samedi 31 octobre 2020

Reprise post COVID des projections cinématographiques dans les salles : « Que le retour financier soit bon ou mauvais, pour moi cela donne déjà un coup de pouce à cette reprise », Abdoul Bagué, réalisateur

rprzz uneC’est un truisme de le dire, la pandémie de coronavirus a eu un impact désastreux sur beaucoup de secteurs d’activités au nombre desquels le 7e art, les projections ayant été suspendues pendant des mois.  Fort heureusement, il y a actuellement une reprise des projections dans les salles de cinéma. Radars Info Burkina a pris langue avec Abdoul Bagué et Wendyam Fidèle Compaoré, respectivement réalisateur et acteur burkinabè, afin de s’enquérir de l’impact de la pandémie sur leurs activités et de leur appréciation de cette reprise.

Selon le jeune réalisateur de cinéma Abdoul Bagué, la pandémie du virus à couronne a eu à la fois un impact positif et négatif sur son activité professionnelle, même s’il s’empresse d’ajouter que les inconvénients dépassent évidemment les avantages. « De façon générale, l’activité cinématographique a été impactée par les mesures restrictives afférentes à la pandémie qui ont été prises dans notre pays. On a ainsi été financièrement et psychologiquement touchés. Cependant, en tant que réalisateur je dois aussi avouer que j’ai eu du temps pour travailler, écrire et préparer beaucoup de projets », a-t-il affirmé.

rprzz 2« Toutes les activités que nous avions programmées dans le cadre du cinéma ont été suspendues. Les trois plateaux de tournage sur lesquels j’étais ont connu des difficultés à cause des mesures de restriction édictées par le gouvernement burkinabè pour endiguer la propagation du virus. Pourtant en tant qu’acteurs, nous avons besoin de spectacles pour la promotion de nos activités », a regretté pour sa part Wendyam Fidèle Compaoré.

En ce qui concerne la reprise des projections filmiques, le film « Djandjou » d’Abdoul Bagué est programmé au ciné Burkina.  « Beaucoup ont dit que c’était un risque. Le gouvernement nous a permis de reprendre nos activités à condition que nous respections les mesures barrières. En prêtant mon film à la relance de ces activités, c’est ma façon d’accompagner les activités cinématographiques. Que le retour financier soit bon ou mauvais, pour moi cela donne déjà un coup de pouce à cette reprise. C’est vrai qu’il n’y a pas eu d’affluence comme d’habitude, mais beaucoup de cinéphiles apprécient le film. C’est cela qui est positif. Je suis satisfait du retour de la part du public après avoir suivi le film. En donnant ce top de départ aux gens, nous voulons leur dire que les activités reprennent et que nous sommes toujours prêts à faire de beaux films pour eux », a-t-il soutenu.

rprzz 3Il a en outre précisé que le ciné Burkina était à son troisième film depuis la reprise et que beaucoup de films suivraient.

Pour Wendyam Fidèle Compaoré, cette reprise de leurs activités est un ouf de soulagement mais des inquiétudes demeurent. « Quand on a commencé sur un plateau, 3 à 4 mois après beaucoup de choses peuvent changer physiquement ou moralement chez les acteurs. Par exemple, certains vont perdre du poids tandis que d’autres vont en prendre. Avec la reprise, on arrive à rattraper certaines choses mais avec des difficultés. En cette période il y a beaucoup de castings et de tournages si bien que si on doit rattraper tout le temps perdu, le programme est forcément chamboulé », a-t-il précisé.

Par conséquent, « on est obligé de raccrocher certains projets et de se rattraper sur d’autres. Cela crée des désagréments : soit à l’acteur, soit au producteur ou encore au cinéaste », a conclu l’acteur.

Aly Tinto

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