Conseil des ministres : Un décret portant levée de la suspension et prorogation des actions de révision des listes électorales adopté
Un conseil ordinaire des ministres s'est tenu le mercredi 6 mai 2020 sous la présidence du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. Au titre du ministère de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, le Conseil a adopté un décret portant levée de la suspension et prorogation des actions de révision des listes électorales au titre de l'année 2020.
« Le ministre de l'Education nationale a fait au Conseil le point de la mise en œuvre du plan de riposte pour la continuité éducative. Il a également fait le point des rencontres d'information et d'échange avec les acteurs et les partenaires du monde de l'éducation ainsi que les responsables coutumiers et religieux. Le Conseil a donc instruit que les éléments essentiels, qui sont la mise à la disposition des enseignants, du personnel administratif et des élèves de masques, ainsi que la distanciation sociale, soient mis en place avant toute arrivée des élèves pour la reprise des cours. Si à la date du 11 mai les élèves n'ont pas le nombre de masques requis, il se peut que le gouvernement décale de quelques jours la reprise des cours », a informé Remis Fulgance Dandjinou, porte-parole du gouvernement.
Au titre du ministère de la Santé, en ce qui concerne la situation de la maladie à coronavirus, la ministre de la Santé, Claudine Lougué, a présenté au Conseil les axes sur lesquels son département travaille, qui visent l'accentuation de la surveillance. Elle a également présenté les éléments de prise en charge psychologique des soignants et des patients qui sont en train d'être mis en œuvre, ainsi que les mécanismes de réception des plaintes des patients et de leur famille au CHU de Tengandogo.
« A la date du 6 mai 2020, au niveau du compte riposte COVID-19 au Trésor public, nous avons enregistré 1 773 228 518 francs CFA>>, a fait savoir le ministre Dandjinou.
Au titre du ministère de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, il a été adopté un décret portant levée de la suspension et prorogation des actions de révision des listes électorales au titre de l'année 2020. « Ce décret permet de lever, à compter du 8 mars 2020, la suspension des opérations de révision des listes électorales biométriques. Lesdites opérations prendront fin le 30 juillet 2020 », a précisé le porte-parole du gouvernement.
Au titre du ministère de la Sécurité, le Conseil a adopté un projet de loi qui va être présenté à l'Assemblée nationale, lequel porte modification de la loi N°027-2018-AN du 1er juin 2018 portant statut du cadre de la Police nationale. « A l'application de la loi 027, il s'est avéré qu'un certain nombre d'officiers de police rencontraient des problèmes aussi bien dans leur carrière que dans leur rémunération. Le projet de loi présenté par le ministre en charge de la Sécurité permet de régler définitivement ces problèmes. Cette situation va toucher la carrière de 225 officiers de police à qui la loi portait préjudice », a ajouté le ministre.
Au titre du ministère de l'Education nationale, le Conseil a adopté un décret portant dérogation, au titre de l'année scolaire 2019-2020, du décret N°2019-0157 du 27 janvier 2019 portant modalités d'évaluation et contrôle des apprentissages scolaires. « Ce décret doit permettre une évaluation adéquate des apprentissages et l'achèvement de l'année scolaire 2019-2020 dans le contexte du coronavirus. La dérogation porte sur le nombre d'évaluations et de contrôles requis par trimestre ou par semestre pour valider l'année », a poursuivi Remis Fulgance Dandjinou.
Au titre du ministère de l'Economie, le Conseil a adopté une ordonnance portant ratification de l'accord de prêt pour le financement du projet d'eau potable et d'assainissement en milieu rural. « Ce projet va toucher 2 millions de personnes avec 15 systèmes d'adduction d'eau potable simplifiée, 200 forages à motricité humaine, 50 blocs de latrines communautaires et 11 blocs de latrines familiales. D’un coût d’environ 9 milliards de FCFA, ce projet qui va concerner deux régions qui sont le Centre-Ouest et le Centre-Sud. Le prêt validé par cette ordonnance est de 5 280 000 000 FCFA », a-t-il annoncé. Toujours au titre de ce ministère, le Conseil a adopté une ordonnance portant autorisation de ratification de l'accord de prêt pour le financement du projet Yeelen. « Ce projet vise le renforcement des centrales solaires et du système électrique national. C'est un projet de 92 milliards de FCFA et il couvre l'ensemble du territoire national », a conclu le porte-parole du gouvernement.
Aly Tinto

Le point de presse sur l'évolution du Covid-19 au Burkina a été animé ce vendredi 1er mai par Brice Bicaba, coordonnateur par intérim du plan de riposte du coronavirus, en compagnie du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement. Le Dr Bicaba est revenu sur la méthode mise en place pour la collecte des données. Les données de ce jour seront mentionnées dans le communiqué habituel.
Contrairement à ce que pensent les uns et les autres, l’UPC n’est pas restée silencieuse sur les circonstances du décès de Dame Compaoré, foi du Poé Naba, membre du bureau politique de l’UPC. « Les députés sont astreints au respect du règlement de l’AN. Nous ne pouvons pas crier sur tous les toits pour réclamer certaines actions », a-t-il affirmé. Il a ajouté qu’à l’étape actuelle des choses, des actions sont engagées par l’AN à l’encontre de tout le gouvernement et qu’elles iront peut-être jusqu’à la motion de défiance, car il y va de la crédibilité de l’institution parlementaire.
Au titre du ministère de la Sécurité, le Conseil a adopté un décret modificatif du décret 2018 N°097, portant création organisation, attributions et fonctionnement de la Brigade spéciale des investigations anti-terroristes et de lutte contre le crime organisé. « Dès 2019, il y avait le démarrage effectif de la brigade sur le terrain. Cependant, on s'est rendu compte que la brigade était confrontée à d'énormes difficultés, aussi bien au niveau de son organisation, de son fonctionnement que de ses attributions. Ce décret modificatif aborde les réponses clés liées à ces difficultés afin d'améliorer les investigations du terrorisme et la lutte contre la criminalité organisée », a expliqué M. Dandjinou.
Le chef de file de l'opposition politique, représenté par Mamoudou Hama Dicko, président de la NAFA, et Adama Séré, président du RDEBF, était face aux hommes de médias ce 28 avril à l'occasion de son traditionnel point de presse. Entre autres sujets abordés, les rencontres avec le gouvernement et certaines institutions, la « répression dans les médias publics » et le contentieux entre des magistrats et l’Etat.
Le point de presse du vendredi 24 avril 2020 sur le Covid-19 a été animé par le directeur du Centre des opérations de réponse aux urgences sanitaires (CORUS), le Dr Brice Wilfried Bicaba. Il avait à ses côtés la ministre de la Santé, le Pr Léonie Claudine Lougué, et celui de la Communication, porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou. L’évolution de la pandémie connaît une baisse, selon le Dr Bicaba. A la suite du directeur du CORUS, le ministre de l’Education nationale a dévoilé le plan d’action de son département pour la reprise des cours dans les établissements.
Et c’est cela qu’ont retenu la plupart des citoyens. « Au début, on nous a dit que seuls les malades ou les personnes suspectées d’être malades devaient porter un masque. Même si la mesure semble un peu tardive, vu l’évolution de la situation sanitaire, je pense que c’était nécessaire », a affirmé Agathe Nanga, trésorière de l’association DIAFASO. Elle espère que cette mesure contribuera à stopper la propagation du virus. De l’avis du journaliste culturel et directeur de publication du magazine « Africa Stars », Tibiafouba Madiéga, cette mesure sera difficile à appliquer. En effet, il s’interroge sur la faisabilité de l’imposition du port du masque sans douter de son efficacité dans la maîtrise de la propagation du virus. « Est-ce que les masques seront distribués gratuitement à la population ? Le gouvernement a-t-il pensé aux personnes qui ont des difficultés respiratoires ? Que dire des personnes qui vivent dans les zones non loties et les villages ? » s’est-il interrogé. Pour lui, une chose est de prendre des décisions et une autre est de penser à son application tout en ne perdant pas de vue le contexte du Burkina Faso.










