jeudi 5 février 2026

frs uneLe 20 avril dernier, la paroisse Saint-Pierre de Gounghin a procédé à l’incinération de gadgets spirituels traditionnels qualifiés de « fétiches ». Un acte qui ne restera pas sans conséquences, d’où le point de presse tenu ce jeudi 29 avril 2021 par un collectif d’organisations de la société civile composé du Haut conseil des dozos du Burkina Faso, représenté par Bia Koussé, l’association culturelle Kombi culture, dirigée par l’artiste conteur KPG Faso Kudumdé, Miirya, Maya Blon et Deux heures pour nous et deux heures pour Kamita de Serge Bayala.

C’est par un rituel de libations aux ancêtres que les organisateurs du point de presse ont débuté leurs échanges avec la presse. Ils ont dit des prières et fait des invocations pour le bon déroulement de l’activité. Ils ont par la suite procédé à la lecture de la déclaration liminaire introductive lue par Serge Bayala, responsable de Deux heures pour nous, deux heures pour Kamita. Après un rappel du contexte de la conférence du jour, notamment l’incinération de gadgets spirituels traditionnels le 20 avril dernier au sein de la Paroisse Saint-Pierre de Gounghin, qui, selon les organisateurs, a marqué de façon regrettable l’actualité nationale sur le plan religieux tout au long de la semaine écoulée, Serge Bayala a affirmé : « C’est assurément la provocation de trop au regard du contexte sociopolitique national et de l’évolution des mentalités en matière de pluralité religieuse ».

frs 2Pour le représentant de Deux heures pour nous, deux heures pour Kamita au sein de ce collectif d’organisations de la société civile, Serge Bayala, cet acte nous rappelle des comportements rétrogrades d’une époque révolue, notamment de la période coloniale. «  Cela a choqué et meurtri plus d’un citoyen burkinabè et au-delà », s’est-il indigné. « Rien que dans le courant de l’année 2020, au moins trois cas d’intolérance religieuse, avec pour unique cible la foi traditionnelle, ont été constatés avec comme point culminant la colère de la communauté gan, confrontée à une église protestante dans le Sud-Ouest », a dit le tenant du crachoir pour étayer ses propos.

Les agissements de la paroisse Saint-Pierre de Gounghin sont, selon ces OSC, regrettables et incompréhensibles d’autant plus que depuis bientôt un an, une loi nationale reconnaît officiellement la foi traditionnelle comme une composante essentielle et indispensable de la diversité religieuse burkinabè.

Le collectif d’organisations de la société civile a précisé qu’il a introduit une plainte contre la paroisse Saint-Pierre de Gounghin pour attentat aux symboles d’une foi légalement reconnue et atteinte grave à la coexistence pacifique entre communautés religieuses. «  Cette procédure est avant tout une interpellation préventive à l’endroit des autorités tant religieuses, coutumières que politiques », a affirmé le conférencier Serge Bayala avant d’inviter les fidèles des différentes communautés religieuses à se désolidariser de tout acte de profanation et d’intolérance religieuse susceptible de mettre à mal la coexistence pacifique au Burkina Faso.

Bessy François Séni

ducc uneLe mardi 27 avril 2021, s’est tenue au Haut conseil national du dialogue social (HCDS) une rencontre entre les membres dudit conseil et le ministre de l’Education nationale. A cette rencontre, il s’est agi de présenter la démarche à suivre pour la tenue des assises nationales sur l’éducation, d'une part, et de plaider pour l’accompagnement du Haut conseil tout au long du processus en cours dans le secteur de l’éducation nationale, d'autre part.

« Nous sommes venus au Haut conseil  national du dialogue social pour parler des assises nationales sur l’éducation », a affirmé d’emblée Stanislas Ouaro, le ministre de l’Education nationale. Le ministère dont il est à la tête a entrepris des réformes pour une éducation nationale de qualité qui répondra aux besoins du marché et à cet effet, le Haut conseil national du dialogue social s’est dit prêt à accompagner le ministère dans ses réformes. Selon Domba Jean-Marc Palm, président de ladite institution, il est important de promouvoir le dialogue avant d’entreprendre toute action. ducc 2« Nous prenons l'engagement d'accompagner, sous n'importe quelle forme, le ministère de l'Education nationale afin qu'au sortir des assises nationales sur l'éducation, on ait une école performante », a dit le président Jean-Marc Palm.

Et le ministre d’ajouter que des commentaires, recommandations, suggestions et contributions ont été  faits pour améliorer le document sur la  base  duquel les discussions seront menées lors des assises régionales qui vont être organisées dans chaque chef-lieu de région afin qu’au final, un document de base amélioré soit présenté et discuté aux assises nationales.

En rappel, les principes d’organisation des assises nationales sur l’éducation ont été adoptés en Conseil des ministres le 31 mars 2021 conformément aux engagements du président du Faso  en matière d’éducation nationale.

Sié Mathias Kam (stagiaire)

vnd uneLa maladie à Coronavirus a bouleversé le système économique de beaucoup de pays. Elle porté un coup dur au milieu des affaires. Si cette pandémie a contribué à ralentir certaines activités commerciales comme la vente de friperie, elle a néanmoins donné lieu à l’émergence de petits commerces juteux. C’est le cas de la vente de cache-nez et de gel hydro alcoolique.

« On peut dire que la COVID 19 n’a pas que des aspects négatifs », lance Mamadou Zongo, vendeur de cache-nez. Selon ce vendeur de masques de protection, la COVID-19 a certes semé la désolation dans le monde, mais elle a aussi favorisé le développement de son petit commerce. « Avant, j’avais des difficultés à obtenir 1000 francs par jour mais avec cette maladie, grâce à la vente des cache-nez et autres objets, je peux me faire au moins 5000 francs de recette par jour », nous confie-t-il.

vnd 2Installés aux abords des bâtiments publics, ces marchands qui ont trouvé leur « filon » ne cachent pas leur satisfaction. Noufou Traoré, vendeur ambulant, nous a déclaré : « Grâce à la COVID-19 nos articles s’achètent très bien, surtout les cache-nez. En tout cas les choses ont un peu changé pour nous

Depuis l’apparition de cette pandémie, le nombre de vendeurs ambulants n’a cessé de croître, ce qui n’est pas du goût de certains vendeurs. En effet, le nombre croissant de vendeurs réduit considérablement le chiffre d’affaires de ces petits commerçants. vnd 3« Au début, on n’était pas nombreux à proposer ces marchandises, donc les choses allaient bien. Mais aujourd’hui le marché est un peu mou », se plaint Alexandre Bayala. Même son de cloche chez Aminata Simporé, vendeuse de gel hydro alcoolique non loin du marché central. Selon elle, l’achat du gel a ralenti parce que beaucoup de gens savent en fabriquer. Elle exprime malgré tout satisfaction : « En tout cas, je ne me plains pas. Tout ce que Dieu fait est bon ».

Il y a maintenant plus d’une année que le virus à couronne sévit à travers le monde entier. Au Burkina Faso en particulier, les autorités ont pris un certain nombre de mesures afin d’éviter sa propagation. C’est ainsi que l’accès aux bâtiments publics est subordonné au port obligatoire d’un masque de protection. Une mesure que certains petits commerçants ont su mettre à profit pour écouler leurs marchandises, notamment les cache-nez.

Bessy Francois Séni

addallahAbdallah Ouédraogo est médecin généraliste. Son visage peut paraître familier à un grand nombre de Burkinabè qui apprécient ses services médicaux. Outre sa profession de médecin, il fait aussi de la musique, ce qui le rend encore plus célèbre. Ce métier d’artiste, il le pratique depuis peu, précisément 2020, pourtant, la si jeune carrière artistique du toubib est fort prometteuse.

Amoureux de la lecture depuis sa tendre enfance, Abdallah Ouédraogo a fini par mettre de côté sa passion du slam pour se consacrer aux études, couronnées par le diplôme de Docteur en médecine, courant 2016. Quatre années plus tard, il retourne à ses premières amours, c’est-à-dire la musique. C’est le début d’une belle carrière musicale. En mars 2020, il travaille sur un projet artistique qui est fait de séries, 4 épisodes en tout.  Il sort un premier single solo qui sensibilise à la COVID-19, puis un autre single sur le Ramadan pour apporter un plus dans la pratique du jeûne musulman au vu des récurrentes interrogations de ses patients sur le jeûne. « Mon inspiration est venue du fait que beaucoup de mes patients me posent certaines questions sur le Ramadan : ‘’Dr est-ce que je peux jeûner ? Dr est-ce que je peux faire ceci ou cela ?’’ Alors je me suis demandé pourquoi je ne ferais pas une chanson qui conseille un peu les gens sur ce qu’il en est réellement du jeûne », nous confie-t-il tout souriant. 

abdallah 2Persévérant, ambitieux et grand rêveur, Dr Abdallah Ouédraogo ne cache pas son désir de réaliser de grandes œuvres à travers la musique, qu’il utilise comme moyen de communication pour édifier la population en matière de santé. A l’entendre, la musique est un puissant outil de sensibilisation. « C’est ma médecine », souligne-t-il.

Malgré le fort caractère du médecin, par ailleurs judoka, il ne cache pas ses faiblesses. « Je suis fragile, sensible et je me laisse marquer par les évènements », nous dit-il.

Grâce à la visibilité que lui a conférée la musique, l’homme nous révèle son rêve de faire un jour un concert au palais des sports de Ouaga 2000. « Je rêve de donner un concert musical géant pour faire connaître la santé par la musique », nous a confié notre interlocuteur avant de conclure par un appel aux bonnes volontés à soutenir ce noble projet qui est de sensibiliser la population en matière de santé.

Sié Mathias Kam (stagiaire)

rpost uneDans une correspondance parvenue à la rédaction de Radars Info Burkina le 23 avril, les agents de santé chargés de la riposte à la COVID-19 en poste à l’aéroport international de Ouagadougou «dénoncent une gestion malsaine, chaotique, réclament les arriérés de paie et exigent que la  lumière soit faite sur la gestion des fonds».

Janvier, février et mars, ce sont les mois de prise en charge réclamés par les agents de santé chargés de la riposte à la COVID-19 en poste à l’aéroport international de Ouagadougou. Cette prise en charge s’éléverait à 7 500 F par jour.

Constitués de fonctionnaires (agents ayant un numéro matricule) et de stagiaires (sans numéro matricule), ces agents percevaient un montant fixe de 10 000 F par jour dans le cadre de la riposte à la COVID-19, un montant qui a été revu à la baisse et ramené à 7 500 F uniquement pour les “sans matricule”, et cela sans aucune notification de la part de la direction.

Depuis le mois d’octobre, les agents comptaient des arriérés de prise en charge de 5 mois, février inclus. Par une correspondance de la direction régionale de la Santé, ceux appelés ‘’volontaires’’, c’est-à-dire n’ayant pas de matricule, étaient invités à passer à la caisse le 25 février pour entrer en possession de leur dû, mais grande fut la surprise de ces agents de constater que la prise en charge ne couvrait que les mois d’octobre, de novembre et de décembre, soit 3 mois au lieu des 5. « Le souci majeur est que contrairement aux fois passées, le nombre de jours pris en compte était de 15 au lieu de 30 ou 31 selon le mois », s’est étonné un des plaignants avant de préciser que tous les volontaires n’ont pas pu avoir leur paie pour cause d’erreurs sur l’orthographe des noms.

rpost 2Suite à une mobilisation d’une délégation des agents le 14 avril dernier, le directeur régional de la Santé a déclaré que tout était prêt pour le paiement des deux mois d’arriérés en attendant les signatures de trois ministres : ceux de la Santé, de l’Enseignement supérieur et de l’innovation  et celui de l’Economie et des Finances. Les agents ont été aussi rassurés sur le montant des arriérés de deux mois à hauteur de 7 500 F/jour.

Mais contre toute attente, un nouvel arrêté (2021-065/MS/MESRI/MINEFID) signé en date du 09 avril 2021 par ces trois ministres fixe le taux de rétribution à 5 000 F/jour et pour 15 jours maximum et il précise que la période concernée s’étend du 1er janvier au 31 mars 2021.

« Nous voulons comprendre cette différence dans la paie de 10 000 F à 7 500 F puis 5 000 F pour les agents n’ayant pas de matricule », fulmine un des mécontents. Comment un arrêté signé en date du 9 avril peut s’appliquer aux rétributions antérieures ? En effet, en son article 8, le texte administratif dit : “le présent arrêté prend effet pour compter du 1er janvier 2021 et abroge les dispositions antérieures (…)”.

Nos tentatives d’obtenir le son de cloche de la direction régionale de la Santé sur cette affaire sont restées vaines.

Pour l’heure, ces agents chargés de la riposte à la COVID-19 à l’aéroport sont dans l’attente dans l’espoir que leur situation sera régularisée.

Sié Mathias Kam (stagiaire)

influ uneLe métier d'influenceur web est de plus en plus en vogue en Afrique de façon générale et particulièrement au Burkina. Qu'est-ce qu'un influenceur web ? Comment le devient-on ? Quelles sont les opportunités qu'il offre en termes d'emplois ? Yékiremi Abdias Farma est web entrepreneur, consultant en communication digitale, cofondateur de FasoDigital.com. Il nous donne des précisions sur le sujet.

Le terme d' « influenceur web », selon Abdias Farma, renvoie à une personne qui, au fil du temps, a bâti une audience sur les réseaux sociaux et arrive à influencer les habitudes et comportements  et même la communication de cette audience. On pourrait aussi le définir sous deux angles. Un influenceur, dans la culture numérique et plus particulièrement celle du web et des plateformes de contenu et de réseautage social, est une personne qui, par son statut, sa position ou son exposition médiatique, est capable d'être un relais d'opinion influençant les habitudes de consommation dans un but de marketing. Il est sollicité par les marques, les entreprises afin d’améliorer leur communication, ainsi que dans le cadre d’actions publicitaires. Abdias Farma explique que l'influenceur web travaille majoritairement sur les réseaux sociaux en influençant (d'où le vocable qui le désigne) de nombreux abonnés à travers leur compte Instagram, TikTok ou encore leur chaîne YouTube. Les influenceurs sont des créateurs de contenu multimédia. Ils se mettent en scène pour promouvoir des produits, décrivent, écrivent et partagent leur quotidien avec leur communauté via différents supports : articles de blog, publications Instagram, vidéos YouTube, stories ou encore vidéos ou photos Snapchat. L’influenceur a, en outre, un rôle d’intermédiaire entre les entreprises et leurs potentiels clients. Autre définition, un influenceur est une personne qui utilise un blog personnel et/ou tout autre support (forums, réseaux sociaux et communautés) pour diffuser ses opinions auprès des internautes et qui est capable d'influencer ces derniers en modifiant leurs modes de consommation.

L'influenceur est le plus souvent un particulier, même s'il est parfois sollicité par des entreprises à des fins commerciales ou publicitaires. Il peut ainsi agir en tant qu'ambassadeur d'une ou de plusieurs marques ou pour son propre compte. Son pouvoir d'influence dépend de sa popularité, de son expertise sur un sujet donné et de l'étendue de sa cible (followers, fans, abonnés).

"Il faut distinguer l’audience de influence", précise Abdias Farma avant d'ajouter :"On peut avoir une forte audience sans pour autant être influent". Et de préciser que l'audience est liée à une communauté entière qui suit l'influenceur web, l'écoute, adopte son idéologie et sa façon de voir les choses. L'influenceur, quant à lui, va jusqu'à amener cette communauté à changer ses habitudes et comportements en matière de consommation.

influ 2Les réseaux sociaux constituent-ils une alternative au problème d’emploi des jeunes au Burkina Faso? Abdias Farma répond à cette question par l'affirmative.  "Nous sommes dans un monde où on ne peut pas exclure l'influence du web. Les réseaux sociaux permettent aujourd'hui à des milliers de jeunes, surtout des jeunes entrepreneurs,  de promouvoir leurs activités sur les plateformes digitales. Ils apparaissent comme une alternative pour permettre à tous les promoteurs, aux porteurs de projets et qui n'ont pas les moyens de communiquer à travers les médias traditionnels où la communication est beaucoup plus coûteuse, à les utiliser comme une alternative", a-t-il affirmé. Pour lui, les réseaux sociaux permettent aux jeunes de créer de la richesse en valorisant ce qu'ils ont comme potentiel. "Quand on prend des métiers comme le web influenceur, le community manager, le webmaster, ce sont des métiers qui ont connu une réelle explosion grâce à l'avènement des réseaux sociaux et ils contribuent à diminuer le nombre de jeunes chômeurs au Burkina Faso", a-t-il précisé.

Selon Abdias Farma, le Burkina Faso compte des influenceurs web même si certains ont toujours besoin d'une formation approfondie. "Parmi les influenceurs web au Burkina Faso, on peut citer Alino Faso, Milie Marta, Géraldina, MamSank. Ils sont nombreux et on ne peut pas tous les citer", a ajouté notre interlocuteur.

Le jeune web entrepreneur invite à faire la différence entre un activiste des réseaux sociaux et un influenceur web. L'activiste se démarque par ses prises de positions politiques et idéologiques, ce qui n'est du tout le cas de l'influenceur web. Abdias Farma a évoqué le cas des artistes qui ont une forte audience construite à travers leur talent et leur art. Le fait que ces derniers parviennent à influencer un grand nombre de personnes suscite beaucoup d'interrogations. "Ceux cités plus haut peuvent être considérés comme les influenceurs web au Burkina Faso. Déjà, on peut les encourager à se former davantage et encourager les annonceurs à leur faire confiance et à passer par eux afin d’atteindre plus de monde", a-t-il recommandé.

Le métier d'influenceur web n'est pas sans dérives. Le constat, selon Abdias Fatma, est qu'au Burkina Faso les gens utilisent les réseaux sociaux de façon amateur. La communication web, c'est un domaine à part entière. Il y a des influenceurs qui ne savent pas les règles de publicité de Facebook et chaque fois leurs pages sont confrontées à des problèmes. Ils sont interdits de publier, de commenter parce qu’ils ont enfreint certaines règles de publicité de Facebook. On déplore vraiment ce manque de professionnalisme. Ce n'est pas parce Facebook est facilement accessible qu'on peut tout se permettre. Tout le monde peut créer une page Facebook mais il y a beaucoup d'autres aspects. Il faut avoir une formation pour pouvoir utiliser toutes les fonctionnalités des réseaux sociaux pour ne pas être chaque fois bloqué par ce réseau social.

A tous ceux qui veulent embrasser le métier d'influenceur, Abdias Farma fait remarquer que c'en est un comme tous les autres. Il suffit donc à ces derniers de le vouloir. "Il y a néanmoins certaines qualités qu'il faut avoir. Il faut être capable de bâtir une forte audience, c'est-à-dire pouvoir amener beaucoup de personnes à s'abonner à un compte réseau social, des personnes qui te suivent et qui s'intéressent à ce que tu fais. Sur cette base, on peut arriver à un moment donné à s'ériger comme influenceur à travers la production d'une spécialité, la défense d'une idéologie ou en développant un talent qu'on a et qui intéresse les autres. Ces personnes vous suivront en permanence sur Internet pour connaître votre actualité", a conclu M. Farma.

Bessy François Séni

 

famll uneLe ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire a tenu ce jeudi 22 avril à Ouagadougou une conférence de presse avec pour objet le retour en famille de 25 enfants talibés interceptés par les forces de sécurité.

La Brigade régionale du centre pour la protection de l’enfant a intercepté courant avril 25 mineurs, selon un communiqué de la direction de la Communication du ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire. Ces enfants auraient quitté Kombissiri pour Natiabou (Fada N’Gourma) et c’est grâce au signalement de personnes de bonne volonté qu’ils ont été interceptés.

Comme la plupart des villages de l’est du Burkina, Natiabou est en proie à l’insécurité. Agés de 10 à 14 ans, selon Laurence Ilboudo Marshall, « ces enfants étaient embarqués cachés dans un camion qui transportait des vivres ».  A en croire la ministre, c’est une preuve de la « mauvaise foi de ces personnes qui auraient pu mettre en péril la vie de ces enfants et leur avenir ». famllMais, assure-t-elle, ces mineurs ont été urgemment pris en charge et leur retour en famille se fera avec « un accompagnement en fonction des besoins de chaque enfant ».

Notons que pour s’assurer du suivi de ces enfants, des précautions ont été prises. Des fiches d’engagement ont, par exemple, été remises à chaque parent. « Les enfants ont été fichés et les forces de l’ordre sont aux aguets au cas où ils quitteraient leur circonscription d’origine », a confié la ministre.

En rappel, depuis le 1er janvier 2021, 101 enfants ont été interceptés à l’entrée de la ville de Ouagadougou. Cela traduit la vulnérabilité des enfants et ce fut le lieu pour Laurence Ilboudo Marshall d’inviter les parents à plus de responsabilité et de suivi des enfants. « Je lance un appel à tous les acteurs engagés dans la lutte à redoubler d’efforts afin d’assurer aux enfants une protection continue », a conclu la ministre Laurence Ilboudo Marshall.

Sié Mathias Kam (stagiaire)

handi uneHandicapé depuis sa naissance, Inoussa Barry a choisi de ne pas s’apitoyer sur son sort et de se rendre utile à la société. Ainsi, plutôt que de faire la manche, il régule la circulation routière. La rédaction de Radars Info Burkina est allée à la rencontre de ce battant. Lisez plutôt.

En véritable agent de la sécurité routière réglementant la circulation, Inoussa Barry manie son sifflet avec dextérité ; un peu comme un chasseur le ferait avec son arc. Posté à un carrefour d’un quartier populaire de Ouagadougou appelé Tanghin, le jeune homme n’a pas de complexe.

« Les embouteillages à certaines heures de la journée occasionnent de nombreux accidents. C’est fort de ce constat que j’ai décidé de réguler bénévolement la circulation afin de contribuer à faire baisser le nombre d’accidents », nous a dit Inoussa. « Ma récompense, c’est quand je vois les gens circuler dans la sérénité. C’est cela mon salaire et mon slogan, c’est ‘’Zéro goutte de sang sur la route’’», nous confie-t-il, jovial.

handi 2A en croire notre interlocuteur, cette activité, il la pratique de façon bénévole depuis plusieurs années. Et de préciser que jusqu’à présent, il n’a bénéficié d’aucun appui des autorités. « Je vis essentiellement des dons de certaines bonnes volontés», nous a-t-il affirmé.

Jean Kouraogo, un résident du quartier Tanghin, ne tarie pas d’éloges à l’endroit du jeune handicapé. « Depuis que j’habite ce quartier, il est présent chaque jour pour réguler la circulation ; il doit être encouragé », estime M. Kouraogo. Souvent confronté à des difficultés, Inoussa Barry ne manque pas d’appeler les bonnes âmes à la rescousse. « Il arrive que mon vélo tombe en panne et que j’aie du mal à rallier le carrefour pour me rendre utile. Mon souhait, c’est donc d’avoir un vélo neuf, ce qui facilitera mes déplacements », tel est le cri du cœur d’Inoussa Barry.

Sié Mathias Kam (Stagiaire)

prices uneDébuté le 13 avril dernier, le mois de ramadan est une période de grande consommation de denrées alimentaires. Ce moment coïncide avec une flambée des prix des produits de première nécessité. C’est un phénomène récurrent qui mérite des éclaircissements. C’est pourquoi Radars Info Burkina a tendu son micro au président de la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB) pour en savoir davantage sur le sujet.

« Le rôle de la ligue n’est pas de réprimer », affirme d’entrée de jeu le président de la LCB, Dasmané Traoré, qui confirme la montée des prix sur le marché. Et cela, en pleine crise sanitaire marquée par la fermeture des frontières, combinée à une forte demande des produits de première nécessité, notamment en ce mois de ramadan. Cette demande coïncide avec une flambée des prix, un phénomène auquel on assiste chaque année. La ligue des consommateurs du Burkina (LCB) s’offusque de ces augmentations anarchiques des prix et jette la pierre à l’État qui, selon le président de ladite ligue, devrait « jouer son rôle régalien en assurant la protection du consommateur ». prices 2L’augmentation récente des prix du carburant n’est pas la cause principale de la hausse des prix des denrées, mais s’explique par  l’absence de l’Etat en matière de plafonnement des prix sur l’étendue du territoire national, affirme le président de la LCB. « Cette augmentation peut être liée au contexte international, vu que la majeure partie des produits que nous consommons viennent de l’extérieur, mais qu’à cela ne tienne, on doit veiller à ce que les augmentations ne soient pas tous azimuts et si augmentations il y a, que celles-ci soient plafonnées », martèle notre interlocuteur.

Rencontrée dans sa boutique de vente, Boukary Kiéma accuse les grossistes et dit suivre la tendance, qui lui impose, pour ainsi dire, l’augmentation car d’après lui, « si le prix des produits en gros augmente, leur prix au détail augmente aussi nécessairement ». Et c’est au bout du compte le consommateur qui trinque. La Ligue des consommateurs du Burkina attire l’attention de l’autorité et l’invite à réprimer les cas de fraude. Elle rappelle qu’elle n’est certes pas un organe de l’administration, mais se doit d’assister le consommateur pour éviter qu’il soit floué par les commerçants sans foi ni loi.

Le ministère du Commerce, quant à lui, assure que depuis le 9 avril 2021 des actions sont menées sur le terrain pour réprimer les cas de fraude et d’augmentation anarchique des prix des produits. « Un communiqué relatif aux résultats sera communiqué dans les jours à venir », a déclaré  à ce propos Parfait Silga, directeur de la Communication et de la Presse ministérielle (DCPM) du département du Commerce.

Sié Mathias Kam (stagiaire)

insc uneConfrontés à de récurrentes scènes d’attaques à main armée causant des pertes en vie humaine et des dégâts financiers et matériels importants, les gérants et gérantes de boutique Orange money de la ville de Ouagadougou sont devenus la cible de malfaiteurs. Quelles solutions alors trouver pour contrer ce phénomène qui prend de l’ampleur ? Radars Info Burkina est allé à la rencontre des premiers concernés, à savoir des gérants et gérantes de boutiques.

Selon Alain Traoré, dit Alino Faso, l’une des solutions serait d’avoir « un coffre-fort de dépôt » dans son agence Orange money afin de sécuriser le bien financier. Rencontrée dans sa boutique équipée d’une caméra de surveillance, Reine Nikiéma nous confie avoir sans cesse la trouille d’apprendre qu’une boutique de transfert d’argent a été braquée. Ce n’est pas pour l’argent qu’elle s’inquiète mais pour la vie des gérants, car sans vie l’argent n’est rien, se justifie-t-elle. « Il faut que les patrons songent à engager des agents de sécurité pour veiller sur nous », suggère-t-elle.

insc 2Plus loin, nous rencontrons Amina Compaoré qui évoque les difficultés financières des patrons à prendre des agents de sécurité. A son avis, la solution serait de fermer ces boutiques plus tôt. « La fermeture des boutiques de transfert d’argent entre 16h et 18h pourrait être la solution, vu que la quasi-totalité des braquages dont elles ont été l’objet se sont déroulés la nuit », recommande notre interlocutrice.

Outre ces solutions structurelles, Alice Nana estime qu’il faudra qu’un jour la circulation des billets de banque soit limitée et que les achats électroniques prennent le dessus. Selon elle, cela va peut-être augmenter le chômage, certes, mais pour la sécurité de tous, « il faut qu’on arrive à un moment où même pour faire un achat de 100 F, on procède par voie électronique. Cela évitera à coup sûr les braquages  ».

Sié Mathias Kam (stagiaire)

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