Employabilité des jeunes : Les sans-diplôme universitaire pourront se former en pilotage de drones
Ne pas avoir de diplôme ne constitue pas forcément un frein à l’apprentissage d’un métier. S’inscrivant dans cette logique, le Burkinabè Younoussa Sanfo, expert en cybersécurité et en investigation numérique, responsable du laboratoire HorusLabs, a décidé de redonner espoir aux jeunes qui n’ont pas de diplôme universitaire mais ont un niveau secondaire (de la troisième à la terminale) en leur offrant la possibilité d’être maîtres de leur destin. Cela, en dispensant des formations, entre autres, en pilotage de drones, en sécurité numérique et enquêteur web de courte durée (3 à 6 mois). Dans une interview accordée à Radars Burkina, il nous en dit plus.
Radars Burkina : Comment peut-on former un sans-diplôme universitaire ou sans-qualification à un métier technique dont l’apprentissage implique parfois la maîtrise de codes très sensibles ?
Younoussa Sanfo : Tous les jeunes n’ayant pas de diplôme universitaire ne sont pas forcément inaptes à l’apprentissage d’un métier, même technique. Derrière un échec scolaire peuvent se cacher plusieurs explications. Nous tendons la main à ces jeunes et leur apprenons un métier valorisant afin qu’ils reprennent confiance en eux. Le but, c’est de leur redonner confiance afin qu’ils ne dépendent de personne en particulier. Le caractère sensible de certaines de nos formations est réel. Par exemple, notre formation d’auditeur de vulnérabilité peut aider un jeune à devenir un pirate informatique. Mais nous avons prévu un tronc commun pour toutes nos formations. La déontologie, le savoir-être, des valeurs comme la probité, l’intégrité et l’honnêteté sont des thèmes obligatoires dans notre centre de formation. Nous pensons que ces précautions nous permettront de canaliser ces apprenants et de former des jeunes sains d’esprit qui pourront contribuer à l’essor économique des pays africains
Radars Burkina : Combien de temps durent les formations ?
Younoussa Sanfo : La durée des formations est de 3 à 6 mois, mais une évaluation nous permettra de vérifier la nécessité d’une mise à niveau. Dans ce cas, le temps de la formation peut excéder 6 mois, mais se fera en moins d’un an.
Radars Burkina : Qui peut être concerné par ces formations et quelles en sont les conditions ?
Younoussa Sanfo : Notre cible prioritaire, ce sont les jeunes scolarisés ayant le niveau de la classe de 4e à la terminale, non titulaires du baccalauréat et qui sont en situation de précarité (chômage). Notre cible secondaire, ce sont les jeunes qui, après le Bac, n’ont pas continué leurs études et n’ont donc pas de diplôme universitaire significatif. La 3e cible, ce sont des gens qui travaillent déjà mais souhaitent acquérir des compétences complémentaires dans un domaine précis. Selon leur niveau, la durée de la formation sera réduite et nous tiendrons compte de la disponibilité desdits travailleurs pour leur proposer un planning adapté. Les conditions sont discutées avec chaque candidat après validation, de commun accord, de la durée de la formation.
À la fin de celle-ci, certains auront des certificats internationaux, c’est-à-dire des certifications valables dans quasiment tous les pays du monde. Même si une attestation globale sera délivrée, dans le domaine de la cybersécurité, c’est essentiellement des certifications qui seront délivrées.
Radars Burkina : Quand commencent ces formations ?
Younoussa Sanfo : Elles ont déjà commencé. Nous dispensons actuellement une formation en pilotes de drones. Ceux qui y prennent part viennent majoritairement des sociétés minières. Nous avons également une formation en cours d’agents de sécurité numérique.
Radars Burkina : Avez-vous des souhaits particuliers ?
Younoussa Sanfo : Nous souhaitons que les parents soient moins désespérés lorsqu’un jeune n’est pas brillant à l’école. L’idéal, c’est que nos enfants réussissent à l’école, avec des diplômes. Mais toutes les trajectoires ne sont pas les mêmes. Il existe une voie pour tout le monde et ensemble, nous pouvons tendre la main à ceux qui ne sont pas dans le moule classique.
Nous souhaitons également que, pour une fois, les autorités de ce pays, surtout le ministère chargé de l’Emploi des jeunes, accordent plus d’intérêt à nos projets, qui sont l’aboutissement de 15 ans de travail.
Nous sommes entrés en contact avec certains ministères dans le but de les inciter à s’approprier ce projet pour permettre à plus de jeunes de trouver rapidement de l’emploi, car la demande est forte. Nous attendons toujours la réaction officielle des ministères que nous avons contactés.
Entretien réalisé par www.radarsburkina.net
Le régime alimentaire est très important dans la vie de tout être humain. En cas d’intervention chirurgicale, il est crucial de savoir quel régime alimentaire suivre. Quels aliments un malade doit-il éviter avant ou après une intervention chirurgicale ? Le Dr Louis Bazimo, chef du service Acupuncture, département de médecine interne et spécialités médicales du centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo (CHUYO), donne des éléments de réponse à ce sujet.
Réunis en conférence de presse ce lundi 11 septembre 2023, le Centre national de presse Norbert Zongo (CNPNZ) et les Organisations professionnelles des médias (OPM) se sont exprimés sur la suspension de la Radio Oméga par les autorités actuelles et le refus de la Cour européenne d’extrader François Compaoré dans le cadre du dossier Norbert Zongo.
« A la lecture de cette décision (décision de la Cour européenne), il ressort en des termes simples que la Cour s’oppose, au stade actuel, à l’extradition de M. François Compaoré de la France vers le Burkina Faso. La Cour motive sa décision par le fait que le « second gouvernement de transition », c’est-à-dire le gouvernement du capitaine Ibrahim Traoré, n'a pas réitéré les garanties d’une bonne justice au cas où François Compaoré serait extradé vers le Burkina Faso », a expliqué Guézouma Sanogo au nom des OPM.
De ce fait, ils exhortent le gouvernement « à éclairer les Burkinabè sur les nouveaux développements intervenus dans le dossier Norbert Zongo et ses trois compagnons d’infortune ».
À l'orée de la rentrée scolaire 2023-2024, l'heure est aux achats de fournitures scolaires. Une équipe de Radars Burkina a fait un constat dans quelques librairies et papeteries de la ville de Ouagadougou pour s'imprégner des réalités des coûts des kits scolaires.
"Mais les mêmes cahiers sont vendus cette année, respectivement à 150 FCFA et 300 FCFA. Les cahiers grand format qui étaient à 800 FCFA l'unité sont passés à 1000 F l'unité.
L'année passée à pareil moment, il y avait un peu plus de clients. Cette année nous sommes à presque une semaine de la rentrée pour ceux qui commencent le 15 septembre mais jusqu'à présent, il n'y a pas de clients.
Fondée à Dédougou, chef-lieu de la province du Mouhoun et de la région de la Boucle du Mouhoun au Burkina Faso, par l'homme d'affaires burkinabè Mahamadou BONKOUNGOU, à l'âge de vingt-trois (23) ans, "Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils" (EBOMAF) célèbre, en cette année 2023, le trente-quatrième (34e) anniversaire de sa création.
Grâce à une politique de croissance et d'expansion savamment mûrie et coordonnée avec maestria par le Fondateur et Président-Directeur Général, Mahamadou BONKOUNGOU, au cours des années 2000, EBOMAF a donné naissance à un grand Groupe économique et financier éponyme, à dimension planétaire, très actif dans les affaires en Afrique, en Amérique, en Asie et en Europe.
Le Burkina Faso est en proie aux attaques terroristes depuis 2016. Cette crise sécuritaire affecte plusieurs secteurs dont l’éducation. Ainsi, plusieurs élèves et étudiants se retrouvent confrontés à des difficultés et pas des moindres. Certains étudiants de l’université de Ouahigouya nous en ont fait la confidence.
« Soutenir les victimes du terrorisme pour renforcer la résilience des communautés et consolider les actions de reconquête de l’intégrité du territoire ». C’est sous ce thème que s’est tenue ce vendredi 1er septembre 2023 à Ouagadougou, la commémoration en différé de la Journée internationale du souvenir en hommage aux victimes du terrorisme.
À l’occasion de cette cérémonie commémorative, la porte-parole des victimes du terrorisme, Anastasie Naré, a, tout en remerciant le gouvernement pour l’organisation de cette journée, souhaité au nom de toutes les victimes, avoir une audience avec le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, pour lui exprimer directement leurs doléances.
La représentation nationale a adopté une loi portant institution du Service national patriotique le 17 août dernier, service ayant existé auparavant sous la dénomination de Service national populaire (SNP), devenu plus tard le Service national de développement (SND). Est-ce la renaissance du Service national populaire de la Révolution ? Quel sort sera réservé au Service national patriotique après la lutte contre le terrorisme ? Serge Bayala, membre de la société civile, et Alouna Traoré, conseiller juridique de Thomas Sankara, ancien membre des Comités de défense de la révolution (CDR), donnent des éléments de réponse.
A l’en croire, le mal du service national populaire sous la révolution est qu’il était adressé à une certaine catégorie de gens. « C'était la préférence des instruits au lieu de prendre en compte toute la jeunesse instruite et non instruite ».










