COVID-19 et entreprises de location et d’animation : « On a connu des moments très difficiles », Bob Konaté, promoteur
La pandémie de COVID-19 a porté un coup à plusieurs secteurs socio-économiques du Burkina Faso. C’est le cas du secteur de la location de matériel de la sonorisation. Pour en savoir davantage Radars Info Burkina a rencontré pour vous Bob Konaté, promoteur d’une agence de location de matériels de sonorisation et d’animation. Il nous parle de son activité et des difficultés rencontrées au cours de l’année 2020 avec la crise sanitaire qui n’a pas encore desserré son étau sur le secteur de la culture.
« Quand nous arrivons sur le terrain de travail, c’est le coup d’œil qui compte en premier lieu. Parce que la difficulté dans notre activité souvent, ce n’est pas la puissance de la sonorisation qui compte c’est l’endroit et la façon de faire la disposition », indique d’entrée de jeu notre interlocuteur.
Selon Bob Konaté l’important n’est pas d’avoir du matériel d’une certaine puissance mais d’avoir un bon emplacement. Un emplacement défaillant peut faire perdre en termes de qualité de sons a-t-il précisé avant d’ajouter qu’une des difficultés majeures c’est l’approvisionnement en électricité sur les sites d’animation. Pour ces promoteurs beaucoup d’organisateurs de spectacles ou d’évènements ne tiennent pas compte de la sonorisation. Ils laissent d’autres acteurs faire leur travail d’installation au détriment des techniciens de la sonorisation. Il a cité en exemple certaines salles de spectacles qui ne sont pas munies d’un système de branchement électrique conséquent. « Il y a des salles de spectacles de la ville de Ouagadougou comme le SIAO, la salle des banquets de Ouaga 2000 où malheureusement pour trouver des prises électriques c’est hyper compliqué. Souvent, c’est celui qui vient le premier qui occupe les prises qui sont disponibles. Quelquefois on a de petits soucis avec les techniciens de la lumière qui quand ils viennent avant nous occupent toutes les prises électriques et après on est obligé de jongler », s’indigne Bob Konaté.
Le secteur de la location de matériels de sonorisation et d’animation a subi une forte pression durant les moments forts de la Covid-19. Malgré les nombreux efforts faits par les autorités culturelles pour venir au secours du domaine, ce fut la traversée du désert pour les acteurs. «On a connu des moments très difficiles. Nous avons traversé l’année 2020 sans pratiquement travailler. Cela a duré du mois de mars au mois de novembre. Nous avions des mariages qui étaient programmés sur toute la période de l’année mais qui ont été reportés », déplore le promoteur.
Bob Konaté reconnaît malgré tout que le secteur est prometteur même si de nombreux efforts restent à faire du côté organisation des acteurs. « Si nous étions organisés en faîtière je pense qu’on aurait pu avoir certains garde-fous, notamment en ce qui concerne le côté tarifaire dans la couverture des évènements. Aujourd’hui, il faut le dire pratiquement, tout est entré dans la sono et il n’y a pratiquement plus de prix et le client est obligé d’aller vers le moins offrant. Si nous arrivions à nous organiser les choses allaient être bien. Le problème, ce n’est pas le fait d’avoir du matériel de sonorisation, c’est de pouvoir tenir ton public en haleine et ça tout le monde ne peut pas le faire. Beaucoup viennent dans le domaine alors qu’ils n’ont aucune culture musicale », explique-t-il avant d’ajouter que ce métier qu’il exerce depuis plus de quinze ans lui a permis d’entrer dans beaucoup de lieux où il n’espérait pas et de se faire un carnet d’adresses bien fourni.
Comme tout métier, celui de la sonorisation et de l’animation nécessite une connaissance de base qui passe nécessairement par la formation. « Il y a des structures qui sont là pour la formation, notamment le CENASA que je connais et bien et bien sûr d’autres structures privées qui sont dans le domaine qui font de l’animation suivie de la formation. Au niveau de la culture musicale, c’est personnel. Aucune école de formation ne t’enseignera ces choses. On ne te dira pas que dans les années 80 c’était tel ou tel style musical qui ‘’gammait’’ », conclut-il.
Bessy François Séni
Située à quelques encablures de la ville de Ouagadougou, Pazanni est une localité qui a accueilli un grand nombre de déplacés internes fuyant les violences terroristes. C’est là que l’artiste musicien Sydir, en collaboration avec des partenaires, a décidé de faire parler son cœur à travers des formations en faveur des femmes et des enfants victimes d’attaques terroristes, par le truchement d'un programme dénommé « Dignité vertueuse ».
OAI, entrepreneur de 40 ans, marié et père de deux enfants, a comparu le 19 mai 2021 devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou pour faux en écriture privée et en écriture publique.
Il ne se passe pas un seul jour sans que l’on entende ou lise un communiqué de disparition d’enfants dans les radios ou sur la toile. Aminata Gansoré est une mère dont l’enfant avait disparu pendant quatre (04) jours dans la grande ville de Ouagadougou. Elle nous raconte sa mésaventure.
Dans son récit, la mère ne pouvait contenir ses larmes. « Imaginez un enfant que vous avez porté pendant 9 mois et qui vient à disparaître sans vous sachiez où il se trouve. Je me suis dit que peut-être que mon fils était mort et que personne ne voulait me le dire », explique Aminata.
Devenu pratiquement une mode chez les usagers de la route, l’usage de l’avertisseur sonore, aussi appelé « klaxon », et des clignotants dans la circulation dérange le plus souvent. Arouna Bandaogo, moniteur à Prestige auto-école, s’est exprimé à notre micro sur la question.
Les clignotants, censés guider les usagers sur la direction que doit prendre leur prédécesseur, sont aussi banalisés. Si ce ne sont les bras qui sont utilisés, ce sont des changements de direction sans signalisation aucune qu’on constate. « On doit impérativement utiliser les clignotants quand on veut tourner à gauche ou à droite », martèle Arouna Bandaogo. Toujours selon notre interlocuteur, c’est un mauvais réflexe de tendre le bras pour signaler sa volonté de changer de direction. « Le bras ne remplace pas le clignotant ; le tendre pour manifester son intention de changer de direction en circulation peut provoquer des accidents », précise-t-il.
Et d’ajouter que c’est le manque de concentration qui amène les usagers à oublier de désactiver le clignotant après avoir changé de direction. « Avoir la tête ailleurs quand on circule peut amener à oublier de désactiver son clignotant », affirme notre interlocuteur.
Chaque année, plusieurs jeunes de l’Afrique subsaharienne traversent le désert du Sahara à la recherche d’un mieux-être. Si certains arrivent à réaliser leur rêve, d’autres par contre reviennent bredouilles. T.S est de ceux-là. Il nous raconte sa mésaventure dans le désert algérien.
Comme beaucoup de migrants mouraient noyés dans la Méditerranée, la police algérienne a commencé à traquer les sans-papiers. Tous les services étaient passés au peigne fin pour ce faire. Le camp où se trouvait T.S. avait échappé à cette rafle mais cela n'a pas duré. « Comme la situation devenait difficile, j’ai été déplacé à la frontière Algérie-Tunisie, où j’ai passé cinq mois, avant de revenir en Algérie », nous dit-il, poursuivant sa narration.
Le 1er congrès ordinaire de la Faîtière unique des transporteurs routiers du Burkina Faso (FUTR-B) s'est tenu le samedi 15 mai 2021 à Ouagadougou sur le thème : « Modernisation et professionnalisation du contenu des transports au Burkina ». C’était sous la présidence de Mahamadi Sawadogo, premier responsable de la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina (CCI-B).
Selon Yacouba Barro, la faîtière s'inscrit dans la dynamique de réconciliation nationale entreprise par le président Roch Marc Christian Kaboré. Il a salué au passage l’implication active du gouvernement qui a rendu possible la mise sur pied de ladite faîtière en ces termes : « J'attribue la paternité de la FUTR-B au gouvernement qui l'a voulue, l'a suscitée et s'est fortement impliqué tour au long du processus qui a abouti à sa création. » Et le président de la FENAT de faire remarquer que malgré une période houleuse faite surtout d'incompréhensions et de méfiance, l'accompagnement du gouvernement, à travers les conseils avisés du président du Faso et du Haut Conseil de la réconciliation, d'une part, et les instructions éclairées du Premier ministre et du ministre des Transports, d’autre part, ont permis la création de cette faîtière qui se veut inclusive. Les partenaires de la FUTR-B n’ont pas été non plus oubliés par M. Barro.
Le Collectif citoyen pour l'agro-écologie (CCAE) a tenu une conférence de presse ce samedi 15 mai à Ouagadougou. Les échanges avec les hommes de médias ont porté principalement sur trois points : le contexte général de l’agrochimie et des Organismes génétiquement modifiés (OGM), le cas du Burkina Faso et enfin les perspectives.
« Target malaria » est un programme conçu dans le but de lutter efficacement contre le paludisme et il est financé par la fondation Bill et Melinda Gates de la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), un organe de l’armée américaine. Dans ce programme, il s’agit de la manipulation de moustiques génétiquement modifiés confiés à l’Institut de recherche en science de la santé (IRSS) du Burkina. Pour le conférencier du jour, les populations, sans même le savoir, sont les cobayes d’une expérience hasardeuse et suicidaire. « Target Malaria pourrait aboutir à la création d’une arme bactériologique à travers le bricolage des insectes », déclare-t-il. Toujours selon lui, depuis les lâchers de moustiques GM en juillet 2019, aucune étude d’impact n’a été faite pour en tirer les conséquences.
Débuté le 13 avril dernier, le mois de ramadan a pris fin avec la célébration officielle de l’Aïd el-fitr ce jeudi 13 mai 2021 au Burkina Faso. A la place de la Nation, à Ouagadougou, la prière s’est déroulée en présence des autres communautés religieuses, coutumières et de personnalités politiques, signe de la cohésion nationale. Le prêche du jour a porté sur la paix et la cohésion sociale.
«Nous avons prié pour qu'il y ait la paix et la cohésion sociale au Burkina Faso », nous confie Alassane Bala Sakandé, qui ajoute : «Nous saluons la cohésion sociale entre nos différentes religions, marquée par leur présence à cette prière solennelle. C'est un message fort qui va contribuer à renforcer les liens entre les Burkinabè».
«Nous voulons, à travers notre présence, marquer notre solidarité avec nos frères musulmans qui, durant 30 jours, ont prié pour la paix, la cohésion sociale et la prospérité au Burkina Faso», martèle pour sa part le ministre Clément Sawadogo. Pour le ministre de l'Administration territoriale, c'est un honneur pour notre pays de voir se réunir autour d'une même table et en un même lieu les différentes religions pour marquer l'union. Le Burkina Faso n'a jamais connu au cours de son histoire de graves dissensions entre les différentes communautés religieuses. Voir le cardinal Philippe Ouédraogo se passer de ses propres obligations en ce jour d'Ascension et être présent à cette célébration est un geste vraiment fort », conclut le ministre Clément Sawadogo.










