des stratégies pour une école plus résiliente dans un contexte de crise sécuritaire.
Au cours de cette rencontre, le président de la faîtière des associations des parents d’élèves, Hector Ardent Ouédraogo, est revenu sur la crise qui sévit au sein du bureau de l’association depuis près de trois ans.
Cette crise était occasionnée par un conflit de gestion de l’association. L’affaire, envoyée devant les tribunaux en septembre 2021, a connu son dénouement le 17 février 2023, permettant au président Hector Ouédraogo de garder son poste. Aujourd’hui, cette situation relève donc du passé, a déclaré ce dernier qui a ajouté que « l’UNAPES-B est de nouveau en ordre de bataille ».
À l’en croire, conformément aux règles de fonctionnement de la faîtière, le mandat d’un président est de quatre (4) ans, renouvelable une seule fois, mais certains membres du bureau s’y opposaient.
« J’ai été élu pour un premier mandat en tant que président en 2016. J’ai été réélu en mai 2020 lors du congrès pour un second et dernier mandat. Certains membres du bureau étaient contre la limitation des mandats et j’ai refusé parce que je ne suis pas du genre à tripatouiller les textes fondamentaux. Au terme de mon mandat, je passerai le témoin à quelqu’un d’autre mais pas sous la forme d’un putsch. Celui qui veut, qu’il travaille pour se faire connaître et quand le moment viendra de procéder au changement, il n’y aura pas de problème », a-t-il expliqué.
Les conférenciers ont également fait le point de l’état du secteur de l’éducation dans ce contexte de crise sécuritaire et déroulé les chantiers de la structure afin de relever les défis pour une école résiliente.
Selon Hector Ouédraogo, le secteur de l’éducation burkinabè est fortement impacté par la crise sécuritaire qui secoue le pays.
« Nos enfants nous regardent et nous n’avons pas le droit à rester sourds à leur appel de détresse », a-t-il déclaré.
En vue de développer la résilience du secteur, sa structure compte mettre en œuvre un ensemble d’actions les prochains jours.
Il s’agit notamment d'assurer une forme de veille, de prospective et de communication dans le domaine de l’éducation en situation d’urgence et de faire le plaidoyer auprès des partenaires pour la mobilisation des ressources de l’éducation dans ce domaine. En outre, l’UNAPES-B compte initier des partenariats avec les acteurs publics et privés pour l’éducation en situation d’urgence, accompagner et apporter une assistance au personnel de l’éducation en situation d’urgence, développer une chaîne de solidarité entre les élèves et étudiants en situation d’urgence. Par ailleurs, la faîtière entend contribuer aux campagnes d’information et de sensibilisation contre l’extrémisme violent et enfin mobiliser les parents d’élèves et d’étudiants pour intensifier leurs soutiens aux enfants en situation d’urgence scolaire et de formation.
Pour finir, le président de l’UNAPES-B a invité les parents d’élèves à s’unir à la faîtière pour apporter efficacement leur contribution à l’effort de guerre à travers une assistance aux apprenants en situation d’urgence.
Par une publication sur sa page Facebook le 21 mars 2023, la direction générale des impôts, informait qu’un un stock d’urgence de 67 400 timbres fiscaux de 200 francs CFA lui avait été livré et que cette commande d’urgence permettrait de réduire la pénurie et le calvaire des clients. Le directeur général des impôts, Daouda Kirakoya, avait assuré quelques jours plus tôt : « Nous allons essayer de réglementer la vente pour que les gens ne fassent pas de la spéculation. » Qu’en est-il à ce jour ? Une équipe de Radars Info Burkina a fait un constat sur le terrain, ce mardi 11 avril 2023, à Ouagadougou.
Il était 7h 10 lorsque nous arrivions au commissariat de police de l’arrondissement 12 (ex-Bogodogo), dans le quartier Patte-d’oie. Nous apercevons les vendeurs de timbres fiscaux arrêtés à quelques mètres de l’entrée du commissariat, avec une table en face et de l’eau dans deux petits pots de yaourt servant de colle, proposant des timbres aux citoyens qui viennent pour la légalisation ou l’authentification de leurs documents. À combien ces timbres sont-ils vendus ? 400 FCFA, un prix à ne pas débattre.
C’est avec surprise, désolation et tristesse que certains citoyens découvrent ces prix. Mais étant dans le besoin, certains sont dans l’obligation d'acheter lesdits timbres malgré leur chèreté. D’autres, par contre, préfèrent repartir parce qu’ils trouvent le prix exorbitant.
Un père venu faire légaliser les documents de sa fille a été contraint de revoir à la baisse le nombre de documents prévu pour la légalisation. « Je viens de le constater, c'est réel. C'est déplorable parce que je voulais beaucoup de timbres, mais vu le coût je suis obligé de réduire le nombre et en prendre juste trois. Il faut que l’Etat réagisse, sinon c’est nous les pauvres qui en souffrons plus », s’est-il exprimé.
Un autre citoyen, étudiant, nerveux à cause de la situation, exhorte les autorités à résoudre le problème le plus tôt possible parce que ça bloque les activités et c’est même une grande perte pour le budget de l’État. « Comment dans un pays, les timbres peuvent manquer pendant 6 mois ? Un mois même, ce n’est pas possible dans un pays qui veut se développer », a-t-il soutenu.
Du côté des vendeurs, ce coût élevé de timbres fiscaux de 200 F s’explique par la rupture de ces timbres fiscaux au Trésor public. Selon les explications d'un de nos interlocuteurs, cela fait 6 mois que les timbres manquent au Trésor public et c’est dans les autres régions et provinces du Burkina qu’il arrive à s’approvisionner pour en revendre aux usagers.
« Actuellement pour avoir des timbres, c’est à Dori, à Djibo ou à Gorom-Gorom. J’ai obtenu 40 timbres à raison de 350 FCFA l’unité. Je les revends à 400 FCFA. On ne force personne à les acheter. Ça dépend de quelle affaire tu veux gérer ». Il confie qu’il collabore avec des gens qui habitent ces localités. Ces derniers achètent les timbres et les lui font parvenir par les sociétés de transport et lui, à son tour, fait le paiement par mobile money. « On ne peut pas en avoir beaucoup. Souvent c’est juste pour 20 000 ou 40 000 », a-t-il précisé.
Il confie qu’ils peuvent faire trois jours sans qu’il y ait de légalisation au niveau du commissariat à cause du manque de timbres.
Un autre vendeur, lui, affirme avoir pris ses timbres avec son coéquipier qui a pris le risque d’aller à Djibasso, province de la Kossi, région de la Boucle du Mouhoun, pour s’approvisionner.
Au commissariat central de Ouagadougou, au palais de justice ainsi qu’au commissariat de Ouaga 2000, c’est la même réalité. Les timbres sont vendus à 400 FCFA au lieu de 200 FCFA. C'est avec un pincement au cœur que les citoyens subissent cette surenchère.
Le besoin en timbres fiscaux est criard et la situation alarmante. Que faire ? À défaut de rendre disponibles les timbres fiscaux de 200 FCFA et ceux de 100 FCFA qui sont les plus utilisés pour la légalisation de documents, nous pensons que l’État pourrait prendre un décret autorisant l’usage des timbres de 300, 400 et 500 qui sont disponibles, en lieu et place de ceux de 200 FCFA.
Ce sont au total 13 véhicules automobiles chargés chacun d’au minimum 105 poulets surgelés, soit un total d’environ 10 tonnes, provenant d’Europe après avoir transité par un pays côtier voisin, qui ont été saisis par la Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF). Cette marchandise frauduleuse, d’une valeur estimée à 100 millions de francs CFA, a été présentée aux hommes et femmes de médias ce dimanche 9 avril 2023 à Ouagadougou.
Selon Yves Kafando, premier responsable de la Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF), c’est depuis plusieurs jours que l’information faisant cas d’une possible importation frauduleuse de poulets leur est parvenue. S’en sont suivies des investigations. C’est finalement le samedi 8 avril 2023, veille de la Pâques et moins de 3 semaines avant la fête de ramadan, que les services de la coordination ont procédé à la saisie de ces produits surgelés dans la ville de Kombissiri, à moins de 50 km de la capitale Ouagadougou.
Cette saisie de « grande envergure », selon les propres mots du coordinateur national de lutte contre la fraude, Yves Kafando, concerne 13 véhicules automobiles de type personnel chargés chacun d’au minimum 105 cartons de poulets surgelés, soit un total d’environ 10 tonnes. Valeur estimée de cette marchandise : 100 millions de francs CFA. Des explications du responsable de la CNLF, on retient que les conditions même de transport de ces produits posent problème. En effet, selon lui, « ces véhicules ne sont pas du tout appropriés pour le transport de ce genre de marchandises. Ces produits surgelés, s’ils s’avèrent prohibés après analyse, seront incinérés ; dans le cas contraire, le service de lutte contre la fraude en fera don à des structures de la place».
Les produits ont été acheminés à Ouagadougou grâce à la collaboration des services techniques de la Police municipale. Une procédure de transaction sera engagée en ce qui concerne les conducteurs des véhicules saisis et son aboutissement pourrait mettre fin à la procédure judiciaire. Autrement, une procédure judiciaire sera engagée, a souligné le coordinateur national de la CNLF, qui a toutefois précisé que le choix entre l’option judiciaire et la procédure de transaction revient aux incriminés.
Rappelons que le 22 février 2023, la Coordination nationale de lutte contre la fraude avait déjà saisi des poulets surgelés à Ouagadougou ; un signal clair envoyé à toutes ces personnes qui s’adonnent à l’importation des produits surgelés sur le territoire burkinabè malgré son interdiction par la loi.
Yves Kafando a rappelé que ces produits sont interdits à l’importation parce les autorités burkinabè estiment qu’ils ne répondent pas aux normes de consommation et d’hygiène prescrites au niveau national. C’est pourquoi d’ailleurs ils sont qualifiés de produits impropres à la consommation.
Comme message adressé à la population burkinabè, Yves Kafando soutient que tout comme les militaires travaillent au front pour la reconquête du territoire national, il appartient aussi à sa structure d’accomplir sa mission en ville. « Nous allons donc travailler à assainir ce milieu (la ville) en vue de protéger la santé des populations et nous allons nous y évertuer. C’est un message fort que nous voulons envoyer à ceux qui ne veulent pas abandonner ce type de pratiques », a-t-il indiqué.
À l’en croire, plusieurs personnes utilisent ces types de véhicules pour transporter des poulets surgelés, des amphétamines et des explosifs, alors qu’elles savent bien que l’importation de ces produits est interdite.
« Je suis la Résurrection et la vie » ( Jn 11, 25)
La famille Compte en Dordogne (France), Gérard Compte et épouse, Josy Compte épouse Margarido ;
Me Lopez Jean Claude, Notaire honoraire, et son épouse Martine ;
Me Luc Gaillard, Avocat à Brive (France), et son épouse Françoise ;
La grande famille Nikiema à Saponé et alliées, Burkina Faso, Saly Nikiema et enfants, la veuve de M. Yacouba Nikiema et enfants à Bobo-Dioulasso ont le regret de vous annoncer le décès de Mme Compte/Nikiema Chantal, précédemment Directrice Générale de l’entreprise Calculs Conception 3 Dimensions (CC3 D) à Ouagadougou.
Décès survenu le 06 février 2023 à l’hôpital de Bordeaux.
Une messe sera dite à sa mémoire le 30 avril 2023 à 8 heures à l’Eglise de Dapoya.
L'avant-projet de loi adopté le 29 mars 2023 en Conseil des ministres par le gouvernement vise, selon le ministre des Affaires foncières, à lutter contre l’accaparement des terres, à assurer une meilleure gestion du foncier national et à préserver les terres cultivables pour les générations actuelles et futures. Ce mercredi 5 avril 2023, une équipe de Radars Burkina a rencontré Arsène Dabiré, directeur des Affaires juridiques et du Contentieux du ministère de l’Urbanisme, pour en savoir davantage sur la question. Selon Arsène Dabiré, le gouvernement a estimé nécessaire de recadrer l’activité de promotion immobilière à travers une relecture de la loi 057 du 20 novembre 2008.
L’adoption de cette loi va engendrer beaucoup de changements, notamment la définition même de la promotion immobilière et la limitation des espaces.
« La loi 057 définissait la promotion immobilière comme des opérations d’urbanisme et d’aménagement ou des opérations d’édification, tel que prévu par le Code d’urbanisme, de réhabilitation, d’extension et de construction. Cela permettait aux promoteurs immobiliers d’opérer des lotissements ou d’étendre les constructions. Cependant, désormais la promotion immobilière consiste seulement en des opérations d’édification, de réhabilitation, de rénovation ou d’extension. Ainsi, les opérations de promotion foncière sont exclues de la promotion immobilière », a expliqué Arsène Dabiré.
De plus, dorénavant, ne devient pas promoteur immobilier qui veut. En effet, selon les explications d’Arsène Dabiré, directeur des Affaires juridiques et du Contentieux du ministère de l’Urbanisme, « désormais le promoteur immobilier ne peut qu’être une société de droit public ou de droit privé ou une personne morale à l’exclusion des personnes physiques. Il faut être une société anonyme ou société à responsabilité limitée ou société par action simplifiée, etc., mais pas une personne physique».
Dans les décrets d’application, le montant qu’il faudra verser pour obtenir l’agrément de promotion immobilière sera revu, informe M. Dabiré. En sus, l'agrément sera intransmissible et incessible, c’est-à-dire que si une société immobilière décide de vendre son agrément, cela signifie qu’elle vend en même temps la société, a-t-il indiqué.
De plus, pour pouvoir faire la publicité autour de ses produits, le promoteur immobilier doit acquérir au préalable une autorisation délivrée par le ministère de l’Urbanisme.
A l’entendre, l’adoption de ce projet de loi pourrait résoudre les problèmes auxquels sont confrontés aujourd’hui les citoyens qui souscrivent aux offres des promoteurs immobiliers, notamment la viabilisation des sites.
Au regard de toutes ces nouvelles mesures prises par le gouvernement dans le cadre de la promotion immobilière, l’Association des promoteurs immobiliers du Burkina (APIB) a, au cours d’une conférence de presse tenue ce mercredi 05 avril 2023, exprimé leur désaccord et soulevé des préoccupations.
Selon le président de l’APIB et ses camarades, le fait que « le projet de loi contraigne désormais le propriétaire terrien à un seul preneur qui est l’état dans le cadre de la promotion immobilière (…) est une atteinte grave au droit de propriété garantie par la Constitution et soutenu par la Réforme agraire et foncière (RAF). Il « dénature l’activité de la promotion immobilière », disent-ils.
Pour M. Nikiéma et ses camarades, cela est une atteinte grave au droit de propriété garanti par la Constitution et soutenu par la Réforme agraire et foncière (RAF). Pour eux, cet avant-projet de loi soulève d’énormes préoccupations.
«Que dire du manque à gagner de 500 milliards de FCFA en cette période de guerre pour le Trésor public en termes de taxes en rapport avec les dossiers bloqués au ministère de l'Urbanisme ? Le projet de loi, s'il est voté en l'état, quel sera le statut des 1000 parcelles à usage d'habitation réunies par les sociétés de promotion immobilière pour les FDS et VDP ? Quel statut donner aux 60 000 parcelles dont les associations immobilières ont marqué leur accord pour leur mise à la disposition des zones non loties pour l'apurement du passif et, ce faisant, aider à un lotissement normal contrairement à l'État qui veut mobiliser 772 milliards de francs CFA pour faire des bidonvilles ?» s’interrogent-ils.
Ainsi, ils estiment que pour une loi qui dispose pour l'avenir, il serait mieux qu'elle ne soit pas prise sous l'émotion et la perception mais sur la base de données chiffrées et prouvées.
Après la suspension de la diffusion des programmes de Radio France Internationale (RFI) le 3 décembre 2022 et de la télévision d'information française France 24 le 27 mars 2023, c’est au tour de deux correspondantes de journaux français, respectivement Agnès Faivre de « Libération » et Sophie Douce du journal « Le Monde », d’être sommées de quitter le territoire burkinabè le 1er avril 2023. Il leur est reproché par le gouvernement leur manière de traiter l’information « avec légèreté ». Suite à cette décision du gouvernement burkinabè d’expulser ces journalistes, Radars Info Burkina a tendu son micro à quelques journalistes burkinabè pour recueillir leurs avis.
Selon un journaliste qui a préféré garder l’anonymat, l’expulsion de ces journalistes est une chose, et l'interprétation que l'on fait de cette expulsion en est une autre. Celui-ci estime que si ce qui leur est reproché est exact, leur expulsion est alors justifiée. Dans le cas contraire, ce serait juste des victimes de la relation tendue entre Ouagadougou et Paris.
« Tout compte fait, ce sont les autorités qui impriment la marche à suivre et si elles désirent couper tout contact avec un pays qui manque de franchise dans sa coopération, c'est leur droit. Elles n'ont de comptes à rendre qu'aux Burkinabè en cas de trouble et pas à un pays tiers. Et c'est aux Burkinabè seuls de juger si leurs autorités méritent leur confiance ou non », a-t-il déclaré.
Abraham Bazié, journaliste à « Libre Infos », lui, dit ne pas être contre cette expulsion, la trouvant tout à fait légitime. Le gouvernement a le droit de suspendre un média si ce média ne traite pas les informations avec le sérieux qu’il faut, surtout les informations sécuritaires du Burkina.
Sur la question de la publication du quotidien « Libération » où il est question de torture d’enfants dans un camp militaire burkinabè, il estime que le gouvernement devrait plutôt chercher à authentifier la vidéo pour voir si elle est avérée et dans quel camp militaire cela a eu lieu. Sa réaction telle que faite, c’est comme si c’était vrai et qu’il ne voulait pas qu’on en parle.
Pour la suspension de France 24 pour avoir donné la parole à un chef terroriste, ce journaliste pense que le gouvernement fait du deux poids deux mesures parce qu’une radio du Burkina (Femina Fm) avait également donné l’occasion à l’auditeur Moumouni Dicko d’inciter à l’intolérance religieuse et à la haine envers les FDS et les VDP. Pourtant, ladite radio n’a pas été suspendue, elle a juste été avertie. Néanmoins, il soutient que le gouvernement a le droit de suspendre un média ou d’expulser une personne, si ce qui est fait n’est pas en droite ligne avec la trajectoire que le pays s’est tracée. Selon lui, un cas similaire s’est produit en Europe. Il a cité à titre illustratif l’exemple de la télévision russe RT qui a été suspendue par l’Union européenne. Pire, ses avoirs ont été gelés. Cela fait suite au conflit russo-ukrainien. C’est dire que chaque Etat est dans son plein droit de prendre certaines mesures lorsque des faits portent atteinte à son intégrité territoriale.
Quant à Sié Sidoine Kambou de la radio Ouaga Fm, il a d’abord rappelé que le Burkina Faso est confronté à des défis sécuritaire et humanitaire suite aux attaques terroristes qui ont occasionné des déplacements massifs des populations. Selon lui, le gouvernement burkinabè a fait de gros efforts pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens et pendant que ces résultats sont en train d’être consolidés et appréciés par plusieurs Burkinabè, il est inconcevable que des journaux internationaux comme « Libération » et « Le Monde » s’adonnent à « de la manipulation déguisée ». Toujours selon lui, la nation burkinabè est dans une situation très délicate et ces médias français sont en mission au Burkina pour ternir l’image, la volonté engagée des autorités burkinabè à faire sortir le pays de cette crise. Notre confrère dit être tout à fait d’accord avec cette décision du gouvernement. Et d’ajouter que selon le général Charles de Gaulle, la France n’a pas d’amis ; elle n’a que des intérêts.
Pour lui, si un média, qu’il soit étranger ou burkinabè, se hasarde à vouloir remettre en cause tous les efforts qui sont faits pour ramener la quiétude au Burkina, c’est la population elle-même (et non les autorités) qui sortira pour s’occuper de son cas. Selon lui, les journalistes doivent mettre en exergue leur mission sociale. Et dans un contexte de guerre, il y a des habitudes qu’il faut travailler à assainir.
Lorsque la guerre Ukraine/Russie a éclaté, les médias français se sont mobilisés ; ils ne parlent pas de défaite de l’Ukraine. Même si ça ne va pas, ils tentent de montrer le côté positif des choses. Pourquoi nous n’en ferions pas de même ? » a-t-il conclu.
Le théâtre joue un rôle prépondérant dans la Semaine nationale de la culture (SNC). Cependant, il avait été retiré de cette rencontre culturelle depuis quelques années. Dans une entrevue accordée à Radars Burkina, Martin Zongo, membre de l’académie nationale des sciences, des arts et des lettres du Burkina Faso, administrateur du Carrefour international de théâtre de Ouagadougou (CITO), membre du Conseil économique et social (CES) et professeur de français, a annoncé le retour du théâtre à la SNC à compter de cette 20e édition, mais dans sa version écrite.
Radars Burkina : Après deux reports successifs, la Semaine nationale de la culture (SNC) devrait finalement se tenir du 29 avril au 6 mai 2023. Comment avez-vous accueilli cette annonce du gouvernement ?
Martin Zongo : Nous avons accueilli l’annonce avec beaucoup de soulagement, parce que ça fait longtemps que nous courons derrière le retour du théâtre à cette grande rencontre des arts et de la culture que constitue la SNC. Depuis 2020 où la SNC devait se tenir, on avait déjà acté le retour du théâtre dans sa forme littéraire.
Radars Burkina : Justement cette 20e édition se tient dans un contexte assez difficile et même très préoccupant au regard de la situation sécuritaire du pays. À quoi peut-on alors s’attendre ? L’enjeu sécuritaire n’impactera-t-il pas négativement les expressions culturelles ?
Martin Zongo : Ça doit être une édition qui conforte la résilience de notre peuple. Le rôle de l’art en général et particulièrement du théâtre, c’est de raviver la conscience des citoyens, du public qui nous regarde pour dire que quand il y a des situations difficiles, il faut vous aussi adopter des attitudes conséquentes. Il faut qu’on ait des attitudes qui soient conformes à l’actualité du moment. Il faut inciter les gens à être solidaires, résilients, patriotes, compatissants. Tous les artistes doivent converger pour demander au peuple d’avoir ces qualités pour que nous puissions faire face au terrorisme.
Nous avons eu la chance d’être précédés par deux évènements internationaux (NDLR : Le SIAO et le FESPACO) qui ont même réussi plus que certaines éditions en temps de paix. La sécurité a joué son rôle et nous saluons tous ceux qui œuvrent jour et nuit pour que nous puissions avoir un minimum de paix, et nous comptons sur eux pour que la SNC puisse se dérouler dans des meilleures conditions et que les Burkinabè puissent partager leurs cultures. Nous n’avons pas peur.
Radars Burkina : La SNC et le théâtre, c’est l’histoire d’un mariage qui a duré plusieurs années, mais aussi celle d’un divorce. Tout d’abord, comment le théâtre a-t-il été intégré dans les programmes de la SNC et qu’est-ce qu’il a apporté aux différentes éditions ?
Martin Zongo : Le théâtre a toujours participé à la SNC. Il a été un point d’attraction de la SNC et à une certaine époque, il brillait de toute sa splendeur dans les compétitions de la SNC. C’est avec le temps, les difficultés financières, qu’on a trouvé que c’était difficile de gérer le théâtre. Sinon le théâtre avait sa place et a même produit des artistes exceptionnels.
Le théâtre joue un rôle de détente, de plaisir à travers le spectacle marqué par l’esthétique intellectuelle et spirituelle. Le théâtre a également un aspect didactique parce qu’à travers une pièce de théâtre, il y a des messages qu’on passe et qui touchent le cœur, l’esprit, l’âme, la conscience des spectateurs. Cela peut amener à des changements de comportement, de compréhension. Donc le théâtre contribue à former, à sensibiliser, à conscientiser et à créer des citoyens conscients et responsables qui participent au développement de leur pays, quel que soit le poste qu’ils occupent.
Radars Burkina : Quand et pourquoi le théâtre a-t-il été retiré des programmes de la SNC ?
Martin Zongo : Le Théâtre a été supprimé il y a près de 10 ans (entre 8 et 10 ans). À l’époque ce qu’on nous avait expliqué, c’est que notre discipline était un peu difficile à gérer, car il faut beaucoup de choses pour la réalisation d’un spectacle de qualité : un espace qui convienne, de la lumière, du son, de la scénographie, des répétitions, etc. Or tout ça ne peut pas se faire en un temps éclair.
Nous avons besoin, au minimum, d’une soirée pour répéter la veille, le lendemain pour jouer pour ensuite enlever nos scénographies, notre décor. Pourtant la programmation de la SNC fait que vous arrivez, vous prestez et vous continuez, tandis que d’autres montent de programme. Donc cela constitue des difficultés que la SNC n’arrivait pas à gérer comme il fallait.
En désespoir de cause, les responsables ont décidé de mettre de côté cette discipline, le temps de réfléchir sur la façon de mieux la gérer pour qu’elle revienne parce que le théâtre est une discipline suffisamment pratiquée dans notre pays avec beaucoup d’amateurs et de professionnels ; on ne peut donc pas le supprimer définitivement de la SNC.
Radars Burkina : Vous avez toujours plaidé pour une réintroduction du théâtre dans les programmes de la SNC. Alors, où en êtes-vous aujourd’hui ?
Martin Zongo : Nous, les acteurs du monde du théâtre, avons été marqués, déçus lorsqu’on a retiré cette discipline artistique des compétitions de la SNC. Depuis 2020, nous avions obtenu du ministre Abdoul Karim Sango que le théâtre revienne dans un premier temps dans sa forme littéraire, en attendant que les responsables réfléchissent à la façon dont on peut trouver des solutions aux complications techniques qui ont occasionné le retrait du théâtre joué de la SNC et j’étais désigné comme président du jury de la discipline théâtre de la SNC. Pour l’édition qui va enfin se tenir du 29 avril au 6 mai prochain, je demeure président du jury du théâtre et avec les membres de mon jury, nous avons fini le travail d’appréciation des œuvres littéraires qui ont été soumises et nous attendons la SNC pour faire la proclamation.
Nous allons rester debout jusqu’à ce qu’on ramène le théâtre joué parce qu’il est fait pour être représenté et non pour être lu dans des salons. Nous nous contentons de cette petite victoire de retour du théâtre littéraire, mais nous allons continuer les négociations, le plaidoyer jusqu’à ce que le théâtre représenté sur scène revienne et prenne sa place à la SNC.
Radars Burkina : Le 27 mars de chaque année est consacré Journée internationale du théâtre. Comment se porte le théâtre au Burkina ?
Martin Zongo : Le théâtre se porte comme tous les autres domaines d’activités du Burkina. Nous sommes quelque peu touchés par le terrorisme. Le théâtre n’est pas une activité rémunératrice, nous avons besoin de soutien pour pouvoir travailler. La situation économique est devenue assez difficile et comme ceux qui avaient l’habitude de nous aider se trouvent dans des difficultés, ils ne peuvent plus faire comme auparavant. Donc par ricochet nous en sommes victimes, ce qui ne nous permet pas de donner la mesure de nos compétences du point de vue de la mise en œuvre de nos activités. Le terrorisme a restreint nos champs d’activité. Le théâtre accuse le contrecoup de l’insécurité mais comme tout le monde, nous résistons et nous espérons que les choses iront mieux. Nous restons résilients et optimistes.
« Lumière parfaite » pour mettre en exergue les marques de l’espace ouest-africain, rendre le secteur de la mode plus professionnel et révolutionner la mode africaine, ‘’Perfect Light’’ puisque c’est de ça qu’il s’agit, est un projet initié par le magazine Zio, une plateforme web dédiée à la promotion des acteurs de l’industrie de la mode. Le projet a été lancé ce jeudi 30 mars 2023 à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse.
L’objectif global de l’initiative, selon les conférenciers, est d’ériger des marques africaines de qualité répondant aux standards internationaux à travers une promotion et une formation spécifiées afin de booster la productivité, l’employabilité et la vente des produits du secteur de la mode.
Il vise les acteurs de l’industrie de la mode en général mais un recours sera fait aux acteurs de la culture. Selon Rita Zio, journaliste communicatrice, une des promoteurs du projet Perfect Light, l’idée de ce projet émane du constat selon lequel, en Afrique particulièrement au Burkina Faso, les acteurs de la mode produisent des collections d’œuvres de contenu. Mais celles-ci ne sont pas mises en lumière alors que dans le milieu artistique, c’est une nécessité pour pouvoir vendre.
Donc ce projet consiste à donner de l’opportunité à tous les créateurs passionnés et désirant de faire valoir leurs droits dans ce milieu de pouvoir accéder à des plateformes où ils peuvent s’exprimer et promouvoir leur créativité. De plus, la particularité de ce magazine est qu’il sera digital.
« Ce sera uniquement web. Il n’y aura pas d’impression, afin de permettre à tous ceux qui veulent connaître l’actualité de l’industrie de la mode au Burkina et en Afrique, d’avoir accès à tous les contenus et clientèles », a indiqué Issouf Balima, chargé de production dans le projet « Zio Perfect Light ». Le magazine sera accompagné par un site e-commerce qui sera une fenêtre de vente des collections des créateurs selon les initiateurs du projet.
Mais à long terme, ils entendent transformer ce site web en une application pour permettre aux gens d’accéder plus facilement au contenu du magazine. « Le magazine dénommé Zio va devenir à long terme, une application dénommée Zio et le contenu sera uniquement dédié à la promotion des lauréats de l’événement Perfect Light », a déclaré Rita Zio.
Sa conviction, l’Afrique a raté la révolution littéraire et celle industrielle et ce projet est une aubaine pour aider les créateurs à ne pas rater la révolution numérique.
« L’Afrique a raté la révolution littéraire, on a raté la révolution industrielle et ce projet vient en appui aux acteurs de l’industrie de la mode pour les aider à ne pas rater la révolution numérique qui est actuellement en vogue. Tout est en train de se digitaliser et si nous n’avons pas cette révolution numérique, ça ne sera pas à notre profit », foi de Rita Zio.
Il faut savoir que le nom du magazine est un sigle où le ‘’Z’’ symbolise l’arme de la communication, le '’I’’ renvoie à la liberté allouée aux créateurs (on ne peut pas faire de création sans liberté). Le ‘’O’’ est un symbole de la passion, d’ouverture, d’aspiration à l’élévation selon les promoteurs du projet Zio Perfect Light. Pour le lancement de ce projet, le budget est estimé à près de 30 à 40 millions, selon les initiateurs. L’événement « Perfect Light » se tiendra le 19 mai 2023, sur la rue pavée du mémorial des Héros à Ouagadougou.
Les catégories prises en compte pour cette édition sont : la coupe couture mixte, la joaillerie, le prêt-à-porter industriel, la coupe couture artistique, la coiffure artistique. À cela s’ajoute la coupe couture genre composée de la coupe homme, coupe dame, coupe enfant.
Il y a aussi les accessoires, à savoir les sacs, les chaussures, la maroquinerie. La cosmétique figure également dans la liste, notamment les produits corporels, capillaires, la parfumerie. Enfin, il y a la mise en beauté qui concerne le make-up artistique et esthétique. « Perfect Light » est un évènement qui se tiendra chaque année. Les deux premières éditions seront consacrées uniquement aux créateurs de l’industrie de la mode burkinabè. À partir de la 3e édition, ce sera un évènement d’envergure internationale. Il est à noter également que les lauréats de « Perfect Light » seront formés pour leur permettre de consolider leur savoir-faire et de leur fournir les rudiments nécessaires au développement de leur activité.
Les grandes familles GUE, TIENE, NEZIEN, NEBIE, IDO, TIAO, NEYA, NAGALO à Pouni, Koadèmè, Karbolé, Zamo, Valiou, Zawara, Gado, Tamboissa, Baganapou, Ouagadougou, Bobo-dioulasso, Koudougou, Réo, Abidjan, Etats-Unis, France.
Les belles-familles : TAMALGO, SAWADOGO, ZANGRE, ZONGO
La veuve GUE / TIENE Eboubié Nicole
Les enfants Olivier, Sonia, Stella, Alice
Les petits-enfants Elisée, Eddie, Maryse, Raphaëlla, Elsa, Leslie, Josué,
Très touchés par vos nombreuses marques de sympathie et de compassion, vous remercient très sincèrement pour vos soutiens multiformes et inestimables depuis la maladie jusqu’au rappel à DIEU le lundi 20/03/2023 de leur frère, oncle, époux, père, beau-père, grand père, ami GUE ZILA JOSEPH, Commissaire de police à la retraite.
Merci à tous ceux qui ont effectué le déplacement à Pouni, à la population et aux notables de Pouni, aux ressortissants des départements de Pouni Zawara et Zamo, aux fonctionnaires de Pouni, aux amis et collègues de papa Joseph venus de divers horizons, aux amis et collègues des enfants, aux voisins du quartier Naabpùugo à Ouagadougou, aux prêtres et religieuses amis de la famille, à la CCB Saint-Ignace de Loyola (Coordination Sainte-Bernadette de Naabpùugo), au groupe de prière de Pouni, à toutes les belles-familles de la famille GUE;
A Monsieur le Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité chargé de la sécurité,
A la Direction Générale de la Police Nationale,
A la Direction de l’Ecole Nationale de Police,
A la Direction Régionale de la Police du Centre-Ouest.
Par ailleurs, la famille vous informe qu’une messe sera dite à son intention le dimanche 02 avril 2023 à 7H00 à la Coordination Sainte-Bernadette de Naabpùugo et à 9H00 à l’Eglise Saint-Pierre de Gounghin.
Puisse Dieu rendre à chacun le centuple de ses bienfaits !
Que par la miséricorde de DIEU, l’âme de papa JOSEPH repose en paix.
Les membres de l'Association des blessés de l’insurrection populaire au Burkina Faso (ABIP/BF) de 2014 et du putsch manqué de 2015 ont tenu une conférence de presse ce mardi 28 mars 2023. L’objectif de cette sortie, selon les conférenciers, c’était d’attirer l’attention des autorités actuelles sur leur situation. Ils se sont également prononcés sur la vie de la nation, sur le processus de réconciliation nationale et ont apporté leur contribution à l’effort de guerre.
Les conférenciers ont indiqué qu’un décret qui définit les critères de réparation a été pris pour leur cause, mais jusqu’à présent il n’est pas appliqué. C’est pourquoi ils lancent un cri du cœur au gouvernement afin qu’il se penche sur la question.
« Nous attirons l’attention de ceux qui sont au sommet de l’État sur le fait que le problème demeure et que nous sommes toujours dans l’attente, espérant qu’il sera trouvé une solution à notre problème », a souligné le président d’honneur de ladite association, Dramane Ouédraogo.
À l’en croire, le montant de l’indemnisation est déterminé en fonction du taux d’incapacité permanent de la victime et il va de 1 500 000 FCFA à 9 000 000 FCFA. Mais jusque-là, précisent-ils, les victimes n’ont reçu que 400 000 FCFA et c’était sous le président Roch Marc Christian Kaboré.
En ce qui concerne la vie de la nation, les blessés de l’insurrection disent apprécier les grandes actions que l’actuel chef de l’État, Ibrahim Traoré, et son gouvernement posent au jour le jour parce qu’elles entrent en droite ligne avec leur vision, à savoir assurer l’égalité de tous les Burkinabè devant la justice, lutter contre la corruption, s’opposer franchement à l’impérialisme.
Mieux, sans pour autant encourager l’accession au pouvoir par les armes, ils soutiennent que «l’arrivée du capitaine Ibrahim Traoré au pouvoir mérite une mention spéciale » de leur part.
A la question de savoir si certains des leurs se sont fait enrôlés comme Volontaires pour la défense de la patrie, ils ont répondu par l’affirmative, précisant toutefois que beaucoup sont dans l’incapacité de le faire à cause des séquelles des blessures. Pour Issouf Nacanabo, membre de l’association, tous les blessés de l’insurrection sont VDP, chacun à sa manière.
Et le président d’honneur Dramane Ouédraogo, de renchérir : « Nous avons la volonté de le faire (NDLR : L’enrôlement VDP) pour notre survie ».
Selon eux, le combat contre le terrorisme est nécessaire pour la survie de tous. C’est pourquoi contribuer également à l’effort de guerre, toujours selon eux, est une très bonne chose.
À cet effet, les membres de l’association disent avoir pu réunir la somme de 100 500 FCFA, malgré leurs besoins personnels, pour participer à la lutte contre le terrorisme. Cette somme a été déposée au Trésor public, ont-ils assuré.
Pour ce qui est de la réconciliation nationale, ils disent que les Burkinabè sont plus que jamais dans l’obligation de se réconcilier, d’unir leurs forces pour regarder dans la même direction. Car, d’après eux, nos seuls adversaires sont ceux qui attaquent notre pays et menacent jusqu’à ses fondements.
En rappel, l’Association des blessés de l’insurrection populaire au Burkina Faso (ABIP/BF) a été créée en 2015. Elle compte, selon l’Action sociale, 400 membres.