Santé : Zoom sur l’apnée du sommeil
Le ronflement est un son provenant du nez ou de la bouche qui se produit lorsque la respiration est partiellement obstruée pendant le sommeil. Il peut être normal ou constituer un signe du syndrome d’apnée du sommeil. Le syndrome d’apnée du sommeil est un ensemble de signes qui se manifestent au cours du sommeil par des arrêts ou des pauses respiratoires accompagnés souvent de ronflement ayant un impact social sur la vie de l’individu qui en souffre. Quels peuvent être les causes, les signes et les conséquences de ce mal et comment se soigne-t-il ? Le professeur Georges Ouédraogo, pneumologue au centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo, nous donne des réponses dans les lignes qui suivent.
L’apnée du sommeil se manifeste par des arrêts involontaires de la respiration se produisant durant le sommeil. Pendant le sommeil il y a fermeture des voies respiratoires, donc l’air ne passe plus jusqu’aux poumons, ce qui cause la pause respiratoire avec une reprise sonore. La majeure partie des personnes atteintes d’apnée du sommeil ronflent, mais tout ronflement n’est pas pour autant forcément signe d’apnée du sommeil. Ce trouble survient en général chez les personnes en surpoids, âgées ou qui ronflent de façon importante. Pour qu’il y ait apnée, il faut qu’il y ait pause ou arrêt respiratoire.
« Les personnes obèses au niveau supérieur (obésité androïde) sont susceptibles d’être atteintes par l’apnée du sommeil », affirme le Pr Georges Ouédraogo. « Les individus ayant des anomalies au niveau de la bouche et du nez sont également concernés parce que lesdites anomalies peuvent avoir des conséquences sur la liberté de circulation de l’air. La mauvaise occlusion dentaire (mauvaise fermeture dentaire), les déformations au niveau de la face et de la tête peuvent également favoriser la survenue de l’apnée du sommeil », précise le pneumologue. L’apnée du sommeil perturbe la qualité du sommeil des personnes atteintes. Ainsi, des signes comme les ronflements, les pauses respiratoires, les réveils fréquents avec sensation d’étouffement et la soif durant la nuit peuvent être observés. Ces individus ont une somnolence diurne (au cours de la journée) excessive. « Ce sont des personnes qui s’endorment dès qu’elles ne font rien. Elles sont chaque fois fatiguées, ont mal à la tête, développent malheureusement de l’hypertension artérielle et certaines peuvent avoir un dysfonctionnement sexuel», ajoute le toubib. L’entourage et l’obésité peuvent aider à diagnostiquer l’apnée du sommeil. Mais pour le savoir, il faut se faire enregistrer le sommeil à l’hôpital (polygraphie ventilatoire nocturne). En fonction de la sévérité de l’apnée, il y a des prises en charge suivant le nombre d’apnées (pauses) par heure. « On peut soit empêcher le patient de se coucher sur le dos, soit faire une intervention chirurgicale pour corriger les anomalies soit encore poser des appareils qui vont empêcher l’obstruction des voies respiratoires. Tout dépend de la sévérité de l’apnée », a souligné le Pr Ouédraogo.
Dès l’apparition d’un des signes susmentionnés de l’apnée, il vaut mieux se faire prendre en charge le plus rapidement possible.
Elza Nongana (Stagiaire)
La coordination nationale du plan de riposte à la pandémie de Covid-19 a tenu son point de presse hebdomadaire ce vendredi 15 mai 2020 à Ouagadougou. Le résumé sur les perspectives entamées par la coordination la semaine surpassée et la semaine à venir a été fait par le Dr Brice Bicaba.
En outre, la mise en quarantaine des villes a également eu des effets sur l’activité de pêche. « A la frontière ivoirienne, il y a une zone de pêche où s’étaient rendus des pêcheurs pour exploitation mais avec la quarantaine, ils y sont restés bloqués. Pour faire venir le poisson en ville, c’était compliqué. Ainsi, ces personnes étaient obligées de le vendre sur place à vil prix. Mais il y a un bémol : cela dépend des sites. Au Sourou, par exemple, les produits ont continué à circuler puisque les marchés n’étaient pas fermés.
Des séances de sensibilisation ont été organisées pour inciter les pêcheurs à se désinfecter les mains avant de commencer à pêcher », a poursuivi le directeur de la Pêche. 
« La pédicure, c’est tout autre chose que ce qu’on voit ici ; la pédicure se fait avec une machine spécialement conçue à cet effet », précise-t-elle. Lorsque Safiata Ouédraogo obtint son diplôme de podologue, elle se rendit compte que les podologues n’avaient pas le droit de toucher aux plaies des personnes diabétiques, exception faite des thérapeutes soignant les plaies chroniques et communément appelés « wound experts ». Pourtant, Dame Ouédraogo ambitionnait à la fois d’offrir des soins podologiques et de soigner les plaies.
Portés quotidiennement, les bijoux tels les bagues, les bracelets, les montres, les colliers ainsi que les ongles artificiels peuvent constituer de véritables nids de bactéries et de virus. En cette période de pandémie de coronavirus, il est important de savoir quel comportement adopter lorsque l’on est adepte de ces accessoires de beauté.
« En les portant, vous risquez de ne pouvoir accéder à toutes les parties des doigts où le virus peut éventuellement se loger et entraîner une contamination », fait-il remarquer. C’est pourquoi il déconseille fortement le port des ongles artificiels, car ce sont des facteurs favorisants de la maladie à coronavirus, surtout chez les agents de santé. Le médecin invite plutôt les uns et les autres à avoir les ongles coupés bien court et à veiller à bien insister sur ces parties du corps quand ils se lavent les mains.
Au Burkina Faso, le secteur agricole a une place prépondérante dans l’économie nationale car il occupe 80% de la population active et contribue pour environ 35 % à la formation du PIB. Mais plusieurs obstacles naturels et humains entravent le développement de ce secteur. Pour y faire face, des pratiques agricoles sont développées. C’est le cas de la production du compost naturel pour fertiliser le sol. Pour comprendre comment se fait le compost naturel et son importance, Radars Info Burkina a rencontré Seydou Eric Ouédraogo, producteur semencier-maraîcher et animateur-formateur à la confédération paysanne du Faso.
Si ce n’est pas avec le compost plus, on recouvre d’abord le sol de latérite et on ajoute de la cendre pour éviter les termites. Maintenant par couche de 40 cm on arrose et on ajoute la cendre jusqu’à remplir la fosse. Après cela, on contrôle la température. Au départ la température normale de la fosse est de 60°. A la fin quand les matières sont décomposées et deviennent du compost, la température redescend à 40°. Quand on arrose, on contrôle l’humidité. Si c’est trop humide, les matières ne se décomposent pas bien », a-t-il expliqué.
Dans le discours que le chef de l’Etat burkinabè a adressé à la nation le 20 mars dernier, un certain nombre de mesures ont été prises par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la propagation de la pandémie de coronavirus. L’instauration d’un couvre-feu de 19h à 5h du matin en faisait par exemple partie. Les horaires du couvre-feu ont été réaménagés depuis le 20 avril afin de permettre à certaines activités nocturnes de survivre, et cela fera bientôt un mois que les Ouagavillois, à partir de 21h, sont obligés d’être chez eux. Mais les citoyens respectent-ils vraiment le couvre-feu ? La rédaction de Radars Info Burkina a fait le constat.
« Nous fermons vers 22h parce qu’il nous faut ranger avant de fermer. Et au moment où nous voulons ranger, ce n’est pas possible parce que les clients continuent d’affluer ». Les jeunes assis devant la boutique renchérissent que les patrouilles policières ou de la gendarmerie ne commencent qu’à 22h, donc ils peuvent encore traîner un peu. Nous constatons même que beaucoup de citoyens restent assis devant leur domicile après 21h, invoquant la forte chaleur.
La polémique consécutive aux décès de certains malades du Covid-19 ne cesse d’enfler au Burkina Faso. Elle est même au cœur des débats ces jours-ci. La controverse la plus vive, c’est celle sur la mort de la députée de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) Rose Marie Compaoré, par ailleurs 2e vice-présidente de l’Assemblée nationale burkinabè. Face à cette situation, le Dr Alain Konseybo, médecin épidémiologiste, membre du Syndicat des médecins du Burkina (SYMEB), donne sa lecture de la situation.
Heureusement d’ailleurs, nos sorties ont permis de recadrer certaines choses et de prendre en compte certains éléments pour avoir une réponse qui s’accepte un peu. Ce qu’on a toujours décrié, c’est que quand on manque peut-être de franchise et de vérité à un moment donné, on ne peut que se retrouver dans des situations dramatiques comme celle que nous vivons actuellement. La population n’est plus sensible et elle n’écoute plus, d’autant plus qu’elle est habituée à ce qu’on ne lui serve par la vérité. Les gens ont l’impression que cette maladie est une comédie. Toutefois, nous pouvons leur assurer, en tant que praticiens, que le Covid-19 est bien une réalité au Burkina Faso. Il y a bel et bien des contaminations. Au niveau du corps médical, nous sommes à plus de cinquante agents contaminés à ce jour, sans compter les autres corps de la santé. »

Toutes les classes d’examen n’ont pas la même progression dans toutes les matières. Et la grande difficulté se situe généralement au niveau des matières scientifiques. L’UNAPES-B craint qu’à la reprise des cours, les consignes de précaution ne soient pas respectées. Dans les établissements privés d’enseignement, les effectifs sont généralement assez élevés. Si ces derniers doivent scinder les classes en vue de respecter la distanciation sociale, cela va induire des coûts. Et pour la majorité des établissements privés, le troisième trimestre est une période où il faut éviter au maximum les imprévus. Un professeur de maths dans un établissement de la place pense que le ministère devrait plutôt reprendre dès maintenant les cours dans les classes d’examen. « Le 1er juin annoncé comme nouvelle date de reprise des cours, c’est assez loin. D’ici le mois de juin, la saison des pluies va s’installer et durant cette période il y a des localités qui sont inaccessibles. De ce fait, les classes d’examen devraient reprendre en attendant les autres », détaille-t-il. A son avis, valider l’année dans les classes intermédiaires n’est pas la solution. Et ce, parce que les classes qui sont à un pas des classes d’examen n’auront pas vu tout le programme. Conséquence, il incombera aux enseignants de tout faire pour rattraper ce retard avant d’entamer le programme de la classe d’examen. Ce ne sont, tout compte fait, que des propositions et le dernier mot revient au gouvernement.










