jeudi 5 février 2026

flepLa 9e édition du FILEP se tiendra du 10 au 13 novembre 2021 à Ouagadougou, la capitale burkinabè. C’est l’annonce faite par le Centre national de presse Norbert-Zongo (CNP-NZ) ce vendredi 20 août 2021.

Le Festival international de la liberté d’expression et de presse (FILEP), qui se tient cette année sur le thème  « Au carrefour des crises sanitaire, sécuritaire, politique et des mutations technologiques, construisons des médias résilients au service des citoyens africains », est un concours visant à récompenser les meilleures œuvres en photo, caricature et dessin de presse. Le Festival se veut le carrefour de tous les photographes, caricaturistes et dessinateurs de presse professionnels (travaillant dans un organe de presse ou en freelance). Ce concours international est un évènement qui regroupera dans la capitale burkinabè des festivaliers venus des quatre coins du continent africain et même au-delà. Il comporte 2 catégories : la catégorie « photos de presse » et celle « caricatures et dessins de presse ».

Des conditions ont été édictées à cet effet pour permettre une large participation des journalistes. Ainsi, « peuvent prendre part au concours les caricaturistes, dessinateurs de presse et photojournalistes employés dans un organe de presse en Afrique ou les freelances collaborant régulièrement avec les organes de presse en Afrique », peut-on lire dans le communiqué du Comité de pilotage. En ce qui concerne les deux catégories susmentionnées, des conditions de participation sont également établies par ledit comité. « Pour la catégorie « photos de presse », chaque photojournaliste est invité à déposer  3 œuvres au maximum, en fichiers jpg de 24cmx30cm et en 300dpi pesant au moins 3 Mo. S’agissant de la catégorie « caricatures et dessins de presse », chaque caricaturiste ou dessinateur de presse est invité à déposer 3 œuvres au maximum, en fichiers jpg de 24cmx30cm et en 300dpi ».

Le CNP-NZ invite par conséquent les photographes, caricaturistes et dessinateurs de presse qui souhaitent prendre part à cette compétition à déposer leurs œuvres, uniquement par voie électronique, à l’adresse e-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  au plus tard le samedi 16 octobre 2021.

Le règlement intérieur, disponible sur le site web du CNP-NZ (www.cnpress-zongo.org), détaille les conditions de participation.

Sié Mathias Kam

tyauxL’ONEA informe ses abonnés de la ville de Ouagadougou que suite à une intervention planifiée sur les équipements du château d'eau de  Balkuy le samedi 21 août 2021, certains quartiers  connaîtront des baisses de pression, voire une coupure de la fourniture en eau, les 21 et 22 août 2021.

Ces perturbations vont concerner surtout les quartiers suivants : Karpala, Balkuy, Nagrin, Tengandogo, Garghin, Kamsongtenga.

La situation se rétablira progressivement au cours de la journée du 22  août 2021.

Chers clients, l’ONEA sait   compter sur votre compréhension et votre accompagnement citoyen.

 

L’ONEA à votre service !

rhabilit uneLes habitants des quartiers environnants du boulevard des Tansoba ont érigé des barricades sur cette artère dans la journée du mercredi 18 août 2021. Les raisons de ce mouvement d’humeur ? Les désagréments qu’occasionne la réhabilitation de cette route. Selon les mécontents du jour, lorsqu’il pleut, leurs domiciles sont submergés par les eaux.

 « On a barré la voie une première fois pour se faire entendre. Ils sont venus et nous ont promis qu'ils réaliseraient des ponts pour résoudre le problème. Mais à notre grande surprise, ce sont plutôt des tuyaux qu'ils ont placés en disant que c’était une solution palliative. Résultat : le problème est demeuré», a déclaré Boukary Sawadogo, un riverain. « Nous leur avons dit de trouver des solutions rapidement parce que le plus vite serait le mieux », a-t-il ajouté. En effet, les ponts fermés ne permettent plus l’évacuation des eaux de pluies, ce qui crée des inondations. Et selon certains riverains, peu importe à qui la faute, l’essentiel est qu’on leur trouve rapidement une solution.

rhabilit 3« Que ça soit l'entreprise ou le gouvernement, peu importe à qui la faute. L’entreprise Kanazoé avait fait des ponts, mais ils les ont tous fermés ; ils n'ont qu'à revoir ça», fulmine Alassane Diapa. De l’avis d’Alassane Ouédraogo, « le gouvernement n’est pas étranger à cette situation car normalement lorsque le plan a été élaboré, il devait être étudié point par point avant que ne commence le travail proprement dit. Nous savons tous qu’une route sans pont ne fera que des dégâts. Et de poursuivre : « C’est depuis la rénovation de la voie que nous avons ces problèmes d’inondations. »

Les riverains de ce boulevard ont une seule requête : qu’on leur trouve une solution avant que le pire n’arrive.  Ils préviennent que si rien n’est fait dans ce sens, ils manifesteront de nouveau leur mécontentement dans la rue.

Izilessi Marceline Ariane Congo (stagiaire)

ffcier uneIl ne se passe plus un jour sans qu’on entende des plaintes de citoyens ayant été brimés dans l’attribution de parcelles ou victimes de l’accaparement de terres par des tiers. Certaines mairies sont aussi en conflit avec des individus pour des raisons liées au foncier, si bien que les autorités sont parfois obligées de s’en mêler pour trancher. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le foncier au Burkina Faso est devenu un sérieux problème et on est en droit de se poser des questions sur ce que l’avenir nous réserve en la matière. Le secrétaire général de la coalition des associations de défense du droit au logement, Pama Nébié,  nous donne son opinion sur ce sujet  très sensible.

Il y a une rude bataille autour de l’accès à la terre. La gestion du foncier est mise à mal. Selon Pama Nébié, la question foncière est très préoccupante. « Que ce soit sous le régime passé de Blaise Compaoré, où il y a eu le plus de fraude, ou sous celui de Roch Marc Christian Kaboré, la situation n’a pas changé ; elle a même empiré. Nous disons que la gestion foncière n’est pas du tout reluisante », affirme-t-il. Pour le secrétaire général de la coalition des associations de défense du droit au logement, le problème est dû à l’accaparement des terres par les sociétés immobilières, celles-là même qui sont chargées de mettre des logements décents à la disposition de la population. « C’est clair, les promoteurs immobiliers ne sont que des instruments de pillage du foncier à la solde du pouvoir », dénonce-t-il. Il justifie cette assertion, non seulement par le coût élevé des maisons mises à la disposition des populations, mais aussi parl’inégalité de chances des citoyens dans l’obtention d’une parcelle ou d’un logement : «L’activité des sociétés immobilières fait énormément souffrir les populations parce qu’elles sont des instruments de pillage du foncier du fait de leur activité. De ce fait, les chances des populations d’avoir accès à des logements décents, d’avoir accès à des terres sont réduites. Ces sociétés constituent un danger parce que tout simplement ce qu’elles produisent comme logements est vendu à des coûts exorbitants. Cela fait que beaucoup de personnes ne peuvent plus avoir accès au logement ». prombbDès lors, un des droits fondamentaux de l’être humain, à savoir l’accès à un logement, se trouve menacé par l’inégalité des chances. Selon notre interlocuteur, pour le citoyen moyen, avoir une parcelle est devenu la mer à boire.

Une inégalité qui défavorise surtout les moins nantis. « C’est la raison pour laquelle nous disons que la question du foncier est une bombe sociale qu’il faut travailler à désamorcer en abrogeant la loi 057-2008/AN du 20 novembre 2008 qui porte promotion immobilière au Burkina Faso », clame le secrétaire général de la coalition des associations de défense du droit au logement, même s’il reconnaît que le foncier n’est pas une question purement technique qui se résout par une manipulation juridique, ou une affaire économique mais plutôt une question purement politique. « Cela veut dire que c’est la politique du foncier qu’il faut repenser dans notre pays », déclare M. Pama. Et de se questionner sur la volonté politique dans ce sens : « Est-ce qu’on veut une politique en faveur du plus grand nombre ou plutôt une politique en faveur d’une minorité de riches qui vont accaparer l’essentiel du foncier et en faire des activités de production où ils vont instaurer un système de production favorable à cette minorité et défavorable à la grande majorité de la population ? »

De l’avis du SG de la coalition des associations de défense du droit au logement, il faut une volonté politique réelle de gérer le foncier au profit des populations, y compris les pauvres, parce qu’ils n’ont pas une autre planète où ils vont aller habiter. Mais force est de constater une volte-face des autorités. « En réalité quand on regarde les agissements de ces hommes politiques, on voit qu’ils ne veulent pas ou que ce n’est pas de gaieté de cœur qu’ils essaient de prendre en compte les revendications des populations. C’est lorsque ces autorités sont acculées qu’elles essaient un peu d’aller dans le sens des populations mais elles ne vont pas jusqu’au bout et c’est cela le problème », lâche-t-il. A l’en croire, les agissements des autorités visent à donner de l’espoir au peuple sans pour autant le satisfaire véritablement. « C’est la raison pour laquelle nous disons que la question du foncier est une bombe sociale qu’il faut travailler à désamorcer, sinon il faut craindre pour l’avenir», a conclu Pama Nébié.

L’Etat est donc invité à explorer les voies et moyens pour assurer des lendemains meilleurs aux populations qui aspirent à des logements décents.

Sié Mathias Kam

brrag uneFace aux ruptures incessantes de différents barrages du pays, le ministre de l'Eau et de l'Assainissement, Ousmane Nacro, était au journal télévisé de la Radiodiffusion Télévision du Burkina le mercredi 18 août 2021 pour donner des explications sur les causes de la dégradation de ces retenues d’eau.

Depuis le début de la saison pluvieuse, plusieurs barrages ont cédé. Selon le ministre de l'Eau et de l'Assainissement, les ouvrages actuels sont vieillissants et plusieurs d’entre eux sont déjà en état de délabrement. « Nous avons un parc d’environ 1100 barrages. 40% de ces barrages sont dans un état de dégradation très avancé, 50% des barrages dans un état de dégradation moyennement avancé et seulement 10% des barrages sont en bon état. Ces ouvrages ont un âge moyen de 30 ans », a confié Ousmane Nacro.

 « Le manque d'entretien de ces ouvrages, les insuffisances dans les études, voire dans la réalisation des ouvrages, les effets du changement climatique et l’action de certains animaux comme les crocodiles qui creusent dans la digue pour trouver un espace pour se loger » sont des facteurs entraînant la dégradation des barrages, selon le ministre Nacro.

brrag 2A cela s’ajoutent les mauvaises pratiques des riverains qui fragilisent les infrastructures. « Certains usagers font passer les tuyaux de leurs motopompes en aval ou en amont du barrage pour pomper l’eau », se désole l’ancien Directeur général de l’Agence d'Exécution des Travaux Eau et Équipement Rural (AGETEER) avant de préciser que « lorsque nous faisons passer un tuyau à travers la digue, nous ne faisons que fragiliser l’ouvrage ».

Le ministre reconnaît néanmoins des insuffisances dans le suivi et la protection de ces infrastructures malgré l’existence de la police de l’eau, d’agences de l’eau et de comités d’usagers. Selon Ousmane Nacro, il faut repenser la sensibilisation des populations.

Mais déjà, il est prévu de restaurer les infrastructures endommagées. « Nous avons reçu des instructions fermes et allons préparer un dossier et travailler à ce que ces ouvrages soient réhabilités », a-t-il confié. Cependant, pour Ousmane Nacro, des études doivent être menées afin de déterminer le type d’action à entreprendre sur chacun des barrages.

Le 15 août dernier, le barrage de Zéguédéguin, dans le Namentenga, a cédé suite à des intempéries. Le 12 août, un communiqué du gouverneur de la Boucle du Mouhoun attirait l'attention des usagers sur le délabrement de l'ouvrage de Bagala, localité située à environ 14 km de la route régionale Nouna-Solenzo. Un autre barrage sur la RN1 avait cédé le 28 juillet dernier.

Sié Mathias Kam

buudo uneRobert, la vingtaine révolue, célibataire sans enfant, était à la barre du Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou ce mardi 17 août pour répondre des faits de vol aggravé et tentative de vol de 4 sacs de maïs.

Les faits remontent à mai 2021. Robert, un client de Karim, a été surpris en flagrant délit de vol d’un sac de maïs. C’est vers 3h du matin qu’il s’est glissé dans le grenier de Karim pour y dérober des sacs de maïs. Réveillé par les bruits, Karim met la main sur l’indélicat visiteur, qui avait en sa possession un sac de maïs de 100kg. « Je l’ai attrapé au moment où il s’apprêtait à s’en aller avec le sac de 100 kg », confie Karim. Ce dernier dit avoir perdu au cours des trois jours ayant précédé l’interpellation de Robert trois autres sacs de maïs et à son avis, Robert en est l’auteur. Ce dernier reconnaît les faits qui lui sont reprochés, mais prétend qu’il voulait emporter seulement un sac de maïs et non quatre.

buudo 2« Je suis venu avec deux sacs vides dans le but de répartir le sac de maïs dans lesdits sacs et de les transporter un à un », clame le prévenu. Mais la religion du plaignant Karim est faite que c’est Robert qui a commis les autres vols chez lui, même s’il admet que le jour de l’interpellation de ce dernier, il n’était effectivement en possession que d’un sac de maïs. En tout cas pour le parquet, il n’y a pas l’ombre d’un doute que l’accusé est bel et bien l’auteur du vol des trois autres sacs de maïs dans le grenier de Karim.

Le procureur a requis contre l’accusé qu’il soit reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés et condamné à 6 mois de prison et à 500 000 F CFA d’amende ferme.

Le tribunal, dans son délibéré, a reconnu Robert coupable des faits de vol aggravé qui lui sont reprochés et l’a condamné à 12 mois de prison ferme ainsi qu’à 500 000 F CFA d’amende.

Conformément à la loi, l’accusé dispose de 12 jours pour interjeter appel du verdict du tribunal.

K.S.M.

yaagma uneLes catholiques burkinabè ont célébré, à l’instar des autres nations du monde, le dimanche 15 août 2021 la solennité de l’Assomption qui marque « la montée de la Vierge Marie après son séjour terrestre au ciel auprès de son fils Jésus Christ ». Réunis au sanctuaire marial Notre-Dame de Yagma à Ouagadougou, des milliers de fidèles venus des quatre coins de la capitale ont pris part au pèlerinage diocésain qui s’est tenu sur le thème  « Avec les légionnaires de Marie, jubilons et supplions le Seigneur pour le Burkina Faso ». Ce fut pour eux l’occasion de prier pour que la paix règne dans notre pays.

Au sanctuaire marial Notre-Dame de Yagma, les fidèles catholiques du diocèse de Ouagadougou ont célébré la solennité de l’Assomption, cette fête dédiée à la Vierge Marie, à « son élévation vers son fils Jésus-Christ ». Prières, chants et danses ont couronné cette célébration qui a réuni environ 20 900 fidèles. Cette solennité marque les 100 ans de la légion de Marie. L’homélie de Son Eminence le cardinal Philippe Ouédraogo a porté surtout sur la vie en famille. Le cardinal a insisté sur les valeurs qu’incarnait Marie dans la famille. Selon Mgr Philippe Ouédraogo, « les textes liturgiques présentent Marie comme modèle à imiterChaque chrétien doit être un apôtre, à l’exemple de Marie ; vivre en se faisant proche de tous comme l’a été Marie, par la bonté, la tendresse, l’affection fraternelle, l’exemple de la vertu et la douceur toujours attrayante », a-t-il déclaré. yaagma 2Le cardinal a invité les fidèles à vivre la charité de la « mère de Dieu » en rendant visite aux personnes âgées, même si elles ne sont pas de leur famille, ethnie ou religion. « Dans notre contexte de réseaux sociaux, cela peut se traduire aussi par des coups de fil ou des messages ; mais il reste que tous ces moyens de communication ne devraient pas nous faire oublier la joie que procure la présence physique », a insisté l'homme de Dieu.

« La sainte famille de Nazareth doit être le prototype et l’exemple de toutes les familles chrétiennes », a rappelé le dignitaire religieux. Pour l’archevêque métropolitain de Ouagadougou, les familles chrétiennes devraient constituer de véritables communautés de vie et d’amour ; unies dans la prière, à l’exemple de la famille de Nazareth, qui a été un lieu de prière. Elle est la première école d’éducation, de socialisation et d’intégration de l’enfant et par extension de la personne humaine. « Comme mère Thérésa le disait ‘’une famille qui prie ensemble reste ensemble’’. Une famille qui prie ensemble tient ferme contre toutes les difficultés et les tribulations », a déclaré le cardinal. Il a par ailleurs fustigé les assertions selon lesquelles le retard dans le développement de l’Afrique est dû à sa démographie galopante. yaagma 3« Nous devons dire Non à tous les concepts démagogiques et antinatalistes. Nous devons, en tant que chrétiens rejeter toutes les politiques mensongères qui nous disent que notre pauvreté est due à notre nombre (…). Le chemin du développement de nos pays n’est pas prioritairement conditionné par la limitation des naissances. Non … luttons plutôt contre la corruption, l’analphabétisme, la mal gouvernance et les injustices sociales », a martelé Son Eminence.

Après l’homélie, place à la procession avec des offrandes mais aussi à la procession mariale au cours de laquelle les religieux et les jeunes ont fait le tour des lieux avec la statue de la Vierge Marie sous les acclamations et les cris des fidèles. Face à l’insécurité grandissante et à la menace humaine sur la faune de ce lieu, l’abbé Pascal Zabré, le recteur du sanctuaire, a fait le point du projet de rehaussement de la clôture du sanctuaire qui fait 112 hectares. Un effort de quête a été en outre effectué pour achever la construction de ladite clôture.

La légion de Marie, qui a fêté ses 100 ans, est une association de catholiques, qui a pour but la sanctification personnelle de ses membres par la prière et la vie fraternelle. Elle s’est engagée à travers l’Apostolat à gagner des âmes à Christ par la Vierge Marie.

Sié Mathias Kam

xassompt uneLa solennité de l’Assomption, encore appelée « la 15 août », est célébrée chaque année avec une organisation, une mobilisation et une coloration très différentes des autres fêtes. Quelle que soit la localité dans laquelle ils se trouvent sur le territoire national, les ressortissants dagara font tout leur possible afin d'être présents dans leur village à l'occasion de cet événement, car cela est considéré comme le signe de l’attachement ombilical de l'individu à ses racines. Comment « la 15 août » est-elle parvenue à s’imposer comme un symbole aussi fort dans ce groupe ethnique du Burkina, voire dans toute la région du Sud-Ouest ? Éléments de réponse.

A l’instar des autres catholiques du monde, ceux de toutes les régions du Burkina célèbrent le 15 août de chaque année la « montée de la Vierge Marie au ciel au terme de sa vie terrestre ». Dans le Sud-Ouest, cette fête revêt un caractère tout particulier. Selon les ressortissants de cette partie du Burkina, tout serait parti de Dissin, ville habitée en majorité par des Dagara. « Tout commence vers la fin  des années 70 avec une association des jeunes de Dissin, qui avaient opté de se retrouver pendant les vacances pour se recréer. Donc après quelques années de  rencontres récréatives qui se faisaient les jours ordinaires, quel que fût le mois,  l'association décida de faire coïncider cela avec l'élévation de la Vierge Marie au ciel qui n'est autre que la date du 15 août (…). Elle a alors approché l'Eglise catholique pour que la célébration de cette fête soit plus solennelle. C’est ainsi qu’au fil des années, la fête gagna tout le diocèse », nous confie Wodiman Dabiré, ressortissant de Dano. Monseigneur Der Raphaël Dabiré, évêque du diocèse de Diébougou, ajoute qu’avant que cet évènement n'ait une telle envergure, au départ, c’était une organisation dont les festivités étaient portées par l’Eglise catholique et cela permettait aux pensionnaires du séminaire et aux autres élèves et étudiants qui n’avaient pas l’occasion de se retrouver de le faire. « Au tout début, à cette occasion, comme activités il y avait une kermesse et une nuit culturelle qui étaient organisées par les différentes associations d’élèves et d’étudiants vacanciers. C’était une occasion pour les parents de savoir ce que chacun des fils du village menait comme activité,  où il résidait… », affirme Mgr Der Raphaël Dabiré.

Selon un autre de nos interlocuteurs, c'est parce qu'en août, beaucoup partent en vacances et ce sont des occasions de retrouvailles, lesquelles sont facilitées par la période. En effet, le mois d’août est un mois de vacances pour les élèves et étudiants. Chacun en profite donc pour se rendre au village et donner un coup de main à la famille en ce mois agricole, période de vaches maigres des populations. « Qui dit fête dit joie ; c'est une manière d'exprimer la joie, surtout pour les retrouvailles. Chacun est content de retrouver son ami, son frère, qu'il a vu il y a un an ou plus », nous dit Adeline Dabiré. Pour Wodiman Dabiré, étant donné que la religion catholique avait vite gagné le peuple dagara, cette date du 15 août s'était finalement affichée comme l'une des grandes fêtes catholiques. « Certes, elle attire du monde parce qu'elle se fête pendant les vacances et même les périodes de congés, mais elle n'est pas aussi fêtée à une grande échelle comme les fêtes de Noël et de fin d'année comme le penseraient certains », fait remarquer M. Dabiré. Certaines régions tentent d’emboîter le pas au Sud-Ouest dans le souci de mieux communier avec les fils et filles desdits zones. Un pèlerinage diocésain est organisé, par exemple, par l’archidiocèse de Ouagadougou chaque année au sanctuaire marial de Yagma.

Pour l’heure, on pourrait dire que la fête du 15 août dans le Sud-Ouest profite à plus d’un. « Ces derniers jours on a constaté un léger flux de voyageurs vers le Sud-Ouest. C’est un peu mieux que l’an passé », nous a révélé un convoyeur d’une compagnie de transport à Ouagadougou.

Sié Mathias Kam

xcnj uneLe Conseil national de la jeunesse du Burkina Faso (CNJ-BF) célèbre ce jour 12 août la Journée internationale de la jeunesse (JIJ). Placée sous le thème « Contribution de la jeunesse à la consolidation et à la cohésion sociale dans un contexte d'insécurité », cette journée est célébrée à Tenkodogo en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, de la Promotion de l'entrepreneuriat et de l'Emploi. C’est l’occasion pour le président du CNJ-BF de revenir sur les préoccupations essentielles des jeunes burkinabè. A notre micro, Moumouni Diala fait un diagnostic des préoccupations de cette frange de la population. Selon lui, la jeunesse est utilisée pour l’atteinte d’objectifs politiques au détriment de l’intérêt général.

Pour Moumouni Diala, la Journée internationale de la jeunesse (JIJ) est une occasion pour marquer un arrêt et examiner les préoccupations des jeunes. Ce n’est pas une fête, c’est une journée pour faire une introspection. « Durant cette journée, l’occasion est donnée de faire le bilan de ce que nous avons eu à réaliser pour la jeunesse et corriger ce qui n’a pas marché et faire des projections pour l’avenir », a-t-il affirmé. Un avenir qui est incertain pour une frange de la jeunesse qui manque de vision et est en pleine crise de confiance. Selon le président du CNJ-BF, cette crise de confiance chez les jeunes est imputable aux anciens. 

Ce sont eux, affirme-t-il, qui ont créé cette crise de conscience en écartant cette frange de la population. « Aujourd’hui, ceux qui sont préoccupés par la question de la jeunesse, ce sont les partenaires extérieurs. Ce sont les bailleurs de fonds qui viennent dire au gouvernement qu’il doit associer les jeunes et c’est ahurissant », a-t-il déploré.

Même si elle est décriée à cause de plusieurs maux qui la minent, notamment le manque de volonté et de patience ou encore le manque d’affirmation de soi, la jeunesse burkinabè, de l’avis de Moumouni Diala, est « formidable et exceptionnelle » du point de vue de la responsabilité, de l’engagement citoyen et du travail.

xcnj 2

Dans ce sens, elle doit davantage être associée aux prises de décisions. « Il y a des jeunes qui siègent au Conseil économique et social CES), mais leur point de vue n’est pas mis en exergue ou n’est pas pris en compte dans l’élaboration des différents référentiels », explique M. Diala. Toujours selon lui, c’est comme si « tout était déjà ficelé avant que les jeunes ne donnent leur avis ». A en croire notre interlocuteur, « la jeunesse burkinabè est dynamique » et c’est sûrement ce dynamisme qui lui vaut aujourd’hui d’être exploitée. « Si on dit que la jeunesse est en manque de confiance, c’est parce qu’elle est exploitée avec des promesses non tenues », confie-t-il. De l’avis du président du CNJ-BF, les préoccupations majeures des jeunes se situent à deux niveaux. « De façon globale, ces préoccupations tournent autour de l’emploi et de leur implication dans la gestion du pays », affirme-t-il.

En ce qui concerne l’employabilité des jeunes, le président du CNJ-BF déplore que l’auto-emploi soit devenu une sorte de thème de campagne. « L’auto-emploi est devenu un thème de campagne électorale ; tout le monde parle d’auto-emploi sans un minimum de conditions favorables pour faciliter une insertion des jeunes », précise Moumouni Diala. Pour lui, si les conditions sont réunies, les jeunes vont s’affirmer. « Il y a des jeunes qui n’ont pas d’argent mais qui ont des connaissances et qui peuvent soumissionner à des marchés avec leurs connaissances et s’en sortir. Il faudra donc qu’on crée les conditions nécessaires à la participation et à la compétition des entreprises des jeunes et ces conditions doivent être créées de concert avec les jeunes », a martelé le président du CNJ-BF, Moumouni Diala. Cependant, il reconnaît les efforts faits par le gouvernement en matière d’orientation dans les filières professionnelles dans les universités du pays.

L’avenir est incertain, dit-on, mais Moumouni Diala pense que l’heure de la jeunesse sonnera bientôt. « Je puis vous assurer que les choses vont changer : soit on va passer à une transition générationnelle de façon pacifique, soit on va passer de force. Dans tous les cas, il y aura une transition », a-t-il conclu.

Sié Mathias Kam

boulv uneS’il y a un lieu où les embouteillages sont fréquents dans la capitale burkinabè, c’est bien au rond-point de l’hôpital pédiatrique, rue 979 boulevard des Tensoba, situé à la Zone I. Les travaux de réhabilitation de cette artère vont bon train, certes, mais l’insécurité routière y est criarde et les files d’attente des usagers sont anormalement longues. Cette route essentielle pour le ralliement du centre-ville connaît un trafic routier assez dense. Véhicules articulés, automobiles et motocyclettes font de ce tronçon un véritable pont pour rallier tous les autres points de Ouagadougou. Avec les travaux et le trafic assez important, la fluidité de la circulation est dès lors menacée. Radars Info Burkina s’est rendu sur les lieux pour un constat.

Passer de longues minutes sans pouvoir avancer d’un centimètre, c’est le quotidien des usagers du tronçon échangeur de l’Est-SIAO. Des embouteillages causés par la réhabilitation des lieux et le sens unique de la voie, assez restreinte d’ailleurs. Selon un des riverains, les bouchons sur cette artère étaient même déjà récurrents avant le début des travaux de réfection. « Les embouteillages ont toujours été monnaie courante ici, ce n’est pas nouveau », affirme Arouna Ilboudo. En effet, au rond-point de l’hôpital pédiatrique Charles de Gaulle, les longues files d’attente font poireauter les usagers, ce qui assurément a pour conséquence des retards pour ces derniers. boulv 2De l'avis de certains, l’emplacement même de l’hôpital pédiatrique Charles de Gaulle serait le souci majeur. « On a l’impression que la pédiatrie est mal placée, qu’elle empêche la fluidité du trafic », déclare Ali Ouédraogo. Paul Kaboré, lui, pense que les embouteillages sont surtout causés par les passants eux-mêmes à cause de leur « manque de discipline ». Pour lui, la solution serait de positionner des agents de sécurité à ce carrefour. « Hier (Ndlr, mardi) les policiers étaient là et la circulation était fluide. Les gens ont tendance à ne plus respecter les VADS. Pire, les autres jeunes qui sont là pour réguler la circulation le font dans le désordre par moments. Résultat, on assiste à des embouteillages et souvent même à des accrochages », nous confie M. Kaboré. Puis il ajoute : « Il suffit que chacun fasse preuve de patience et vous verrez que le trafic sera fluide ici ».

boulv 3Madi Koanda, lui, confesse qu’il n’emprunte cette voie que quand il n’a pas le choix : « En général, je préfère faire un grand détour plutôt que de passer par cette voie, car l’emprunter c’est presque toujours synonyme de retard ». Même s’ils sont impatients que les travaux de réhabilitation de cette artère majeure de la capitale soient terminés, certains usagers se consolent en se disant que leur calvaire ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir. « Vivement que les travaux s’achèvent le plus rapidement possible pour que la circulation dans les deux sens soit de nouveau possible », a souhaité Halidou Ouattara.

Les travaux de réhabilitation du boulevard des Tensoba, communément appelé « la circulaire », ont été lancés en 2019 par le président Roch Marc Christian Kaboré. La fin des travaux est prévue pour le 31 décembre 2021.

Sié Mathias Kam

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