Traitement de l’information à l’ère du numérique : « Ce dont on a vraiment besoin aujourd’hui, c’est que le journaliste certifie qu’une information est juste ou pas », Aziz Bamogo, vice-président du CSC
L’humanité vit à une ère de progrès considérable des technologies de l’information. Le numérique fait désormais partie de notre quotidien. Le journaliste, dans le traitement de l’information, a fréquemment recours à ces outils. Pour comprendre comment les hommes de médias doivent bien utiliser le numérique dans le traitement de l’information, Radars Info Burkina a approché Aziz Bamogo, vice-président du Conseil supérieur de la communication (CSC).
Pour Aziz Bamogo, les principaux avantages du numérique pour les journalistes, c’est que, d’une part, il constitue une extraordinaire source d’information (c’est le cas d’Internet) et que, d’autre part, il rend possible le recoupement de l’information. «Le numérique permet de traiter une masse très importante d’informations et d’en extraire des données significatives (pourcentages, graphiques, etc.). Sans le numérique, on ne pourrait pas le faire », a-t-il précisé.
S’agissant du flux d’informations qu’il y a sur les réseaux sociaux, M. Bamogo estime que le journaliste doit le traiter suivant deux approches. «La première, c’est de se dire que c’est une source d’information. La deuxième approche consiste pour l’homme de média à savoir qu’il lui faut être vigilant parce que dans ce flux informationnel, beaucoup de faits ne sont pas justes ou sont mal présentés. Le journaliste doit donc, face à cette masse importante d’informations sur les réseaux sociaux, pouvoir prendre du recul, avoir une plus grande capacité de recoupement, de vérification de l’information ; c’est ce qu’on appelle le factchecking. Ce dont on a vraiment besoin aujourd’hui, c’est que le journaliste certifie qu’une information est juste ou pas », a expliqué le vice-président du CSC.
En outre, pour s’adapter au numérique, « les journalistes doivent beaucoup se former en la matière. Aujourd’hui, ceux qui sont dans le métier doivent pouvoir faire une sorte de formation complémentaire pour se mettre à jour et étudier des choses comme le data journalisme, la question des fake news, apprendre le factchecking. Il est donc important est de faire vraiment de la formation complémentaire en vue de pouvoir, d’une part, exploiter le potentiel qu’offre le numérique pour le journaliste et, d’autre part, se prémunir contre les écueils dus aux réseaux sociaux », a conclu M. Bamogo.
Aly Tinto
Chaque 8 mai, est célébrée dans le monde la Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Au Burkina Faso, c’est dans la sobriété que cette journée 2020 a été célébrée par la Croix-Rouge Burkina dans le contexte de pandémie de coronavirus. Une conférence de presse a été conjointement animée à cette occasion par Lazare Zoungrana, secrétaire général de la Croix-Rouge Burkina, et Laurent Yves Saugy, chef de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Burkina. Après avoir présenté les actions humanitaires dans le cadre de la lutte contre le COVID-19 et dans le cadre de la crise humanitaire liée à l’insécurité, les premiers responsables de la structure ont procédé à une remise de vivres aux déplacés internes de Rimkièta, dans l’arrondissement 3 de la capitale.
S'agissant de la crise sécuritaire et de ses conséquences humanitaires, les statistiques ci-dessous attestent des multiples actions menées par la Croix-Rouge burkinabè au premier trimestre de l’année 2020 : près de 55 000 déplacés internes ont reçu une assistance alimentaire à Djibo, dans la région du Sahel, et à Thiou, Kain, Sollé, Titao et Ouindigui, dans le Nord. 9000 déplacés internes de la région de l'Est ont reçu des kits de première nécessité composés de moustiquaires, de bâches, de nattes, de matériel de cuisine, de kits d'hygiène, de pagnes et de savon à Fada N'Gourma, Matiacoali et Gayeri (Est ). 444 déplacés internes du Centre-Nord (Barsalgho ) et du Sahel (Djibo, Gorom-Gorom ) ont été sensibilisés au COVID-19 20 172 déplacés internes ont été sensibilisés à l'hygiène et à l'assainissement et 22 111 PDI hors site ont bénéficié de dotation en kits d'hygiène. 10 084 enfants déplacés de Foubé et Barsalgho, à savoir 5457 filles et 4627 garçons, ont bénéficié d'une prise en charge psychosociale. 736 enfants victimes d'abus, de violence et d'exploitation, malades, blessés, soit 376 filles et 360 garçons, ont bénéficié de soins de santé, de vêtements et de chaussures. 9322 personnes ont été sensibilisées aux violences basées sur le genre et la protection de l'enfance en situation d'urgence. 983 enfants à Kaya et 32 133 autres enfants dans l’aire sanitaire de Fada N’Gourma ont été vaccinées.
Actuellement, c’est le mois du jeûne musulman partout dans le monde. Au cours de cette période de privations et de sanctification, il est vivement recommandé aux fidèles musulmans d’adopter de bonnes pratiques et de bons comportements. Hommes comme femmes doivent ainsi développer de nombreuses qualités. Quel rôle la femme musulmane doit-elle jouer durant ce mois de jeûne pour accompagner son homme, ses enfants et son entourage ? De quelles qualités doit-elle faire montre ?Hadja Zeinabou Yankiné, professeur de civilisation et histoire des religions au centre universitaire polyvalent du Burkina, nous donne des réponses.
Beaucoup de parents n’ont pas le temps d’enseigner l’islam à leurs filles ni de leur apprendre comment prendre soin d’elles et comment être de bonnes épouses. « Ce n’est pas au moment où on s’apprête à donner en mariage une jeune fille qu’il faut commencer à lui enseigner son rôle ; cela doit être fait dès sa tendre enfance et étape par étape », martèle Hadja. Selon elle, toute femme musulmane doit respect et considération à son mari. En outre, elle doit être aux petits soins pour ce dernier, éviter les querelles, veiller à l’éducation des enfants, apporter le bonheur dans la famille et assurer l’équilibre du foyer. Et d'ajouter qu'en ce mois de jeûne qui est un mois béni, la femme musulmane doit redoubler d’efforts dans ce sens d'autant plus que si elle le fait, elle est récompensée doublement. « Les bénédictions que l’homme reçoit, son épouse les reçoit doublement. C'est pourquoi aucune femme ne doit laisser par exemple sa domestique cuisiner pour son homme », souligne-t-elle.
Mamadou Dango est un mathématicien burkinabè et chercheur en égyptologie. Au cours d’une émission spéciale sur une chaîne de télévision en décembre 1993, il avait annoncé la survenue d’un virus plus mortel que celui du VIH/SIDA. Contacté par la rédaction de Radarsburkina, il exhorte les scientifiques du monde à trouver impérativement un vaccin contre le COVID-19.
MD : « Avant 2000 ? Non c’était une erreur de ma part car avant l’an 2000, un virus ne pouvait pas survenir puisqu’il faut nécessairement un tour complet du plan de Khéops qui va de 1 à 20. Le milieu étant 21 et pour un nouveau cycle, le chiffre 1 s’additionnant au chiffre, 21 et 1 font 22. Donc il faut 22 ans pour une expansion accélérée de l’univers ».
Aussi, sur le marché les consommateurs préfèrent payer les poulets de chair comme ils sont relativement moins coûteux (trois mille francs CFA) que les poulets bios (trois mille cinq cents francs CFA). Une dame venue acheter de la viande de poulet affirme qu’elle achète les poulets de chair parce que les poulets locaux coûtent cher. « Mon argent de popote ne me permet pas de payer un poulet local et payer les condiments ». Cependant, la gestion de la viande des poulets de chair est délicate. Il faut tout d’abord bien l’assaisonner avant préparation au risque de se retrouver avec de la viande de poulet sans le goût du poulet. Ensuite il faut beaucoup plus de temps pour faire cuire le poulet de chair. Sa consommation fréquente peut engendrer des problèmes de santé généralement liés aux produits chimiques utilisés pour la croissance rapide des poulets. L’usage excessif et non réglementé des antibiotiques ingérés par les poulets est à l’origine de la prolifération de maladies telles que la bactérie intestinale E. Coli et les staphylocoques. Par ailleurs, sa consommation peut également entraîner des troubles cardio-vasculaires et aussi un affaiblissement du système immunitaire. Il est alors recommandé de consommer les poulets bios ou, à défaut, de consommer les poulets de chair mais avec modération. L’élevage de la volaille est devenu fréquent au pays des hommes intègres et nombreux sont les personnes qui y adhèrent.
En raison de la pandémie de coronavirus, la plupart des activités économiques ont connu un ralentissement sans précédent. Les salons de coiffure n’y font pas exception, eu égard au fait que les clientes sont réticentes à s’y rendre de peur de choper le virus à couronne. Afin de rassurer leur clientèle et pour éviter de mettre la clé sous le paillasson, certaines coiffeuses développent des initiatives.
Afin de freiner la propagation du Covid-19 au Burkina Faso, le ministère des Transports avait décidé, depuis le 23 mars 2020, l’arrêt des activités de transport en commun sur toute l’étendue du territoire national. Mais suite à la révision du protocole d’accord, le 4 mai, entre le gouvernement et les acteurs des transports, il est autorisé la reprise des activités du transport voyageur urbain et interurbain à compter d’aujourd’hui, 5 mai 2020, sous condition du strict respect des mesures inscrites dans le nouveau protocole. Radars Info Burkina a emprunté des taxis à Ouagadougou pour un constat.
Kaboré Moumini, assis dans son taxi, nous confie : « Je suis allé déposer 3 clients à raison de 300F par personne mais je suis revenu sans client. En ce qui me concerne, fixer le prix de la course à 500F ne doit pas être une obligation mais un souhait. J’aurais préféré que qu’on nous autorise à prendre 4 passagers pour que le prix de la course puisse rester inchangé.»
Pour elle, une sage-femme doit aimer sa profession et développer des qualités parce que la fonction comporte beaucoup de difficultés. Le moment de l’accouchement est le plus difficile dans la fonction d’une sage-femme. C’est un moment délicat où il faut beaucoup de compréhension, de la patience et de sagesse pour éviter le pire, selon Dame Nougtara.










