« Ma récompense, c’est quand je vois les gens circuler dans la sérénité » (Inoussa Barry, handicapé moteur régulant la circulation routière)
Handicapé depuis sa naissance, Inoussa Barry a choisi de ne pas s’apitoyer sur son sort et de se rendre utile à la société. Ainsi, plutôt que de faire la manche, il régule la circulation routière. La rédaction de Radars Info Burkina est allée à la rencontre de ce battant. Lisez plutôt.
En véritable agent de la sécurité routière réglementant la circulation, Inoussa Barry manie son sifflet avec dextérité ; un peu comme un chasseur le ferait avec son arc. Posté à un carrefour d’un quartier populaire de Ouagadougou appelé Tanghin, le jeune homme n’a pas de complexe.
« Les embouteillages à certaines heures de la journée occasionnent de nombreux accidents. C’est fort de ce constat que j’ai décidé de réguler bénévolement la circulation afin de contribuer à faire baisser le nombre d’accidents », nous a dit Inoussa. « Ma récompense, c’est quand je vois les gens circuler dans la sérénité. C’est cela mon salaire et mon slogan, c’est ‘’Zéro goutte de sang sur la route’’», nous confie-t-il, jovial.
A en croire notre interlocuteur, cette activité, il la pratique de façon bénévole depuis plusieurs années. Et de préciser que jusqu’à présent, il n’a bénéficié d’aucun appui des autorités. « Je vis essentiellement des dons de certaines bonnes volontés», nous a-t-il affirmé.
Jean Kouraogo, un résident du quartier Tanghin, ne tarie pas d’éloges à l’endroit du jeune handicapé. « Depuis que j’habite ce quartier, il est présent chaque jour pour réguler la circulation ; il doit être encouragé », estime M. Kouraogo. Souvent confronté à des difficultés, Inoussa Barry ne manque pas d’appeler les bonnes âmes à la rescousse. « Il arrive que mon vélo tombe en panne et que j’aie du mal à rallier le carrefour pour me rendre utile. Mon souhait, c’est donc d’avoir un vélo neuf, ce qui facilitera mes déplacements », tel est le cri du cœur d’Inoussa Barry.
Sié Mathias Kam (Stagiaire)
Débuté le 13 avril dernier, le mois de ramadan est une période de grande consommation de denrées alimentaires. Ce moment coïncide avec une flambée des prix des produits de première nécessité. C’est un phénomène récurrent qui mérite des éclaircissements. C’est pourquoi Radars Info Burkina a tendu son micro au président de la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB) pour en savoir davantage sur le sujet.
L’augmentation récente des prix du carburant n’est pas la cause principale de la hausse des prix des denrées, mais s’explique par l’absence de l’Etat en matière de plafonnement des prix sur l’étendue du territoire national, affirme le président de la LCB. « Cette augmentation peut être liée au contexte international, vu que la majeure partie des produits que nous consommons viennent de l’extérieur, mais qu’à cela ne tienne, on doit veiller à ce que les augmentations ne soient pas tous azimuts et si augmentations il y a, que celles-ci soient plafonnées », martèle notre interlocuteur.
Confrontés à de récurrentes scènes d’attaques à main armée causant des pertes en vie humaine et des dégâts financiers et matériels importants, les gérants et gérantes de boutique Orange money de la ville de Ouagadougou sont devenus la cible de malfaiteurs. Quelles solutions alors trouver pour contrer ce phénomène qui prend de l’ampleur ? Radars Info Burkina est allé à la rencontre des premiers concernés, à savoir des gérants et gérantes de boutiques.
Plus loin, nous rencontrons Amina Compaoré qui évoque les difficultés financières des patrons à prendre des agents de sécurité. A son avis, la solution serait de fermer ces boutiques plus tôt. « La fermeture des boutiques de transfert d’argent entre 16h et 18h pourrait être la solution, vu que la quasi-totalité des braquages dont elles ont été l’objet se sont déroulés la nuit », recommande notre interlocutrice.

Se fondant sur les recommandations faites à cette rencontre, Frédéric François Kaboré, directeur général de la nationale de l’eau, a affirmé que le relevé bimestriel serait appliqué avec un paiement de la consommation répartie sur deux mois. « Nous allons relever une fois tous les deux mois, diviser cette consommation par deux et appliquer le tarif en cours », a-t-il précisé.
Interrogé sur la question, Ousseni Ouédraogo, juriste, secrétaire général de la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB), s'est prononcé sur l'avenir de la très contestée mesure. Pour lui, la question du relevé bimestriel proposé par l'ONEA à l’état actuel sera un peu mise aux oubliettes.


Elément important du patrimoine culturel, la médecine traditionnelle a toujours été la source de santé primaire de la majeure partie de la population africaine en général et burkinabè en particulier. Selon Mariam Yougbaré, tradi-thérapeute, cela est dû au fait que « les médicaments traditionnels sont un héritage que nos ancêtres nous ont légué ».
Véritable pharmacie traditionnelle, les locaux de cette tradi-thérapeute accueillent des personnes de toutes les catégories sociales à qui elle propose des médicaments contre l’asthme, l’hypertension artérielle, les ulcères, le diabète, les hémorroïdes, etc.
Le centre de radiothérapie de Bogodogo, qui traduit la volonté du président du Faso de doter le pays d’un système sanitaire performant, contribuera à réduire le nombre d’évacuations sanitaires vers l’extérieur. « Ce tout premier joyau vient révolutionner l’univers de la prise en charge médicale du cancer au Burkina Faso en apportant un profond soulagement à notre système de santé, aux familles et au Trésor public », a souligné le président du Faso tout en assurant de l’accessibilité de ce centre aux plus démunis par « la recherche des voies et moyens pour lever les barrières financières à l’accès aux soins de santé, dans le cadre de l’accélération de la mise en oeuvre de la couverture maladie universelle ».
Après cette première initiative suivra une autre à Bobo-Dioulasso. « Le gouvernement a déjà bouclé le financement de la construction d’un autre centre de radiothérapie et les travaux seront engagés dans les mois à venir », a confié le président du Faso.
Médecins Sans Frontières (MSF) a procédé à une présentation de ses activités et au diagnostic des besoins médicaux sur les zones touchées par les violences. C’était ce jeudi 8 avril 2021 à Ouagadougou en présence d’Abdel-Aziz O. Mohamed, chef de mission de MSF au Burkina Faso, du Dr David Munganga, coordonnateur médical, et de Léonie Sawadogo, chargée de communication de cette structure.
Depuis 1995, MSF participe activement à la lutte contre les épidémies dont plusieurs d’entre elles ont fait l’objet de forte mobilisation des équipes du MSF, la méningite, la rougeole, la dengue et la Covid-19. De janvier à décembre 2020, MSF totalise d’importants résultats chiffrés ainsi qu’il suit : 478 221 consultations effectuées, 53 863 consultations en santé communautaire, 205 915 patients de moins de 5 ans, 233 695 consultations prénatales effectuées, 4 235 accouchements, 109 761 enfants vaccinés contre la rougeole, 300 interventions chirurgicales réalisées, 133 934 000 litres d’eau distribués.










