dimanche 27 novembre 2022

Cherté des fournitures scolaires : L’ouverture des librairies témoins pour endiguer la surenchère

fournitAu Burkina Faso, les prix des fournitures scolaires ont flambé, tout comme ceux d’autres produits. La crise au niveau international et l’insécurité seraient à la base de ce renchérissement avec la hausse du coût du transport, du carburant. Ainsi, dans le souci de réguler les prix des fournitures en cette période de rentrée scolaire, le gouvernement a procédé à un contrôle des prix débuté le vendredi 16 septembre 2022 à Ouagadougou. Est-ce que le contrôle seul est la solution pour réduire les coûts ? La mise en place des librairies témoins ne serait-elle pas une aubaine pour soulager les parents ? Mieux, ne serait-il pas judicieux que le gouvernement envisage d’industrialiser la production des fournitures scolaires au Burkina ?

Au Burkina Faso, c’est le commerçant qui fixe les prix des articles puisque l’on remarque que l’Etat n’arrive pas à faire respecter le prix des produits. La preuve en est que des décrets ont été signés pour fixer les prix de l’huile, du savon et du sucre, mais ils n’ont jamais été respectés. On est donc tenté de se demander ce qu’un contrôle pourrait bien changer, surtout qu’aucun prix officiel n’a été communiqué par le gouvernement concernant les fournitures scolaires. De plus, cette mesure intervient à un moment où la majorité des parents d’élèves  ont déjà fait leurs achats en matière de fournitures, si bien qu’on se demande si ce contrôle des prix sera d’une quelconque utilité.

De plus, il n’est pas rare d’entendre certains commerçants lancer sans gêne aux clients qui se plaignent du non-respect des prix qu’ils peuvent aller acheter leurs fournitures dans les boutiques de l’Etat s’ils le veulent. Pourquoi donc ne pas « ressusciter » les boutiques de l’État appelées Faso yaar qui existaient au temps de la révolution ? Cela amènerait certainement les commerçants à vendre à des prix raisonnables.

Si possible, il serait bien que, les années à venir, le ministère de l’Education, en collaboration avec les premiers responsables des écoles et établissements privés comme publics, fixe la liste officielle des fournitures scolaires pour amoindrir la « surcharge » des parents imposée souvent par certaines écoles.

En effet, selon un parent d’élève, une école où fréquentent ses enfants fixe même la marque des cahiers, des marqueurs, des rames de papier, etc. De l’avis de ce parent d’élève, réclamer des rames de papier pour des enfants en petite section est incompréhensible car il se demande à quoi cela servira. Donc, une liste officielle des fournitures pourrait éviter aux parents certaines dépenses superflues.

De plus, l’État pourrait trouver des solutions à l’interne en mettant par exemple  en place des unités de production de cahiers, de manuels scolaires, d’ardoises, etc. Il pourrait, à cet effet, accompagner les entrepreneurs  dans la production des fournitures scolaires afin que les coûts soient à la portée des populations, car il ne faudrait pas produire à l’échelle nationale et vendre encore plus cher que les articles importés.

Il faudrait également éduquer certains citoyens burkinabè à la droiture afin de parvenir au respect des orientations données par le gouvernement.

Tout compte fait, c’est une question de volonté politique et de vision.

Flora Sanou

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