Santé : « Le terrorisme scientifique doit s'arrêter au Burkina Faso... Nous refusons d'être des cobayes d'une science hasardeuse », Ali Tapsoba, porte-parole du Collectif citoyen pour l'agroécologie (CCAE)
Le Collectif citoyen pour l'agro-écologie (CCAE) a tenu une conférence de presse ce samedi 15 mai à Ouagadougou. Les échanges avec les hommes de médias ont porté principalement sur trois points : le contexte général de l’agrochimie et des Organismes génétiquement modifiés (OGM), le cas du Burkina Faso et enfin les perspectives.
S’agissant du premier point à l’ordre du jour, il a été question de situer le contexte général de l’agrochimie et des OGM. Selon Ali Tapsoba, le secteur agrochimique est responsable du monde toxique dans lequel nous vivons. « L’impact environnemental et celui sanitaire des produits chimiques sont désastreux : disparition des insectes, pollution des eaux, des sols, de l’air, cancers ... », alerte-t-il.
Au second point des échanges, spécifiquement pour le cas du Burkina Faso, la CCAE dénonce la « transformation de notre biotope en un laboratoire à ciel ouvert ». Selon son porte-parole, les marches organisées en 2015 et en 2018 ont contribué à l’abandon du coton BT mais d’autres dangers subsistent. « Plusieurs autres tentatives d’introduction de cultures transgéniques sont en cours au Burkina Faso, notamment le niébé BT et les moustiques génétiquement modifiés », affirme-t-il.
« Target malaria » est un programme conçu dans le but de lutter efficacement contre le paludisme et il est financé par la fondation Bill et Melinda Gates de la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), un organe de l’armée américaine. Dans ce programme, il s’agit de la manipulation de moustiques génétiquement modifiés confiés à l’Institut de recherche en science de la santé (IRSS) du Burkina. Pour le conférencier du jour, les populations, sans même le savoir, sont les cobayes d’une expérience hasardeuse et suicidaire. « Target Malaria pourrait aboutir à la création d’une arme bactériologique à travers le bricolage des insectes », déclare-t-il. Toujours selon lui, depuis les lâchers de moustiques GM en juillet 2019, aucune étude d’impact n’a été faite pour en tirer les conséquences.
Les moustiques de Soumoussou sont aussi un programme dénoncé par la CCAE. « Cette expérience suicidaire consiste à pulvériser les moustiques à l’aide d’une décoction de champignon toxique, de gêne d’araignée d’Australie et du scorpion du désert », explique Ali Tapsoba avant de compléter son propos par l’impact de cette expérience sur les insectes : « Le champignon génétiquement modifié sécrète une puissante neurotoxine qui sera fatale aux moustiques. » « Les moustiques existent parce qu'ils doivent exister ; la cause du paludisme, c’est l’absence d’assainissement », conclut-il.
Pour ce qui est du niébé BT ou haricot, c’est une variété de niébé génétiquement modifiée conçue pour résister à l’insecte ravageur « Maruca Virata » afin de réduire les pertes de rendements des grains de niébé, selon les chercheurs. Le Burkina Faso a-t-il tiré des leçons du Covid-19 ? S’interroge le porte-parole de la CCAE, pour qui « le virus de Wuhan », qui défie toutes les avancées scientifiques aujourd’hui, devrait nous pousser à stopper la manipulation des virus. « Avec la manipulation des moustiques génétiquement modifiés, le Burkina Faso risque d’être le prochain foyer d’expansion de pathogènes », confie-t-il. Toujours selon M. Tapsoba, nous risquons pire que le Covid-19 car la transmission du virus se fera par les moustiques.
S’agissant du dernier point au menu des échanges, la CCAE a parlé des perspectives et, de l’avis de son porte-parole, des actions citoyennes sont à mener continuellement : interpellation des décideurs (gouvernement et parlementaires), mobilisation citoyenne, actions en justice, préservation des semences paysannes, etc.
La CCAE exige un moratoire sur les OGM et appelle ainsi à stopper toute manipulation de virus. « Le terrorisme scientifique doit s’arrêter au Burkina Faso ... Nous refusons d’être les cobayes d’une science hasardeuse », a conclu le porte-parole du CCAE, Ali Tapsoba.
Sié Mathias Kam (stagiaire)

Débuté le 13 avril dernier, le mois de ramadan a pris fin avec la célébration officielle de l’Aïd el-fitr ce jeudi 13 mai 2021 au Burkina Faso. A la place de la Nation, à Ouagadougou, la prière s’est déroulée en présence des autres communautés religieuses, coutumières et de personnalités politiques, signe de la cohésion nationale. Le prêche du jour a porté sur la paix et la cohésion sociale.
«Nous avons prié pour qu'il y ait la paix et la cohésion sociale au Burkina Faso », nous confie Alassane Bala Sakandé, qui ajoute : «Nous saluons la cohésion sociale entre nos différentes religions, marquée par leur présence à cette prière solennelle. C'est un message fort qui va contribuer à renforcer les liens entre les Burkinabè».
«Nous voulons, à travers notre présence, marquer notre solidarité avec nos frères musulmans qui, durant 30 jours, ont prié pour la paix, la cohésion sociale et la prospérité au Burkina Faso», martèle pour sa part le ministre Clément Sawadogo. Pour le ministre de l'Administration territoriale, c'est un honneur pour notre pays de voir se réunir autour d'une même table et en un même lieu les différentes religions pour marquer l'union. Le Burkina Faso n'a jamais connu au cours de son histoire de graves dissensions entre les différentes communautés religieuses. Voir le cardinal Philippe Ouédraogo se passer de ses propres obligations en ce jour d'Ascension et être présent à cette célébration est un geste vraiment fort », conclut le ministre Clément Sawadogo.
Dans la capitale burkinabè, beaucoup de jeunes s’efforcent d’avoir de petits métiers dans un contexte économique de plus en plus difficile. Moussa Kaboré, lui, semble tirer son épingle du jeu. « Malgré toutes ces difficultés, nos chiffres d'affaires sont satisfaisants. Nous avons une catégorie de clients qui achètent ces montres juste pour paraître beaux », déclare-t-il.
Les adeptes de la musique reggae du monde entier célèbrent ce mardi 11 mai l'anniversaire de la mort de Bob Marley, Robert Nesta Marley à l’état civil. Né le 6 février 1945 à Nine Miles et décédé le 11 mai 1981 à Miami d'un cancer généralisé, Bob Marley fut un grand auteur-compositeur-interprète et musicien. A l’occasion de l’anniversaire de son décès, Passamdé Sawadogo, alias Océan, artiste musicien reggae maker burkinabè, nous parle de l’héritage de cette musique au Burkina Faso et plus généralement en Afrique.
Et Passamdé Sawadogo de citer à titre illustratif des faiseurs de reggae comme Alpha Blondy et Tiken Jah Fakoly. A l’échelle du Burkina, il énumère des artistes comme Sana Bob et Oscibi Johan. « Il y a beaucoup de thèmes qui nous interpellent et nous exhortent à poursuivre le combat de nos devanciers», a-t-il martelé.
Perturbation à Goundri et Tabtenga
« On est obligé de commander le poisson en petite quantité en espérant l’écouler au cours de la journée, sinon c’est la perte assurée », nous dit pour sa part Flore Sawadogo, gérante de poissonnerie.
Alors que le peuple souffre de ces multiples coupures de courant, dans un récent discours 
Dans la même veine, Awa Bamogo se pose des questions sur la différence entre la nouvelle facturation et l’ancienne, laquelle est d’ailleurs toujours en vigueur, il faut le rappeler. « Cette nouvelle facturation est quasiment la même que celle en cours ; je ne vois pas de différence qui puisse nous faire avaler la pilule de ces derniers mois », souligne-t-elle.
Le journal d’investigation « L'Indépendant », créé en 1993, était parvenu à s’imposer à l’échelle nationale comme une référence en matière de journalisme d’investigation. Malheureusement, l’engagement de son fondateur Norbert Zongo, qui ne transigeait pas avec la vérité, a fini par lui coûter la vie le 13 décembre 1998 sur la route de Sapouy. A l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la liberté de la presse le 3 avril 2021, Sié Offi Somé, journaliste et consultant en communication, proche de Norbert Zongo de son vivant, nous a entretenu sur le défunt canard.
La mal gouvernance, la corruption, l’autoritarisme du pouvoir en place étaient, entre autres, les tares dénoncées par ce journal qui était apprécié du lectorat.
À l'occasion de la célébration de la Fête du travail ce 1er mai, les structures syndicales du Burkina Faso se sont donné rendez-vous à la Bourse du travail de Ouagadougou autour de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B) pour se faire entendre. L'une des associations présentes sur les lieux a retenu notre attention. Il s’agit de l'Association de défense des droits des aides-ménagères et domestiques du Burkina (ADDAD-B). Elle dénonce la maltraitance dont sont victims les jeunes filles dans les ménages.
Qualifiées souvent, à tort, de “bonnes ou de servants”, ces filles exercent un métier négligé par beaucoup de personnes, sans compter les non-dits qui l’entourent. “Les traitements qu'on subit dans les familles sont inhumains; on ne peut pas tout dire”, nous confie Sakinatou Ouédraogo.










