Fête du 15 août : L’Assomption, tout un symbole en pays dagara
La solennité de l’Assomption, encore appelée « la 15 août », est célébrée chaque année avec une organisation, une mobilisation et une coloration très différentes des autres fêtes. Quelle que soit la localité dans laquelle ils se trouvent sur le territoire national, les ressortissants dagara font tout leur possible afin d'être présents dans leur village à l'occasion de cet événement, car cela est considéré comme le signe de l’attachement ombilical de l'individu à ses racines. Comment « la 15 août » est-elle parvenue à s’imposer comme un symbole aussi fort dans ce groupe ethnique du Burkina, voire dans toute la région du Sud-Ouest ? Éléments de réponse.
A l’instar des autres catholiques du monde, ceux de toutes les régions du Burkina célèbrent le 15 août de chaque année la « montée de la Vierge Marie au ciel au terme de sa vie terrestre ». Dans le Sud-Ouest, cette fête revêt un caractère tout particulier. Selon les ressortissants de cette partie du Burkina, tout serait parti de Dissin, ville habitée en majorité par des Dagara. « Tout commence vers la fin des années 70 avec une association des jeunes de Dissin, qui avaient opté de se retrouver pendant les vacances pour se recréer. Donc après quelques années de rencontres récréatives qui se faisaient les jours ordinaires, quel que fût le mois, l'association décida de faire coïncider cela avec l'élévation de la Vierge Marie au ciel qui n'est autre que la date du 15 août (…). Elle a alors approché l'Eglise catholique pour que la célébration de cette fête soit plus solennelle. C’est ainsi qu’au fil des années, la fête gagna tout le diocèse », nous confie Wodiman Dabiré, ressortissant de Dano. Monseigneur Der Raphaël Dabiré, évêque du diocèse de Diébougou, ajoute qu’avant que cet évènement n'ait une telle envergure, au départ, c’était une organisation dont les festivités étaient portées par l’Eglise catholique et cela permettait aux pensionnaires du séminaire et aux autres élèves et étudiants qui n’avaient pas l’occasion de se retrouver de le faire. « Au tout début, à cette occasion, comme activités il y avait une kermesse et une nuit culturelle qui étaient organisées par les différentes associations d’élèves et d’étudiants vacanciers. C’était une occasion pour les parents de savoir ce que chacun des fils du village menait comme activité, où il résidait… », affirme Mgr Der Raphaël Dabiré.
Selon un autre de nos interlocuteurs, c'est parce qu'en août, beaucoup partent en vacances et ce sont des occasions de retrouvailles, lesquelles sont facilitées par la période. En effet, le mois d’août est un mois de vacances pour les élèves et étudiants. Chacun en profite donc pour se rendre au village et donner un coup de main à la famille en ce mois agricole, période de vaches maigres des populations. « Qui dit fête dit joie ; c'est une manière d'exprimer la joie, surtout pour les retrouvailles. Chacun est content de retrouver son ami, son frère, qu'il a vu il y a un an ou plus », nous dit Adeline Dabiré. Pour Wodiman Dabiré, étant donné que la religion catholique avait vite gagné le peuple dagara, cette date du 15 août s'était finalement affichée comme l'une des grandes fêtes catholiques. « Certes, elle attire du monde parce qu'elle se fête pendant les vacances et même les périodes de congés, mais elle n'est pas aussi fêtée à une grande échelle comme les fêtes de Noël et de fin d'année comme le penseraient certains », fait remarquer M. Dabiré. Certaines régions tentent d’emboîter le pas au Sud-Ouest dans le souci de mieux communier avec les fils et filles desdits zones. Un pèlerinage diocésain est organisé, par exemple, par l’archidiocèse de Ouagadougou chaque année au sanctuaire marial de Yagma.
Pour l’heure, on pourrait dire que la fête du 15 août dans le Sud-Ouest profite à plus d’un. « Ces derniers jours on a constaté un léger flux de voyageurs vers le Sud-Ouest. C’est un peu mieux que l’an passé », nous a révélé un convoyeur d’une compagnie de transport à Ouagadougou.
Sié Mathias Kam


S’il y a un lieu où les embouteillages sont fréquents dans la capitale burkinabè, c’est bien au rond-point de l’hôpital pédiatrique, rue 979 boulevard des Tensoba, situé à la Zone I. Les travaux de réhabilitation de cette artère vont bon train, certes, mais l’insécurité routière y est criarde et les files d’attente des usagers sont anormalement longues. Cette route essentielle pour le ralliement du centre-ville connaît un trafic routier assez dense. Véhicules articulés, automobiles et motocyclettes font de ce tronçon un véritable pont pour rallier tous les autres points de Ouagadougou. Avec les travaux et le trafic assez important, la fluidité de la circulation est dès lors menacée. Radars Info Burkina s’est rendu sur les lieux pour un constat.
De l'avis de certains, l’emplacement même de l’hôpital pédiatrique Charles de Gaulle serait le souci majeur. « On a l’impression que la pédiatrie est mal placée, qu’elle empêche la fluidité du trafic », déclare Ali Ouédraogo. Paul Kaboré, lui, pense que les embouteillages sont surtout causés par les passants eux-mêmes à cause de leur « manque de discipline ». Pour lui, la solution serait de positionner des agents de sécurité à ce carrefour. « Hier (Ndlr, mardi) les policiers étaient là et la circulation était fluide. Les gens ont tendance à ne plus respecter les VADS. Pire, les autres jeunes qui sont là pour réguler la circulation le font dans le désordre par moments. Résultat, on assiste à des embouteillages et souvent même à des accrochages », nous confie M. Kaboré. Puis il ajoute : « Il suffit que chacun fasse preuve de patience et vous verrez que le trafic sera fluide ici ».
Madi Koanda, lui, confesse qu’il n’emprunte cette voie que quand il n’a pas le choix : « En général, je préfère faire un grand détour plutôt que de passer par cette voie, car l’emprunter c’est presque toujours synonyme de retard ». Même s’ils sont impatients que les travaux de réhabilitation de cette artère majeure de la capitale soient terminés, certains usagers se consolent en se disant que leur calvaire ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir. « Vivement que les travaux s’achèvent le plus rapidement possible pour que la circulation dans les deux sens soit de nouveau possible », a souhaité Halidou Ouattara.


Le Burkina Faso fête ce 5 août 2021 les 61 ans de son accession à l'indépendance. A cette occasion, Radars Info Burkina a tendu son micro à Simon Ouédraogo, 73 ans. Il est inspecteur du travail à la retraite et président de la Maison des retraités Antoine-Nanga à Ouagadougou. Il revient sur cette époque des indépendances et dépeint les changements considérables intervenus depuis lors au pays des hommes intègres. Selon ce septuagénaire, « il y a pas mal de valeurs humaines que nous avons perdues ».
"L'héritage de la révolution sankariste", c'est le thème développé ce mercredi 04 août 2021 par l'écrivain Adama Amadé Siguiré au cours d'un panel organisé par le Mouvement Conscience Nouvelle (MCN) dans le cadre de la célébration du 38e anniversaire de la révolution sankariste à Ouagadougou. Selon le panéliste du jour, l’idéal sankariste peut aider le Burkina à se ressaisir dans un contexte mondial de plus en plus incertain.
Le panéliste du jour n’a pas passé sous silence la question de la crise scolaire qui a secoué le Burkina les mois écoulés. Selon lui, l’idéal sankariste contient bien des éléments à améliorer l’éducation au Burkina. « Thomas Sankara a voulu révolutionner l’éducation en poussant d’abord les Burkinabè à être fiers d’eux-mêmes », affirme-t-il. C’est l’école qui doit transmettre des valeurs de fierté, de morale et d’intégrité. « A partir du moment où après le départ de Sankara on est revenu sur un système éducatif purement colonial, voire néocolonial qui apprend plus à connaitre les valeurs des autres qu’à’être fier de nous-mêmes, il y va de soi que nous grandissons avec les germes de cette école », déplore-t-il, d’où la nécessité selon lui de considérer l’école comme un levier fondamental pour construire la société en y instaurant les valeurs de Sankara si nous voulons emprunter l’idéal sankariste de développement. 
La ministre de l'Économie numérique, des Postes et de la Transformation digitale, Hadja Fatimata Ouattara, et le ministre de la Santé, le Dr Charlemagne Ouédraogo, ont procédé au lancement du projet *Téléconsultation* entre le Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo de Ouagadougou et le centre hospitalier régional de Tenkodogo.
« Vous avez vu que grâce à l'appui de médecins spécialistes en dermatologie de l'hôpital universitaire Yalgado-Ouédraogo, un médecin généraliste qui se trouve dans un centre hospitalier régional en province a eu un renforcement de capacités. Il a eu des orientations pour que le malade puisse être dans un circuit pour améliorer son diagnostic, pouvoir recevoir un traitement adéquat et pouvoir guérir dans les délais », a expliqué le ministre de la Santé.
Rachid, un célibataire de 29 ans, a comparu devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou ce 30 juillet 2021 pour vol aggravé. Reconnu coupable, il a écopé de 26 mois de prison et de 500 000 F CFA d’amende.
Le nommé Jean, au domicile duquel il habitait, lui aurait demandé d’où venait ce matériel. « Je lui ai d’abord dit que c’était mon matériel mais il m’a rétorqué que je mentais. Je lui ai donc finalement avoué que j’avais volé ledit matériel à un habitant nouvellement arrivé au quartier », a déclaré Rachid au tribunal.
Ainsi, Halidou Kabré, commerçant installé près de la maison Tovio au quartier Patte-d’Oie, ne cache pas sa satisfaction de voir joliment revêtue de pavés cette route qui passe juste devant sa boutique. « Le pavé est bien joli et on est content d’avoir une nouvelle rue », affirme le jeune commerçant. Pierre Zoungrana, couturier de la place, apprécie lui aussi la qualité du travail qui, selon lui, réflète la modernité. A l’instar de nos deux interlocuteurs, les autres résidents de ce quartier qui a fière allure, en grande partie grâce aux travaux en cours, exultent.
Prévus pour durer 3 mois, les travaux tirent déjà à leur fin, comme nous l’a attesté Henry Belemsigré, qui conduit lesdits travaux. « Il nous reste juste une semaine de travail pour que tout soit achevé », a-t-il assuré. 










