Période post-fêtes de fin d’année : Les populations une fois de plus victimes de la janviose
Les fêtes de fin d’année sont une période où la plupart des citoyens burkinabè dépensent énormément dans le but de se faire plaisir et de faire plaisir à leur entourage. Ainsi plusieurs dépenses sont faites, que ce soit pour la nourriture, la coiffure ou les vêtements. Radar Info Burkina s’est intéressé à la question pour savoir comment les citoyens burkinabè vivent la période post-fêtes.
Lors des fêtes de fin d’année, plusieurs dépenses sont faites afin de vivre des moments heureux et inoubliables. Voici ce qu’Aïna Kiemtoré nous a affirmé : « Les fêtes de fin d’année se sont très bien déroulées. On a effectué d’énormes dépenses pour célébrer les fêtes comme il se doit ».Elle pense que malgré les dépenses que l’on fait durant ces périodes, cela ne doit pas empêcher de vivre normalement après. « La janviose ne surprend personne. Chaque année, on sait qu’il y aura ce mois qui semble en faire 7, tellement il est long. J’ai économisé un peu d’argent et j’arrive à m’en sortir tout en espérant que le mois de février sera meilleur », a-t-elle ajouté.Tout comme elle, Bakary Koné affirme s’être bien préparé financièrement pour faire face à la période d’après-fêtes. « Parlant de la janviose, je n’ai pas trop de difficultés ; tout se déroule bien chez moi parce que je m’y étais déjà préparé», affirme-t-il. Et d’ajouter qu’il arrive à prendre soin de sa famille sans difficulté.

Elfried Konombo nous dit que la période d’après-fêtes est très bien gérée : « Il n’y a pas de grand changement après les fêtes parce que je n’ai pas vraiment eu le temps de fêter comme il se devait, donc je n’ai vraiment pas dépensé ». Pour elle, la période des fêtes n’est pas différente de celle d’après-fêtes. « Je gère très bien la janviose actuellement ; même si je galère, cela n’est pas dû aux dépenses des fêtes. »
Contrairement aux trois précédents intervenants, Malicka Ouédraogo nous confie qu’elle a des difficultés financières suite aux multiples dépenses qu’elle a faites pendant les fêtes. « Actuellement, ce n’est vraiment pas facile pour moi. J’ai du mal à joindre les deux bouts en attendant la fin du mois », nous a confié notre interlocutrice qui nous explique qu’elle a beaucoup dépensé pour se rendre belle durant les fêtes. « J’ai beaucoup dépensé, surtout pour l’achat de vêtements, de chaussures et aussi pour ma coiffure qui a coûté très cher parce que rien que pour les mèches, j’ai dépensé 90 000 F CFA », a déclaré notre interlocutrice, qui espère toutefois pouvoir tenir jusqu’à la fin du mois.
Espérons que chaque citoyen réussira à faire face à cette fameuse janviose en attendant les mois à venir.
W. Stéphanie Lallogo
Le mini échangeur situé sur la route nationale 4 à proximité du Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo, dont les travaux ont débuté en novembre 2015, a enfin été ouvert à la circulation le vendredi 15 janvier 2021. Ce chantier qui devait s’achever en 18 mois va permettre de fluidifier le trafic, de réduire les délais de circulation des usagers et les accidents de la circulation. L’ouverture officielle de cette infrastructure routière censée offrir un meilleur accès aux différents services situés dans la zone d’impact du projet s’est faite en présence du ministre des Infrastructures, Éric Bougouma, et du maire de la capitale, Pierre Armand Roland Béouindé. Mais la qualité de la voie laisse à désirer, selon des usagers qui disent avoir patienté inutilement.
Vu l’ambiance quelques heures après son ouverture à la circulation, l’on pourrait, de prime abord, dire que pour les usagers de cette route, c’est la fin d’un calvaire qui dure depuis plus de 5 ans. Sauf que la qualité des travaux effectués laisse songeur. « Après plus de 5 ans d’attente et de calvaire, on n’est pas satisfait de la qualité de la voie. C’est un travail bâclé. Et l’entreprise attributaire du marché, en plus du retard accusé, se permet d’ouvrir l’infrastructure routière à la circulation sans même avoir terminé les travaux. Avec ça, on nous fait croire que le pays est bien gouverné. Que sera cette voie dans 2 ans ? » s’est inquiété Tiraogo Tiendrebéogo, qui dit prendre ladite voie tous les jours. Selon lui, cette route est très importante pour le trafic dans la capitale burkinabè, donc elle devrait être bien terminée ; hélas !
Aux abords de cette voie, les commerçants témoins de l’exécution des travaux depuis des années disent constater avec beaucoup d’amertume que le grand canal à côté du mini échangeur n’a pas été pris en compte par l’entreprise en charge de l’exécution des travaux. Arouna Tapsoba dit craindre donc que ce canal qui draine une quantité importante des eaux de pluie cause d’énormes dégâts en saison pluvieuse. « C’est ce caniveau-ci qui est le problème ; si l’eau coule abondamment là-bas, il ne pourra rien contenir et va s’affaisser », a-t-il indiqué.
Désormais, l’entreprise Super Déco, spécialisée dans les finitions de bâtiments, se lance officiellement dans le bâtiment et les travaux publics. Elle avait au départ pour domaines d’intervention la peinture, le plafonnage, la menuiserie, la climatisation, etc. Abdoul Madjid Sandwidi, jeune étudiant, et ses collaborateurs ont présenté ce samedi le nouveau projet Super Déco plus BTP, qui ambitionne de gérer tout le processus de construction en amont et en aval.
Ce défi, il compte le relever avec son équipe et ses partenaires financiers. « Nous avons essayé d’ajouter d’autres services, de créer quelque chose de gigantesque qui va au-delà de la peinture, du plafonnage ; en un mot des travaux de finition. La décision a alors été prise de gérer les gros œuvres en plus de ce que nous faisions déjà », a-t-il soutenu.
Agé de seulement 26 ans, le promoteur de Super Déco veut démontrer que les jeunes peuvent parfaitement se prendre en charge sans dépendre de leurs parents. Pour nous en convaincre il a affirmé : « En 2018, on a fait un chiffre d’affaires de 7 millions de francs et en 2019, on était à 15 millions. » Un chiffre d’affaires qu’il doit à l’engagement des différents acteurs qui ont participé aux travaux, lesquels ont reçu des attestations.
La profession de coach en développement personnel est en pleine expansion au Burkina Faso, surtout dans la capitale. A travers des conférences et des formations, nombreux sont ceux qui dépensent des sommes importantes pour se former dans l’espoir de réussir avec brio leur vie. Si pour certains citoyens les hommes ont besoin d’un motivateur afin d’atteindre leurs objectifs et améliorer leurs compétences individuelles, pour d’autres, le véritable coach de vie est soi-même. Des réponses divergentes qui posent la question de l’appréciation faite du coaching, surtout en développement personnel.
Au bord de la voie où il est en train de réguler la circulation en plein midi, notre premier interlocuteur accepte de se prononcer sur le sujet. Pour Raphaël Ilboudo, les êtres humains sont dotés de toutes les capacités nécessaires pour réussir la vie qu’ils souhaitent mener. « Dans la vie, on n’a point besoin d’une autre personne pour devenir quelqu’un demain, c’est à chacun de se mettre en mouvement et Dieu va l’aider dans la voie qu’il aura choisie », a-t-il précisé. A son avis, les conseils prodigués par les autres ne sont que des propositions, donc pas question de s’y fier car, dit-il, « si tu comptes sur quelqu’un, tu ne vas jamais rien réaliser ».
Renchérissant sur la question, Issaka Bara soutient qu’on n’a même pas besoin de coach dans la vie. Ce dernier estime que face à n'importe quelle difficulté, les conseils des parents et des proches amis seront toujours d’un grand apport et on n’a guère besoin de dépenser de l’argent pour se faire conseiller par des coachs ou même suivre des modules de formation inadaptés à notre réalité quotidienne.
Il ne saurait en aucun cas remplacer les efforts personnels. « Il faut que la personne puisse prendre l’initiative personnelle de mener une bonne vie et le coach en développement personnel l’accompagne. Autrement, des centaines, voire des millions, de cours ne lui seraient d’aucune utilité », a-t-il précisé.
Les sirops vitamine sont de plus en plus utilisés à Ouagadougou, surtout par les filles qui souhaitent prendre du poids et avoir des rondeurs. Apetamin est l’un de ces sirops beaucoup utilisés. Il favorise le sommeil et stimule grandement l’appétit. Cependant, l’usage de ce produit n’a-t-il pas des conséquences sanitaires sur le long terme ? Radars Info Burkina s’est intéressé à la question.
Quant à Carol Youl, étudiante en droit privé, elle pense qu’utiliser les sirops vitamine juste pour avoir des formes peut avoir des conséquences. « Je préfère rester comme je suis pour ne pas avoir de problèmes plus tard », a-t-elle soutenu. Pour elle, on ne doit pas porter de jugement sur ces filles qui décident d’utiliser ces produits parce qu’elles disent le faire dans le but de se sentir bien dans leur peau, « Je connais des filles qui les ont utilisés et qui ont eu gain de cause», a-t-elle fait savoir.
Selon une nutritionniste, les compléments alimentaires ont de graves conséquences dans le long terme. « Il y a des aliments à consommer si l’on veut grossir et il y en a aussi lorsque nous désirons perdre du poids », a-t-elle indiqué. A son avis, chacun doit s’aimer comme il est, et bien se nourrir pour être en bonne santé « Lorsque des filles utilisent ce genre de sirop, elles voient le résultat actuel mais pas les conséquences que cela peut avoir à l’avenir », a-t-elle poursuivi.
Le ministère de la Culture est désormais dirigé par Elise Ilboudo en remplacement d’Abdoul Karim Sango, son prédécesseur. La non-reconduction de ce dernier est diversement appréciée par les acteurs culturels. Radars Info Burkina a recueilli les avis de quelques-uns d'entre eux.
Selon lui, les acteurs culturels ne sont pas soutenus équitablement et beaucoup reste à faire au ministère de la Culture. Et notre interlocuteur d’ajouter : « Ce sont les acteurs culturels qui ont plus de 15 ou 20 ans de carrière qui sont toujours soutenus. Pour ce qui est de la COVID-19, il n’y a que 150 millions de francs CFA qui ont été utilisés au profit des artistes musiciens, des cinéastes, des plasticiens et des écrivains. »
A son avis, leur ministère de tutelle devrait travailler à améliorer les conditions de vie des différents acteurs culturels. « De toute façon, les ministres s’en vont mais les syndicats demeurent. Le plus important pour nous, c’est l’amélioration des conditions de vie des acteurs culturels », a-t-il conclu.
Une situation qui, à en croire Alassane Baro, secrétaire général du HCT-BF, impacte négativement l'économie burkinabè, avec comme conséquences le blocage du fret à la frontière pendant deux semaines, la détérioration des marchandises durant le stationnement, des conflits entre les acteurs du transport burkinabè et ceux togolais, la fermeture des locaux du CBC à plusieurs reprises, la correspondance qualifiée de malveillante des autorités du port du Togo au directeur du CBC, l'interdiction aux véhicules burkinabè d'accéder aux territoires, entre autres.

« Je pense que c’est à cause de l’argent sinon je ne sais pas ce qu’ils feront avec ces pièces, c’est surement pour les revendre » ajoute t-il. Pour permettre à la population de Yagma d’avoir à nouveau accès à l’eau potable, un constat sera fait dans les jours à venir pour trouver solution à la situation. « Nous comptons sur les médias afin qu’ils nous aident à exhorter la population dans l’entretien de ces biens communs », a-t-il demandé.
Il ajoute que lui et ses camarades ont demandé à maintes reprises à rencontrer le ministre Kaboré pour échanger sur l'installation de la direction des Investigations et du Contrôle qui, selon eux, s'est éloignée de sa véritable mission. Même sur la non-application du décret portant réglementation du commerce entre grossistes, demi-grossistes et détaillants qui favorise les expatriés au détriment des nationaux, le ministre est resté inaccessible, martèle Moussa Ilboudo.
« Nous avons demandé à le rencontrer pour l’informer de la situation, mais il a voulu procéder à des intimidations, disant que nous devons obligatoirement l’écouter et obéir ; nous ne sommes pas d’accord. Nous voulons un ministre qui nous écoutera et nous comprendra», a-t-il poursuivi.










