mercredi 4 février 2026

bbconf uneRéunis en conférence de presse ce lundi 11 septembre 2023, le Centre national de presse Norbert Zongo (CNPNZ) et les Organisations professionnelles des médias (OPM) se sont exprimés sur la suspension de la Radio Oméga par les autorités actuelles et le refus de la Cour européenne d’extrader François Compaoré dans le cadre du dossier Norbert Zongo.

 

Selon les OPM et le CNPNZ, cette suspension est, à « tous points de vue, illégale » car « le gouvernement n’a aucune compétence pour connaître du respect ou non des règles d’éthique et de déontologie dans un média ».

« Loin de toutes considérations professionnelles, cette suspension est simplement politique pour ne pas dire politicienne. Le gouvernement n’a aucune compétence pour connaître du respect ou non des règles d’éthique et de déontologie dans un média. Cela relève des attributions du CSC [Conseil supérieur de la communication NDLR] », a affirmé Guézouma Sanogo, président de l’association des journalistes du Burkina Faso.

Pour l’avocat de la radio Oméga présent à la conférence de presse, « la décision illégale du gouvernement est la mise à mort du CSC ». D'après lui, une procédure avait été entamée au tribunal administratif et au Conseil supérieur de la communication et avec la levée de la suspension, une analyse sera faite sur les implications de cette décision.

En outre, concernant la décision de la Cour européenne des droits de l’homme sur l’extradition de François Compaoré dans le cadre du dossier Norbert Zongo, le Centre national de presse Norbert Zongo et les Organisations professionnelles des médias disent s’inquiéter du silence du gouvernement de transition.

bbconf 2« A la lecture de cette décision (décision de la Cour européenne), il ressort en des termes simples que la Cour s’oppose, au stade actuel, à l’extradition de M. François Compaoré de la France vers le Burkina Faso. La Cour motive sa décision par le fait que le « second gouvernement de transition », c’est-à-dire le gouvernement du capitaine Ibrahim Traoré, n'a pas réitéré les garanties d’une bonne justice au cas où François Compaoré serait extradé vers le Burkina Faso », a expliqué Guézouma Sanogo au nom des OPM.

Selon eux, depuis la décision de la Cour européenne, il n’y a pas eu de réaction officielle du gouvernement de la transition et ce silence « est plus qu’inquiétant ».

 « Au moment où nous tenons cette conférence de presse, la décision de la Cour, qui est publique depuis le 7 septembre 2023, n’a malheureusement toujours pas reçu une réaction officielle et publique de la part du gouvernement de Transition. Pour un dossier aussi emblématique que celui Norbert Zongo, ce silence de nos autorités est plus qu’inquiétant », ont déclaré les conférenciers

bb conf 3De ce fait, ils exhortent le gouvernement « à éclairer les Burkinabè sur les nouveaux développements intervenus dans le dossier Norbert Zongo et ses trois compagnons d’infortune ».

Concernant les raisons avancées par la Cour européenne pour refuser l’extradition de François Compaoré, Me Prosper Farama, avocat de la famille Zongo, a indiqué que cela est ‘’malheureux’’ parce que « ce combat que nous menons depuis des années, ce n’est pas contre François Compaoré mais contre l’impunité, c’est pour la justice ».

C’est pourquoi, dit-il, « nous souhaiterions que François Compaoré puisse comparaître et qu’on sache ce qui a été reproché au journaliste Norbert Zongo pour l’assassiner aussi sauvagement avec ses compagnons et voir s’il est impliqué comme commanditaire parce qu’il est présumé innocent jusqu’à preuve du contraire », a indiqué Me Prosper Farama.

Par ailleurs, Me Farama a indiqué que les avocats de la famille Zongo ne sont pas dans le dossier d’extradition de François Compaoré, mais c’est plutôt l’Etat burkinabè qui suit le dossier avec l’Etat français.

De ce fait, il dit interpeller le gouvernement pour qu’il assure à la famille Zongo et à tout le peuple burkinabè qu’il n’a pas négligé ce dossier, car si tel est le cas, « ce serait grave ».

« J’ose espérer que le gouvernement comprend le haut sens que ce dossier a pour l’avenir de ce pays. Si nous négligeons ce dossier, parce que aujourd'hui nous sommes au pouvoir, nous nous mettons tous en péril. Nous mettons tous en péril le peu de liberté individuelle et collective que nous avons conquis depuis de longues années au prix du sang de certains d'entre nous et demain ne sera jamais meilleur dans ce contexte », a-t-il conclu.

 

Flora Sanou

librairie uneÀ l'orée de la rentrée scolaire 2023-2024, l'heure est aux achats de fournitures scolaires. Une équipe de Radars Burkina a fait un constat dans quelques librairies et papeteries de la ville de Ouagadougou pour s'imprégner des réalités des coûts des kits scolaires.

Une différence de 25, 50, 100 FCFA, les coûts varient d'un endroit à l'autre, mais tous font cas d'une augmentation des prix des fournitures scolaires. En effet, Ali Ouédraogo, gérant de la Librairie papeterie du Centre (LPC), confie que cette année, les prix du matériel scolaire ont connu une hausse. “Par exemple l’année passée, le carton de cahiers de 200 pages petit format était à 22 000 FCFA comme prix en gros mais cette année, il est à 25 000 à certains endroits, donc l’unité est vendue à 275 FCFA et 27 500 FCFA dans d’autres librairies. Pour les cahiers grands formats, nous avons vendu l’unité à 500 FCFA l’an dernier mais pour cette rentrée, ce prix est passé à 700 F CFA. Le cahier de 100 pages est vendu à 175 F, alors qu’il était à 150 F l'an dernier”, nous a-t-il expliqué.

Pour ce dernier, cette augmentation des prix des kits scolaires se justifie par la hausse des taxes douanières. Soumaïla Ouédraogo, propriétaire de la librairie papeterie Ouédraogo, G. Mahamadou (LPOGM), affirme que par rapport à l'année passée, il y a un changement de prix cette année.

De ses explications on retient que l'année passée, le cahier de 100 pages petit format était vendu à 125 FCFA et celui de 200 pages à 250 FCFA l'unité.

librairie 2"Mais les mêmes cahiers sont vendus cette année, respectivement à 150 FCFA et 300 FCFA. Les cahiers grand format qui étaient à 800 FCFA l'unité sont passés à 1000 F l'unité.

Le prix du stylo n'a pas changé par rapport à l'année dernière. Il se vend à 150 FCFA", a-t-il déclaré.

À l'en croire, les vendeurs grossistes brandissent les conflits en cours dans certains pays comme raison de la hausse des prix.

"On ne peut que s'en tenir à ce qu'ils disent puisqu'on ne voyage pas avec eux", dit-il.

Il a relevé la morosité du marché par rapport aux années antérieures qui se justifie en grande partie par la crise sécuritaire du pays selon lui. "Il n'y a plus d'approvisionnement dans les régions touchées par l'insécurité, pourtant c'est dans ces zones qu'on vendait plus. Les gens quittaient l'Est pour venir faire les achats ici à Ouagadougou pour repartir mais ce n'est plus le cas du fait de l'insécurité et c'est vraiment dommage. On pouvait avoir une trentaine de clients par jour à cette même période quelques années en arrière mais aujourd'hui on se retrouve avec deux ou trois clients", a-t-il déploré.

Issiaka Zida, propriétaire de la Librairie Zida, estime qu'il y a une légère augmentation des coûts des fournitures scolaires. A son avis, les augmentations dépendent de la qualité.

"Les prix des cahiers simples restent les mêmes. Mais les prix des cahiers dont la couverture est en plastique sont en hausse. Les stylos peuvent être toujours vendus à 100 FCFA, mais c'est la marge du bénéfice qui connaîtra une diminution", a-t-il avancé.

Pour lui, la situation du pays, a entraîné une augmentation du coût des transports.

"Les taxes au niveau de la douane sont très élevées donc c'est obligé qu'on augmente à notre niveau", s'est-il défendu.

lbrairie3L'année passée à pareil moment, il y avait un peu plus de clients. Cette année nous sommes à presque une semaine de la rentrée pour ceux qui commencent le 15 septembre mais jusqu'à présent, il n'y a pas de clients.

Si les vendeurs se plaignent de la morosité du marché, les parents d'élèves, eux, ont un pincement au cœur au regard des coûts.

"Franchement si ça continue ainsi, des enfants risquent de ne pas pouvoir continuer les études", a lancé Marcelline Ouédraogo, une parente d'élève qui sortait d'une librairie avec des kits scolaires.

"61 000 F dépensés pour 3 enfants : 2 en classe de CE1 et 1 du CM2, et c’est uniquement pour les fournitures. C’est sans compter les livres, les sacs, les gourdes, les tenues et les frais de scolarité", a précisé Mme Ouédraogo.

Lucien Bambara, un autre parent d'élève, affirme :

"Les vendeurs justifient la hausse des coûts par la situation sécuritaire du pays qui a occasionné des augmentations du prix des transports. Que pouvons-nous dire ? Il faut bien que nos enfants aillent à l'école !" a déclaré, pratiquement résigné, ce parent d'élève.

Tous souhaitent le retour de la sécurité dans le pays pour une vie meilleure.

Flora Sanou

bonkoung uneFondée à Dédougou, chef-lieu de la province du Mouhoun et de la région de la Boucle du Mouhoun au Burkina Faso, par l'homme d'affaires burkinabè Mahamadou BONKOUNGOU, à l'âge de vingt-trois (23) ans, "Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils" (EBOMAF) célèbre, en cette année 2023, le trente-quatrième (34e) anniversaire de sa création.

Inscrite au Registre du commerce et du crédit mobilier (RCCM) du Tribunal de grande instance (TGI) de Dédougou, EBOMAF a débuté ses activités exactement le mercredi 06 Septembre 1989, dans le secteur de l'Immobilier et des Travaux publics. De nombreux services sociaux de base, des aménagements urbains et des routes portent son empreinte au Burkina Faso.

Plus de trois (3) décennies après, EBOMAF s'est taillé une réelle réputation dans le domaine du BTP au point de s'imposer en une entreprise panafricaine de premier plan. Son savoir-faire s'exprime avec fierté sur plusieurs infrastructures routières, aéroportuaires, hydrauliques... en Afrique du Centre, de l'Est et de l'Ouest.

L'œuvre entrepreneuriale du self-made-man Mahamadou BONKOUNGOU ne cesse de relater, avec éloquence et fierté, une success story participant activement au rayonnement du Burkina Faso dans les affaires sur le continent. Elle represente actuellement un porte-étendard, un porte-flambeau et un leitmotiv pour le secteur privé national.

En trente-quatre (34) ans d'existence, EBOMAF a acquis une notoriété faisant d'elle une entreprise de référence au Burkina Faso et en Afrique, classée parmi les plus performantes et les plus compétitives du continent. Elle est aujourd'hui un partenaire incontournable du développement pour plusieurs Etats africains.

bonkoung 2Grâce à une politique de croissance et d'expansion savamment mûrie et coordonnée avec maestria par le Fondateur et Président-Directeur Général, Mahamadou BONKOUNGOU, au cours des années 2000, EBOMAF a donné naissance à un grand Groupe économique et financier éponyme, à dimension planétaire, très actif dans les affaires en Afrique, en Amérique, en Asie et en Europe.

 Le Groupe EBOMAF compte aujourd'hui une douzaine de filiales employant plus de vingt mille (20 000) personnes dans divers secteurs d'activités : Assurances, Banque, Commerce Général, Grande Distribution, Génie Civil, Hôtellerie, Industrie, Loisirs, Mécanisation Agricole, Mines, Pêche, Restauration, Santé, Social, Transports.

        JOYEUX ANNIVERSAIRE D'AMBRE !

✓EBOMAF, L'EXCELLENCE DANS LE BTP !

✓TRENTE-QUATRE (34) ANS D'EXPÉRIENCE DANS LE DÉVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES ROUTIÈRES EN AFRIQUE

✓GROUPE EBOMAF, UN SAVOIR-FAIRE CERTAIN DANS LES AFFAIRES POUR LE PROGRES DE L'AFRIQUE

 

 

Direction de l'Information, de la Communication, des Relations Publiques et des Publications (DICRPP)/Groupe EBOMAF

imagedillustrLe Burkina Faso est en proie aux attaques terroristes depuis 2016. Cette crise sécuritaire affecte plusieurs secteurs dont l’éducation. Ainsi, plusieurs élèves et étudiants se retrouvent confrontés à des difficultés et pas des moindres. Certains étudiants de l’université de Ouahigouya nous en ont fait la confidence.

T.E., étudiant en première année de médecine, et K.I., étudiant en deuxième année au département d’études anglophones, confient être confrontés à d’énormes problèmes.

 D’abord « nous sommes confrontés à un problème de logement. Les bailleurs viennent souvent vous ajouter des déplacés internes. Parfois c’est le bailleur lui-même qui vient comme déplacé interne pour reprendre sa maison et vous mettre dehors », indique T.E.

Évoquant le déroulement de l’année académique passée, T.E. confie que les cours n’ont pas été dispensés normalement par manque d’enseignants permanents. « La plupart des enseignants quittent Bobo et Ouagadougou pour venir nous dispenser les cours. Mais comme les routes sont parfois impraticables, ils ne venaient pas et les cours étaient en permanence reportés ».

Selon K.I., les conditions de vie à l’université de Ouahigouya ne sont pas en faveur des étudiants affectés par la crise sécuritaire. Ainsi, il a lui aussi relevé les problèmes d’accès au logement, à l’alimentation, des problèmes de salles d’études et de disponibilité des enseignants.

« Les bailleurs ne tiennent pas compte de notre situation d’étudiants affectés par la crise sécuritaire puisqu’ils ne tardent pas à nous mettre à la porte. Quelquefois, ils viennent dire que leur village a été attaqué et que leur famille doit venir vivre dans la maison ou parfois ils disent de choisir entre libérer la maison et une augmentation du prix du loyer », a-t-il expliqué.

En outre, « non seulement l’université a été délocalisée du site et relocalisée en ville, mais aussi nous avons un problème d’enseignants et de salles. Deux promotions se partagent la même salle de cours, chose qui ne permet pas d’avancer », a ajouté K.I.

« Même pour avoir une activité lucrative dans l’optique de se nourrir et de payer son loyer est difficile. Il n’y a rien, nous sommes dans l’angoisse. On se nourrit grâce au soutien des uns et des autres camarades. Mais en tant que jeunes, on ne peut pas se promener pour mendier.  Si nous n’arrivons pas à avoir un lieu où dormir et de quoi se nourrir, ce n’est pas évident qu’on puisse continuer les études », a-t-il lancé.

Par ailleurs, à en croire ces deux étudiants, nombreux sont ceux qui sont déconnectés des parents et cela joue sur les études. « Nous n’arrivons pas à rejoindre les parents qui nous soutiennent en vue de continuer nos études et cela nous perturbe vraiment. La situation ne fait que s’exacerber. On n’arrive pas avoir accès à nos villages, même pour les contacter, c’est un problème. On ne sait pas s’ils sont toujours en vie ou pas, nous sommes dans l’inquiétude permanente », ont-ils confié.

Pour la rentrée à venir, leur préoccupation majeure, c’est comment faire pour terminer les études.

« On a peur d’arrêter les études puisque la situation est vraiment inquiétante. Si la situation dans laquelle on se trouve actuellement ne s’améliore pas, ce n’est pas sûr qu’on pourra terminer les études. Je crains aussi que si la situation ne s’améliore pas, l’université délocalisée en ville ne se ferme pas, pourtant on espérait avoir la licence. Ce qui s’est passé à Dori risque d’arriver à l’université de Ouahigouya si rien ne change. Que les autorités veillent vraiment au retour de la paix », ont-ils imploré.

Flora Sanou

hvt une« Soutenir les victimes du terrorisme pour renforcer la résilience des communautés et consolider les actions de reconquête de l’intégrité du territoire ». C’est sous ce thème que s’est tenue ce vendredi 1er septembre 2023 à Ouagadougou, la commémoration en différé de la Journée internationale du souvenir en hommage aux victimes du terrorisme.

Placée sous le patronage du président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré,  représenté par le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, Bassolma Bazié, cette journée, selon la présidente du comité d’organisation, Awa Kafando/Ganamé, a pour objectifs, entre autres, de : sensibiliser la population à la vulnérabilité des victimes du terrorisme et à leurs conditions de vie ainsi qu’à l’importance d’une solidarité avec elles, écouter et orienter les personnes victimes du terrorisme vers les structures de prise en charge, susciter un partage d’expériences et de bonnes pratiques de soutien aux victimes du terrorisme, susciter la contribution des victimes du terrorisme à la déradicalisation et aux autres actions de lutte contre le terrorisme.

À l’en croire, outre Ouagadougou, des activités ont également été organisées dans le cadre de cette journée dans les 6 régions à fort défi sécuritaire, à savoir le Centre-Nord, le Nord, le Sahel, l’Est, la Boucle du Mouhoun et les Cascades, en faveur des personnes déplacées internes, des forces de défense et de sécurité et des volontaires pour la défense de la patrie blessés ou traumatisés ainsi que des familles des personnes décédées, disparues ou invalides des suites des attaques terroristes à travers des causeries éducatives, des séances d’écoute et d’appui psychologique.

Faisant le bilan de l’édition passée, Awa Kafando/Ganamé a aussi indiqué que sur 14 recommandations formulées par les victimes en 2022, seulement 6 ont connu un début de mise en œuvre, les 8 restantes étant en étude.

Le discours du président Ibrahim Traoré a été prononcé par le ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les institutions, garde des Sceaux, Edasso Rodrigue Bayala. hvt 2Rappelant que cette journée a été initiée par l’assemblée générale des Nations unies le 21 août 2017 et est commémorée depuis 2021 par le Burkina Faso, le ministre Bayala a indiqué que l’esprit de cette journée est de promouvoir et de protéger le plein exercice de la liberté et des droits fondamentaux des victimes du terrorisme.

Le président Ibrahim Traoré, par la voix du ministre Rodrigue Bayala, a dit rendre « un hommage appuyé pour ces leçons de résilience et ces motifs d’espérance » que les familles des victimes, malgré la douleur de la perte d’un proche, l’angoisse permanente de l’absence de nouvelles d’un proche porté disparu, les séquelles physiques, morales et psychologiques graves, partagent en continuant de rester debout.

Aux familles des victimes, il a réaffirmé la solidarité et la disponibilité du gouvernement à œuvrer constamment à l’amélioration de leurs conditions de vie. 

Quant aux populations des zones affectées par le terrorisme, aux vaillantes forces combattantes et à toutes les personnes anonymes, engagées sur le champ d’honneur au prix du sacrifice ultime, le ministre de la justice leur réaffirmé a, au nom du capitaine Ibrahim Traoré, la solidarité de toute la nation burkinabè.

hvt 3À l’occasion de cette cérémonie commémorative, la porte-parole des victimes du terrorisme, Anastasie Naré, a, tout en remerciant le gouvernement pour l’organisation de cette journée, souhaité au nom de toutes les victimes, avoir une audience avec le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, pour lui exprimer directement leurs doléances.

« Nous souhaiterions exprimer directement nos doléances au président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, puisqu’il nous a fait l’honneur de rendre visite à certaines familles. Nous souhaiterions avoir une audience avec lui », a-t-elle indiqué.

Par ailleurs, « au nom de toutes les veuves des FDS tombées, nous demandons au président de la transition la concrétisation de la loi portant pupilles de la nation, héros de la nation et martyrs de la nation pour une meilleure prise en charge des victimes », a-t-elle plaidé.

Flora Sanou

aacscLe Conseil supérieur de la communication (CSC) a décidé le 24 août 2023 d'interdire  aux chaînes de télévision la diffusion de contenus qui font la promotion de l’homosexualité. Qu'est-ce qui a motivé cette décision ? Dans une interview accordée à Radars Info Burkina, Daniel Bonzi, directeur de la réglementation, de la médiation et du contentieux du Conseil supérieur de la communication (CSC), donne des précisions sur cette décision.

 

Radars Burkina : Qu'est-ce qui a motivé le CSC à interdire la diffusion de contenus à caractère homosexuel ?

Daniel Bonzi : Tout est parti d'un constat que nous avons fait sur une certaine période à travers notre service de monitoring composé d'agents et d’un dispositif technique qui permet d'observer les médias, mais aussi des plaintes de plus en plus fréquentes de citoyens burkinabè qui estiment que les contenus diffusés posent problème. À l'issue de l'observation, nous avons effectivement relevé des contenus sur des chaînes qui présentaient des scènes avec des pratiques homosexuelles. Soucieux de la protection de nos mineurs concernant les contenus qu'ils regardent, le CSC a décidé de revoir la décision qui portait sur la protection des mineurs et de l'actualiser en prenant en compte cette nouvelle donne qui passe de façon pernicieuse sur nos chaînes. Ces contenus peuvent nuire à l'épanouissement moral, physique et psychologique de nos enfants, car à partir de la télévision, les enfants peuvent avoir toutes sortes de comportements déviants et si nous n'y prenons garde, cela peut se révéler dangereux pour eux.

 Radars Burkina : Cette décision concerne-t-elle uniquement les chaînes nationales ?

Daniel Bonzi : L'homosexualité est une pratique contraire à nos mœurs. C'est pourquoi nous avons rangé dans le même registre les scènes qui présentent des pratiques homosexuelles, celles pornographiques ainsi que les scènes de très grande violence. Toutes les chaînes nationales présentent sur la Télévision numérique terrestre (TNT) sont totalement interdites de diffuser ces contenus. En ce qui concerne les chaînes internationales accessibles via les distributeurs, la décision prévoit que ces derniers prennent des mesures pour retirer ces contenus.

Radars Burkina : Qu'en est-il des programmes diffusés sur les bouquets qui sont destinés aux enfants mais qui comportent des scènes à caractère homosexuel ?

Daniel Bonzi : Les chaînes qui seront identifiées comme faisant partie de la promotion de l'homosexualité doivent être retirées de ces bouquets. Notre objectif, c’est d’assainir notre secteur du milieu visuel de sorte que les programmes destinés aux enfants soient épurés de tout ce qui est contenu contraire à nos mœurs.

Radars Burkina : Quel peut être, de manière concrète, l'impact de ces contenus sur les jeunes téléspectateurs ?

Daniel Bonzi : À travers les chaînes de télévision, ces scènes qui sont présentées aux enfants les orientent effectivement vers ces pratiques. Donc le mieux, c'est de faire en sorte que les enfants ne soient pas influencés négativement par ces contenus qu'ils regardent. C'est très sérieux et on ne peut pas se permettre de laisser tout ce qui est contraire à nos mœurs passer dans nos médias, au nom de la liberté.

Radars Burkina : Le CSC a-t-il des exemples concrets de télévisions qui diffusent des contenus à caractère homosexuel au Burkina ?

Daniel Bonzi : Nous avons pu observer que certains contenus posaient problème. Pour la grande partie des chaînes nationales, il n'y a pas de souci, mais nous avons plus de problèmes avec les chaînes diffusées via les bouquets des distributeurs. Nous allons redoubler de vigilance sur ces contenus.

Radars Burkina : Le CSC a-t-il approché les distributeurs et les responsables des médias nationaux pour leur faire part de la sensibilité des contenus diffusés?

Daniel Bonzi : Tout à fait. Nous avons eu, courant juillet, une rencontre avec les distributeurs, notamment les services audiovisuels, pour les sensibiliser d'abord à la question, puis recueillir leurs observations. De façon unanime, nous pouvons dire que les distributeurs sont dans cette dynamique d'accompagner, de faire en sorte que leurs offres ne contiennent pas des éléments qui vont nuire à l'épanouissement des enfants. C'est pourquoi ils ont mis en place le code parental que chaque parent doit connaître et l'appliquer. C'est après ces échanges à bâtons rompus que le régulateur a pris cette décision du 24 août dernier. Concernant les éditeurs, nous menons une campagne de sensibilisation depuis longtemps marquée par des séances de travail, des ateliers.

Radars Burkina : Techniquement, comment l'interdiction se fera-t-elle ?

Daniel Bonzi : Pour tous les éditeurs nationaux, il est demandé la mise en place d'un comité de visionnage dans chaque rédaction. Ce comité qui sera désigné par les responsables de chaque média aura pour rôle de regarder tous les contenus avant leur diffusion sur la base d'un classement des programmes. Pour les distributeurs, il s'agira d'identifier les chaînes qui font la promotion de l'homosexualité. Tous les programmes destinés aux enfants, c'est-à-dire les dessins animés, il faut s'arranger pour qu'il n'y ait aucune scène qui fasse penser à l'homosexualité.

Radars Burkina : Comment comptez-vous réussir cette mission ?

Daniel Bonzi : On peut mettre en place tous les dispositifs qu'on veut, contraindre les éditeurs nationaux et les distributeurs des chaînes de bouquets mais tant que nous n'aurons pas l'implication véritable des parents, ces mesures ne seront pas efficaces. Car aujourd'hui, on peut interdire les programmes à la télévision mais si l'enfant dispose d'un téléphone qui lui permet d'avoir accès à tous les contenus qu'il veut sur Internet, les mesures  se révèleront vaines. Si les parents prennent des mesures, ça facilite la tâche au régulateur. C'est pourquoi l'implication des parents, des éducateurs à l'école est fortement recommandée.

Radars Burkina : Qu'est-ce qui est prévu contre un média qui viendrait à enfreindre cette mesure du CSC?

Daniel Bonzi : Des sanctions sont prévues contre les éditeurs nationaux et les distributeurs contrevenants. Elles sont de plusieurs niveaux : l’avertissement, la mise en demeure, le retrait de l'autorisation, la  suspension des programmes et les sanctions pécuniaires. 

Propos recueillis par Flora Sanou

aasergesLa représentation nationale a adopté une loi portant institution du Service national patriotique le 17 août dernier, service ayant existé auparavant sous la dénomination de Service national populaire (SNP), devenu plus tard le Service national de développement (SND). Est-ce la renaissance du Service national populaire de la Révolution ? Quel sort sera réservé au Service national patriotique après la lutte contre le terrorisme ? Serge Bayala, membre de la société civile, et Alouna Traoré, conseiller juridique de Thomas Sankara, ancien membre des Comités de défense de la révolution (CDR), donnent des éléments de réponse.

 

Pour Serge Bayala, acteur de la société civile, le service national patriotique est une bonne chose qui a même tardé à venir. « Au regard du contexte actuel d'insécurité, c’était un impératif. J’apprécie positivement cette réforme du Service national de développement (SND) qui devient un programme national du service patriotique », dit-il.

Selon ses explications, au moment de la révolution, appelé Service national populaire, ce programme avait pour mission « de faire du citoyen burkinabè un acteur civiquement ancré dont on ne doute pas des valeurs morales et spirituelles. Ledit programme visait en outre à armer patriotiquement le Burkinabè pour en faire un fidèle compagnon de sa patrie et non un traître à la république comme on l'observe à travers les différents actes de corruption à haute échelle en anticipant sur la dégradation des valeurs républicaines. Il avait également pour objet de doter chaque citoyen qui est appelé à servir l'Etat d'un minimum de capacités militaires à même de lui permettre d'assurer sa propre sécurité et d'avoir des réflexes basiques individuels et collectifs en matière de sécurité pour défendre son pays ».

Interrogé sur les éventuels inconvénients de ce SNP, il répond que lorsqu’on dote quelqu'un de capacités, il peut en faire un bon ou mauvais usage.

« C'est en cela qu'il est nécessaire de plonger le citoyen dans les valeurs morales avant de lui donner les aptitudes militaires afin qu'elles ne soient pas utilisées contre la république ou les populations dans les actes de grand banditisme, de braquage ou de terrorisme », a-t-il indiqué.

En outre pour M. Bayala, il est bien que le programme soit spécifié aux différents corps socioprofessionnels de la fonction publique mais il serait encore mieux qu’il prenne en compte la masse des jeunes qui ne sont pas éligibles aux concours, car le défi de la construction du citoyen patriotique est général. « Il est nécessaire pour le menuisier, le plombier, bref, indispensable pour tout le monde. Donc on ne peut pas le restreindre à une petite catégorie de gens. Que le gouvernement trouve donc une modalité de prise en compte de la grande majorité silencieuse des masses paysannes, des jeunes au chômage. Cela pourrait être une aubaine pour eux car en plus d'être réservistes, ils pourraient mettre cette compétence au service des sociétés privées de gardiennage », défend-il.

Selon Alouna Traoré, naguère conseiller juridique de Thomas Sankara et ancien membre des Comités de défense de la révolution (CDR), « celui qui se noie s'accroche à tout car il vaut toujours mieux faire quelque chose que rien. Donc le Service national patriotique est l’école pour apprendre à aimer son pays et le patriotisme doit bien s’y cultiver ».

aa alounaA l’en croire, le mal du service national populaire sous la révolution est qu’il était adressé à une certaine catégorie de gens. « C'était la préférence des instruits au lieu de prendre en compte toute la jeunesse instruite et non instruite ».

Ainsi, il pense qu’il n'y a pas de différence entre le service national populaire sous la révolution et le service national patriotique aujourd’hui, hormis la tranche d'âge qui a évolué à 35 ans et plus.

C’est pourquoi il estime que le service national patriotique gagnerait à s’occuper aussi de ceux qui n’ont pas été à l’école, notamment ceux qui sont sur les sites aurifères, dans les villages, les marchés, etc.

« Il faut s’occuper de cette jeunesse pour ne pas manquer le coche. L’appel patriotique concerne toute la jeunesse, toutes tendances confondues, tous ceux qui sont capables de défendre la patrie. Il faut que le SNP soit vraiment populaire, à la portée des masses fondamentales », a-t-il notifié.

De plus, il soutient qu’il faut reformuler le SNP, dénonçant la question de la rémunération des « appelés ». « Quand on aime, on donne ce qu’on a de plus cher, on se sacrifie pour sa patrie. Que le SNP inculque donc ces valeurs de noblesse, d’amour de la patrie et qu’il soit un creuset de formation de tous au métier des armes, car les peuples conscients assurent leur propre sécurité », a-t-il souligné.

Toujours selon Alouna Traoré, même après la guerre, le service national patriotique devrait se poursuivre, car il y va de la sécurité du pays.

Flora Sanou

students uneLe ministre de l’Enseignement supérieur ainsi que celui de la Jeunesse et de l’Emploi ont conjointement signé un arrêté portant création et définition du Statut de l’étudiant entrepreneur du Faso (SEEF). Objectifs de cette mesure gouvernementale : développer la personnalité de l’étudiant, son esprit d’initiative, ses acquis en créativité, innovation et entrepreneuriat, mûrir son projet et/ou réunir les conditions nécessaires à sa mise en œuvre. Une équipe de Radars Burkina a recueilli les avis de quelques étudiants sur le sujet.

Adja Saran Traoré, étudiante en master II de communication des organisations, entreprend dans le domaine laitier, notamment la préparation et la commercialisation du « gapal » dénommé « gapal diima », qui propose une variété de saveurs à la clientèle : coco, raisin, banane, nature et fraise.

S’exprimant sur le Statut de l’étudiant entrepreneur du Faso (SEEF), elle dit apprécier cette initiative du gouvernement parce qu’elle permettra aux étudiants « de faire travailler leurs méninges pour trouver des idées de projets et les mettre en œuvre, compte tenu des avantages que confère ce statut et sachant qu’ils ont le soutien du gouvernement ». Personnellement, elle espère que le SEEF lui permettra de booster son projet d'entreprise au regard des avantages qu'il présente, à savoir le B to B et le mentorat, entre autres. Cependant, souligne-t-elle, les conditions d’éligibilité posent problème car les étudiants qui ont terminé leur cycle mais qui n'ont pas encore de statut professionnel clair ne peuvent pas en être bénéficiaires. C'est pourquoi, plaide-t-elle, « le gouvernement doit être souple et mettre en place un mécanisme pour aider ces derniers ».

Cindy Kinda, étudiante en médecine et promotrice de Kind Secret's, spécialisée dans la confection vestimentaire avec comme matériel de base la laine, déclare accueillir cette décision du gouvernement de transition avec enthousiasme et optimisme. students 2D’après elle, bien que concilier études et entrepreneuriat ne soit pas toujours aisé, « avec ce programme nous pensons pouvoir trouver le juste milieu car les avantages pourraient nous être bénéfiques à travers le développement d'un leadership, le partage d’expériences, etc. » Elle pense en outre que ce statut boostera de manière considérable ses différents projets d’entreprise. Toutefois, fait remarquer la jeune disciple d’Hippocrate, « l'obligation faite aux étudiants désireux de postuler en groupe d’être issus  d’un même temple du savoir sera un frein pour certains d’entre nous et jouera en défaveur du brassage inter-universités ».

Pingdwindé Valentin Bambara, étudiant en philosophie, en année de licence, est dans le domaine agroalimentaire, précisément dans la production de vin de bissap. students 3Il estime que cette initiative du gouvernement est une opportunité qui permettra aux étudiants qui ont des projets de transcender « leur peur et de se lancer, car ils savent qu’ils seront accompagnés comme le leur a promis le président Ibrahim Traoré ». Et notre interlocuteur d’ajouter que ce statut pourrait susciter de nouvelles idées dans le domaine de l'entrepreneuriat, parce qu’« on a souvent besoin d'un coup de pouce pour au moins commencer quelque ».

En un mot comme en mille, il souhaite que les procédures soient vraiment allégées pour permettre aux étudiants qui le désirent de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale et, surtout, que les choses se fassent dans la transparence. « Il ne faudrait pas qu'on soit soumis à de longues procédures qui, souvent, découragent. Que ceux qui doivent mettre en œuvre le statut ne le fassent pas par affinités », a-t-il demandé.

Flora Sanou

aasitho une« Promotion du tourisme interne, facteur de résilience ». C’est sous ce thème que se tiendront de façon conjointe, du 26 au 29 octobre 2023, la 13ᵉ édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO) ainsi que la 4e édition de la Vitrine internationale du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration de Ouagadougou (VITHRO). C’est la région du Centre-Sud, en l’occurrence son chef-lieu, Manga, qui est l’invitée d’honneur de ces deux évènements touristiques. L’annonce a été faite par le comité d’organisation ce jeudi 24 août 2023, au cours d’une conférence de presse à Ouagadougou.

 

Après un coup d’arrêt en 2017, le gouvernement de la Transition, à travers le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT) ainsi que l’Office national du tourisme burkinabè (ONTB), a décidé de relancer la promotion du tourisme burkinabè. Selon le secrétaire général dudit ministère, Fidèle Aymar Tamini, cette décision témoigne de la volonté des plus hautes autorités du pays de faire du secteur du tourisme l’un des leviers du développement économique et social et elle s’inscrit dans le Plan d’actions de stabilisation et du développement de la Transition.

aasitho 2A l’en croire, la tenue conjointe de ces deux évènements à vocation de promotion touristique « vise à mettre en exergue le potentiel touristique de notre pays et à accompagner les efforts des acteurs privés, qui permettent de maintenir le secteur en vie malgré la crise et la mauvaise publicité tendant à dire que le Burkina Faso n’est pas un pays fréquentable ».

De plus, « cette édition du SITHO tient compte de la volonté des acteurs publics et privés du tourisme de fédérer leurs énergies au regard du contexte actuel du pays », a-t-il indiqué.

A la question de savoir quelles sont les raisons ayant présidé au choix de la région du Centre-Sud comme invitée d’honneur, la Directrice générale de l’Office national du tourisme burkinabè (ONTB), Marguerite Douanio/Sou, a répondu que l’ONTB a d’abord pensé au Ranch de Nazinga parce que « la zone de l’Est qui était sa zone de prédilection pour le tourisme cynégétique est aujourd’hui difficile d’accès du fait de l’insécurité ». Or, dit-elle, « on a envie que ce pan de notre tourisme soit toujours d’actualité. C’est pourquoi on a choisi la région du Centre-Sud ». aasitho 3Cette région a été également choisie parce qu’il y a un patrimoine très important, notamment à Tiébélé (le palais royal, l’habitat traditionnel Kasséna), qui est en voie d’être inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, a-t-elle justifié. Et d’ajouter : « Nous voulons que les professionnels connaissent davantage cette région ».

Il faut noter que cette tenue conjointe du SITHO et de la VITHRO vise à présenter aux Tours opérateurs et à la diaspora l’offre touristique burkinabè, à accroître la visibilité, sur le plan africain et à l’échelle internationale, des produits et activités touristiques des entreprises burkinabè, à présenter les opportunités d’investissement touristique au Burkina Faso et plus généralement en Afrique, à renforcer le partenariat et les relations commerciales entre les professionnels africains du tourisme, à contribuer au développement du tourisme intracommunautaire, à renforcer la pratique du tourisme interne et à offrir un cadre de promotion et de réflexion sur le tourisme qui permettra d’identifier les défis auxquels sont confrontés les acteurs de ce secteur dans la réalisation des activités touristiques.

Les innovations majeures aux présentes éditions sont, entre autres, la mise à la disposition des régions d’un pavillon qui leur est dédié dans l’objectif de leur permettre de présenter leurs spécificités touristiques respectives et de susciter des fréquentations sur les sites ainsi que le retour du biotope (constitution d’un espace de présentation de quelques animaux sauvages) afin d’attirer les curiosités.

Plusieurs activités sont au programme, à savoir un cross populaire (le matin pour l’ensemble des acteurs du tourisme), une cérémonie d’ouverture, des conférences/panels thématiques, un espace B2B, un espace enfants, etc.

Flora Sanou

chef uneLe chef de l'État, le capitaine Ibrahim Traoré, a annoncé, à l’occasion de la Journée internationale

de la jeunesse, la désignation d'un point focal par région, qui aura pour principale tâche « de
prendre les préoccupations des jeunes de la région d'origine afin d'y apporter des solutions ». À ce
sujet, le président du conseil national de la jeunesse et certains citoyens ont exprimé leur point
vue au micro de Radars Burkina.

L’initiative est positivement appréciée par Clémence Millogo qui estime que c’est à la jeunesse de
savoir saisir cette opportunité en évitant de jouer à la méchanceté.
«Que chaque jeune qui est nommé travaille pour l’intérêt de toute la jeunesse du pays et ne travaille
pas pour ses propres intérêts. Ces représentants doivent savoir à qui écouter», indique t-elle.
Elle espère un changement des approches en matière d’aide à la jeunesse, car ce sont toujours « les
mêmes qui ont le monopole de la parole et des aides », a-t-elle souligné avant de lancer que
l’autorité devra surveiller ces jeunes qui seront responsabilisés.

« Les députés, les gouverneurs, les hauts-commissaires et les préfets ne sont-ils pas en phase avec la
jeunesse ? » s’interroge un citoyen ayant requis l’anonymat. Pour lui, les problèmes des jeunes sont
déjà connus de tous. Donc, avoir des représentants de jeunes à la présidence « ne sera que la
promotion de la corruption ».
En outre, selon le président du conseil national de la jeunesse, c’est une réalité qui existe. «  Depuis
longtemps, les jeunes se sentent en marge de la gestion des affaires publiques, surtout dans les
instances de prise de décision. C’est en se basant sur ce fait que l’autorité a décidé de prendre en
compte les problèmes des jeunes dès la base, notamment au niveau des régions. Cela lui permettra
d’avoir leur point de vue, leur appréciation des situations », a-t-il d’abord expliqué.
A son avis, c’est une bonne chose d’impliquer les jeunes dans les instances de prise de décision.
chef 2« Ce n’est pas un doublon parce que cela va permettre de faire une appréciation sans complaisance
des situations au niveau des régions. Cela permettra donc de résoudre les problèmes de façon
urgente et efficace, car avec le circuit normal, ce n’est évident » soutient-il.
À la question de savoir si la fin de la transition n’impactera pas la mission de ces points focaux, le
président du CNJ répond : « Si la transition arrive à mettre cela en pratique, ce sera un acquis. Mais
les bénéficiaires trouveront les arguments nécessaires pour le maintenir. Je pense qu’aucune
autorité ne voudra remettre en cause les acquis de la jeunesse ou aller en porte-à-faux avec les
aspirations ou les préoccupations des jeunes. Elle fera preuve de sagesse et de bonne
compréhension des préoccupations des jeunes pour ne pas avoir des velléités ou une intention de
remettre en cause les acquis ».
Selon son argumentation, le conseil national de la jeunesse ne fera que des suggestions à l’autorité
en ce qui concerne le choix des chargés de mission afin que ce soit des personnes en mesure
d’apporter des contributions.

Par ailleurs, le CNJ aura également un regard et fera un suivi sur l’effectivité des missions assignées
aux points focaux pour qu’ils jouent pleinement leur rôle, a précisé Moumouni Dialla.


Flora Sanou

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