jeudi 5 février 2026

rrdars uneRigobert, 40 ans, marié et père de deux enfants, a comparu au Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou ce 3 septembre. Le prévenu était à la barre pour détournement d’une mineure et abus sexuel sur cette dernière.

Courant juillet 2021, Rigobert, natif de la ville de Bobo-Dioulasso, aurait détourné Vanessa à l’insu des parents de cette dernière et l’aurait emmenée dans une maison louée par ses soins dans un quartier de Ouagadougou afin de l’y héberger. Déjà en couple et père de deux enfants, le quadragénaire aurait décidé de se mettre avec la petite Vanessa, seulement âgée de 14 ans.

A la barre, l’accusé reconnaît les faits qui lui sont reprochés. Cependant, il prétend qu’il croyait que la fille avait 17 ans et non 14. « A votre âge vous ne savez pas distinguer une fille qui a 17 ans d’une autre qui est beaucoup moins âgée ? » lui a demandé le procureur. Et l’accusé de persister qu’il pensait que la jouvencelle avait 17 ans. « Comment on procède lorsqu’on veut épouser une femme ? » lui demande le parquet. « On fait une demande à la famille », répond Rigobert. « Pourquoi n’avoir alors pas fait cette demande ? » lui rétorque le juge. Cette fois, l’accusé reste sans réponse. « Avez-vous eu des rapports sexuels avec la fille ? » demande le parquet. « Oui, j’ai couché avec elle », reconnaît Rigobert.

rrdars 2Dans son réquisitoire, le procureur, tout en déplorant l’absence de la victime dans la salle d’audience, a fait remarquer que le but premier de Rigobert était de coucher avec Vanessa et non de l’épouser, comme il l’a prétendu pour sa défense. Selon l’homme de droit, « la fille est une gamine qui n’a pas le discernement nécessaire pour dire clairement non aux manigances de cet homme ». Il ajoute que quand on veut se marier à une femme, on suit les démarches en la matière pour obtenir préalablement l’autorisation des parents de cette dernière. Et que si Rigobert ne l’a pas fait, c’est qu’il savait que les parents de la fille allaient être catégoriquement opposés à sa demande. Mieux ils allaient prendre des précautions pour protéger leur enfant. Le procureur a donc demandé que Rigobert soit reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés et condamné à une peine d’emprisonnement de 15 mois, dont 12 ferme, et à une amende de 100 000 FCFA.

A la suite du procureur, le tribunal a reconnu Rigobert coupable des faits de détournement de mineure et d’abus sexuel qui lui étaient reprochés et l'a condamné à une peine de prison de 12 mois et à 500 000 FCFA d’amende.

Conformément à la loi, Rigobert dispose de 15 jours pour faire appel de ce verdict.

S. M. K.

znda uneL'annonce de la fermeture du plus grand lycée du Burkina Faso crée des mécontents. Parmi ces derniers, le personnel dudit lycée. Il a tenu une conférence de presse le jeudi 2 septembre 2021 à Ouagadougou. Durant les échanges avec les hommes de médias, les animateurs de la conférence de presse ont posé leur «  veto » à cette décision du gouvernement de fermer le lycée Philippe Zinda Kaboré pour l'année scolaire 2021-2022.

La crise scolaire qui secoue le Burkina Faso est loin d’être finie. Des enseignants du lycée Philippe Zinda Kaboré ont dénoncé la fermeture de leur lieu de travail. Pour eux, le saccage des tables-bancs et la non-fonctionnalité du lycée ne sauraient être des raisons valables pour qu’on ferme leur établissement. Selon le délégué du personnel, les raisons invoquées pour justifier cette décision du gouvernement sont « risibles ». «C'est insulter l'intelligence des citoyens que de dire que les élèves seront soulagés alors que certains d'entre eux ont la possibilité de s'inscrire encore dans des lycées mitoyens du Zinda Kaboré tels que le lycée Nelson Mandela, le lycée municipal de Paspanga et le lycée Bogodogo », a déclaré Karim Toussakoe. znda 2Les plaignants du jour disent « non » à cette fermeture et exhortent le gouvernement à reconsidérer sa décision. Les conférenciers, majoritairement des professeurs, n’ont pas manqué d’accuser leur proviseur. Ils reprochent à Alexis Kyelem, le chef de l'établissement, d’être non seulement à la solde du ministre Ouaro, mais aussi la cause du problème. « Le ministre agit sur la base des rapports que lui donne le proviseur. Cela veut donc dire qu’il (Ndlr : le proviseur Kyelem) ne fait pas de bons rapports au ministre », clame Karim Toussakoe. Et de poursuivre qu’« il est le principal dispositif dans la répression des élèves ». znda 3Ces derniers reprochent au proviseur une « gestion militaire » de l'établissement, prenant à lui seul les décisions. « C’est la raison pour laquelle il n’a pas été soutenu par tout le personnel durant les évènements qu’a connus le lycée », disent-ils. A en croire les conférenciers du jour, leur sortie médiatique n’est nullement justifiée par leur peur d’être mutés hors de Ouagadougou ; c’est une question d’éducation et cela implique toute la Nation. «On a des preuves que tous les éléments sont là. Si on a pris du temps avant de faire cette conférence, c’est qu’on devait mettre du temps pour avoir des éléments clairs avant de faire une déclaration », a affirmé le personnel pour justifier son silence depuis la fermeture du lycée Philippe Zinda Kaboré, le 24 mai dernier. « Si rien n’est fait dans les jours à venir, nous allons lancer un appel à la mobilisation », ont-ils prévenu.

Sié Mathias Kam

mpap uneEn prélude à la soirée de distinction des Ambassadeurs de paix awards (APA) organisée par le Mouvement pour la culture de la paix et l'amour de la patrie (MPAP), le comité d'organisation, avec à sa tête le président de cette organisation, a tenu un point de presse le mardi 31 août 2021 à Ouagadougou. Etaient au menu des échanges avec les hommes de médias, les critères de sélection des lauréats, les différents prix et le déroulé de la soirée.

Le Burkina Faso est en guerre contre le terrorisme et c’est un truisme de le rappeler. Depuis 2016 en effet, notre pays est la cible d’attaques meurtrières qui ne cessent d’endeuiller des familles. C’est pour encourager les actions menées par certaines personnes physiques et morales en faveur de la recherche et de la promotion de la paix et du vivre-ensemble sur tout le territoire national que le Mouvement pour la culture de la paix et l'amour de la patrie (MPAP) a décidé de reconnaître et de célébrer leur mérite. Selon le président de cette association, Samuel Kalkoumdo, cette démarche s’inscrit dans la matérialisation des 48h du MPAP pour promouvoir la paix. Ces personnes de paix sont appelées « ambassadeurs ». « Ainsi, les Ambassadeurs de paix awards (APA) ont été portés sur les fonts baptismaux », explique le coordonnateur du MPAP, Mahamady Ouattara. mpap 2Concernant les critères de distinction, le Mouvement se base sur les actions concrètes posées par les fils et filles du Burkina en faveur de la paix. « Les APA distinguent des hommes et des femmes qui au cours de l’année ou depuis l’existence du MPAP ont posé des actes concrets en faveur de la paix, de la cohésion sociale, de la réconciliation nationale et du vivre-ensemble là où il y avait des conflits et ce, dans toutes les régions du pays », a précisé Samuel Kalkoumdo. Et celui-ci d’ajouter que « plusieurs dossiers ont été étudiés pour prendre en compte un ensemble de critères afin d’éviter les ratés ». A cet effet, un jury a été mis en place. « Le jury est composé de sages de notre société et est présidé par l’imam Talouta Dioni de Fada », nous a confié M. Kalkoumdo. Seront décernés à cette occasion plusieurs trophées APA. Ce sont : un trophée APA à chacune des trois composantes engagées dans la lutte contre le terrorisme, un autre trophée APA pour l’engagement de la jeunesse, un autre pour magnifier l’engagement des OSC, et enfin un trophée APA de l’année, décerné à une personne pour son engagement patriotique dans la lutte contre l’insécurité et pour la promotion du vivre-ensemble. mpap 3« Le trophée est représenté par deux mains. On y voit également une colombe, qui symbolise l’espoir de renouer avec la paix. Les mains représentent des Burkinabè, quels que soient leur ethnie, leur religion ou leur bord politique, qui se saluent. C’est une image qui traduit notre engagement à reconquérir l’intégrité de tout notre territoire, l’engagement que nous avons auprès des FDS, des VDP et des familles de ceux qui sont tombés en combattant pour notre patrie », a expliqué dans le détail Kalkoumdo Samuel. « La cérémonie des APA vise à faire renaître l’engagement patriotique », a poursuivi ce dernier.

Toutes les régions seront représentées à ces 48h de promotion de la paix, lesquelles sont placées sous le haut patronage de Sa Majesté le Mogho Naaba Baongo, empereur des Mossé, ainsi que le parainage conjoint d’el hadj Oumarou Zoungrana, président de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), de Son Eminence le cardinal Phillipe Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou, et du pasteur Henry Yé, président de la Fédération des églises et missions évangéliques du Burkina (FEME). Le thème retenu pour cette première édition des APA est : « Quelle contribution pour la prise en charge des familles des FDS et des VDP tombés sur le champ d’honneur ? » « À travers ce thème, le MPAP veut avoir une pensée profonde pour tous ceux qui combattent pour le retour définitif de la paix, ceux qui luttent pour la défense et la sécurité de la patrie », a justifié son coordonnateur, Mahamady Ouattara. Dîner de gala, discours, remise de trophées, prestations d’artistes, remise de chèques et de vivres et appel à contribution seront au programme de la soirée. Elle est prévue pour le vendredi 3 septembre 2021 sur le site du Siao, à Ouagadougou.

Sié Mathias Kam

chauf uneLes chauffeurs de taxis de Ouagadougou, organisés autour de l’Association des jeunes conducteurs de taxis (AJCT), se sentent oubliés par la mairie de la ville. Ils réclament à cette dernière des aires pour stationner leurs véhicules. Moumouni Ouédraogo, le président de cette structure, se dit même prêt à intenter un procès à la municipalité pour faire valoir leurs droits.

Des aires pour stationner, la suppression des frais de stationnement et la révision à la baisse  du coup de la visite technique, telles sont les revendications portées par cette association des jeunes conducteurs de taxis. Selon son président, Moumouni Ouédraogo, les frais de stationnement instaurés par la mairie n’ont pas leur raison d’être, cela d’autant plus qu’eux, les chauffeurs de taxis, ne disposent pas de lieu pour stationner. « On paie des frais de stationnement alors qu’on ne stationne nulle part. Comment on peut nous demander de donner ce qu’on n’a pas ? » s’interroge-t-il. Les plaignants reprochent à la mairie de ne pas jouer son rôle régalien et de ne pas améliorer leurs conditions de travail. « Elle (ndlr, la mairie) ne voit pas notre valeur », s’offusque M. Ouédraogo, qui ajoute : « Je pense que le maire, c'est un père de famille. Un père veille sur ses enfants. Nous, nous faisons partie de ses enfants. Il se trouve que nous avons un problème. Chaque enfant, quand il y a un problème, doit s’adresser à son papa. Toutefois, quand on s'adresse à son papa, on s’attend à avoir gain de cause. C’est pourquoi nous avons opté pour cette démarche en allant vers le père qu’est le maire pour expliquer notre problème, mais il ne nous a pas écoutés ». txxi 2C’est pourquoi les chauffeurs de taxis ont adressé plusieurs lettres à la direction de la mairie, demandant à être écoutés et à avoir gain de cause ; mais silence radio, nous dit M. Ouédraogo. Il accuse même la mairie d’avoir utilisé l’espace réservé au stationnement des taxis à d’autres fins. « Avant, on n’avait pas moins de 4 à 5 gares au centre-ville. Mais à l'heure où je vous parle, il n’y a rien. La mairie a utilisé ça à d'autres fins. Parce qu’il y a des parkings de motos et des kiosques partout. Tout a été occupé dans un but commercial », martèle-t-il. Des propositions, il y en a sur la table. Ces conductions de taxis ont préconisés, le cas échéant, que la poire soit divisée en deux. En d’autres termes, que l’espace qui leur était réservé soit divisé en deux parties : une pour les motos et une autre pour les taxis. « Un parking peut prendre au minimum 30 taxis. Donc 30 chauffeurs, cela suppose 30 familles à gérer. Pourtant, le parqueur, c'est une seule personne et il gère une seule famille. Est-ce qu'on peut comparer ces deux réalités ? » se demande M. Ouédraogo.

chauf 3Si en démocratie c’est le choix de la majorité qui l’emporte, cette association ne s’avoue pas vaincue et compte jouer son va-tout. Selon Moumouni Ouédraogo, l’AJCT compte aller en justice pour faire reconnaître ses droits, se faire restituer ce qui lui revient de droit. « On ira en justice pour que l'affaire soit jugée », dit-il. M. Ouédraogo ajoute par ailleurs que « si la justice dit qu'on doit continuer à payer les frais de stationnement, on va le faire mais nous aussi on va augmenter le prix de transport des personnes pour pouvoir en déduire les frais de stationnement et les taxes ». Mais, précise l’association, son objectif n’est pas d’en arriver là, au vu des conditions actuelles des populations qui sont déjà confrontées à la vie chère. A en croire, le président de l’AJCT, les autres revendications sont prises en compte dans le stationnement. S’ils ont un espace où parquer leurs automobiles, alors les frais de stationnement de 20 000 FCFA/AN sont légaux. Pour ce qui est des taxes, les chauffeurs de taxis espèrent trouver une solution à l’amiable. « Tout ce qu'on demande, c'est que la mairie trouve un lieu où nous pourrons stationner », a terminé Moumouni Ouédraogo.

Nos tentatives d’avoir le son de cloche de la mairie sur cette affaire sont malheureusement restées vaines.

Sié Mathias Kam

ortwrPrendre la parole en public n’est pas toujours chose aisée. Il arrive parfois qu’à cause du stress ressenti à la vue du public, on n’arrive pas à s’exprimer correctement. Pour remédier à cette situation, on peut avoir recours, par exemple, à des formateurs en art oratoire en vue d’apprendre les techniques de prise de parole en public. Radars Info Burkina est allé à la rencontre d’un jeune entrepreneur exerçant à temps partiel en tant que maître de cérémonie et présentateur de l’émission « Les débats oratoires », il est aussi comédien de théâtre.

Daniel Delwendé Eliezer Zaba est étudiant en communication et formateur en art oratoire. « Cette activité, je la mène depuis 2009 », nous a-t-il confié. Ce métier d’orateur, il dit l’avoir d’abord appris à travers différentes techniques, aussi bien sur la forme que sur le fond. « La forme est en quelque sorte ce que vous utilisez pour habiller votre prise de parole et le fond, c’est le contenu même de votre prise de parole », précise M. Zaba. orat uneA l’en croire, la prise de parole nécessite donc un certain nombre d’acquis. En termes plus simples, l’orateur doit être à même d’habiller son message et d’adapter sa posture pour pouvoir s’adresser au public avec élégance tout en étant décontracté. Tout le monde peut bien parler en public ; il suffit de savoir s’y prendre. orat 2D’après Daniel Zaba, plusieurs personnes sont mal à l’aise lorsqu’il s’agit de parler en public, ce qui les empêche de prendre la parole. « Certaines personnes perdent les mots lorsqu’elles sont face à un public. Si vous constatez que les mots ne viennent pas, respirez, soyez vous-même, osez l’humour et vous verrez que les mots viendront d’eux-mêmes », conseille-t-il.

« La population doit se former en prise de parole en public, parce que chacun sera confronté à cet exercice un jour, donc il vaut mieux s’y préparer dès maintenant », préconise Daniel Zaba. Il ajoute par ailleurs être pleinement comblé par ce métier. « Je m’épanouis et j’arrive à joindre les deux bouts grâce à ce métier», affirme-t-il. « La jeunesse doit se familiariser avec l’art de parler pour pouvoir convaincre son auditoire », conclut Daniel Zaba.

Izilessi Ariane Marceline Congo (stagiaire)

wateronea 1Suite à une fuite survenue sur une conduite de grand diamètre (DN 200) à la Patte-d'oie, non loin du CCVA, le quartier connaîtra des baisses de pression, voire des coupures d'eau. Les équipes techniques de l'ONEA sont à pied d'œuvre pour remettre la conduite en service. La situation se rétablira progressivement au cours de la journée du 25/08/2021.

L'ONEA s'excuse auprès  de son aimable clientèle pour les désagréments que cela va causer.

L’ONEA à votre service !

Le département communication

80 00 11 11 (Centre d'appels ONEA VENEGRE)

maieu unePour certaines femmes, dormir pendant la grossesse n’est pas chose aisée. Pour ne pas passer une grossesse fatigante et optimiser leurs chances de récupérer la nuit au fil des 9 mois, Vincent Samathé, maïeuticien, donne quelques conseils aux femmes enceintes.

« En début de grossesse, il n’y a pas de position idéale pour une femme ; elle peut se coucher comme elle veut. Néanmoins, plus la grossesse avance, moins la femme peut prendre certaines positions au coucher, notamment la position ventrale », a déclaré d’entrée de jeu Vincent Samathé. Plusieurs femmes en état de grossesse disent souffrir lorsque vient pour elles le moment de se mettre au lit. « Une femme enceinte n’est pas obligée de rester dans une seule position ; si à un moment donné elle sent qu’elle a des difficultés avec les autres positions, elle peut changer. Mais la position la mieux indiquée, c’est le décubitus latéral gauche  ou position latérale gauche : une position qui consiste à se coucher sur le côté gauche pour permettre une irrigation du cœur », précise M. Samathé.

maieu 2« A chaque femme ses réalités, qu’elle se couche sur le côté droit ou sur le côté gauche, l’essentiel est qu’elle ne crée pas un problème pour la vie l’enfant qu’elle porte et qu’elle se sente à l’aise », explique-t-il.

maieu 3Selon M. Samathé, une femme enceinte peut souffrir d’un mal quelconque, ce qui l’empêche de prendre les positions voulues. Il n’y a pas de position fixe pour une femme enceinte ; toutefois, certains maux nécessitent des positions spécifiques. « Les reflux gastriques par exemple sont des signes d’ulcère. Pour une femme qui souffre de reflux gastriques, la position latérale est la meilleure», confie le maïeuticien.

Le thérapeute invite donc les femmes enceintes à veiller à prendre les positions appropriées quand elles se couchent afin d’éviter de mettre à mal leur propre santé et celle de l’enfant qu’elles portent.

Izilessi Ariane Marceline Congo (stagiaire)

radop uneMoussa, célibataire sans enfant, la trentaine passée, a comparu au Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou ce 24 août pour faux en écriture et vente illicite de parcelle. Son complice présumé, Alassane, était aussi à la barre pour répondre des mêmes faits.

Les faits remonteraient à 2020. Moussa aurait dit à Alassane, un de ses amis, qu’il détient une parcelle, laquelle n’aurait pas été recensée par la mairie, selon ses dires. Un acheteur du nom de Wahab était intéressé par ledit terrain. Moussa se sert alors des références d’Alassane qu’il inscrit sur le carton ainsi que sur le papillon où figure le numéro de la parcelle. Avec ses références sur le papillon qui lui attribue la parcelle, Alassane se charge d’aller signer l’acte de vente dans une agence immobilière et procède à la vente de ladite parcelle à Wahab contre la rondelette somme de 5 000 000 de FCFA.

Wahab se rend compte de la magouille quand il envoie un huissier faire le constat avant de débuter les travaux de construction sur le terrain. « Le terrain en question a été illicitement vendu », lui fait savoir en effet l’auxiliaire de justice.

radop 2Si Moussa a reconnu les faits, Alassane, lui, a affirmé à la barre qu’il ne savait pas que c’était un coup tordu et qu’il a juste voulu aider un ami à vendre son terrain. « Sur les 5 000 000 de FCFA,  je n’ai reçu que 100 000 FCFA », a-t-il soutenu.

Le procureur, dans son réquisitoire, a déclaré que les deux accusés ont agi en complicité et qu’il ne sont, manifestement, pas à leur premier coup. « Moussa, pourquoi vous n’avez pas inscrit votre propre nom sur le papillon ? » a demandé le procureur à ce dernier. « Alassane était dans le besoin », lui a répondu l’accusé. Une phrase qui a fait dire au procureur que les deux prévenus sont bien des complices. Celui-ci a donc demandé qu’ils soient reconnus coupables et condamnés à 60 mois de prison ferme et à 1 000 000 de FCFA d’amende avec sursis. Quant au plaignant, Wahab, il a demandé à être dédommagé par les deux acolytes.

Suivant le procureur dans ses réquisitions, le tribunal, dans son délibéré, a effectivement déclaré Moussa et Alassane coupables de faux en écriture et de vente illicite de parcelle. Il les a, par conséquent, condamnés chacun à une peine de prison ferme de 2 ans ainsi qu’à une amende avec sursis de 1 000 000 de FCFA. Il les condamne en outre à payer à la victime Wahab la somme de 11 000 000 de FCFA de dommages.

S.M.K.

tecon uneDernier bijou sorti de sa tanière, l’œuvre ‘’Mon livre de contes africains’’ est un recueil de contes de l’écrivaine et conteuse burkinabè Mariam Ouédraogo/Sebego. La dédicace de cette œuvre est intervenue le jeudi 13 août dernier à Ouagadougou, en présence de plusieurs autorités politiques et coutumières. Ce livre parcourt les contes burkinabè et africains au grand bonheur des amoureux de la culture.

Les contes, jadis bases fondamentales de notre culture africaine, sont quasi inexistants aujourd’hui et c’est notre tradition qui est mise à mal. Selon Mariam Ouédraogo/Sebego, « le conte est à la croisée des chemins, parce qu’on s’est un peu départi de nos racines, de nos valeurs africaines ». C’est ce constat amer qui l’a poussée à sortir sa plume pour conter la culture africaine à travers l’œuvre ‘’Mon livre de contes africains’’.

Le conte, transmis de génération en génération le soir autour d’un feu, au clair de lune, est en voie de disparition. On se rend compte de la disparition immuable des garants de ces savoirs. « La version écrite vient pérenniser ce savoir, aux côtés déjà de l’oralité », affirme l’auteure du livre. Avec cette jeunesse en manque de repères, le retour aux sources ancestrales s’avère une alternative. tecon 2Pour Mme Sebego alias ‘’Solemda’’, ce recueil de contes est adapté aux enfants, aux adolescents et aux adultes. « Beaucoup de parents n’arrivent plus à dire des contes à leurs enfants, ils ont tout oublié. Il faut que les parents revisitent les contes pour pouvoir les raconter aux enfants et petits-enfants », affirme-t-elle. Elle caresse le rêve de faire renaître de leurs cendres les contes africains, solution pour préserver le patrimoine immatériel de nos pays. « On dit que le conte relève de la culture. Aujourd’hui, c’est le parent pauvre de cette culture. Les mots sont durs mais c’est la réalité et c’est dommage », confie-t-elle. Un recueil que doit se procurer la population pour « ressusciter et valoriser la culture africaine ». Ce genre est d’une grande importance sociale. Les proverbes sont bien souvent la source d’un conte. « Que le conte ait une place importante dans les programmes officiels», tel est le souhait de Mme Sebego. Les enfants déscolarisés ne sont pas écartés mais, dit-elle, il faut penser à un autre cadre pour ces enfants.

Le conte africain se définit par ses traditions, la plupart du temps oralisées et transmises de la sorte. C’est une forme de « littérature orale » regroupant à la fois énigmes, formules divinatoires, maximes, dictons, louanges et enfin les plus connus, les proverbes, fables et contes. La particularité de ‘’Mon livre de contes africains Tome 1’’ est qu’il est disponible aussi bien en version papier qu’en versions audio et vidéo. Le lecteur peut se le procurer à la librairie Mercury, à l’université Joseph Ki-Zerbo, au musée national et au musée Georges Ouédraogo.

Sié Mathias Kam

ptgg uneDe nombreux ménages consomment des aliments de leur propre production. Les légumes sont les aliments les plus fréquemment consommés ; suivent les fruits. La plupart des ménages disposent d’un jardin potager. Le système de jardin potager permet de produire, même en saison sèche. Nadège Séguéda, citadine de Ouagadougou, s’adonne à cette pratique.

« Dans mon habitation, je pratique le système de jardinage avec potager», affirme dame Séguéda. Les plantes cultivées le sont pour la consommation maison. Ce sont, selon ses dires, << principalement des légumes et les feuilles tels que l’oseille, le bouloumboula, le loudo, le kiennebdo, l’épinard, les feuilles de patate, le gombo, le boulvanka et la salade>>, cite Mme Séguéda. À l'en croire, ces aliments sont des compléments nutritionnels. « L’idée a germé, vu mon amour pour les plantes parce que j’ai un faible pour la végétation », a-t-elle ajouté.

Ce genre de système se fait par irrigation. « Même pendant la période sèche, les légumes sont abondants et verdoyants. Pour notre part, nous continuons l’entretien du jardin, peu importe la saison », a-t-elle souligné notre interlocutrice. Elle a, en outre, précisé que l’argent qu’elle ne dépense pas pour acheter ces légumes sur le marché sert à couvrir d'autres besoins. « Grâce à ce jardin dans ma maison, je gagne en temps. De plus, l'argent réservé initialement à l’achat de ces légumes est utilisé à autre chose », a-t-elle précisé.

Avoir un jardin potager est important pour les ménages africains, car cela contribue de façon sensible à leur sécurité alimentaire. Pour Nadège Séguéda, l'apport du potager dans la consommation de sa famille est sans pareil. Elle affirme même qu'elle peut faire des années sans manquer des légumes susmentionnées. « Le jardin potager permet de s’approvisionner chaque jour en aliments, particulièrement en légumes, et cela, tout au long de l’année. ptgg 2Ce mode de production a une fonction de filet de sécurité pendant la saison maigre », déclare Nadège Séguéda, qui ajoute que « les avantages de cette activité, c'est la consommation bio car les aliments de ce potager ont d’énormes valeurs nutritives bonnes pour le corps humain ».

Disposer d’un jardin favorise l’autoconsommation. Mme Séguéda dit être satisfaite de pratiquer cette activité, car << cela répond aux besoins primaires de sa famille >>. Tout en encourageant la population à s'y adonner, elle invite les gens à consommer ce qu'ils produisent, car cela est gage d'une santé durable. << Cela doit être une fierté de manger ce qu'on a produit >>, a-t-elle conclu.

Izilessi Ariane Marceline Congo (stagiaire)

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