mercredi 6 juillet 2022

Mutilations génitales féminines et mariages d'enfants : Un panel sur l'élimination des pratiques traditionnelles néfastes pour les femmes et filles à Tenkodogo

excis uneEn marge de la célébration du 59e anniversaire de l’accession du Burkina Faso à l'Indépendance à Tenkodogo, dans la région du Centre-Est, un panel sur les mutilations génitales féminines (MGF) et les mariages d'enfants a été animé par le Groupe de lobbying et de plaidoyer, sous la conduite de l'épouse du chef de l'Etat, Sika Kaboré, le mardi 10 décembre 2019. L'objectif est d'amener les populations à prendre conscience des dangers de ces pratiques et de leurs conséquences sur les femmes et les jeunes filles afin d'arriver à une tolérance zéro auxdites pratiques.

Le Burkina Faso fait partie des pays les plus touchés par le mariage d'enfants, 52% des filles étant données en mariage avant l'âge minimum requis, à savoir 17 ans. Quant à la pratique des MGF, elle est illégale au Burkina Faso depuis 1996. Néanmoins, elle demeure répandue dans plusieurs parties du pays. En 2015, 67% des femmes et filles burkinabè âgées de 15 à 49 ans déclaraient avoir subi l'excision, selon une enquête.

« Nous avons décidé, en collaboration avec le comité d'organisation des festivités du 11-Décembre, de tenir ce panel sur l'élimination des pratiques traditionnelles néfastes pour les femmes et filles (les mutilations génitales féminines, les mariages d'enfant) pour sensibiliser  et informer les populations  sur ces pratiques et les conséquences  néfastes qu'elles ont sur la santé des filles ou des femmes. Les conséquences ne se limitent pas aux personnes. Elles ont des répercussions sur le développement de notre pays puisqu’en raison de ces pratiques, une partie de la population n'est pas épanouie, ne peut pas aller à l'école normalement, donc ne peut pas contribuer, grâce aux compétences qu'elle pourrait acquérir, au développement de notre pays. exci 2Notre deuxième objectif, c'est d'inviter d'autres personnes à se joindre à la lutte. Du moment que ces pratiques entravent la santé d'environ 52% de la population, ce combat ne devrait par être mené uniquement par quelques personnes. Il faudrait que tout le monde y participe », indique la première Dame Sika Kaboré, par ailleurs fondatrice de l’association Kimi.

C’est pourquoi l'épouse du chef de l'Etat, à travers ce panel, lance un appel aux autorités administratives, politiques, coutumières et religieuses « à se joindre à la lutte pour que très rapidement, on voie la fin de ces pratiques dans notre pays ».

Au Burkina, la région du Centre-Est occupe la 6e place en matière de mutilations génitales féminines et de mariage d'enfants.

Aly Tinto

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