En vue d’améliorer la satisfaction de sa clientèle, l’ONEA vous informe qu’il poursuit et renforce le traitement des préoccupations de ses abonnés dans ses agences de la ville de Ouagadougou.
Du lundi 8 au mercredi 24 février 2021, des équipes supplémentaires seront déployées dans les agences pour répondre à toutes vos préoccupations et réclamations selon le programme suivant :
- AGENCE GOUNGHIN
du lundi 08/02/2021 au mercredi 10/02/2021
- AGENCE CENTRALE
du jeudi 11/02/2021 au samedi 13/02/2021
- AGENCE TAMPOUY
du lundi 15/02/2021 au mercredi 17/02/2021
- AGENCE 1200 LGTS
du jeudi 18/02/2021 au samedi 20/02/2021
- AGENCE ZAD
du lundi 22/02/2021 au mercredi 24/02/2021
Notre Centre d’appels « Vénégré » reste toujours accessible 24H/24 au 80 00 11 11.
L’ONEA vous assure que toutes vos préoccupations seront prises en charge car notre défi quotidien est de travailler continuellement à améliorer la qualité du service rendu. ONEA, toujours au service du Client ! Département Communication 220, Avenue de l’ONEA, Secteur 12 (Pissy) Centre d’appels ONEA VENEGRE : 80 00 11 11
Des réparateurs de véhicules disent constater avec amertume que les pannes des engins sont majoritairement dues à la mauvaise qualité du carburant vendu dans certaines stations de la capitale burkinabè. C’est ce qu’a également remarqué la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB), qui reconnaît que ce phénomène a la vie dure. Mais, rassure-t-elle, des enquêtes sont en cours pour identifier les auteurs de cette pratique malveillante.
Abdoul Traoré a acheté sa moto il y a environ 6 mois. Mais quelques jours seulement après la première révision de sa monture, celle-ci tombe en panne. Il se rend donc chez son mécanicien, à qui il explique que sa moto tombe sans cesse en panne, puisque ce n’était pas la première avarie. Après vérification, son mécanicien, Moussa Kinda, affirme que les pièces sont en bon état et ne sauraient être à l’origine des pannes récurrentes de la moto. Pour en avoir le cœur net, M. Traoré décide donc d’acheter le carburant dans la même station sur une longue période chaque fois que le besoin se fait ressentir. A sa grande surprise, il découvre que toutes les pannes de son engin depuis la première fois jusqu’à ce jour seraient dues à la qualité douteuse de l’essence qui lui a été vendue.
Informée de cette situation, la Rédaction de Radars Info Burkina a entrepris de cerner le problème. Rendez-vous est donc pris avec la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB) pour savoir si elle est informée d’une éventuelle vente de carburant de piètre qualité. Sans langue de bois, Dasmané Traoré répond que du carburant de mauvaise qualité est bel et bien vendu aux consommateurs. Il va plus loin en affirmant que ce problème de vente de qualité douteuse de carburant ne date pas d’aujourd’hui et que beaucoup de consommateurs s’en plaignent continuellement. « Nous sommes persuadés qu’il y a vente de carburant de mauvaise qualité dans certaines stations. Vous savez, il y a toujours des brebis galeuses qui se jouent du système mis en place », a-t-il reconnu.
Qui serait donc à la base de cette pratique peu orthodoxe et que fait l’autorité face à ce problème qui ne fait que prendre de l’ampleur ? La Ligue, conformément à sa mission de protection des consommateurs, dit avoir dénoncé plusieurs de ces cas et même interpellé qui de droit. « Il y a des structures qui ont été mises en place par l’Etat pour prendre à bras-le-corps ce problème. Et nous attendons qu’elles réagissent. Si nous constatons un manque d’intérêt desdites structures pour cette situation, nous allons prendre nos responsabilités. Les consommateurs se plaignent en permanence de se voir servir de la mauvaise essence dans des stations réputées pourtant être sérieuses. C’est vraiment dommage », a-t-il déploré.
La mauvaise qualité du carburant vendu aux consommateurs, à entendre la Ligue des consommateurs, pourrait s’expliquer par plusieurs astuces, notamment le mélange de l’essence avec du pétrole, après vérification, pour en accroître la quantité et le fait que les conducteurs de certains camions supposés être seulement en transit au Burkina vendent le contenu de leurs citernes à des propriétaires d’essenceries peu scrupuleux sur place ici. La Ligue exhorte donc les consommateurs à être exigeants sur la qualité des produits qui leur sont vendus et à dénoncer les pratiques peu catholiques aux autorités compétentes. Elle informe par ailleurs qu’une conférence de presse sera organisée dans les semaines à venir pour dénoncer certaines pratiques malveillantes sur lesquelles elle dispose de preuves.
Suite à des fuites survenues sur des conduites de grands diamètres à Pissy, les quartiers Pissy, Zagtouli et Cissin connaîtront des baisses de pression, voire des coupures d’eau.
Les équipes techniques de l’ONEA sont à pied d’œuvre pour remettre lesdites conduites en service. La situation se rétablira progressivement au cours de la soirée du 05 février 2021.
L’ONEA s’excuse auprès de son aimable clientèle pour les désagréments causés.
L'ONEA à votre service.
Département Communication 220, Avenue de l’ONEA, Pissy
On constate de plus en plus que des enseignants entretiennent des relations amoureuses avec leurs élèves. La relation peut être sérieuse et aboutir au mariage, comme elle peut juste être basée sur des intérêts personnels. Radars Info Burkina s’est intéressé au sujet.
Les relations amoureuses entre enseignants et élèves sont malsaines, n’aboutissant à rien de concret ni de sérieux dans la plupart des cas. Au vu de cette situation, le Code pénal burkinabè prévoit la tolérance zéro pour les enseignants entretenant des relations sexuelles avec leurs élèves. S’il résulte de cette relation la grossesse de l’élève, la peine d’emprisonnement est de 7 à 10 ans et l’amende de 3 000 000 à 6 000 000 de FCFA.
Le cas le plus récent fait état d’un professeur qui a réussi le tour de force d’enceinter plusieurs filles de la même localité. Ce genre de cas n’est pas rarissime ; seulement certains d’entre eux se passent dans l’anonymat. Certains Burkinabè sont contre cette forme de relation. Pour la sociologue Suzanne Coulibaly, par exemple, cette pratique va à l’encontre des mœurs. « Ce n’est pas bien qu’un professeur ait une relation amoureuse avec son élève », affirme-t-elle. De son point de vue, le cadre scolaire n’est pas propice à de telles choses. « Le professeur ne devrait pas avoir de relations amoureuses avec son élève pendant qu’il lui donne cours ; ce n’est pas le bon cadre pour ce genre de chose. Il peut attendre que l’élève termine d'abord ses études », déclare-t-elle. Selon elle, cette situation peut conduire l’élève autant à la paresse qu’à compromettre son avenir. « L’élève peut décider de ne plus bosser parce qu’il/elle sait que le professeur lui donnera de bonnes notes lors des évaluations », a-t-elle indiqué. Elle termine en disant que même s’il y a des professeurs qui épousent leurs élèves, cette pratique n’est pas à encourager.
De l’avis de l’enseignant Barry, cette situation peut être vue sous deux angles : « Si cette relation est juste un jeu, je suis contre cela mais si le professeur a de bonnes intentions envers son élève, cela peut passer ». Il poursuit : « Il faut aussi voir le bon côté des choses parce que l’enseignant est un être humain, ce qui veut dire qu’il a aussi des sentiments et vu son cet angle, on ne devrait pas le condamner ». Pour lui, si l’enseignant est de bonne foi, il peut entretenir une relation amoureuse avec son élève.
Toutefois l’enseignant doit toujours jouer son rôle d’éducateur envers ses élèves.
De nombreux élèves sont victimes d’accidents de la route, lesquels surviennent très souvent lors des entrées et sorties des apprenants de leurs établissements. Et le moins qu’on puisse dire est que le risque est plus accru pour les élèves des lycées et collèges situés aux abords des voies très passantes.
Nombre d’établissements sont situés aux bords de voies bitumées et c’est le cas du lycée privé du Réveil, sis aux 1200 logements. Selon le censeur dudit établissement d’enseignement, Mme Habi Kabré, un dispositif a été mis en place pour protéger leurs élèves des accidents. « Un vigile nous aide à cet effet chaque matin en interrompant momentanément la circulation dans un sens afin de permettre à nos élèves de passer. Le soir, ce sont les agents de sécurité qui s’en chargent », nous a-t-elle confié.Dame Kabré ajoute que s’agissant des tout-petits de la maternelle, une porte a été prévue de sorte que ceux-ci n’aient pas à traverser la voie goudronnée ; ce sont les parents eux-mêmes qui se rendent jusqu'à ladite porte pour les déposer ou les reprendre. Néanmoins, nous précise-t-elle, « nous avons eu à enregistrer plusieurs cas d’accidents graves malgré toutes ces mesures ». Et notre interlocutrice du jour d’ajouter : « Lorsqu’un de nos élèves est victime d’accident, un agent de l’établissement le conduit au centre hospitalier le plus proche pour les premiers soins en attendant que ses parents arrivent. Et même quand l’accident ne s’est pas produit près de l’établissement, vu que l’élève est en tenue, dès qu’on nous appelle nous nous rendons sur les lieux. En plus de cela, une infirmerie est présente au sein de notre établissement pour assurer les premiers soins sanitaires si l’accident n’est pas grave, et au cas où la situation serait grave, l’accidenté est immédiatement conduit dans un centre hospitalier. »Elle a terminé en nous informant que son établissement contacte souvent les agents de l’Office national de la sécurité routière (ONASER), qui viennent s’entretenir avec les élèves sur le Code de la route, d’autant plus que de nombreux élèves circulent sans permis de conduire.
Latifatou Nabolé, élève en classe de 4e au lycée privé du Réveil, nous confie que traverser matin et soir la voie goudronnée qui passe devant leur lycée n’est pas chose aisée. Elle ajoute qu’il y a certains usagers de la route qui roulent à vive allure, ignorant royalement le fait qu’ils passent devant une école et que, conformément au Code de la route, ils doivent ralentir. « Tu peux être en train de traverser la voie et tu vois quelqu’un dévaler à vive allure la rue dans ton sens. En pareille situation, tu es obligé de prendre tes jambes à ton cou pour éviter de te faire écraser», nous raconte-t-elle. Toutefois, elle s’empresse d’ajouter qu’à son avis, leur établissement fait de son mieux pour leur éviter les accidents : « Par exemple, il y a un vigile qui nous aide à traverser la voie ». Elle dit avoir été témoin de plusieurs accidents dont ont été victimes certains de ses camarades d’école. Latifatou souhaite que devant chaque établissement, des agents de sécurité soient placés pour aider les élèves et aussi les enseignants.
Vivement que des mesures soient prises par l’Etat et aussi par les établissements concernés pour protéger leurs élèves, car la vie humaine est précieuse.
Abdoul Kéré, connu sous le nom Général Tchoutchoubatchou, est le web comédien du Burkina Faso qui, en moins de trois ans, est devenu très célèbre. Un métier pour lequel il avait de la passion depuis l’université. Aujourd’hui, il comptabilise plus d’un million de vues sur sa page Facebook. Cette popularité qu’il doit aux vidéos drôles diffusées sur les réseaux sociaux lui a permis d’avoir plusieurs sponsors et de signer des contrats avec des entreprises.
Depuis des années, une nouvelle forme de comédie est en pleine propagation sur les réseaux sociaux. La web comédie, dont plusieurs acteurs ont fait un métier, a le vent en poupe. Au Burkina Faso, face au problème de chômage, Abdoul Kéré, 26 ans, connu sous le pseudonyme de Général Tchoutchoubatchou, en a fait une profession. L’idée de ses vidéos était de faire rire les internautes tout en faisant connaître le pays des hommes intègres au reste du monde. Elles l’ont révélé au public. « Au départ, je ne pensais pas à l’argent, mon intention était de faire rire les gens et qu’on parle du Burkina Faso. Quand j’étais au campus, je mettais de côté le peu d’argent que j’avais pour faire ces vidéos. Dieu merci, aujourd’hui les gens apprécient mes vidéos et je suis même payé pour en réaliser pour mes partenaires. J’avoue que j’ignorais qu’elles auraient une telle portée », a-t-il expliqué.
Ayant à ses côtés une équipe de 4 acteurs avec qui il fait ce boulot, ce web comédien burkinabè dit s’inspirer des faits d’actualité et sociaux. Des faits mis en scène dans un style humoristique. Le Général Tchoutchoubatchou, à travers ces vidéos drôles, veut aussi sensibiliser les populations à certains maux qui minent la société tels la covid-19 et l’instauration du couvre-feu. « Dans mes vidéos, je parle des choses qui reflètent nos réalités. Je fais ces vidéos pour sensibiliser le plus souvent à des faits qui semblent insignifiants aux yeux de tous. Il y a aussi des vidéos à caractère commercial qui sont faites à la demande de mes partenaires », a-t-il souligné. Et ces vidéos commerciales aujourd’hui ont amené plusieurs autres partenaires à collaborer avec lui. « Souvent même je suis obligé de refuser certains partenariats», a-t-il affirmé.
Avec plus de 500 vidéos enregistrées et diffusées sur les réseaux sociaux dont Facebook et YouTube, aujourd’hui ce célèbre comédien diffuse 3 vidéos par semaine. A ce jour, il totalise un million d’abonnés sur le réseau Tik-tok. Sur cette plateforme, il publie une vidéo de moins d’une minute par jour. Une performance qui le classe premier en Afrique francophone. Abdoul Kéré, connu sous le nom Général Tchoutchoubatchou, ambitionne de représenter le Burkina Faso sur la scène internationale ; par exemple au Parlement du rire.
Le Conseil des ministres a adopté un décret portant institution d’une formation civique et militaire aux appelés du Service national pour le développement (SND) le vendredi 29 janvier 2021. Ce texte, selon le porte-parole du gouvernement, permettra à cette institution de s’adapter aux évolutions du contexte institutionnel, politique et socio-économique actuel du pays.
Le moins qu’on puisse dire est que ce décret gouvernemental fait couler beaucoup d’encre et de salive dans l’opinion publique. Si pour certains cette décision mérite d’être saluée, pour d’autres elle arrive un peu tard au regard des défis actuels auxquels notre pays est confronté. Toutefois, de l’avis de Mahamoudou Savadogo, chercheur et consultant sur les questions de l’extrémisme violent au Sahel, cette décision gouvernementale permettra de juguler l’incivisme constaté depuis plusieurs années. « C’est une décision très salutaire mais tardive. Cependant,elle permettra de mettre à niveau ces jeunes appelés et de leur inculquer une culture de sécurité. De plus, ces appelés seront de potentiels militaires en réserve au cas où l’effectif des forces de défense et en sécurité serait insuffisant », a-t-il souligné.
Pour une bonne performance de l’administration burkinabè, cette formation pourrait être étendue à tous les services publics afin de permettre de faire face à la lourdeur administrative. « Tous les pays qui ont été en guerre ou sont menacés ont procédé à une formation civique et militaire des cadres de leur institution. Normalement la formation devrait commencer pour tous les jeunes ayant au moins 18 ans », a-t-il relevé. L’expert en sécurité dit être tout de même sceptique sur les infrastructures disponibles pour cette formation. « Est-ce qu’on a les infrastructures nécessaires pour accueillir ces appelés au regard du nombre croissant des forces de défense et de sécurité en formation ? Il y a lieu donc, avant de lancer cette formation, que toutes les conditions de sa réussite soient réunies», a-t-il souhaité.
Il est à préciser que bien avant la prise de ce décret en Conseil des ministres, des écoles publiques avaient commencé la formation civique et militaire au profit de leurs élèves. A l’école nationale d’administration et de magistrature (ENAM), le directeur général a initié cette formation pour les énarques dans la ville de Sya. En plus de l’ENAM, l’Université de l’unité africaine (ex-IAM) avait expérimenté cette formation qui a été très bénéfique individuellement.
Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation (MESRSI) a organisé une conférence de presse le lundi 1er février 2021. Au cours de ce face-à-face avec les hommes des médias, le SG dudit ministère, Mahamadou Sawadogo, a donné sa lecture de la crise au sein du département d’Alkassoum Maïga.
C’est un rebondissement dans le bras de fer entre Alkassoum Maïga et ses partenaires sociaux. Pour les conférenciers du jour, plusieurs revendications ont connu satisfaction depuis l’arrivée de l’actuel patron du MESRSI. Réagissant au reproche fait au ministère par la Fédération des syndicats nationaux des travailleurs de l’éducation et de la recherche (F-SYNTER), le secrétaire général, Mahamadou Sawadogo, a affirmé que « l'arrêté portant répartition des services d'enseignement et obligations des enseignants-chercheurs, des enseignants hospitalo-universitaires, des chercheurs et des enseignants à temps plein ne fait que rappeler les missions liées à la fonction d'enseignants-chercheurs au sein des institutions d'enseignement supérieur et de recherche ». Concernant la prise en charge de l'organisation du baccalauréat, cette revendication, à entendre le SG dudit ministère, a été satisfaite. Il en veut pour preuve la note circulaire de 2016 du ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l'Innovation et relative à l'acceptation de payer diverses indemnités afférentes à l'organisation du baccalauréat 2016 découlant de l'accord gouvernement-syndicats de l'enseignement supérieur.
Il a assuré que le MESRSI ne s’érigerait jamais en fossoyeur de la carrière de ses agents. « En application des articlesportant fixation du volume horaire statutaire, du taux de rémunération et des heures supplémentaires et de celui portant répartition des services d'enseignement et obligations des enseignants-chercheurs, des enseignants hospitalo-universitaires, des chercheurs et des enseignants à temps plein dans les institutions publiques d'enseignement supérieur et de recherche, ceux ayant soutenu leur thèse à la date du 31 décembre 2019 ont été systématiquement nommés assistants et attachés de recherche, ce qui leur permet de postuler au CAMES 2021. Par contre, ceux qui ont soutenu après cette date (c’est-à-dire après le 31 décembre 2019) doivent prendre part aux concours directs sur mesures nouvelles spéciales, qui se déroulent présentement, afin d'être nommés assistants ou attachés de recherche, ce qui leur permettra de postuler aux grades au CAMES », a-t-il expliqué.
Mahamadou Sawadogo, au cours de cette conférence de presse, a invité tous les acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique au calme, au respect des règles du jeu démocratique et au respect de leur institution.
Les communes de Bittou, Diapaga, Diébougou, Gayérie, Houndé, Pabré, Toma et Zorgho ont signé le vendredi 29 janvier 2021 une convention d’affermage de 10 ans avec l’Office national de l’eau et de l’assainissement. Cette signature intervient après celles de 2004 et de 2011 où la nationale de l’eau a assuré le service public d’eau potable suite à des difficultés rencontrées dans l’exploitation en régie.
Dans sa mission de création, de gestion et de la protection des installations de captage, d’adduction, de traitement et de distribution d’eau potable pour les besoins urbains et d’industriels, l’Office national de l’eau et de l’assainissement a signé avec la commune de Diébougou en 2004 une convention de gestion de l’eau potable. Le succès de ce partenariat a permis aux communes de Houndé et de Pabré de souscrire respectivement en 2008 et 2011 à la promotion, à l’amélioration ainsi qu’à la gestion des installations d’assainissement collectifs et de distribution d’eau potable au profit des populations. Pour le directeur général de l’Office de l’eau de l’assainissement, « c’est dans ce sens que jusqu’à la fin de la 3e génération de contrats, l’ONEA a accepté de ne pas être rémunéré pour ses prestations mais s’est engagé à couvrir obligatoirement les charges directes d’exploitation hors amortissement ». Selon Gandaogo Frédéric François Kaboré, cet engagement de l’ONEA est la manifestation de sa volonté d’accompagner les communes dans l’exercice de la maîtrise d’ouvrage communal.
La signature de cette convention couvrant la période de 2021 à 2030 est le résultat de longues années de parfaite collaboration. A en croire le porte-parole des communes concernées, depuis 17 ans, 3 générations de contrats ont conduit à terme au renouvellement après une évaluation à la satisfaction des parties. Augustin Tankoano dit constater que les réseaux sont aussi restés fonctionnels et fournissent un service continu aux populations de façon acceptable. Toutefois, des difficultés demeurent. Ce sont : le déphasage entre la budgétisation du fermier et celle des communes, l’insuffisance de la prise en compte des questions d’assainissement et la lenteur des travaux externalisés par l’ONEA dont les défaillances des prestataires impactent négativement le service rendu aux populations.
« Nous encourageons l’ONEA à étudier et soumettre aux maîtres d’ouvrage des investissements pour rentabiliser les réseaux tout en prenant en compte les besoins spécifiques afin d’améliorer la qualité de la desserte et soulager les populations », a déclaré le maire de la commune de Diapaga, qui dit espérer aussi que son partenaire trouvera une formule pour obtenir une validation par délibérations des priorités annuelles des maitres d’ouvrage engageant l’utilisation de leur fonds d’investissement.
Rappelons que la gestion des services publics en eau et assainissement avec la décentralisation est une préoccupation majeure de l’ensemble des acteurs impliqués et particulièrement des communes. L’ambition de l’ONEA est donc de développer de bonnes relations avec les communes. L’Office a mis en place à cet effet une unité organisationnelle depuis 2008 pour mieux prendre en charge ses relations avec les collectivités territoriales.
SEATTLE, 27 janvier 2021 -- Aujourd'hui, Bill et Melinda Gates partagent leur lettre annuelle 2021, « L'année où la santé mondiale a été pensée à l'échelle locale ». Dans la lettre de cette année, Bill et Melinda Gates nous font part de leurs réflexions sur les répercussions de la COVID-19 dans le monde, et sur la collaboration et l'innovation scientifique mondiales qui sous-tendent l'un des plus importants efforts de santé publique de l'histoire. Ils expliquent pourquoi ils sont confiants et estiment que le monde pourra émerger de la pandémie plus fort, plus sain et plus résilient, et discutent de deux domaines qui, selon eux, sont essentiels pour bâtir un avenir meilleur : prioriser l'équité et se préparer à la prochaine pandémie.
« La COVID-19 a coûté des vies, a rendu malades des millions de personnes et a plongé l'économie mondiale dans une récession dévastatrice », écrivent Bill et Melinda Gates. « Le rétablissement sera long. Toutefois, le monde a remporté des victoires importantes contre le virus avec de nouveaux tests, traitements et vaccins. Nous sommes persuadés que ces nouveaux outils commenceront bientôt à infléchir la courbe de manière considérable. »
Bill et Melinda Gates soutiennent qu'en réponse à la pandémie, des donateurs du monde entier ont fourni des ressources, des concurrents ont partagé des résultats de recherche et des années d'investissement mondial ont favorisé l'apparition d'une nouvelle ère dans la mise au point de vaccins, avec le développement de vaccins sûrs et efficaces en un temps record. Ils mettent toutefois en garde contre le fait que la pandémie a également exacerbé les disparités préexistantes en matière de santé, en particulier pour les travailleurs essentiels, les minorités ethniques, les personnes vivant dans la pauvreté et les femmes. Ils craignent que la pandémie ne perpétue un autre type d'injustice : l'inégalité immunitaire. Ils appellent à une réponse inclusive qui s'attaque aux divers impacts sociaux et économiques du virus.
« Depuis le début de la pandémie, nous avons exhorté les pays riches à se rappeler que la COVID-19 est une menace partout. Tant que tout le monde n'aura pas été vacciné, de nouveaux clusters continueront d'apparaître. Le cycle des inégalités se poursuivra », écrit Melinda Gates. « Tout dépend de la capacité des pays du monde entier à s'unir pour faire en sorte que les traitements d'importance vitale développés en 2020 sauvent autant de vies que possible en 2021. »
Bill et Melinda Gates soulignent également qu'il n'est pas trop tôt pour penser à la prochaine pandémie. Pour arrêter la pandémie à COVID-19, il faudra investir chaque année des dizaines de milliards de dollars, mais Bill et Melinda Gates font remarquer que, selon les estimations, la COVID-19 a déjà coûté environ 28 trillions de dollars au monde. Ils insistent sur le fait qu'il faut continuer d'investir dans les tests, les traitements et les vaccins, et discutent de l'importance d'un système d'alerte mondial qui puisse détecter les épidémies dès qu'elles apparaissent.
« Le monde comprend maintenant à quel point nous devrions prendre au sérieux les pandémies », écrit Bill Gates. « Nous voyons déjà émerger de nouvelles stratégies de préparation à une pandémie, et je m'attends à en voir davantage dans les mois et les années à venir. Le monde n'était pas prêt pour la pandémie de COVID-19. Je pense que la prochaine fois, ce sera différent. »
Bill et Melinda Gates ont créé leur fondation avec la conviction que chaque personne mérite une chance de vivre une vie saine et productive. À ce jour, la fondation s'est engagée à consacrer 1,75 milliard de dollars à la lutte contre la COVID-19, qui inclut le soutien à ses partenaires pour le développement et l'offre équitable de vaccins, de tests et de traitements.
Melinda French Gates est une philanthrope, une femme d'affaires et une activiste mondiale œuvrant en faveur des femmes et des filles. Coprésidente de la Fondation Bill et Melinda Gates, Melinda Gates établit l'orientation et les priorités de la plus grande organisation philanthropique au monde. Elle a également fondé Pivotal Ventures, une société d'investissement et de création de solutions qui s'attèle à favoriser le progrès social des femmes et des familles aux États-Unis, et est l'auteure du bestseller Prendre son envol.
Melinda Gates a grandi à Dallas (Texas). Elle a obtenu son diplôme de licence en informatique à l'Université de Duke et un MBA à la Fuqua School de Duke. Melinda Gates a passé les dix premières années de sa carrière à développer des produits multimédias chez Microsoft avant de quitter l'entreprise pour se concentrer à sa famille et à son œuvre philanthropique. Elle vit à Seattle (Washington) avec son mari, Bill. Ils ont trois enfants : Jenn, Rory et Phoebe.
À propos de Bill Gates
Bill Gates est coprésident de la Fondation Bill et Melinda Gates. En 1975, Bill Gates a fondé Microsoft avec Paul Allen et devient le dirigeant de l'entreprise, qui accède à la position de leader mondial des logiciels et des services aux entreprises et aux particuliers. En 2008, Bill Gates a décidé de se consacrer entièrement à sa fondation afin de renforcer les chances des personnes les plus défavorisées dans le monde. Avec la coprésidente Melinda Gates, il dirige l'élaboration des stratégies de la fondation et fixe les orientations générales de l'organisation. En 2010, Bill Gates, Melinda Gates et Warren Buffett ont fondé le Giving Pledge, une initiative visant à encourager les familles et les personnes les plus riches à s'engager publiquement à faire don de plus de la moitié de leur fortune à des causes philanthropiques et à des organisations caritatives au cours de leur vie ou dans leur testament. En 2015, Bill Gates a créé Breakthrough Energy Coalition, qui regroupe particuliers et entités se consacrant à l'innovation en matière d'énergie propre. En 2016, il a ensuite créé Breakthrough Energy Ventures, un fonds géré par des investisseurs qui vise à fournir des capitaux patients pour soutenir les entreprises de pointe du secteur de l'énergie propre.
CONTACT : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; 206-709-3400.