Administrations douanière et fiscale : Des recouvrements exceptionnels au premier semestre 2022
Entre janvier et juin 2022, les recouvrements de recettes de la Direction générale des impôts (DGI) et de la Direction générale des douanes (DGD) au profit du budget de l’Etat présentent des taux de réalisation satisfaisants. L’administration douanière et celle fiscale ont en effet mobilisé respectivement 106,23% et 119,31% des prévisions de recettes de la période.
La Direction générale des impôts (DGI) a mobilisé 584,593 milliards FCFA sur une prévision de 550,332 milliards FCFA au premier semestre de l’année 2022. Il ressort un taux de recouvrement de 106,23%. Comparativement à la même période en 2021, où la DGI a recouvré 522,541 milliards FCFA, les performances de cette régie de recettes connaissent une progression de 62,05 milliards FCFA, soit 11,88% entre les 2 années. Toutes ces informations ont été communiquées par la direction de la Communication de la DGI ce 8 août 2022. Selon son communiqué, « le poids des impôts leaders dans les réalisations est évalué à 89,15%. Il s’agit de l’impôt sur les sociétés (32%), de la taxe sur la valeur ajoutée (21,95%), de l’impôt unique sur les traitements et salaires (13,98%), de l'impôt sur le revenu des capitaux mobiliers (8,11%), des droits d’assises (5,4%), de la taxe sur les activités financières (4,52%) et des ADE (3,2%) ».
La DGI justifie ces différentes réalisations par la forte résilience des unités de recouvrement, l’amélioration du niveau de civisme dans certains secteurs d’activité, la publication de la doctrine fiscale, le renforcement des actions en recouvrement et le renforcement du contrôle fiscal, entre autres.
Au niveau de la Direction générale des douanes (DGD), la mobilisation des recettes au profit du budget de l’Etat entre janvier et juin 2022 a atteint un niveau record. En effet, l’administration douanière a recouvré 423,55 milliards de F CFA sur une prévision de recettes de 354,99 milliards de FCFA sur la période, soit un excédent de 69,05 milliards de FCFA et un taux de réalisation de 119,31%.
Avec ce niveau de recouvrement, la douane a déjà collecté 54,83% des 772,49 milliards de FCFA de recettes annuelles attendues dans le budget 2022.
Ces différentes recettes proviennent de la taxe sur la valeur ajoutée, qui s'élève à 205,95 milliards de FCFA, des droits de douane, dont le montant s’élève à 104,92 milliards de FCFA, et de la taxe sur les produits pétroliers, qui est de l’ordre de 70,31 milliards de FCFA.
Lorsqu’on compare les réalisations de la douane en 2022 à celles de la même période en 2021, qui étaient de 314,37 milliards FCFA, il ressort une hausse de 109,19 milliards de FCFA, soit un taux de progression de 34,73%.
Selon la direction de la Communication de la douane, dont émanent ces informations, ces performances ont été possibles grâce à un certain nombre de facteurs dont la priorité accordée à la lutte contre la corruption et la promotion de l’intégrité en douane à travers la mise en œuvre du Programme anti-corruption et promotion de l’intégrité au sein de l'administration des douanes, de concert avec l’Organisation mondiale des douanes (OMD), la réintégration de la perception de la TVA sur les déclarations des sociétés minières, l’amélioration de la prise en charge des marchandises par le déchargement des cargaisons à plus d’un article, un meilleur suivi des marchandises en transit vers les bureaux de destination, la poursuite des apurements des manifestes, la suspension des sorties sur état de chargement, le renforcement de la lutte contre le trafic de carburant et l’activation du module exonération dans le SYDONIA World.
Baly Zongo

Le Burkina est classé deuxième producteur d'or de l'UEMOA en 2021, avec une production d'environ 66,86 tonnes, derrière le Mali, 69,46 tonnes. Concernant les recettes publiques, le Faso a mobilisé un peu plus de 1111 milliards de F CFA malgré la crise sécuritaire qui ralentit l'activité économique depuis plus de cinq ans. L'économie burkinabè est donc toujours dynamique mais doit compter sur certains indicateurs de mesure des richesses pour garder la ligne, voire faire des bonds. Retour sur l'actualité économique de ces derniers jours.
Les recettes budgétaires de l'État mobilisées au premier semestre de l'année 2022 sont de 1 111,06 milliards FCFA. Ce montant correspond à un taux de recouvrement de 110,89%, puisque la prévision semestrielle était de 1 001,26 milliards FCFA CFA. Cette mobilisation, en hausse de 169,89 milliards FCFA CFA, correspond à une progression de 18,05%, comparativement à 2021 où elle était de 941,17 milliards de francs CFA.
Selon le « grand argentier », cette session a examiné le bilan des d’activités du premier semestre 2022 et identifié les défis à relever pour l’atteinte des objectifs assignés à son département. Outre cette performance en matière de recouvrement des recettes, le rapport soumis aux administrateurs indique qu’au 30 juin 2022, le ministère a enregistré d'autres rapports, à savoir le rapport global d’évaluation de l'Etude nationale prospective (ENP) « Burkina 2025 » et le rapport diagnostique pour l’élaboration de la stratégie nationale d'intelligence économique du Burkina Faso. Le département de l’Economie a réussi le financement de 57 promoteurs à hauteur de 1,371 milliards F CFA dans le cadre de la mise en œuvre des programmes Burkina start-up, AGRINOVA et JAAL. Il a réalisé 153 infrastructures (boutiques de rue, magasins de stockage, sites maraîchers, aires d'abattage) dans les régions des Cascades, des Hauts-Bassins, du Centre-Sud, du Nord et du Plateau central dans le cadre de la mise en œuvre du PADEL pour un meilleur accompagnement de la décentralisation.
Le contrôle de l’exécution physique de 98 marchés de plus de 20 millions de F CFA, la répression de 180 cas de fraudes et/ou d'usage de faux, etc., sont autant d'acquis enregistrés entre janvier et juin 2022. L’occasion s’y prêtant, le ministre de l’Economie, des Finances et de la Prospective, Abel Somé, a également décliné les perspectives pour l’année 2022. Au nombre de celles-ci on peut retenir la réalisation de l’interconnexion des bases de données de toutes les régies de recettes, l’assèchement des sources d'approvisionnement des groupes armés terroristes en ressources de tout genre, le soutien pour le retour volontaire des personnes déplacées internes dans leurs zones d’origine, la rationalisation des dépenses et la transparence dans la reddition des comptes, ainsi que l’informatisation du système des marchés publics et de la comptabilité matière.

Le Conseil des ministres du mercredi 22 septembre 2021 a adopté un décret portant fixation des conditions de la fourniture locale dans le secteur minier. Ayant participé à l’élaboration de l’avant-projet soumis audit Conseil, Yves Zongo, génie mécanicien et par ailleurs président de l’Alliance des fournisseurs burkinabè de biens et services miniers (ABSM), nous explique les tenants et les aboutissants de ce décret.
Selon le ministre des Mines et des Carrières, un mécanisme tripartite qui regroupe les entreprises minières, l’administration et les fournisseurs pour suivre pas à pas ce qui est fait a été mis en place. Les mines, poursuit-il, ont l’obligation de donner leur programme d’achats pour l’année n+1.
Qualifié « d’historique » par le ministre des Mines et des Carrières, ce choix « gagnant-gagnant » constituera par la suite le socle chez les Burkinabè pour être demain prestataires dans les autres pays miniers, nous dit M. Zongo. « Désormais ça va être plus historique quand nous aurons une vision étatique, une stratégie en la matière, parce que les Burkinabè auront compris que c’est un levier important pour le développement du pays », conclut M. Zongo.

RB : Quelle est donc l’idéologie de la nouvelle monnaie l’Eco ?











