vendredi 23 octobre 2020

7e art au Burkina : Africasting forme une cinquantaine d'acteurs du 15 août au 15 septembre  

formt uneDans le but de développer le cinéma burkinabè, Africasting a entrepris depuis quelques années le renforcement des capacités des comédiens par la formation au « jeu d’acteur ». La session 2020 se tient du 15 août au 15 septembre à l’université Swiss UMEF Burkina. « Pour cette session, nous avons élaboré un programme plus performant en nous appuyant sur nos expériences passées », a affirmé Issaka Sawadogo, acteur-formateur burkinabè.

Selon Issaka Sawadogo, l’un des initiateurs de la formation, « le Burkina est le pays le connu dans le monde quand on parle du cinéma africain, du cinéma de l’homme noir. Malheureusement de nos jours, nous constatons qu’ici, en matière d’acquis du cinéma burkinabè on est un peu à la traîne. Par contre à l’extérieur, on voit du concret dans certains pays qui se sont appuyés sur l’exemple du Burkina. C’est à cette situation qui n’honore pas notre pays que nous avons voulu remédier. Et nous avons compris que le nœud de la bataille, c’est la formation. Nous, artistes, si nous ne nous mettons pas au travail, si nous ne cherchons à consolider et à renforcer nos capacités ainsi que nos connaissances par la formation et des échanges, nous n’irons nulle part ».

C’est pourquoi Africasting a décidé de se consacrer à la formation des acteurs. « Avec Oumar Dagnon, qui est un technicien derrière la caméra et moi qui suis un technicien devant la caméra, on s’est dit qu’on a quelque chose à partager avec nos frères et sœurs », a ajouté M. Sawadogo

formt 2S’agissant des participants à la formation, « nous avons demandé comme contribution la modique somme de 50 000 francs CFA à ceux qui vont être initiés, la somme de 75 000 F aux semi-professionnels et 100 000 F aux professionnels. Ces sommes représentent les frais que vont engendrer cette formation pendant toute la session. En réalité, nous dispensons la formation gratuitement. Ni moi, ni Dagnon, ni les techniciens, ni les maquilleurs, ni les décorateurs et tout les corps du métier du cinéma qui vont participer à cette formation ne sommes rémunérés. Pour cette session, nous avons élaboré un programme plus performant en nous appuyant sur nos expériences passées.  Et pour cette édition, c’est l’université Swiss UMEF Burkina qui nous a ouvert ses portes. C’est un cadre agréable pour la formation en jeu d’acteur », a expliqué l’acteur-formateur. 

formt 3Le ministre de la Culture, Abdoul Karim Sango, a répondu à l’invitation des initiateurs à l’occasion de la cérémonie officielle d’ouverture de la formation le lundi 17 août dans la soirée.  « En tant que premier responsable du secteur de la Culture, je ne peux qu’être solidaire d’une initiative de ce genre. Vu l’état végétatif du cinéma burkinabè, je suis souvent peiné quand on dit que Ouagadougou est la capitale du cinéma africain. Il faut que nous nous remettions sérieusement en cause au Faso. Cela ne veut pas dire que nous n’avons pas de mérite. Un certain nombre de nos compatriotes commencent à avoir une envergure internationale et il faut se réjouir qu’ils veuillent à leur retour mettre à la disposition des plus jeunes leur expérience afin que le cinéma du Burkina aille beaucoup plus loin. C’est un domaine très concurrentiel, donc il faut qu’on accepte de se former. Chaque fois qu’il y aura des initiatives visant à renforcer les capacités des acteurs, ils pourront compter sur l’accompagnement du gouvernement », a assuré le ministre, qui a signé le livre d’or.

Oumar Dagnon a informé le public qu’il vient d’apprendre ce jour 17 août « qu’un de nos étudiants qui a été formé à Africasting durant trois sessions vient de signer son premier contrat dans un film hollywoodien en partenariat avec l’Union européenne. Il s’agit de Moussa Yanogo.  C’est une fierté pour nous. Nous espérons qu’à l’issue de cette formation, d’autres jeunes ici présents pourront faire du chemin sur des plateaux à l’international. »  

Jessica Sawadogo, actrice, participe à cette session de formation. « On n’a jamais fini d’apprendre. C’est une occasion pour nous de nous perfectionner. A l'issue de cette formation, je voudrais être une actrice confirmée qui accède à l’international. C’est mon souhait », a-t-elle dit.

Aly Tinto

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