Statut de l’étudiant entrepreneur du Faso : Une opportunité pour booster leurs entreprises
Le ministre de l’Enseignement supérieur ainsi que celui de la Jeunesse et de l’Emploi ont conjointement signé un arrêté portant création et définition du Statut de l’étudiant entrepreneur du Faso (SEEF). Objectifs de cette mesure gouvernementale : développer la personnalité de l’étudiant, son esprit d’initiative, ses acquis en créativité, innovation et entrepreneuriat, mûrir son projet et/ou réunir les conditions nécessaires à sa mise en œuvre. Une équipe de Radars Burkina a recueilli les avis de quelques étudiants sur le sujet.
Adja Saran Traoré, étudiante en master II de communication des organisations, entreprend dans le domaine laitier, notamment la préparation et la commercialisation du « gapal » dénommé « gapal diima », qui propose une variété de saveurs à la clientèle : coco, raisin, banane, nature et fraise.
S’exprimant sur le Statut de l’étudiant entrepreneur du Faso (SEEF), elle dit apprécier cette initiative du gouvernement parce qu’elle permettra aux étudiants « de faire travailler leurs méninges pour trouver des idées de projets et les mettre en œuvre, compte tenu des avantages que confère ce statut et sachant qu’ils ont le soutien du gouvernement ». Personnellement, elle espère que le SEEF lui permettra de booster son projet d'entreprise au regard des avantages qu'il présente, à savoir le B to B et le mentorat, entre autres. Cependant, souligne-t-elle, les conditions d’éligibilité posent problème car les étudiants qui ont terminé leur cycle mais qui n'ont pas encore de statut professionnel clair ne peuvent pas en être bénéficiaires. C'est pourquoi, plaide-t-elle, « le gouvernement doit être souple et mettre en place un mécanisme pour aider ces derniers ».
Cindy Kinda, étudiante en médecine et promotrice de Kind Secret's, spécialisée dans la confection vestimentaire avec comme matériel de base la laine, déclare accueillir cette décision du gouvernement de transition avec enthousiasme et optimisme.
D’après elle, bien que concilier études et entrepreneuriat ne soit pas toujours aisé, « avec ce programme nous pensons pouvoir trouver le juste milieu car les avantages pourraient nous être bénéfiques à travers le développement d'un leadership, le partage d’expériences, etc. » Elle pense en outre que ce statut boostera de manière considérable ses différents projets d’entreprise. Toutefois, fait remarquer la jeune disciple d’Hippocrate, « l'obligation faite aux étudiants désireux de postuler en groupe d’être issus d’un même temple du savoir sera un frein pour certains d’entre nous et jouera en défaveur du brassage inter-universités ».
Pingdwindé Valentin Bambara, étudiant en philosophie, en année de licence, est dans le domaine agroalimentaire, précisément dans la production de vin de bissap.
Il estime que cette initiative du gouvernement est une opportunité qui permettra aux étudiants qui ont des projets de transcender « leur peur et de se lancer, car ils savent qu’ils seront accompagnés comme le leur a promis le président Ibrahim Traoré ». Et notre interlocuteur d’ajouter que ce statut pourrait susciter de nouvelles idées dans le domaine de l'entrepreneuriat, parce qu’« on a souvent besoin d'un coup de pouce pour au moins commencer quelque ».
En un mot comme en mille, il souhaite que les procédures soient vraiment allégées pour permettre aux étudiants qui le désirent de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale et, surtout, que les choses se fassent dans la transparence. « Il ne faudrait pas qu'on soit soumis à de longues procédures qui, souvent, découragent. Que ceux qui doivent mettre en œuvre le statut ne le fassent pas par affinités », a-t-il demandé.
Flora Sanou

A l’en croire, la tenue conjointe de ces deux évènements à vocation de promotion touristique « vise à mettre en exergue le potentiel touristique de notre pays et à accompagner les efforts des acteurs privés, qui permettent de maintenir le secteur en vie malgré la crise et la mauvaise publicité tendant à dire que le Burkina Faso n’est pas un pays fréquentable ».
Cette région a été également choisie parce qu’il y a un patrimoine très important, notamment à Tiébélé (le palais royal, l’habitat traditionnel Kasséna), qui est en voie d’être inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, a-t-elle justifié. Et d’ajouter : « Nous voulons que les professionnels connaissent davantage cette région ».
Le chef de l'État, le capitaine Ibrahim Traoré, a annoncé, à l’occasion de la Journée internationale
« Ce n’est pas un doublon parce que cela va permettre de faire une appréciation sans complaisance
L’Aloe vera ou Aloe barbadensis est une plante aux multiples usages, selon certains marketeurs sur les réseaux sociaux. Selon la croyance populaire, la plante est traditionnellement utilisée dans les médecines alternatives (brûlures, acné, démangeaisons, etc.). Elle connaît également un engouement récent dans la cosmétique car utilisée comme gommage sur le visage ou vendue sous forme de savon, de pâte dentifrice, etc. L’efficacité de ces différents produits est-elle scientifiquement prouvée ? Sont-ils homologués au Burkina ? Dans cette interview, le Dr Pascal Nadembega, pharmacien spécialisé en pharmacognosie, par ailleurs directeur du Centre de médecine traditionnelle et de soins intégrés (CMTSI), révèle qu’aucun produit à base d’Aloe vera n’est homologué au Burkina.
D’autre part, cette baisse du rendement scolaire, en tout cas concernant les examens susmentionnés, pourrait se justifier, toujours d’après M. Badiel, par les conditions difficiles dans ceux-ci ont été organisés. « Quand vous avez des examens organisés dans des conditions difficiles comme celles que nous avons vues cette année, évidemment ça ne crée pas la sérénité chez les candidats pour qu’ils abordent convenablement les épreuves. Cela jette même la suspicion sur la crédibilité des résultats, donc sur la crédibilité des diplômes délivrés », a affirmé notre interlocuteur.
Si la plupart d’entre nous savent que le sable fait partie des agrégats dont l’utilisation est quasi indispensable en matière de construction, beaucoup ignorent en revanche que deux types de sable sont généralement utilisés sur les chantiers : le sable de carrière et le sable de rivière. Y a-t-il une différence entre les deux ? Lequel de ces types de sable est le plus approprié en matière de construction dans une ville comme Ouagadougou ? Existe-t-il une période propice pour avoir du sable de qualité ? Après avoir mené une « étude comparative entre le sable de carrière et le sable de rivière », Ibrahima Coulibaly, en fin d’études d’ingénieur de conception en génie civil, a apporté des éléments de réponse aux interrogations susmentionnées, lors de la soutenance de son mémoire, le mercredi 9 août 2023 à Ouagadougou.

L’ultimatum lancé par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) aux militaires nigériens pour réinstaller Mohamed Bazoum dans le fauteuil présidentiel a expiré depuis le dimanche 6 août 2023. A l’expiration de cette échéance, un nouveau sommet extraordinaire a été programmé par ladite Communauté pour le 10 août. La CEDEAO va-t-elle persister dans son option de recourir à la force pour déloger la junte au pouvoir ? Va-t-elle réussir à ramener Bazoum aux affaires ? Dieudonné Tankoano, sociologue, enseignant et écrivain, et Sampawendé Ouédraogo, coordonnateur du C.A.M.A.R.A.D.E. (Cadre d’action des mouvements et associations révolutionnaires pour l’accès au développement endogène), font chacun une analyse de la situation.
« La CEDEAO n'a plus de cartouche. Sa crédibilité était déjà en jeu. Si elle a failli devant les coups d'Etat au Mali, en Guinée et au Burkina, elle devra tout faire pour ne pas faillir au Niger. Sa faillite au Niger sera égale à sa suppression et à sa disparition des radars », dit-il. C’est pourquoi il pense qu'en cas de réaction efficace, ce sera une occasion pour l'institution de se repositionner en tant que garante d'un système laïc et alternatif de gouvernance qu'est la démocratie, car « les putschistes qui ne font que de la comédie jusque-là doivent déserter et accepter un gouvernement de consensus national nigérien ».
Le mercredi 26 juillet 2023, le président Mohamed Bazoum a été destitué de ses fonctions par des militaires. Suite à ce coup d’Etat, plusieurs sanctions ont été prises par des institutions et pays, dont la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), contre le Niger avec à l’appui des menaces. Cependant, les gouvernements du Burkina Faso, du Mali et de la Guinée Conakry ont exprimé leur soutien aux tombeurs de Bazoum et au peuple nigérien. L’Algérie a également mis en garde la CEDEAO contre toute intervention militaire au Niger. Dans une interview accordée à Radars Burkina, l’écrivain professionnel consultant en relations humaines, en leadership et en management des cellules sociales, enseignant de philosophie, donne sa lecture des choses.










