Education : Le SYNAPEC attend toujours le reclassement automatique et sans condition des IAC et IC
Le 7 octobre 2022, le Syndicat national des professeurs d’écoles (SYNAPEC), dans son communiqué, invitait l'ensemble des Instituteurs adjoints certifiés (IAC) et Instituteurs certifiés (IC) du Burkina Faso à observer un sit-in d'un mois à compter du 11 octobre au 11 novembre 2022 pour réclamer auprès des gouvernants un reclassement automatique et sans condition de tous les IAC et IC du Burkina Faso. Ce sit-in ayant pris fin le 11 novembre dernier, Radars Info Burkina est allé rencontrer le secrétaire général du syndicat, Adama Dabilgou pour un bilan.
Ce sit-in a permis une auto-évaluation du SYNAPEC en décelant ses points forts et ceux faibles et, surtout, de trouver des mécanismes efficaces pour conserver les acquis et relever les insuffisances qui s'affichent sous la forme de challenge, a déclaré le secrétaire général du SYNAPEC, Adama Dabilgou. Comme dans toute activité à caractère collectif, il y a eu dans celle-ci non seulement des hauts, mais aussi des bas, de l’avis du secrétaire.
En effet, au cours de ce mois de sit-in, des centaines de sous-sections SYNAPEC ont été installées à travers le pays grâce à l’engagement, à la détermination et à la ténacité des braves militants du SYNAPEC, a-t-il confié. Le mot d'ordre du sit-in a été suivi dans 11 régions avec un taux de mobilisation qui varie entre 60 et 90%. Il s’agit des régions du Centre-Ouest, du Sud-Ouest, du Nord, des Hauts-Bassins, des Cascades, du Plateau central, du Centre-Nord, du Sahel, du Centre-Est, de la Boucle du Mouhoun et de l'Est.
De plus, ce fut un succès parce que « les militants du SYNAPEC n'ont pas été victimes de l'arbitraire à l'exception de trois (3) camarades de la Circonscription d’éducation de base (CEB) de Loropéni, où le Chef de la CEB semblait croire avoir affaire à des militants des années 60 », a-t-il déclaré.
Pour ce qui est des insuffisances de ce sit-in, la coordination régionale du Centre-Sud qui fut la première force du SYNAPEC a connu des situations qui ont milité en défaveur du mot d'ordre a décrié le sieur Dabilgou. Cela a impacté sur la mobilisation et l'on enregistre un taux de moins de 50% dans cette région. A ce sujet, le secrétaire général n’a pas voulu donner de détails.
Par ailleurs, la région du Centre, qui devait regorger de plus de lutteurs au regard de la discrimination qu'ils subissent à cause de leur âge, n'a pas pu enregistrer un taux de 10% à l'exception de Ouaga 1 et 3, a-t-il déploré. Toujours dans le Centre, au cours de ce sit-in, aucune sous-section du syndicat n'a été installée. A ce niveau non plus, Adama Dabilgou n’a pas voulu donner les raisons de la faible mobilisation des membres du Centre. Mais des actions seront programmées en vue de travailler davantage à bénéficier de la confiance des doyens afin de fortifier le SYNAPEC dans la région du Centre, a-t-il souligné.
Visiblement, au regard de ce qui précède, l’on est tenté de dire que l’objectif du sit-in, qui était celui de réclamer auprès des gouvernants un reclassement automatique et sans condition de tous les IAC et IC du Burkina Faso, n’a pas été atteint.
Cependant, l’espoir de la victoire est au rendez-vous car, selon Adama Dabilgou, le ministre de l’Education, Joseph André Ouédraogo, a une disposition favorable envers le SYNAPEC. Ainsi, les actions vont demeurer clémentes en attendant qu'il leur accorde une audience.
Flora Sanou

Pour ce qui est des difficultés de scannage de certaines copies, le secrétaire technique du Guichet virtuel unique de l’administration publique, Abou Bakary Sawadogo, a souligné que certaines copies ont été mal scannées et qu’il a donc fallu reprendre l’opération.
Toutefois, le ministre a assuré que les responsabilités seraient situées dans cette affaire. Pour ce faire, plusieurs actions sont en vue pour rassurer l’opinion nationale et préserver les droits des candidats. Dans cette logique, une plainte a déjà été déposée le 11 novembre 2022 auprès du procureur.
Le dossier du recrutement dit frauduleux de 85 agents à la Caisse nationale de sécurité sociale(CNSS) en appel, dont le jugement était attendu ce vendredi 11 novembre 2022, a été finalement renvoyé au 13 janvier 2023.
Malgré ce sombre tableau, pour la FMP/BF l'espoir est permis avec l'avènement du MPSR II, qui s'active à relancer l'économie nationale à travers de grandes décisions mais aussi sur le plan de l'organisation de la défense nationale. C'est pourquoi ces membres exhortent l'ensemble des Burkinabè à un sursaut patriotique dans le recrutement des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Pour sa part, la FMP/BF, qui compte en son sein plusieurs enrôlés, se dit prête à défendre la patrie à n'importe quel prix. Selon elle, c'est enfin l'occasion de montrer son patriotisme car, affirme-t-elle, toute personne qui jouit de ses facultés physiques et intellectuelles et qui n'a pas d'empêchement professionnel ne devrait pas rester en marge de ce recrutement.



Le 3 novembre 2022 à Ouagadougou, le Comité international mémorial Thomas-Sankara a tenu un panel dénommé « A la découverte de la Révolution démocratique et populaire (RDP). Objectif : faire une revue des programmes de développement mis en place par le président Thomas Sankara sous la révolution en vue d’inciter la jeunesse burkinabè à s’en servir pour participer au développement endogène du pays. C’était sous le thème « Le discours d’orientation politique du CNR et les fondements d’un développement endogène : économie, paysannerie, administration et organisation du territoire ». Deux panélistes ont exposé sur ce thème principal avec des sous-thèmes.
L’administrateur civil a en outre rappelé certains acquis de l’administration sous la révolution. « L’administration a servi à bâtir le socle d’un Etat nouveau dans lequel l’administration ne met pas l’administré à son service mais se met résolument au service de ce dernier, c’est-à-dire de chaque communauté et de l’ensemble des communautés », a-t-il fait savoir. Ainsi, cette « démarche à la fois philosophique, conceptuelle et technico-administrative très particulière aurait dû continuer » pour un bon fonctionnement de l’administration, a-t-il affirmé.
Dans son exposé, il a présenté l’état de la paysannerie au Burkina Faso avant la révolution. En effet, selon l’écrivain, la paysannerie était confrontée à des contraintes économiques, politiques, sociales, climatiques, de domination et de soumission ainsi que de spoliation par des forces sociales exploiteuses aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur.










