jeudi 5 février 2026

COVID et secteur de la sonorisationLa pandémie de COVID-19 a porté un coup à plusieurs secteurs socio-économiques du Burkina Faso. C’est le cas du secteur de la location de matériel de la sonorisation. Pour en savoir davantage Radars Info Burkina a rencontré pour vous Bob Konaté, promoteur d’une agence de location de matériels de sonorisation et d’animation. Il nous parle de son activité et des difficultés rencontrées au cours de l’année 2020 avec la crise sanitaire qui n’a pas encore desserré son étau sur le secteur de la culture.

« Quand nous arrivons sur le terrain de travail, c’est le coup d’œil qui compte en premier lieu. Parce que la difficulté dans notre activité souvent, ce n’est pas la puissance de la sonorisation qui compte c’est l’endroit et la façon de faire la disposition », indique d’entrée de jeu notre interlocuteur.

Selon Bob Konaté l’important n’est pas d’avoir du matériel d’une certaine puissance mais d’avoir un bon emplacement. Un emplacement défaillant peut faire perdre en termes de qualité de sons a-t-il précisé avant d’ajouter qu’une des difficultés majeures c’est l’approvisionnement en électricité sur les sites d’animation. Pour ces promoteurs beaucoup d’organisateurs de spectacles ou d’évènements ne tiennent pas compte de la sonorisation. Ils laissent d’autres acteurs faire leur travail d’installation au détriment des techniciens de la sonorisation. Il a cité en exemple certaines salles de spectacles qui ne sont pas munies d’un système de branchement électrique conséquent. « Il y a des salles de spectacles de la ville de Ouagadougou comme le SIAO, la salle des banquets de Ouaga 2000 où malheureusement pour trouver des prises électriques c’est hyper compliqué. Souvent, c’est celui qui vient le premier qui occupe les prises qui sont disponibles. Quelquefois on a de petits soucis avec les techniciens de la lumière qui quand ils viennent avant nous occupent toutes les prises électriques et après on est obligé de jongler », s’indigne Bob Konaté.

Le secteur de la location de matériels de sonorisation et d’animation a subi une forte pression durant les moments forts de la Covid-19. Malgré les nombreux efforts faits par les autorités culturelles pour venir au secours du domaine, ce fut la traversée du désert pour les acteurs.  «On a connu des moments très difficiles. Nous avons traversé l’année 2020 sans pratiquement travailler. Cela a duré du mois de mars au mois de novembre. Nous avions des mariages qui étaient programmés sur toute la période de l’année mais qui ont été reportés », déplore le promoteur.

Bob Konaté reconnaît malgré tout que le secteur est prometteur même si de nombreux efforts restent à faire du côté organisation des acteurs. « Si nous étions organisés en faîtière je pense qu’on aurait pu avoir certains garde-fous, notamment en ce qui concerne le côté tarifaire dans la couverture des évènements. Aujourd’hui, il faut le dire pratiquement, tout est entré dans la sono et il n’y a pratiquement plus de prix et le client est obligé d’aller vers le moins offrant. Si nous arrivions à nous organiser les choses allaient être bien. Le problème, ce n’est pas le fait d’avoir du matériel de sonorisation, c’est de pouvoir tenir ton public en haleine et ça tout le monde ne peut pas le faire. Beaucoup viennent dans le domaine alors qu’ils n’ont aucune culture musicale », explique-t-il avant d’ajouter que ce métier qu’il exerce depuis plus de quinze ans lui a permis d’entrer dans beaucoup de lieux où il n’espérait pas et de se faire un carnet d’adresses bien fourni.

Comme tout métier, celui de la sonorisation et de l’animation nécessite une connaissance de base qui passe nécessairement par la formation. « Il y a des structures qui sont là pour la formation, notamment le CENASA que je connais et bien et bien sûr d’autres structures privées qui sont dans le domaine qui font de l’animation suivie de la formation. Au niveau de la culture musicale, c’est personnel. Aucune école de formation ne t’enseignera ces choses. On ne te dira pas que dans les années 80 c’était tel ou tel style musical qui ‘’gammait’’ », conclut-il.

Bessy François Séni

 

Deplaces de PazanniSituée à quelques encablures de la ville de Ouagadougou, Pazanni est une localité qui a accueilli un grand nombre de déplacés internes fuyant les violences terroristes. C’est là que l’artiste musicien Sydir, en collaboration avec des partenaires, a décidé de faire parler son cœur à travers des formations en faveur des femmes et des enfants victimes d’attaques terroristes, par le truchement d'un programme dénommé « Dignité vertueuse ».

C’est suite à des recherches menées par l’association Kalfa sur le site de Pazanni que ses responsables ont pu toucher du doigt les difficultés que vivent les femmes et les enfants du site de déplacés internes. Présidée par l’artiste musicien Sydir, ladite association, en collaboration avec Africa for Africa et l’association Lolo, a tendu la main à ces femmes et enfants meurtris dans leur chair.

« Cela est inscrit dans l’un de nos axes prioritaires. Nous avons suspendu un tant soit peu certaines de nos activités pour nous concentrer sur Pazanni. La situation des enfants de Pazanni est d’intérêt national et concerne tout le monde », explique l’artiste.

Avec ses amis, Sydir soutient donc les déplacés de Pazanni non seulement en leur offrant des vivres et en leur faisant bénéficier de formations en production de savon et de pâte d’arachide, mais aussi en initiant les enfants à la musique, à la fabrication d’objets d’art et à la danse. « Cela nous permet de détecter des talents que nous allons suivre en collaboration avec d’autres structures spécialisées pour soutenir la carrière artistique de ces enfants », précise l’artiste.

Sur le terrain, nous confie-t-il, les difficultés ne manquent pas, mais leur amour du travail leur permet de surmonter ces obstacles.

Les principaux bénéficiaires de l’appui de l’artiste et de ses partenaires sont les femmes et les enfants. « Beaucoup de chefs de famille sont décédés ou sont partis pour d’autres cieux en quête de travail. Ce sont les femmes et les enfants qui sont les plus affectés par la crise », explique le philanthrope.

Pour rendre plus perceptibles ses actions, l’artiste projette de sortir un album intitulé « Leki » qui évoquera toutes les difficultés auxquelles sont confrontés ces déplacés internes. Il assure que les fonds récoltés grâce à cette œuvre discographique serviront à soutenir ces personnes qui ont été contraintes de tout abandonner pour fuir.

« Nous lançons un appel à soutenir ces personnes, notamment les enfants, qui sont le plus dans le besoin. Notre vision, c’est d’étendre le projet à d’autres sites et notre objectif, c’est de permettre à ces réfugiés dans leur propre pays d’être autonomes », a déclaré Sydir qui a ajouté : « Nous voulons multiplier des concerts dont les retombées serviront à soutenir ces déplacés. Nous lançons aussi un appel aux partenaires à soutenir cette action de bienfaisance. »

Selon Sydir, le soutien à ces femmes et enfants se fait après renseignement. « Certaines femmes ont expliqué que les choses ne sont pas faciles. Leurs familles ont été décimées par les terroristes. La plupart d’entre elles ont perdu leur mari. Certains des hommes ont pu fuir pour échapper à la mort, mais les familles ont perdu presque tous leurs biens. Certaines femmes, jusqu’à présent, n’ont aucune nouvelle de leur époux et cela les tourmente. Pendant les ateliers de dessin, par exemple, les enfants dessinent ce qu’ils ressentent au plus profond d’eux-mêmes. On se rend compte qu’ils ont vraiment été traumatisés », conclut l’artiste.

Bessy François Séni

Accordez lui une peine avec sursisOAI, entrepreneur de 40 ans, marié et père de deux enfants, a comparu le 19 mai 2021 devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou pour faux en écriture privée et en écriture publique.

Courant avril 2018, OAI a été attributaire de deux marchés de fourniture de matériaux auprès d’une entreprise où exerce ZD, une de ses connaissances. L’heureux adjudicataire s’empresse alors de contracter un prêt bancaire de 40 millions de F CFA. Escroqué par la suite par une de ses connaissances résidant aux USA,  c’est complètement désemparé, à bout de souffle et ayant des idées suicidaires que OAI décide de falsifier la signature de ZD et, à l’aide d’un faux bordereau, de justifier la livraison à la banque desdits matériaux.

Mais joint par la banque, ZD dit ne pas reconnaître le bordereau portant sa signature. C’est alors que lui et ledit établissement bancaire portent plainte contre OAI.

« Je reconnais les faits qui me sont reprochés », a déclaré le prévenu. Il affirme en sus être tombé d’accord pour un remboursement progressif du montant dû à la Banque s’il peut continuer à travailler. « J’ai promis à la banque que je rembourserais le crédit, quoi qu’il arrive, si je peux continuer à travailler », confie-t-il.

« Pourquoi n’avoir pas porté plainte pour escroquerie et signalé les faits à la banque quand votre connaissance s’est enfuie avec l’argent que vous avez emprunté ? » interroge le procureur. « J’ai d’abord pensé à me suicider, car j’étais désemparé et ne savais pas où donner de la tête. Je me suis en outre demandé comment porter plainte contre quelqu’un qui est aux USA », a répondu OAI. « Ce n’est pas parce qu’il est aux USA que vous ne pouvez pas porter plainte contre lui ; si vous l’aviez fait, on ne serait certainement pas là aujourd’hui, car beaucoup de choses auraient été évitées », lui a répliqué le procureur.

Son client ayant reconnu les faits, l’avocat de la défense a plaidé pour sa remise en liberté provisoire. « Accordez-lui une peine avec sursis et vous aurez rendu justice. Mon client souffre de problèmes cardiaques ; le condamner à la prison ferme serait creuser sa tombe et je pense que ce n’est pas l’objectif recherché ; il sera plus utile en liberté provisoire », a-t-il ajouté.

Le procureur a requis contre le prévenu une peine d’emprisonnement de 60 mois dont 24 ferme ainsi qu’une amende de 1 million de F CFA, dont 900 000 F CFA ferme.

Quant au plaignant, ZD, il a déclaré que ce qui lui importait, c’était d’être lavé de tout soupçon dans cette affaire.

Sié Mathias Kam (stagiaire)

 

children uneIl ne se passe pas un seul jour sans que l’on entende ou lise un communiqué de disparition d’enfants dans les radios ou sur la toile. Aminata Gansoré est une mère dont l’enfant avait disparu pendant quatre (04) jours dans la grande ville de Ouagadougou. Elle nous raconte sa mésaventure.

« Mon fils s’est rendu le mercredi dernier à l’école comme d’habitude. Au coucher du soleil je l’ai attendu en vain. J’ai alors décidé d’aller me renseigner chez ses amis. Ces derniers m’ont dit que Amado les avait devancés à la maison. C’est alors que j’ai commencé à paniquer », raconte la mère de l’enfant.  « Nous n’avons pas dormis de la nuit. Nous avons contacté quelques radios de la place pour des communiqués », continue-t-elle.

Les recherches de la mère d’Amado sont restées vaines et ce durant trois autres nuits. « J’étais tellement découragée que je passais le temps à pleurer et à prier », confie la mère du petit enfant.

Dans la nuit du 3e jour, Aminata dit avoir reçu un appel indiquant que son fils avait été retrouvé au quartier Kourita. Elle enfourcha son vélo pour s’y rendre. Fausse alerte, il ne s’agissait pas du petit Amado. Elle retourna bredouille à la maison toute en larmes.

children 2Dans son récit, la mère ne pouvait contenir ses larmes. « Imaginez un enfant que vous avez porté pendant 9 mois et qui vient à disparaître sans vous sachiez où il se trouve. Je me suis dit que peut-être que mon fils était mort et que personne ne voulait me le dire », explique Aminata.

La disparition momentanée de son fils a rendu Aminata malade. Sa douleur ne fut que de courte durée. Au 4e jour, la mère fut alertée par une connaissance sur le fait qu’elle aurait aperçu Amado au quartier Nagrin. Elle n’en croyait pas ses oreilles. Sur place, elle vit son fils qui était content de retrouver sa mère.

Aminata n’est pas la seule à avoir souffert les affres d’enlèvements d’enfants. Issouf est un couturier à la Patte d’oie. « J’ai une fois été contacté par mon frère afin de convoyer des jeunes filles qui devaient se rendre au Mali en passant par Bobo. Je n’y ai vu aucun inconvénient. Mais mon hospitalité allait me coûter la prison », raconte-t-il. « Je ne savais pas qu’il s’agissait d’un réseau de trafiquants d’enfants. J’ai eu la vie sauve grâce à l’intervention d’une association de la communauté nigériane à Ouagadougou », continue-t-il.

En effet, nous avons pu entrer en contact avec ladite association qui fait de la réinsertion des jeunes filles exploitées son cheval de bataille. Le trafic d’enfants et même d’adultes est un phénomène qui hante de plus en plus nos cités. La plupart des jeunes victimes du chômage et du gain facile font les frais de ces réseaux de malfaiteurs.

Bessy François Séni

monitt uneDevenu pratiquement une mode chez les usagers de la route, l’usage de l’avertisseur sonore, aussi appelé « klaxon », et des clignotants dans la circulation dérange le plus souvent. Arouna Bandaogo, moniteur à Prestige auto-école, s’est exprimé à notre micro sur la question.

La sécurité routière incombe à tous les usagers de la route. Arouna Bandaogo fait remarquer que tous n’observent malheureusement pas les règles en matière de circulation. « On constate trop de laisser-aller dans la circulation, ce qui crée du désordre », affirme-t-il.

Alors que son rôle premier est d’avertir les usagers d’un danger, le klaxon est immodérément utilisé et même banalisé, au point que certains automobilistes et motocyclistes se saluent en circulation en klaxonnant. Selon Arouna Bandaogo, klaxonner n’importe comment peut provoquer des accidents. « Au lieu d’avertir les usagers, vous risquez de provoquer des accidents, car le bruit du klaxon dérange, surtout les personnes hypertendues », nous dit-il.

L’utilisation de l’avertisseur sonore et des clignotants est régie par le Code de la route. « En ville, l’usage du klaxon est interdit, sauf en cas de force majeure ; on l’utilise pour prévenir un danger ou dans un virage pour prévenir qu’un engin arrive », nous confie le moniteur en ce qui concerne l’utilisation du klaxon. monitt 2Les clignotants, censés guider les usagers sur la direction que doit prendre leur prédécesseur, sont aussi banalisés. Si ce ne sont les bras qui sont utilisés, ce sont des changements de direction sans signalisation aucune qu’on constate. « On doit impérativement utiliser les clignotants quand on veut tourner à gauche ou à droite », martèle Arouna Bandaogo. Toujours selon notre interlocuteur, c’est un mauvais réflexe de tendre le bras pour signaler sa volonté de changer de direction. « Le bras ne remplace pas le clignotant ; le tendre pour manifester son intention de changer de direction en circulation peut provoquer des accidents », précise-t-il. monitt 3Et d’ajouter que c’est le manque de concentration qui amène les usagers à oublier de désactiver le clignotant après avoir changé de direction. « Avoir la tête ailleurs quand on circule peut amener à oublier de désactiver son clignotant », affirme notre interlocuteur.

Les solutions en la matière, il y en a. Selon Arouna Bandaogo, il faut, par exemple, accentuer les visites techniques des engins à moteur mais aussi accepter de faire des formations sur le Code de la route pour prévenir les accidents. « Avoir un engin à moteur, c’est bien ; mais il ne faut pas oublier que c’est quelqu’un qui conduit l’engin. Si cette personne n’a aucune formation en matière de Code de la route, elle met la vie des autres usagers en danger », fait remarquer Arouna Bandaogo. « J’invite tous les usagers à être prudents en circulation et à éviter les excès de vitesse », a-t-il conclu.

Sié Mathias Kam (stagiaire)

emgt uneChaque année, plusieurs jeunes de l’Afrique subsaharienne traversent le désert du Sahara à la recherche d’un mieux-être. Si certains arrivent à réaliser leur rêve, d’autres par contre reviennent bredouilles. T.S est de ceux-là. Il nous raconte sa mésaventure dans le désert algérien.

« C’est un problème de famille qui m’a poussé à aller à l’aventure », raconte T.S. qui a souhaité garder l’anonymat. Contrairement à de nombreux autres jeunes, T.S. n’était pas sans emploi. Il dit avoir entamé cette aventure pour se changer les idées. « J’ai d’abord séjourné à Niamey pendant un an. Un jour, j’ai rencontré des Arabes avec lesquels j’ai sympathisé. Par la suite, ils m’ont proposé de m’emmener dans la ville de Blida en Algérie, où il y avait d’énormes projets. J’ai partagé cette information avec certains de mes compatriotes mais ils n’ont pas voulu s’engager, préférant rester à Niamey. J’ai donc décidé d’aller tenter ma chance en Algérie », nous raconte notre interlocuteur.

T.S. affirme que le voyage n’a pas été difficile pour lui : « J’ai dit à mes bienfaiteurs que je n’avais pas les documents qu’il fallait et ils m’ont répondu que ce n’était pas un problème et qu’ils allaient me camoufler jusqu’à Blida».

Sur place, T.S. a obtenu du travail comme promis mais était obligé de vivre dans la clandestinité. « Je vivais caché parce que je n’avais pas de papiers, comme beaucoup d’autres d'ailleurs », martèle-t-il avant d’ajouter : « Tous les Africains noirs sans papiers comme nous étaient parqués dans un même lieu et un véhicule venait nous chercher chaque matin pour le travail et le soir nous faisions le chemin inverse ».

emgt 2Comme beaucoup de migrants mouraient noyés dans la Méditerranée, la police algérienne a commencé à traquer les sans-papiers. Tous les services étaient passés au peigne fin pour ce faire. Le camp où se trouvait T.S. avait échappé à cette rafle mais cela n'a pas duré. « Comme la situation devenait difficile, j’ai été déplacé à la frontière Algérie-Tunisie, où j’ai passé cinq mois, avant de revenir en Algérie », nous dit-il, poursuivant sa narration.

Mais un jour, T.S. et ses amis sont surpris par une patrouille de la police algérienne sur un chantier et embarqués pour un grand camp de réfugiés à Tamatchèque, à la frontière algéro-nigérienne. « Après 3 mois de séjour, mes amis et moi avons décidé de nous évader. Au camp des réfugiés de Tamatchèque en Algérie, on n'avait même pas à manger. Seuls les femmes et les enfants pouvaient avoir un repas par jour. Nous les adultes, nous étions livrés à nous-mêmes », raconte TS.

 Aidés par une Algérienne, ils replièrent à Agadez au Niger. « Du camp de réfugiés de Tamatchèque à Agadez, nous avons fait 18 mois dans le désert. Nous y avons rencontré des rebelles touareg. Ce sont généralement des bandits de grands chemins trafiquants d’armes et de stupéfiants. Ces derniers nous ont fait faire des travaux forcés et nourris une fois par jour. Nous avons fini par nous échapper encore de ce lieu. En cours de route, j’ai perdu mes deux compagnons », nous confie avec regret T.S.

Le flot de difficultés a fini par convaincre T.S. qu’il fallait retourner au bercail. Il mit alors le cap sur Niamey, où un autre de ses amis l’attendait. Mais ce dernier n’était pas disposé à rentrer au pays, si bien que T.S. dut prendre son courage à deux mains pour revenir à Ouagadougou le 2 août 2018.

Bessy François Séni

tiere uneLe 1er congrès ordinaire de la Faîtière unique des transporteurs routiers du Burkina Faso (FUTR-B) s'est tenu le samedi 15 mai 2021 à Ouagadougou sur le thème : « Modernisation et professionnalisation du contenu des transports au Burkina ». C’était sous la présidence de Mahamadi Sawadogo, premier responsable de la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina (CCI-B).

Dans son discours de bienvenue, le président de la Fédération nationale des acteurs du transport (FENAT), Yacouba Barro, s’est réjoui de la concrétisation de cette "maison unique" qu’est la Faîtière unique des transporteurs routiers du Burkina (FUTR-B). «Ma joie est d'autant plus grande que cet aboutissement heureux marque l'achèvement de la construction de la maison unique au bout de multiples péripéties», a-t-il en effet déclaré.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce tout 1er congrès ordinaire de la FUTR-B tenu à la salle de conférences du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) est le parachèvement du processus d'unification de la famille des transporteurs routiers du Burkina, ce qui réjouit les acteurs de ce secteur d’activité. tiere 3Selon Yacouba Barro, la faîtière s'inscrit dans la dynamique de réconciliation nationale entreprise par le président Roch Marc Christian Kaboré. Il a salué au passage l’implication active du gouvernement qui a rendu possible la mise sur pied de ladite faîtière en ces termes : « J'attribue la paternité de la FUTR-B au gouvernement qui l'a voulue, l'a suscitée et s'est fortement impliqué tour au long du processus qui a abouti à sa création. » Et le président de la FENAT de faire remarquer que malgré une période houleuse faite surtout d'incompréhensions et de méfiance, l'accompagnement du gouvernement, à travers les conseils avisés du président du Faso et du Haut Conseil de la réconciliation, d'une part, et les instructions éclairées du Premier ministre et du ministre des Transports, d’autre part, ont permis la création de cette faîtière qui se veut inclusive. Les partenaires de la FUTR-B n’ont pas été non plus oubliés par M. Barro.

En rappel, la FUTR-B, dirigée par Issoufou Maïga, s’est agrandie avec l’arrivée de la Fédération nationale des acteurs du transport (FENAT), de l'Alliance burkinabè des chargeurs et transporteurs (ABCTRANS) et du Syndicat de transporteurs qu’est le SYNAJET.

Sié Mathias Kam (stagiaire)

toxi uneLe Collectif citoyen pour  l'agro-écologie (CCAE) a tenu une conférence de presse ce samedi 15 mai à Ouagadougou. Les échanges avec les hommes de médias ont porté principalement sur trois points : le contexte général de l’agrochimie et des Organismes génétiquement modifiés (OGM),  le cas du Burkina Faso et enfin les perspectives.

S’agissant du premier point à l’ordre du jour, il a été question de situer le contexte général de l’agrochimie et des OGM. Selon Ali Tapsoba, le secteur agrochimique est responsable du monde toxique dans lequel nous vivons. « L’impact environnemental et celui sanitaire des produits chimiques sont désastreux : disparition des insectes, pollution des eaux, des sols, de l’air, cancers ... », alerte-t-il.

Au second point des échanges, spécifiquement pour le cas du Burkina Faso, la CCAE dénonce la « transformation de notre biotope en un laboratoire à ciel ouvert ». Selon son porte-parole, les marches organisées en 2015 et en 2018 ont contribué à l’abandon du coton BT mais d’autres dangers subsistent. « Plusieurs autres tentatives d’introduction de cultures transgéniques sont en cours au Burkina Faso, notamment le niébé BT et les moustiques génétiquement modifiés », affirme-t-il.

toxi 2« Target malaria » est un programme conçu dans le but de lutter efficacement contre le paludisme et il est financé par la fondation Bill et Melinda Gates de la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), un organe de l’armée américaine. Dans ce programme, il s’agit de la manipulation de moustiques génétiquement modifiés confiés à l’Institut de recherche en science de la santé (IRSS) du Burkina. Pour le conférencier du jour, les populations, sans même le savoir, sont les cobayes d’une expérience hasardeuse et suicidaire. « Target Malaria pourrait aboutir à la création d’une arme bactériologique à travers le bricolage des insectes », déclare-t-il. Toujours selon lui, depuis les lâchers de moustiques GM en juillet 2019, aucune étude d’impact n’a été faite pour en tirer les conséquences.

Les moustiques de Soumoussou sont aussi un programme dénoncé par la CCAE. « Cette expérience suicidaire consiste à pulvériser les moustiques à l’aide d’une décoction de champignon toxique, de gêne d’araignée d’Australie et du scorpion du désert », explique Ali Tapsoba avant de compléter son propos par l’impact de cette expérience sur les insectes : « Le champignon génétiquement modifié sécrète une puissante neurotoxine qui sera fatale aux moustiques. » « Les moustiques existent parce qu'ils doivent exister ; la cause du paludisme, c’est l’absence d’assainissement », conclut-il.

Pour ce qui est du niébé BT ou haricot, c’est une variété de niébé génétiquement modifiée conçue pour résister à l’insecte ravageur « Maruca Virata » afin de réduire les pertes de rendements des grains de niébé, selon les chercheurs. Le Burkina Faso a-t-il tiré des leçons du Covid-19 ? S’interroge le porte-parole de la CCAE, pour qui « le virus de Wuhan », qui défie toutes les avancées scientifiques aujourd’hui, devrait nous pousser à stopper la manipulation des virus. « Avec la manipulation des moustiques génétiquement modifiés, le Burkina Faso risque d’être le prochain foyer d’expansion de pathogènes », confie-t-il. Toujours selon M. Tapsoba, nous risquons pire que le Covid-19 car la transmission du virus se fera par les moustiques.

S’agissant du dernier point au menu des échanges, la CCAE a parlé des perspectives et, de l’avis de son porte-parole, des actions citoyennes sont à mener continuellement : interpellation des décideurs (gouvernement et parlementaires), mobilisation citoyenne, actions en justice, préservation des semences paysannes, etc.

La CCAE exige un moratoire sur les OGM et appelle ainsi à stopper toute manipulation de virus. « Le terrorisme scientifique doit s’arrêter au Burkina Faso ... Nous refusons d’être les cobayes d’une science hasardeuse », a conclu le porte-parole du CCAE, Ali Tapsoba.

Sié Mathias Kam (stagiaire)

wateronea 1En vue de réaliser des interventions techniques, l’ONEA informe son aimable clientèle que tous ses agences et guichets resteront fermés du mercredi 12 mai au samedi 15 mai 2021.

Les clients peuvent continuer de payer leurs factures d’eau par les moyens de paiement électroniques auprès des opérateurs partenaires.

L’ONEA s’excuse auprès de son aimable clientèle pour les désagréments causés et la remercie pour sa compréhension.

L'ONEA à votre service.

Département Communication 220, Avenue de l’ONEA, Pissy

Centre d’appels ONEA VENEGRE : 80 00 11 11

ramad uneDébuté le 13 avril dernier, le mois de ramadan a pris fin avec la célébration officielle de l’Aïd el-fitr ce jeudi 13 mai 2021 au Burkina Faso. A la place de la Nation, à Ouagadougou, la prière s’est déroulée en présence des autres communautés religieuses, coutumières et de personnalités politiques, signe de la cohésion nationale. Le prêche du jour a porté sur la paix et la cohésion sociale.

Tôt en cette matinée du 13 mai 2021, jeunes, vieux, hommes et enfants ont investi les mosquées et places publiques pour célébrer l'Aïd el-fitr marquant la fin de 30 jours de jeûne, de prière et de partage. Le prédicateur du jour, Cheikh Abdallah Ouédraogo, a souhaité que « le Burkina Faso retrouve sa paix d’antan et que les fils et filles de la Nation s'unissent pour relever les défis auxquels fait face le pays ».

Présent sur les lieux pour la prière, Alassane Bala Sakandé, le président de l’Assemblée nationale, a déclaré que ce jour est très spécial en ce sens qu’il marque la fin du jeûne musulman.

En effet, le ramadan est pour les musulmans un «mois saint», car c’est une période de jeûne, de prière et de partage qui renferme d'innombrabes grâces. Ce jour est spécial parce que, d’une même voix, les fidèles ont prié pour la paix au Burkina Faso. ramad 2«Nous avons prié pour qu'il y ait la paix et la cohésion sociale au Burkina Faso », nous confie Alassane Bala Sakandé, qui ajoute : «Nous saluons la cohésion sociale entre nos différentes religions, marquée par leur présence à cette prière solennelle. C'est un message fort qui va contribuer à renforcer les liens entre les Burkinabè».

Notons que le dimanche 9 mai, l'archevêché de Ouagadougou a accueilli dans la soirée une délégation de la Umma pour la rupture du jeûne musulman. «Nous avons foi que la cohésion sociale sera retrouvée et que la paix reviendra au Burkina », a conclu le président de l'Assemblée nationale.

Faisant l’objet d’attaques terroristes, le Burkina Faso a, en effet, beaucoup besoin des prières de ses fils et filles, qu’ils soient chrétiens, musulmans ou adeptes de la religion traditionnelle.

ramad 3«Nous voulons, à travers notre présence, marquer notre solidarité avec nos frères musulmans qui, durant 30 jours, ont prié pour la paix, la cohésion sociale et la prospérité au Burkina Faso», martèle pour sa part le ministre Clément Sawadogo. Pour le ministre de l'Administration territoriale, c'est un honneur pour notre pays de voir se réunir autour d'une même table et en un même lieu les différentes religions pour marquer l'union. Le Burkina Faso n'a jamais connu au cours de son histoire de graves dissensions entre les différentes communautés religieuses. Voir le cardinal Philippe Ouédraogo se passer de ses propres obligations en ce jour d'Ascension et être présent à cette célébration est un geste vraiment fort », conclut le ministre Clément Sawadogo.

Dans le même ordre d’idées, le cardinal Philippe Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou, prône l’unité de tous les Burkinabè, quelle que soit leur appartenance ethnique ou religieuse. Pour lui, chrétiens et musulmans sont tous des enfants de Dieu et aucune discrimination ne doit exister entre eux. «Nous sommes heureux avec nos frères musulmans qui célèbrent le ramadan aujourd'hui », a déclaré Son Eminence Philippe Ouédraogo. Et celui-ci de s’empresser d’ajouter : «Il faut démolir les murs de la haine, de la violence et de l'incompréhension et établir des ponts de fraternité et de solidarité ». Le cardinal a terminé son propos en souhaitant bonne fête aux musulmans.

Dans ce contexte où la sécurité nationale est sans cesse menacée, la communion de ces différentes autorités religieuses à cette fête de ramadan doit faire tache d’huile pour que le vivre-ensemble des Burkinabè soit inébranlable.

Contexte sécuritaire national oblige, c’est sous haute sécurité que s’est déroulée la célébration de ce jour.

Sié Mathias Kam (stagiaire)

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