Société : « Ne pas porter son alliance après le mariage est un signe d’infidélité », dixit un citoyen marié
L’année tire à sa fin. Comme à l’accoutumée, c’est la période où il y a une multitude de mariages. Dans nos sociétés, qu'est-ce qui symbolisait le mariage auparavant ? Comment les personnes mariées étaient reconnues ? Qui dit mariage aujourd’hui dit port d’alliances au doigt, signe de l’union entre deux personnes. Comment et pourquoi les alliances ont intégré nos sociétés ? Pourquoi de plus en plus, certaines personnes ne portent pas régulièrement leur alliance après le mariage ou ne la portent carrément plus ? Radars Burkina a recueilli les avis de quelques citoyens. Patrice Kouraogo, sociologue, s’est également exprimé sur le sujet.
Dans nos sociétés africaines, inspirées des traditions et des coutumes, le mariage symbolise beaucoup de choses. Selon Patrice Kouraogo, sociologue, « le mariage entre deux êtres humains, homme et femme, c'est d'abord la rencontre entre deux familles, ensuite entre deux communautés. Enfin, c’est l’union de deux villages. Le mariage est une forme de solidarité, dans les bons et mauvais moments, la garantie d’une protection mutuelle. On peut dire que c’est une institution ».
En plus, le sociologue indique qu’il n'y avait pas des alliances qui symbolisaient le mariage. Ainsi, les personnes mariées, surtout les femmes, étaient reconnues dans la société à travers des coiffures qui symbolisaient une alliance et qui montraient que l’on avait affaire à une femme mariée. L’habillement féminin également distinguait la femme mariée de celle qui ne l’était pas. Les femmes des rois, quant à elles, portaient des gourmettes pour se différencier des autres femmes mariées. Cependant, il n'y avait pas de marque visible sur l'homme qui montrait qu'il était marié. Tout cela semble être remplacé de nos jours par des bagues et des alliances.
En effet, on retient des explications de M. Kouraogo que les alliances ont intégré nos sociétés par le biais de l'emprunt culturel et par l'adoption des religions révélées. « Que ce soit sur le plan moderne ou sur celui religieux, on a adopté maintenant les bagues et les alliances. Sinon autrefois, c'était par exemple par des dons de choses à la famille de la femme, qui elle-même les aurait réclamées, que le futur mari et sa famille exprimaient la demande de main et ensuite suivait le mariage. C'est le don de ces choses qui montrait que désormais le lien était scellé », a-t-il dit, précisant que l’usage des alliances est importé de la culture égyptienne.
Mais à l’en croire, l’alliance « symbolise tout ». « L'alliance est ronde. Il n'y a pas de voie de sortie. On est dans un cercle d’où personne, en principe, ne peut encore sortir. Ça exprime l’éternité. On reste ensemble pour le bon et pour le mauvais et on ne se marie pas en ayant à l’idée qu'on va quitter le foyer un jour. On s'est mis volontairement dans un cercle infernal d’où personne ne peut sortir et laisser l'autre », a-t-il expliqué.
Mais pourquoi certains hommes ou femmes refusent de porter leurs alliances après le mariage ?
Pour Hervé Nikiéma, marié depuis 10 ans, « certains mariés le font parce qu'ils ne connaissent pas l'importance de l'alliance. Mais d'autres ne la portent pas, parce qu’ils veulent cacher leur situation matrimoniale ».
Et ce citoyen qui a requis l’anonymat, marié il y a un an, de dire : « La seule raison, c'est pour que les gens ne sachent pas qu'ils sont mariés et ainsi ils peuvent tout se permettre. Avoir des aventures avec des hommes ou des femmes autres que leurs partenaires ». Pour lui, « ne pas porter son alliance après le mariage est un signe d’infidélité ».
Sara Dramé estime qu’il peut y avoir plusieurs raisons à cela. En effet, selon elle, « certaines personnes ne sont pas habituées à porter du métal. Donc ça les dérange. Le mariage, ce n’est pas l’alliance. L’alliance est juste un symbole ». Elle ajoute que des marié.es retirent l’alliance parce qu’il « n’y a plus d’entente dans le foyer et ils ne veulent pas rester emprisonner par cette alliance. Ils veulent être libres dans l’optique d’entamer une autre relation ».
Par ailleurs, elle pense que la grossesse peut aussi être une raison pour certaines femmes d’enlever leur alliance parce qu’elles prennent du poids et risquent de se créer des soucis si toutefois leur alliance ne peut pas être retirée.
Flora Sanou


Selon les agents de santé, le diabétique doit veiller à éviter certains aliments, car en plus d’augmenter le risque d’hypoglycémie, ils nuisent à l’organisme à long terme. Ce sont, entre autres, les aliments riches en sucre ajoutés tels les yaourts sucrés, les vinaigrettes et sauces en conserve, les biscuits, les gâteaux et les confitures. A cela s’ajoutent les acides gras saturés que l’on retrouve généralement dans certains beurres, crèmes, fromages, viandes grasses et charcuteries.


À la question de savoir pourquoi c’est maintenant qu’ils exigent l’annulation des réquisitions d’autant plus qu’il y en a eu plusieurs dans le passé, Nicolas Ouédraogo répond : « Nous avons entrepris de créer une coalition qui sera un regroupement ayant une certaine force afin de donner de la voix sur des dérives que nous estimons qu’il faut dénoncer ici et maintenant. Nous ne pouvons pas continuer à nous taire ». Yempani Lankoandé, secrétaire général adjoint du bureau exécutif national de l’Organisation démocratique de la jeunesse du Faso d’ajouter : « Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Nous avons pris le temps d’observer. Ce sont les faits qui nous permettent de voir que les réquisitions ne sont pas faites conformément à l’esprit et à la lettre de la loi. C’est bien que ça soit maintenant ».
Par ailleurs, les conférenciers ont dénoncé « l’attitude partisane du président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Maurice Konaté », lui reprochant d’avoir refusé leur meeting du 31 octobre 2023 et dans le même temps autorisé la tenue d’un meeting à d’autres organisations de la société civile, mais aussi d’avoir été « silencieux face aux menaces » contre leurs organisations.
L'épidémie de dengue est toujours d’actualité au Burkina Faso. Selon le ministère de la Santé, du 1er janvier au 15 octobre 2023, c’est un total de 50 478 cas suspects qui ont été notifiés, dont 25 502 cas probables et 214 décès. Dans le cadre de la lutte contre cette maladie virale, des mesures individuelles et collectives de protection ont été recommandées. Ainsi, Radars Burkina, en recueillant des témoignages de personnes affectées, s'est intéressé aux types d'aliments dont il sied de privilégier la consommation en cette période de pandémie. Sylvain Ouédraogo, nutritionniste, nous en parle.
Selon Sylvain Ouédraogo, le traitement proposé jusque-là contre la dengue est symptomatique, c’est-à-dire qu’il vise juste à soulager la douleur des patients. Il est donc important de renforcer le système immunitaire de ces derniers pour leur permettre de faire face à l’agression du virus de la dengue.
De ses explications il ressort que les victimes devraient soumettre au comité chargé de l’indemnisation un certain nombre de documents.
Il ajoute que cette commémoration est une reconnaissance que des gens se sont battus pour la liberté et la démocratie dans notre pays.
À l’en croire, il y a même une personne qui vit toujours avec une balle logée entre ses poumons et l’opération est très risquée. « Cela nécessite que l’intéressé soit pris en charge continuellement jusqu’à la fin de ses jours parce que c’est une opération qui ne peut pas se réaliser facilement. »
Le cancer du sein, cette maladie virulente, des milliers de femmes en soufrent dans le monde. En effet, cette pathologie constitue la première cause de décès par cancer chez la femme. Nombreuses sont peut-être les personnes qui en sont atteintes, mais qui l’ignorent. Quels sont les premiers signes de la présence d’un cancer du sein chez la femme ? Pourquoi le nombre de femmes atteintes de ce cancer-là est plus élevé que celui des hommes qui en souffrent ? Sur toutes ces questions, le Dr Alice Nikiéma, médecin généraliste, donne des éclaircissements.
Radars Burkina : Qu’est-ce qui peut expliquer le taux élevé de décès de femmes atteintes du cancer du sein ?
Le 25 octobre de chaque année, est célébrée la Journée internationale du nanisme. Le nanisme est un défaut de croissance caractérisé par une taille anormalement petite, comparativement à la taille moyenne des individus de même âge et de même sexe. Ce jour, mercredi 25 octobre 2023, marque la 11e édition de cette journée. Elle est placée sous le thème « Visons l’autodétermination ». À cette occasion, une équipe de Radars Info Burkina s’est entretenue avec la présidente de l’Association Elan des personnes de petite taille (Elan APPT) du Burkina Faso, Sara Maïga, pour échanger sur les difficultés rencontrées par les personnes atteintes de nanisme et sur la lutte que mène cette association en faveur de ces personnes. Interview.
Sara Maïga : Il est rare de voir une personne de petite taille en circulation, alors que nous sommes nombreuses. C’est à cause de la marginalisation et des préjugés qu’elles préfèrent s’enfermer à la maison. Il y a des parents qui ne laissent pas leurs enfants de petite taille sortir parce qu’ils ont peur du regard, des moqueries des autres. Certains pensent que ce sont des monstres, des génies. Néanmoins, grâce à la sensibilisation que nous faisons, certains arrivent à surmonter les préjugés mais ils ne sont pas nombreux. Nous continuons d’accompagner les autres afin qu’ils puissent s’en sortir également.
Vanessa Diasso, rédactrice en chef de Burkina Info, la première et unique chaîne d'information en continu du pays, vient de décrocher un master international en management des médias de l'université de Lille, en France. Son mémoire de master a porté sur le renforcement de l'engagement des journalistes de la chaîne dans un contexte de contraintes financières.











