Hypothermie : « Elle peut entraîner un arrêt cardiaque chez les enfants » (Dr Bernard Sawadogo, médecin pédiatre au CHUP-CDG)
Les enfants sont particulièrement vulnérables en cette période d’harmattan et de fraîcheur, car exposés à des risques de pathologies comme l’hypothermie, une maladie malheureusement peu connue sous nos cieux. Pour lever le voile sur cette affection, Radars Info Burkina s’est entretenu avec Bernard Sawadogo, médecin pédiatre au Centre hospitalier universitaire pédiatrique Charles de Gaulle (CHUP-CDG), à Ouagadougou.
Radars Info Burkina : Qu’est-ce que l’hypothermie ?
Dr Bernard Sawadogo : La température à laquelle l’organisme peut fonctionner normalement sans problème, c’est-à-dire la température centrale, se situe entre 36,5 et 37,5°c. L'hypothermie est définie comme la baisse anormale de la température centrale du corps. Autrement dit, c'est quand la température de l’organisme chute. Il y a trois types d’hypothermie : l’hypothermie légère ou modérée, où la température varie entre 32°c et 35°c ; l’hypothermie grave, entre 28°c et 32°c, et l’hypothermie sévère ou majeure, qui est en dessous de 28°c (les fonctions vitales, en particulier le système cardiovasculaire, sont alors en danger).
Radars Info Burkina : Quelles en sont les causes chez l’enfant ?
Dr BS : En général, l’hypothermie est liée à des causes environnementales. Elle apparaît généralement lors d'une exposition à un environnement très froid et peut être déclenchée par une combinaison de facteurs, notamment une baisse de température normale. Elle est liée au milieu dans lequel l’organisme se trouve. Par exemple, le froid peut l'occasionner, surtout si l’enfant n’est pas bien protégé avec des vêtements chauds. L’hypothermie peut être due aussi à une infection parce que lorsque certaines infections sont très sévères, elles peuvent amener l’organisme à une sous-température.
A cela peuvent s’ajouter des troubles hormonaux. Par exemple, la thyroïde est un organe au niveau du cou qui peut réguler la température. Si cet organe ne fonctionne pas bien, ou si la commande de cet organe n’est pas correcte, l’enfant est en hypothyroïdie. Un enfant qui vient de naître n’a pas cette aptitude de contrôler efficacement cet organe ; le contrôle est immature, donc il aura tendance à prendre la température du milieu. S’il fait froid il va facilement devenir glacé.
De plus, le fait de laisser pendant longtemps un enfant avec des habits mouillés, notamment lorsqu’il pisse au lit ou dans une couche, l'expose au risque d’hypothermie.
Radars Info Burkina : Quels sont les symptômes hypothermiques chez l’enfant ?
Dr BS : Les symptômes varient en fonction du degré d’hypothermie. On considère que l'enfant est en hypothermie quand sa température corporelle est inférieure à 35 degrés (prise de température rectale). Chez l'enfant, l'hypothermie se traduit par une rougeur, des marbrures, une peau froide, un engourdissement général et une accélération de la respiration.
Radars Info Burkina : conséquences d’une hypothermie ?
Dr BS : Quand l’enfant est exposé au froid pendant longtemps, ses extrémités peuvent noircir, ce qui signifie que ces parties ne vivent plus et qu'il faudra les amputer pour éviter une intoxication des autres parties du corps. Quand la température est très basse sur une longue durée, cela peut occasionner des troubles respiratoires. L’enfant peut perdre connaissance. Il peut même mourir suite à un arrêt cardiaque.
Radars Info Burkina : Que faire en cas d’hypothermie ?
Dr BS : La personne doit être réchauffée à l'aide de plusieurs couvertures de survie isothermiques et placée dans un lieu chaud. Le réchauffement doit être progressif du fait de complications graves possibles en cas de variations trop brutales de la température, comme des troubles du rythme cardiaque.
Outre cela, on peut recourir à la méthode dite kangourou. En effet, le contact de l’enfant avec le corps maternel permet d’échanger la chaleur pour le réchauffer rapidement.
Radars Info Burkina : Comment prévenir l’hypothermie ?
Dr BS : L’hypothermie est très fréquente chez les nourrissons, les nouveau-nés. De ce fait, il faut bien les protéger car ils sont à risque. Afin de prévenir l’hypothermie, il est conseillé de prendre les mesures nécessaires pour se protéger du froid.
De ce fait, il faut porter à l’enfant plusieurs habits pour retenir la chaleur, couvrir les extrémités avec des gants et un bonnet (20% de la chaleur sont retenus au niveau de la tête), éviter de l’exposer au vent. De plus, il faut changer rapidement les vêtements s’ils sont mouillés par des vêtements secs car un vêtement trempé perd 90% de sa capacité isolante. Par ailleurs, il faut éviter de laver les enfants sur une longue durée et il faut bien les pommader, surtout avec du beurre de karité.
Par ailleurs, en situation de confort (usage de ventilateur ou de climatiseur), la température doit être maintenue entre 23°c et 32°c pour les nourrissons. En dessous de 23°c, l’enfant aura du mal à compenser par la chaleur interne.
Propos recueillis par Flora Sanou
La circulation routière devient plus dangereuse en période de fin d’année, où la majorité de la population, notamment la jeunesse, semble avoir l’esprit aux fêtes. Cela a pour conséquence des accidents, parfois mortels. Etant donné qu’on n’est plus qu’à quelques jours des fêtes, Radars Info Burkina a tendu son micro à l’Association Faso One Village (AFOV) et à l’association Zéro goutte de sang sur la route, qui ont toutes les deux pour objectif de promouvoir la sécurité routière, pour qu’elles se prononcent sur la question.
Sur la question de la fréquence des accidents, surtout en période de fin d’année, M. Sawadogo confie qu’il y a une réduction en 2022 par rapport aux années antérieures. « On a commencé à réguler il y a 11 ans maintenant. Il y avait beaucoup d’accidents mais on ne comptait pas. En cette année 2022, au carrefour de Katr-yaar, il n’y a pas d’accidents en tant que tels. Excepté la semaine surpassée où une femme a été percutée mortellement et son enfant gravement blessé par deux camions qui étaient en vitesse ; ce sont plus à des accrochages que nous assistons », a-t-il confié.
La 3e édition du Mois du « Consommons local » se tient du 15 au 17 décembre 2022 à Ouagadougou sous le thème « Consommation des produits locaux, un levier d’accroissement des investissements productifs, de développement et d’intégration régionale ». En trois ans d’organisation de l’événement, le ministère du Commerce non seulement a réalisé des avancées notables, mais également a relevé des défis. A cette édition, la 3e du genre, les producteurs et transformateurs ont encore pris d’assaut le site du SIAO pour exposer le génie burkinabè en matière de transformation des produits locaux.
En termes de bilan, en trois ans, ce sont environ 438 milliards de F CFA qui ont été engrangés par les producteurs et transformateurs de produits locaux. C’est en tout cas l’information qu’a livrée Seydou Ilboudo, directeur général du Commerce, à Radars Info Burkina, à l’occasion de cette 3e édition du Mois du « Consommons local ». Cette performance, selon lui, les producteurs et transformateurs de produits locaux la doivent à la décision des premières autorités du pays de contraindre les administrations publiques à acheter et consommer des produits locaux, d’une part et, d’autre part, à l’exhortation faite aux populations de consommer ces produits locaux. D’après le ministre du Commerce, en plus de ces mesures, le ministère qu’il dirige a mis en place une plateforme numérique appelée « site web made in Burkina » pour faire la promotion des produits locaux et aider les transformateurs ou producteurs à commercialiser leurs produits.
Le ministère a également décidé de créer le « Label made in Burkina », une marque protégée par l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) et qui fait la labélisation des produits burkinabè. A ce jour, cinq produits locaux sont labélisés, selon le ministère du Commerce. Il s’agit du Faso danfani, du Kôkô Donda, du chapeau de Saponé, du beurre de karité et du poulet bicyclette.
Courant novembre, un groupe de personnes physiques et morales, en collaboration avec l’Association pour le développement communautaire et la promotion des droits de l’enfant (ADC/PDE), ont organisé une collecte à travers le réseau social WhatsApp pour venir en aide à des personnes déplacées internes de la province du Sanmatenga, région du Centre-Nord. Comment ledit groupe a-t-il pu mobiliser les ressources à travers WhatsApp ? Comment a-t-il réussi à avoir la confiance des volontaires pour que ceux-ci contribuent ? Combien de personnes ont bénéficié de cette aide ? Pour avoir des éléments de réponse, une équipe de Radars Info Burkina a échangé avec le responsable de l’ADC/PDE, Mahomed Ouédraogo.
Pour la prise en charge et l’équipement des 50 000 nouveaux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) récemment recrutés, le gouvernement burkinabè a besoin d’environ 104 milliards de F CFA. Au nombre des canaux proposés pour recouvrer ladite somme figure l’instauration d’une taxe sur les produits de grande consommation. Une idée que rejette le Réseau national des consommateurs du Faso (RENCOF), en raison des conséquences drastiques qu’elle pourrait avoir sur les conditions de vie des populations, déjà victimes d’une inflation record dans l’UEMOA. Pour en savoir davantage, une équipe de Radars Info Burkina a échangé avec le président dudit réseau, Adama Bayala. Pour lui, un tel prélèvement pourrait aggraver la situation des Burkinabè.
Sa famille, ses amis et partenaires ont été invités à partager la joie de cette décoration à travers une réception tenue à sa chocolaterie "Chez chef André" le 12 décembre. À cette occasion, a également eu lieu la dédicace de son ouvrage intitulé "le chocolat BEAN-TO-BAR", dans lequel il détaille les différentes étapes du processus de fabrication du chocolat. L'artisan chocolatier déclare que « cette médaille vient renforcer son engagement à faire évoluer le domaine des métiers de bouche au Burkina ». Comme projet, il souhaite renforcer la capacité d'accueil du centre de formation et l'étendre au niveau national.
Il est cordonnier, personne vivant avec un handicap. Il se déplace à l’aide d’un morceau de bois qui lui sert d’appui. Il a été reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés et écope d’une peine d’emprisonnement de 18 mois et d’une amende de 500 mille francs CFA, le tout assorti de sursis.
Dans la région du Centre, la cérémonie de décoration à l’occasion du 62e anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso (ex-Haute-Volta) s'est déroulée à la place de la Nation à Ouagadougou. L'abnégation au travail de 148 récipiendaires, dont Léopold Lounkiéné Jean-Rodrigue Bado, vice-président du Conseil burkinabè des mines, de la géologie et des Carrières (CBMGC), a été reconnue et récompensée par la nation burkinabè.
Cette détermination au travail a valu à l’intéressé sa décoration par la nation burkinabè. « C'est avec une immense satisfaction que je reçois cette distinction honorifique de la nation burkinabè. Je la dédie non seulement à toute ma famille mais aussi à mes collaborateurs. Je la dédie également à la mémoire des Forces de défense et de la sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) qui sont tombés », a précisé le récipiendaire.
A noter que la fête de l'indépendance a été célébrée dans la sobriété sur toute l'étendue du territoire, cela en raison du contexte sécuritaire national, marqué par des attaques terroristes à répétition avec des morts, des blessés et des déplacés internes. A cela s'ajoutent des cas de personnes portées disparues et de villages occupés par des terroristes.
A l'occasion de la 17e édition des Journées nationales de refus de la corruption (JNRC), le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) a organisé un panel, le vendredi 9 décembre 2022, sur le thème "Corruption et terrorisme : Quelles perspectives ?" Plusieurs couches socioprofessionnelles ont pris part à ce panel, qui été l'apothéose de la 17e édition des JNRC, entamée le 1er décembre 2022
Le panel a été coanimé par le Pr Abdoul Karim Saïdou, enseignant-chercheur à l'université Thomas Sankara, qui a démontré que la corruption prépare les conditions d'installation et de développement de l'insécurité. Il ajoute que la lutte contre l'insécurité et la corruption ne sont pas compatibles. En effet, explique-t-il, la corruption empêche la lutte contre l'insécurité et un Etat corrompu ne peut gagner aucune guerre. Il estime en outre que la capacité à mobiliser le peuple est fonction du crédit que les populations accordent à leurs gouvernants. Issouf Ouattara, secrétaire exécutif du Centre d’information, de formation et d’études sur le budget (CIFOEB), pour sa part, estime qu'il y a un déficit de transparence et de redevabilité dans la gestion des ressources publiques, particulièrement pour les ministères investis de la mission de lutte contre l'insécurité. Même son de cloche pour Constant Tandaogo Ouédraogo, contrôleur à l'Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC), pour qui le mystère que renferme le terme “secret-défense” contribue à alimenter ce manque de transparence et de redevabilité. "Pourtant, c'est cette redevabilité qui va contribuer à renforcer la symbiose entre les populations et les forces de défense et de sécurité", estime le contrôleur général de police à la retraite Paul Sondo, un autre panéliste. Attiana Serge Oullon a montré enfin que tous les corps de métiers des forces militaires et paramilitaires sont infestés par le phénomène de la corruption. Ce qui, pour lui, rend caduques les politiques publiques.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a procédé à la remise des prix de la 3e édition du concours du meilleur reportage humanitaire le vendredi 9 décembre 2022. Quatre journalistes ont été primés à cette édition dont le thème était "Crise sécuritaire combinée aux effets des changements climatiques au Burkina Faso : quel impact pour l'accès à l'eau par les populations ?" En marge de la cérémonie de remise des prix, le chef de la délégation du CICR, Laurent Saugy, a tenu une conférence de presse sur le thème de cette troisième édition. Il a appelé à cesser les violences contre les populations vulnérables.
A cette occasion, celui-ci a, entre autres, signé un accord de coopération humanitaire en faveur des personnes privées de liberté au Burkina avec le gouvernement burkinabè. C'est dire donc que le CICR compte mettre un accent particulier sur ses actions humanitaires au Burkina Faso.
Ils remportent chacun un trophée, un certificat, des gadgets et la somme de 250 000F. Les deuxièmes prix ont été remportés par Madi Ouédraogo, correspondant des éditions Le Pays à Kaya, dans la catégorie presse écrite-presse en ligne, et par Bamoni Traoré de la télévision TVZ dans la catégorie presse audiovisuelle. Ces lauréats repartent chacun avec un trophée, un certificat, des gadgets et la somme de 150 000F.










