mercredi 4 février 2026

mchauss uneLa brigade ville de gendarmerie de Nongremassom était face à la presse ce mardi 16 mars 2021. A cette occasion, elle a présenté aux hommes de médias les résultats d’une enquête qui a permis non seulement de démasquer trois cabinets médicaux illégaux, mais aussi de mettre la main sur un important lot de médicaments d’une valeur de 5 301 750 francs CFA, destinés à la prise en charge gratuite des populations.

Janvier 2021, les agents de la brigade ville de gendarmerie de Nongremassom, lors d’une patrouille, découvrent dans ledit arrondissement 2 cabinets médicaux douteux : il s’agit du cabinet médical Manegdeb kéta et de l’infirmerie Laafi to kaya, sis à Nioko II, dans la commune de Ouagadougou.

Par la suite, les investigations révéleront que non seulement ces centres de santé exercent sans autorisation légale mais que, plus grave encore, ils sont spécialisés dans le recel des médicaments destinés à la prise en charge gratuite des femmes enceintes et des enfants de 0 à 5 ans dans les formations sanitaires publiques. La valeur du lot de médicaments saisi est estimée à 4 millions de francs CFA.

mchauss 2Le 10 mars 2021, la gendarmerie a procédé à l’interpellation de 5 individus : 4 à Ouagadougou et 1 à Gaoua. Ils sont suspectés d’être les auteurs de l’approvisionnement illégal de ces cabinets médicaux épinglés.

Dans le même quartier, une autre investigation a permis de mettre au jour l’existence d’un Centre santé et de promotion sociale (CSPS) privé dénommé CSPS privé Issa Laafi soré.

mchauss 3Selon le commandant de brigade, « cette structure, bien qu’appartenant à un médecin diplômé d’Etat, n’a aucun document légal l’autorisant à exercer ». Et le pandore de  préciser que la valeur des produits trouvés dans le dépôt pharmaceutique dudit centre est de 1 301 750 francs CFA.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que ces pratiques récurrentes constatées çà et là dans les quartiers et les secteurs sont de nature à mettre en péril la santé des populations. Vu que ces structures exercent dans l’illégalité, leurs patients s’exposent à des soins inappropriés, ce qui pourrait leur être fatal.

La gendarmerie nationale invite donc les populations à plus de vigilance et à dénoncer aux services de police judiciaire toute structure sanitaire illégale dont elles auraient connaissance en appelant le centre national de veille et d’alerte au 1010, la gendarmerie nationale au 16 ou la police nationale au 17.

Ahmed Sékou Koné (stagiaire)

ddcc uneEn ratifiant la quasi-totalité des conventions relatives à la promotion et à la protection des droits humains, le Burkina Faso s’est engagé à créer les conditions propices à l’émergence et à l’effectivité desdits droits. Il a aussi souscrit à l’obligation de soumettre périodiquement des rapports aux instances internationales pour rendre compte des mesures prises à cet effet. Quels sont les mécanismes et les différentes étapes prévus ? Dans quel contexte et avec quelles contraintes ? Les réponses à ces questions se trouvent dans « Le contrôle international des droits humains : l’expérience du Burkina Faso », un ouvrage corédigé par Prudence Julie Nigna et Julie Rose Ouédraogo.

« Le contrôle international des droits humains : l’expérience du Burkina Faso » est un livre qui se veut une mosaïque d’informations, d’histoires et d’analyses sur le paysage juridique du Burkina Faso dans le domaine des droits humains. Selon Prudence Julie Nigna, l’une des auteures de cet ouvrage, il a le mérite de clarifier, pour le citoyen averti ou non et pourtant concerné au premier chef, ce que sont réellement les droits humains et les efforts que le Burkina Faso fait afin de se conformer aux normes internationales. ddcc 2« L’épine dorsale de cet ouvrage est l’examen périodique universel et les organes de traités. Ce sont des mécanismes qui ont été mis en place sur le système international pour contrôler la mise en œuvre des droits humains dans chaque pays. Et nous avons voulu, dans cet ouvrage, capitaliser l’expérience du Burkina Faso en la matière, qui n’est pas négligeable », a affirmé celle qui fut ministre des Droits humains et de la Promotion civique de son pays.

Avec cette première publication, restent posées des questions essentielles que ne manquent d’ailleurs pas de soulever les deux auteures. Ce sont les suivantes : La nature de nos régimes politiques favorise-t-elle l’effectivité des droits humains ? Peut-on garantir ces droits dans notre contexte socio-économique et culturel ? De l’avis de Julie Rose Ouédraogo, coauteure, ce livre est plein de renseignements et d’enseignements qui appellent la réflexion du lecteur tant sur sa pleine capacité à appréhender le concept même des droits de l’Homme qu’à les manifester. « Dans ce livre, nous avons fait quelques recommandations, notamment la mise en place des moyens adéquats au profit du ministère des Droits humains pour l’élaboration des rapports, lesquels permettront de faire l’état des lieux des acquis engrangés et de dégager des perspectives. Quand vous lisez le livre, vous vous rendez compte qu’il y a des failles dans tout le processus d’élaboration desdits rapports, donc notre recommandation est qu’on trouve une seule instance qui pourra faire cette élaboration », a-t-elle souligné.

ddcc 3Les auteures rappellent par ailleurs que malgré les efforts consentis par le gouvernement et surtout la société civile, l’effectivité des droits humains demeure une quête permanente de tous les acteurs. Selon elles, en ville comme en campagne, des Burkinabè souffrent jour et nuit pour accéder aux services sociaux de base tels que la santé, l’eau potable, l’éducation, l’emploi, l’alimentation et le logement. Cela est inacceptable comme situation et interpelle la conscience citoyenne, ont-elles fait remarquer.

Le système judiciaire burkinabè a hérité du modèle colonial ; il comporte très peu d’originalité par rapport au modèle français dont il tire sa principale source d’inspiration. Les mécanismes de suivi de la mise en œuvre des instruments juridiques internationaux ratifiés par les Etats permettent de mesurer pour chaque Etat le degré de mise en œuvre des droits humains consacrés par ces textes.

En ratifiant les conventions, le Burkina Faso s’oblige à se soumettre, d’une part, à la production de rapports sur la situation des droits humains relatifs à chaque instrument juridique international et, d’autre part, à mettre en œuvre les recommandations issues de ces organes de suivi des conventions ou des traités. Certains traités ou conventions ont prévu la création d’organes chargés de suivre leur mise en œuvre par les Etats. Ces textes se situent à un double niveau : international et régional.

Les auteures de « Le contrôle international des droits humains : l’expérience du Burkina Faso » sont toutes deux des magistrates et conseillères à la Cour d’appel de Ouagadougou depuis 2003.

Bruno Bayala

ftiere uneDes véhicules particuliers burkinabè munis d’une autorisation des autorités burkinabè seraient interdits de circuler sur le territoire ivoirien. À l’inverse, ceux de la Côte d’Ivoire munis d’une autorisation entrent et circulent au Faso sans aucune contrainte. Une décision des autorités ivoiriennes qui remonte à plusieurs années. La raison en serait que la Côte d’Ivoire ne veut pas recevoir de véhicules vieux de plus de 5 ans sur son territoire.

Selon le secrétaire général de la Fédération nationale des acteurs du transport routier (FENAT), cette décision des autorités ivoiriennes de ne pas accepter qu’un véhicule de plus de 5 ans d’âge pénètre sur leur territoire s’expliquerait par le fait que des personnes achètent des véhicules en France qu’elles font immatriculer au Burkina Faso car aucune réglementation n’interdit cette pratique au Burkina. Après quoi, lesdits véhicules sont acheminés par la voie terrestre en Côte d’Ivoire. « Si une personne arrive à la frontière avec un véhicule de plus de 5 ans, il lui est automatiquement interdit d’entrer sur le territoire ivoirien. Toutefois si ladite personne tient absolument à franchir la frontière, elle est tenue de verser une caution dont le montant est compris entre 2 et 3 millions de francs CFA selon le véhicule. C’est quand elle ressortira du territoire ivoirien que ladite somme lui sera restituée », explique Bonaventure Kéré de la FENAT.

ftiere 2Selon des témoignages recueillis par Radars Info Burkina, certains citoyens burkinabè ne disposant d’aucune autorisation (par exemple un laissez-passer) du ministère des Affaires étrangères tentent de corrompre les forces de sécurité afin d’avoir accès au territoire ivoirien. Une pratique qui donne l’impression que les véhicules burkinabè sont interdits d’entrer et de circuler dans ce pays voisin. « Quand ils (NDLR : Ces citoyens burkinabè) arrivent à la frontière, ils négocient pour passer, car n’ayant pas d’autorisation des autorités burkinabè. La corruption étant une réalité au niveau de nos frontières, ils sont ensuite refoulés plus loin. Sinon les artistes ivoiriens par exemple circulent librement au Burkina, car munis d’autorisations en bonne et due forme », a témoigné un passager.

ftiere 4Jusqu’à ce jour, les frontières terrestres sont fermées en raison de la pandémie de COVID-19. Malgré cela, des compagnies de transport circulent avec des voyageurs au niveau des frontières. Un acte interdit qui crée des désagréments avec comme corollaire des risques. De sources bien informées, les trafics au niveau des frontières ont donné naissance à un type de business où des motocyclistes risquent la vie des passagers en traversant illégalement lesdites frontières.

Une enquête de Radars Info Burkina a révélé que les conducteurs de tricycles à la frontière Côte d’Ivoire-Burkina Faso demandent aux voyageurs qu’ils transportent pour traverser la frontière une somme dont une partie serait reversée aux forces de l’ordre pour avoir l’autorisation de passer. « Quand vous traversez, on ne vous contrôle plus, que tu sois terroriste ou citoyen ayant tous ses papiers. Or cela est très dangereux, car ça facilite l’entrée et la sortie d’éventuels terroristes qui sont difficilement localisables. Il y a quelques mois, un policier a été percuté au cours  d’une fuite. Un conducteur de tricycle a refusé de payer et a pris des pistes de la brousse pour fuir. Intercepté par un autre policier, ce chauffeur a commis l’irréparable en heurtant ce dernier qui est mort sur-le-champ », nous a-t-on raconté.

La fermeture des frontières terrestres est aujourd’hui au cœur de débats et des voix s’élèvent chaque jour pour réclamer l’ouverture desdites frontières d’autant plus que, argumentent ces personnes, cette fermeture prolongée impacte négativement l’économie burkinabè. 

Bruno Bayala

nria uneComme chaque année, le monde entier célèbre la Journée internationale des droits de la femme le 8-Mars. Une journée qui permet aux femmes d’être davantage mises en lumière et de revenir sur les sujets les concernant. Radars Info Burkina a fait un zoom sur une battante qui, en plus d’être étudiante, responsable d’agence d’hôtesses et mannequin, est crêpière.

Si pour de nombreuses femmes le 8-Mars est une occasion de réjouissances, Samira Ouangraoua, crêpière, est d’un tout autre avis. Selon elle, le 8-Mars devrait être un jour consacré à la réflexion sur les questions touchant à la gent féminine. « Je pense que c’est une journée au cours de laquelle les femmes devraient se remettre en question et aborder des sujets allant dans le sens de leur développement personnel et de leur autonomisation financière. On peut célébrer cette journée autrement », a-t-elle affirmé.  

Aujourd’hui, face aux différents défis que les femmes sont appelées à relever, Samira Ouangraoua a su détecter très tôt sa vocation de commerçante. Issu d’une famille de commerçants à la base, elle n’a pas voulu déroger à la règle. Titulaire d’une licence en management international, elle est responsable d’une agence d’hôtesses et de mannequins. Ayant pris conscience très tôt de sa compétence en matière de pâtisserie, elle décide de s’investir dans la préparation de crêpes qu’elle vend sur commande. « C’est une recette que j’avais l’habitude de faire à la maison et je partageais mes crêpes en famille et à des amis. Un jour, j’en ai préparé et certains de mes amis ont beaucoup apprécié cela et m’ont même suggéré de penser à commercialiser mes crêpes car cela pourrait me rapporter. C’est ainsi que j’ai commencé à en vendre », nous a-t-elle confié.

nria 4Cette activité très rentable a permis à Samira Ouangraoua de faire le choix entre celle-ci, ses études et le mannequinat. « Vu les différentes commandes, je me suis rendu compte qu’il était très difficile pour moi de concilier études, mannequinat et vente des crêpes. J’ai donc décidé de suspendre mes études afin de me consacrer à la vente. J’ai associé à cet effet mon image de mannequin et de diplômée en management international à la vente de mes crêpes à travers des publications sur les réseaux sociaux, où je suis très suivie. Toutefois, si des femmes peuvent concilier plus de deux activités, c’est bien. L’essentiel, c’est de ne pas se tourner les pouces et d’attendre qu’on te donne de l’argent », a-t-elle déclaré.

nria 3Dans l’espoir de toujours accroître sa clientèle, Samira Ouangraoua rêve d’être leader dans la vente des crêpes, non seulement au Burkina Faso mais plus généralement en Afrique. Elle invite à cet effet les Burkinabè d’ici et d’ailleurs à l’aider à réaliser son rêve.

Bruno Bayala

amzs uneLa 1re édition des Amazones de Sankara se tient durant ce mois de mars consacré à l’autre moitié du ciel. Cette initiative du comité international du mémorial Thomas Sankara vise à valoriser le savoir-faire et le savoir-être de la femme burkinabè. La cérémonie de lancement des activités a eu lieu le vendredi 5 mars 2021 à Ouagadougou en présence de l’une des marraines, à savoir Rosine Sori /Coulibaly.

Depuis la nuit des temps, le génie créateur de la femme a révolutionné l’humanité. La révolution populaire et démocratique sous Thomas Sankara a ainsi créé les conditions idéales pour valoriser ce génie créateur de la femme en responsabilisant davantage cette dernière.  

Selon l’ex-ministre de l’Economie Rosine Sori/Coulibaly, en acceptant d’être la marraine de cette 1re édition, elle veut rappeler la place que le capitaine Thomas Sankara accordait aux femmes dans les instances politiques. Pour elle, les Amazones de Sankara ont aussi beaucoup à apporter sur le plan politique. amzs 2« Thomas Sankara a eu une politique audacieuse et tranchante visant à libérer les femmes burkinabè du joug de la pauvreté économique, de l’asservissement domestique et de l’exclusion sociale et politique. On a tous une pierre à poser sur cette terre », a-t-elle affirmé.

Egalement présente à cette cérémonie de lancement, la députée Germaine Pitroipa a dit apprécier très positivement cette initiative qui, selon elle, est une occasion pour les femmes de s’exprimer à travers leur savoir-faire. Elle estime que s’il est vrai que les femmes ont été profondément impliquées dans chaque grande révolution sociale de l’histoire humaine, leur soutien et leur participation ont souvent été peu reconnus par les dirigeants des mouvements. amzs 3« Sankara plaçait toujours la femme au même niveau que l’homme dans tous les domaines. Nous, les femmes, allons animer le mémorial à travers les différentes expositions. Du 5 au 28 mars 2021 sur le site du mémorial Thomas Sankara, les femmes exposeront des produits d'art, d'artisanat, de coiffure, de mode, etc. Il y aura également des projections, des débats et des tables rondes sur la vision qu’avait le capitaine Sankara pour la femme », a-t-elle ajouté.

Convaincues que des transformations sociales significatives ne peuvent avoir lieu qu’avec le soutien actif et la participation de la gent féminine, les Amazones de Sankara invitent la population du 5 au 28 mars prochain sur le site mémorial Thomas Sankara à venir découvrir les merveilles de la femme burkinabè.

Rappelons qu’en plus de Rosine Sori /Coulibaly, cette 1re édition du temps des Amazones de Sankara a aussi pour marraine Joséphine Ouédraogo, ancienne ministre de la Solidarité, actuellement ambassadrice du Burkina Faso en Italie.

Bruno Bayala

mainan uneLe Réseau de la société civile pour la nutrition (RESONUT), en collaboration avec Djongo diffusion, était face à la presse le vendredi 5 mars 2021 à Ouagadougou. Lors de cette conférence de presse, il était question de présenter la chanson collective intitulée « Agir maintenant » au grand public afin de lutter contre la malnutrition.

Une personne sur 3 serait touchée par la malnutrition dans le monde et environ 45% des enfants de moins de 5 ans qui meurent en ont été victimes. Fort de ce triste constat, le Réseau de la société civile pour la nutrition au Burkina a initié un programme de mobilisation et de sensibilisation pour mieux lutter contre la malnutrition. Pour réussir ce programme, le RESONUT a eu recours aux compétences de Bil Aka Kora de Djongo diffusion comme directeur artistique, qui a formé un collectif d’artistes burkinabè. De ce projet artistique est né un single intitulé « Agir maintenant ».

Selon Valentine Bakyono, présidente du conseil d’administration, elle tire une grande satisfaction du travail abattu par ledit collectif. « Le résultat est vraiment impressionnant et on imagine le travail qui a été nécessaire pour arriver à cela. Cette chanson va servir d’outil de plaidoyer pour faire bouger les lignes contre la malnutrition au Burkina Faso et, par ricochet, influencer les décideurs en faveur de l’amélioration de l’état nutritionnel des populations au Burkina Faso », a-t-elle indiqué.

mainan 2La malnutrition est un problème qui nous interpelle tous autant que nous sommes. Toutefois l’on pourrait se demander comment s’est opéré le choix des artistes qui composent le collectif « Agir maintenant », au regard de la diversité musicale de ces derniers. Voici la réponse du directeur artistique à ce propos : « On ne dira pas que le choix s’est opéré sur la base des affinités. Pour ce projet, j’ai reçu un cahier des charges de la part du RESONUT. Il a ensuite pris le soin de traduire ses besoins en termes de parité homme et femme et de langues selon un objectif bien défini. » Il précise également « qu’après vient le volet artistique, je veux bien collaborer avec des artistes qui ne me donneront pas de faux rendez-vous ou qui se plaisent aux jeux de star mania, toute chose qui ne m’arrangerait pas. »

mainan 3Et la présidente du conseil d’administration de conclure que le RESONUT étant conscient des réalités du Burkina, il entend toucher le maximum de personnes. « Nous espérons que cette chanson amènera beaucoup de gens à un changement de comportement en matière de nutrition dans les ménages. Pour le RESONUT, la musique est une arme dont il faut se servir pour mieux combattre la malnutrition sous toutes ses formes », a-t-elle affirmé.

La malnutrition n’est pas une fatalité et on peut y mettre fin. « Agir maintenant », faut-il le rappeler, est un projet artistique qui a vu la participation de 8 artistes burkinabè, notamment Dicko Fils, Mariah Bissongo, Slim 1er, Sana Bob, Awa Sissao, Awa Boussim, Malika la Slamazone et Bil Aka Kora.

Ahmed Sékou Koné (stagiaire)

ral uneLe décret n°2012-1111 du 31/12/2012 pris en Conseil des ministres fixe les normes de conception et de construction des ralentisseurs routiers de vitesse. Il précise les différents types de ralentisseurs ainsi que les modalités de construction. En dépit de cela, on constate que l’érection des ralentisseurs hors normes prend des proportions inquiétantes sur certaines routes du Burkina. Et ils sont malheureusement à l’origine de fréquents accidents.

Les ralentisseurs hors normes poussent comme des champignons sur certaines routes du Burkina, surtout celles non bitumées. Ces dispositifs communément appelés « gendarmes couchés » sont érigés illégalement par certains riverains qui ne tiennent pas compte des dimensions normales de construction, pas plus qu’ils ne prennent le soin d’implanter un panneau de signalisation pour prévenir les usagers de la route comme le prévoit le Code de la route. Selon certains usagers de la route, la prolifération anarchique des ralentisseurs serait à l’origine de graves accidents de la circulation. Ayant été témoin d’un accident de la route, Richard Balma raconte que des voies difficilement praticables à la base ont occasionné plusieurs accidents dont les séquelles restent visibles. « J’ai été témoin d’un accident à Katr-yaar il y a des mois. Quand la victime a emprunté le matin la voie, il n’y avait pas de ralentisseurs mais la nuit à son retour, elle est tombée sur un ralentisseur d’une hauteur anormale. D’abord, l’idée d’ériger des ralentisseurs sur cette voie ne respecte pas les normes, ensuite la conception de ces ralentisseurs même pose problème et enfin, la voie en question n’est pas éclairée la nuit. Et le problème, c’est que les concepteurs, qui sont le plus souvent les propriétaires des cours en bordure des voies non bitumées, se lèvent un jour, parce qu’ayant constaté l’excès de vitesse de certains élèves, et construisent de hauts ralentisseurs qui, en plus de provoquer des accidents, abîment les amortisseurs des engins », a-t-il affirmé.

ral 2

De ce témoigne l’on peut retenir que le décret portant définition des normes de conception et de construction ainsi que des conditions d’implantation et de réalisation des ralentisseurs routiers de vitesse au Burkina n’est pas véritablement mis en application dans la capitale burkinabè. Mais que disent les textes sur la construction des ralentisseurs sur les voies non bitumées ?

Selon le directeur des Infrastructures et de la Mobilité urbaine, aucun décret portant normes de conception et de construction des ralentisseurs routiers de vitesse des voies non bitumées n’a été pris jusqu’à ce jour. Toutefois, il précise que s’il y a une certaine exagération dans la construction des ralentisseurs qui pourraient occasionner des accidents, la mairie est habilitée à intervenir pour interpeller les responsables afin de faire respecter quelques normes. ral 3« Quand la construction des ralentisseurs est dangereuse et susceptible d’occasionner des accidents, la mairie vient avec la police municipale et procède à la construction de ceux-ci. Malheureusement, dès que ceux-ci ont le dos tourné, ces mêmes personnes reviennent la nuit pour reconstruire avec les insuffisances », a-t-il indiqué. Ibrahim Toé a rappelé que lui et son équipe ont plusieurs fois interpellé des constructeurs de ralentisseurs qui ne respectent pas un minimum de normes sur des voies non bitumées.

La prolifération de ces ralentisseurs sur les voies non bitumées ne serait-elle pas due en partie à la non-règlementation de la construction de ceux-ci ? Selon l’Organisation mondiale de la Santé, le Burkina Faso fait partie des 15 pays au monde où l’on meurt le plus sur la route. Selon des études réalisées par l’Office national de la sécurité routière (ONASER), en moyenne 13 personnes perdent la vie chaque jour sur les routes au Burkina et des centaines d’autres sont blessées. Parmi les facteurs de survenue des accidents de la circulation, figurent l’excès de vitesse, la conduite en état d’ébriété ou sous l’influence de substances psychoactives, le non-respect ou l’absence de dispositions de sécurité (casque, ceinture de sécurité, siège-auto pour enfants, etc.), la distraction au volant en raison de l’usage du téléphone portable, le mauvais état des infrastructures routières ainsi que le non-respect du Code de la route. Si des efforts ne sont pas consentis à divers niveaux, cette situation peu reluisante risque de s’aggraver, d’où l’urgence de la prise d’initiatives pour la prévention des accidents de la route.

Quoi qu’il en soit, chaque usager de la route, en attendant qu’un décret soit pris par les autorités, est invité à faire preuve de vigilance. Chacun doit rouler à une vitesse raisonnable sur les voies non bitumées, lesquelles sont en général déjà difficilement praticables en raison des nids-de-poule qui les parsèment et de l’action humaine sur l’environnement.

Bruno Bayala

rmonttDans le cadre du renforcement de son équipe, l’Agence de Communication Audiovisuelle GCOM recherche des candidats (es) pour le recrutement d’un monteur-cadreur.

Compétences et/ou expériences requises: Avoir des connaissances en informatique ;

Avoir suivi une formation de monteur-cadreur ;

Avoir les compétences requises pour l’usage d’une caméra ; 

Avoir une maîtrise du logiciel de montage Adobe Première Pro ;

Avoir une expérience d’au moins 2 ans dans le montage audiovisuel ;

Etre capable de travailler en équipe et sous pression ;

Etre immédiatement disponible.

Veuillez faire parvenir une lettre de motivation et un curriculum vitæ à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., au plus tard le 15 mars 2021 à 12h00.

NB : Seuls les candidats présélectionnés seront contactés.

lang uneIls sont de plus en plus nombreux à présenter des sessions d’informations et à animer des émissions en langues nationales (mooré, dioula et fulfuldé, etc.). Un exercice qui, il faut bien l'admettre, n’est pas toujours facile. Toutefois, ces animateurs et/ou présentateurs ont du mérite, car ils arrivent à expliquer les faits en des termes faciles et compréhensibles.

Aujourd’hui, le monde de l’information et de la communication essaie de s’adapter aux défis du moment. Des défis qui visent notamment à donner la même information aux différentes couches sociales à travers les émissions, les éditions du journal, des spots publicitaires, etc., dans différentes langues. Ce travail requiert de ces traducteurs présentateurs et animateurs une très bonne compréhension de l’information ou de l’idée à transmettre. Au Burkina Faso, les médias audiovisuels ne sont pas en reste. En effet, certains hommes et femmes de presse ont pour domaines de prédilection la traduction en langues locales, la présentation ainsi que l’animation d’émissions. Au nombre de ces derniers figurent Momini Sawadogo, journaliste présentateur et animateur d’émission interactive. S'appuyant sur son expérience, il affirme qu’un message peut être transmis dans une langue étrangère à une catégorie de personnes mais il n’est souvent pas compris de tous. lang 2Nos langues nationales permettent, à l’en croire, d’expliquer en des termes simples l’idée initiale. « La meilleure façon de donner l’information en langue mooré est d’expliquer les faits aux auditeurs et téléspectateurs. La traduction littérale trahit souvent le sens de ce qui est dit d’essentiel. Pour mieux réussir cet exercice, il faut donc savoir lire et bien comprendre la langue dans laquelle les faits sont racontés », a-t-il affirmé. Le journaliste présentateur et animateur d’émission estime tout de même qu’il y a l’expérience vécue qui permet aussi de toujours tirer son épingle du jeu.

Même son de cloche chez Fatoumata Ouédraogo, également journaliste dioulaphone. Pour elle, certaines expressions françaises n’ont pas d’équivalence ou simplement n’existent pas en langue dioula. lang 3Il faut, en pareil cas, trouver une explication approximative afin de faire comprendre l’information aux auditeurs et d'éviter de tomber dans la désinformation.  « Il faut au préalable savoir lire, écrire et comprendre notre langue officielle qu'est le français si on veut pouvoir donner l’information juste en langue dioula. Autrement, on risque de tituber sur des phrases et de donner des informations qui ne sont pas justes », a-t-elle expliqué.

Les deux présentateurs à qui nous avons tendu notre micro reconnaissent de façon unanime que la complexité de ce travail exige aussi souvent un « retour aux sources des langues maternelles afin d’actualiser son lexique » si on veut être en phase avec l’actualité.

Depuis des années, les communications sont faites en plusieurs langues locales au Burkina Faso, ce qui permet à certaines couches de la population d’être à un niveau d’information satisfaisant.

Bruno Bayala

touganvoirieA Tougan, chef-lieu du Sourou, région de la Boucle du Mouhoun, l’assainissement responsable est aujourd’hui une réalité grâce aux efforts conjugués de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et du gouvernement du Burkina Faso.

Dans leur élan de modernisation des villes africaines, l’Etat burkinabè et la BOAD se sont résolument engagés dans la construction de voiries.

Les travaux d’aménagement de voiries dans la ville de Tougan sous l’expertise de l’entreprise Yelhy Technology Africa s’inscrivent dans le projet global de construction et de bitumage de la route nationale no21 Didir-Toma-Tougan.

Cliquez sur le lien ci-dessous pour en savoir davantage.

https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=i3Dt7fRdSWc&feature=youtu.be

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