jeudi 5 février 2026

mtt uneDans le cadre d'une visite de travail, le ministre malien des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, a été reçu en audience par son homologue burkinabè de l’Energie, des Mines et des Carrières, Simon-Pierre Boussim, ce jour  24 février 2023 à Ouagadougou. Objectif de cette rencontre : discuter des questions de   l’énergie, des mines, de l'industrialisation et du commerce afin d'améliorer les activités des mines au profit des deux pays. Cette réunion d’échanges a connu également la participation du ministre burkinabè du Commerce, Serge Gnaniodem Poda. D’autres acteurs du secteur des mines étaient aussi présents.

Le ministre burkinabè de l'Energie, des Mines et des Carrières, Simon-Pierre Boussim, s’est réjoui de la visite de son homologue malien à Ouagadougou. « C'est une satisfaction de voir que la coopération Burkina-Mali se renforce tant au niveau gouvernemental que sectoriel », a-t-il affirmé.

Selon le chef du département de l'énergie et des mines, il s'agit de mener des réflexions sur les questions de l'énergie et des mines pour renforcer l'industrialisation et le commerce des deux pays.

mtt 2Il a assuré que sur la question de l’énergie par exemple, ils comptent renforcer les connexions internes entre les deux pays tout en ayant comme partenaire la république de Guinée qui produit de « l'énergie saine ». Et d’ajouter : « Ensemble, nous allons penser des solutions qui permettront de mettre fin à la fraude de l'or et d'empêcher qu’elle soit une source de financement du terrorisme. En plus, nous allons réfléchir sur comment diversifier le secteur des mines, car il y a aussi le pétrole, l'l’uranium, etc. »

Selon son homologue malien, Seydou Traoré, il est envisagé aussi l'interconnexion des deux pays de sorte que si l'un est dans le besoin et que l'autre est en capacité de production ils s'entraident. « Il est particulièrement important de développer nos synergies   en rapport avec la Guinée pour pouvoir réaliser des ouvrages en commun. Nous avons déjà l’autorité de développement intégré de la région du Liptako », a ajouté le ministre malien.

mtt 3« Je pense que ça s'annonce bien dans la diversification qu'on cherche dans le secteur minier », a déclaré le ministre, qui invite les pays qui ont les mêmes réalités à mettre leurs efforts en commun pour une véritable lutte contre l'exploitation  illégale de l'or.

Le ministre burkinabè du Commerce et de l’Industrie, Serge Poda, a précisé que les échanges ont porté également sur la possible mutualisation des efforts des deux pays en rapport avec la Guinée afin que l'électricité de qualité soit disponible partout dans ces pays. « Nous avons échangé aussi sur la nécessité de créer un réseautage entre les agents économique dans le secteur privé de ces différents pays pour rendre véritables les relations d'échange », a-t-il indiqué.

A noter que le ministre malien Seydou Traoré fait partie de la délégation malienne conduite par son Premier ministre, Choguel Maïga, arrivée hier dans le cadre de la 28e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), qui se tient du 25 février au 4 mars 2023. Le Mali est le pays invité d’honneur à la présente édition.

 Modou Traoré

rssie 3Le 24 février 2022, une offensive générale aérienne, maritime et terrestre a été déclenchée sur l'ensemble du territoire ukrainien par les forces armées russes. Ce vendredi 24 février 2023 marque le premier anniversaire de cette invasion russe en Ukraine. Pourquoi cette guerre perdure ? En quoi est-elle une ‘’opération spéciale’’ comme l’a dit Vladimir Poutine ? Quelle est sa répercussion sur l’Afrique, particulièrement sur le Burkina ? Peut-on espérer la fin de la guerre dans un futur proche ? Sur ces questions, une équipe de Radarsburkina.net s’est entretenue avec Antoine Somdah, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina auprès de la Fédération de Russie, de 2014 à 2022, et Dr Kassem Salam Sourwéma, maître assistant en sciences politiques à l’université Thomas Sankara.

L’invasion de l’Ukraine par les forces russes a engendré d’énormes conséquences dont celles humaines. Les pertes militaires ukrainiennes, selon l’état-major norvégien, sont estimées à plus de 100 000 tués et blessés, à la date du 22 janvier 2023. Les pertes militaires russes, selon le gouvernement ukrainien à la date du 21 février 2023, sont de 144 440 « soldats éliminés ». Selon le décompte formel du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, les estimations de pertes civiles sont de 7110 tués et 11547 blessés à la date du 30 janvier 2023. Malgré ce lourd bilan humain parmi tant d’autres, la guerre ne semble pas près de finir.

rssie 2L’ex-ambassadeur Antoine Somdah estime que c’est une crise très complexe parce qu’elle a été préparée depuis la dislocation de l’Union soviétique. Cette guerre continue, dit-il, parce que l’Occident dans sa stratégie voulait affaiblir la Russie et militairement. « Plus ça dure, plus on pense qu’à un moment donné, la Russie manquera d’armement, de munitions pour faire la guerre et donc elle va perdre. Mais c’est un rêve parce que la Russie est une grande puissance et est la seule puissance capable de tenir tête à ces pays », a-t-il clamé. Il ajoute qu’elle continue parce que les Occidentaux ont armé l’Ukraine pour massacrer les républiques séparatistes de Donetsk et Louhansk.

Selon Dr Kassem Salam Sourwéma, la guerre continue pour plusieurs raisons. D’abord, pour lui, on peut considérer qu’il ne semblait pas s’agir pour la Russie de détruire l’Ukraine dont elle considère certaines régions comme le Donbass comme étant russophones au même titre que la Crimée qu’elle a annexée en 2014. Ensuite, il y a la résistance ukrainienne soutenue par la quasi-totalité des puissances occidentales qui lui fournissent armes, munitions, logistique et appui-conseil, donnant l’impression que la Russie est confrontée à l’ensemble du bloc occidental de jadis.

De plus, la guerre continue du fait de l’échec de la stratégie de la guerre éclair que les Russes pensaient mener rapidement afin de passer à l’occupation des terres conquises et veiller à ce que l’Ukraine ait un statut neutre qui ne menace pas la survie de la Russie. Enfin, elle continue parce que la Russie est une puissance militaire, sinon elle aurait été vaincue depuis longtemps face aux soutiens dont bénéficie l’Ukraine.

L’opération spéciale dont parle le président ukrainien, selon l’ambassadeur Somdah et le politologue Sourwéma, est en fait une opération méthodique qui permet de neutraliser les forces nazies qui sont des racistes.

« L’opération spéciale en Ukraine est la dénazification et la démilitarisation pour obliger l’Ukraine à être neutre en détruisant son armée. Sinon si c’est une guerre, en une semaine la Russie bousille tout et on n'en parle plus », a expliqué M. Somdah.

rssie uneEt le politologue de renchérir : La guerre est qualifiée par Vladimir Poutine d’ « opération spéciale en Ukraine », parce qu’il ne s’agit pas pour ce dernier de faire la guerre pour détruire tout, mais de dégager le gouvernement en place à Kiev et favoriser ainsi l’installation d’un gouvernement plus favorable à la Russie comme l’était le gouvernement de Viktor Ianoukovytch, destitué par le Parlement en 2014.

Concernant l’idée d'un rapprochement entre la Russie et le Burkina, Dr Sourwéma argumente qu’au regard de l’actualité de nos relations avec la France, les rapports pourraient connaître un regain de vitalité et de vivacité, ne serait-ce que sur le plan militaire. 

Cette guerre a un grand impact sur l’Afrique et particulièrement sur le Burkina à divers niveaux, selon la conviction de Dr Sourwéma. Il y a la flambée des prix des denrées de première nécessité sur le continent africain à cause du blocage des céréales ukrainiennes. A cela s’ajoute l’augmentation du cours des produits pétroliers qui pourrait être liée à cette crise.

En outre, au regard du soutien dont bénéficie l’Ukraine des pays occidentaux, on peut aussi envisager une baisse des aides fournies (l’aide publique au développement par exemple) à l’Afrique et au Burkina Faso.

Par ailleurs, il pense que la crise peut aussi être une opportunité pour l’Afrique, notamment les pays africains producteurs de pétrole qui pourraient voir dans cette guerre une aubaine pour mieux vendre leurs produits.

Sur le plan géopolitique et diplomatique, cette guerre va probablement modifier la carte mondiale avec la percée progressive de l’influence russe en Afrique, a-t-il conclu.

Quant au diplomate Somdah, lui, tout en abondant dans le même sens que Dr Sourwéma, souligne aussi que cette guerre contribue à appauvrir davantage les plus pauvres, à affaiblir les États africains. Il y a un risque de convoi d’armement à partir de l’Ukraine sur le marché noir et cela est un danger pour les pays en proie au terrorisme. 

Sur la question d’une probable fin de guerre, Antoine Somdah pense que la Russie a gagné la guerre depuis le début et donc pour qu’il y ait une fin, il faudra que l’Ukraine négocie avec elle. « Le pilier de l’équilibre du monde, c’est la Russie. La guerre va finir mais l'Ukraine sera obligée de négocier », a-t-il soutenu.

Flora Sanou

protect uneDans le cadre de la protection de la santé publique, la Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) a saisi, ce mercredi 22 février 2023 à Gounghin, un quartier de la capitale burkinabè, 75 cartons contenant 750 poulets congelés provenant de l’Italie. Ces poulets sont-ils impropres à la consommation ou comestibles ? Une équipe de Radarsburkina.net a fait un tour sur les lieux.

Selon le coordonnateur national de la CNLF, l’inspecteur des douanes Yves Kafando, présent sur les lieux, cette saisie a été faite conformément à l’arrêté n°2015-03/MRA/MICA/MEF du 2 février 2015 portant interdiction provisoire d’importation, de distribution et de commercialisation de la volaille, de produits aviaires et leurs dérivés en provenance des pays infectés par la grippe aviaire. 

Des explications données par le coordonnateur, il ressort que c’est vers 6h que l’information est parvenue à la CNLF indiquant un point de stock d’amphétamines. Une équipe s’est rendue sur les lieux avec diligence et a découvert qu’au lieu d’amphétamines, c’était des poulets congelés qui étaient entreposés.

C’est ainsi que l’instruction leur a été donnée de sécuriser le local car l’importation et la vente de ce type de produits sont interdites en attendant de faire appel aux services compétents, notamment les services vétérinaires, qui viendront apprécier leur qualité.

protect 2D’après lui, même si les produits sont interdits, ça ne signifie pas nécessairement qu’ils sont impropres à la consommation. « Il appartient aux services techniques d’apprécier s’ils sont comestibles ou pas, parce qu’un produit peut être interdit au Burkina mais autorisé ailleurs. Ces produits sont interdits parce que nous voulons faire la promotion de la consommation du poulet local », a-t-il précisé.

Ainsi, si les services compétents attestent que la marchandise saisie est comestible, la CNLF procédera à sa donation à des personnes puisque la législation le permet. « Comme vous le savez, il y a des déplacés internes ; nous allons nous référer aux services de l’Action sociale pour qu’ensemble nous voyions comment céder ces poulets à ces gens si d’aventure leur consommation ne présente aucun danger. Mais s’ils sont impropres à la consommation, nous procéderons certainement à leur destruction », a affirmé l’inspecteur Kafando.

protect 3Interrogé sur comment ces produits ont pu échapper aux contrôleurs à la frontière, le coordonnateur répond que la marchandise a transité par le Ghana, selon le propriétaire du local, et a été convoyée dans une voiture destinée au transport de personnes et non de marchandises.

« Si les structures qui sont aux frontières n’ont pas l’information d’une introduction de ce type de produits à travers un moyen de transport inapproprié, c’est difficile pour elles de l’appréhender parce que les gens peuvent introduire la marchandise à travers des pistes et nous croyons que c’est ainsi que les choses se sont passées », a déclaré Yves Kafando.

S’agissant des conditions de conservation, le coordonnateur de la CNLF estime que de prime abord, elles posent problème d’autant plus que ces poulets auraient dû être conservés dans des conteneurs frigorifiques fermés hermétiquement, or ils le sont dans des frigos visiblement très poussiéreux, ce qui prouve que les conditions d’hygiène ne sont pas les bonnes. De plus, ces gallinacés dégagent une odeur nauséabonde.

La sanction encourue par ces vendeurs de poulets congelés, selon l’inspecteur Kafando, c’est le paiement d’une amende. « Nul n’est censé ignorer la loi. Ces produits sont interdits au Burkina depuis longtemps et nous n’avons pas d’états d’âme vis-à-vis des contrevenants. Nous invitons la population à collaborer, à dénoncer ceux qui s’adonnent à la vente de ces produits car en le faisant, elle contribue à la sécurité publique», a conclu le coordonnateur.

Pendant que nous étions sur les lieux, une cliente venue pour s’approvisionner en poisson a confié que le poulet est vendu à 2500 F l’unité. Selon ses dires, la vente de poulet dans ce kiosque ne remonte pas à longtemps, mais elle-même ignorait que cela était interdit au Burkina. Sensibilisée par le coordonnateur Yves Kafando, elle a promis de relayer l’information à ses proches.

Flora Sanou

sactnLa Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a allongé la liste des sanctions prises contre le Burkina Faso, le Mali et la Guinée. Le 19 février 2023, elle a décidé de maintenir les sanctions déjà prises et d’interdire aux membres du gouvernement de ces 3 pays de voyager dans l’espace CEDEAO. Cette décision n’est-elle pas de trop pour des pays déjà frappés par l’insécurité et dont les dirigeants sont en quête permanente de solutions pour sortir de la crise ? Est-ce une manière d’asphyxier le projet de fédération entre le Burkina la Guinée et le Mali ? Une équipe de Radarsburkina.net s’est entretenue avec Oumarou Paul Koalaga, diplomate de formation et directeur exécutif de l’Institut de stratégie et de relations internationales (ISRI), sur cette nouvelle décision de l’institution ouest-africaine.

Radarsburkina.net : Est-ce que les textes de la CEDEAO permettent d’empêcher un chef d’Etat, un membre de gouvernement ou un haut fonctionnaire d'un pays de voyager ?

Oumarou Paul Koalaga : Il faut préciser que les sanctions font partie du protocole principal et du protocole additionnel de la CEDEAO qui régissent cette organisation internationale d’intégration. On peut penser évidemment que ces sanctions sont assez dures et qu’elles ne sont pas justifiées. Mais elles sont connues d’avance par les Etats qui sont allés souverainement à ces organisations.

Les sanctions de la CEDEAO se font de façon graduelle. Si vous ne respectez pas les engagements que vous avez pris avec l’organisation internationale et que vous faites des blocages sur le processus de retour à l’ordre constitutionnel, il peut y avoir des sanctions beaucoup plus lourdes. Il y a des sanctions qui peuvent cibler les autorités dont on pense qu’elles font obstacle à l’avancée du processus. Là, je pense évidemment au Premier ministre du Burkina, celui du Mali et de la Guinée. On peut penser également aux ministres des Affaires étrangères de ces trois États qui, récemment, ont entretenu de bonnes relations entre eux, mais qui, dans leurs propos, peuvent avoir montré une certaine défiance vis-à-vis de la CEDEAO. Mais l’objectif principal, c’est d’amener ces États à repartir très rapidement dans l’ordre constitutionnel en montrant des signes d’une volonté réelle de respecter les agendas.

Radarsburkina.net : Cette décision n’est-elle pas de trop pour des pays frappés par l’insécurité et dont les dirigeants sont en quête permanente de solutions pour sortir de la crise ?

OPK : À priori, on peut penser que ces sanctions sont assez dures pour des États dans une situation d’insécurité. Mais l’insécurité du pays ne dissout pas le fait que nous soyons dans une situation dans laquelle la remise en cause de l’ordre constitutionnel constitue pour la CEDEAO, qui est l’organisation régissant ses rapports avec ses États et qui, dans son mandat, fait la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance.

Si on doit tenir compte du fait que la situation d’insécurité peut justifier le fait qu’on reste ou qu’on ne montre pas une bonne volonté de repartir, ça va être assez compliqué. Là, c’est une façon de mettre la pression sur ces États afin qu’ils respectent leurs engagements, surtout qu’il y a eu de façon consensuelle un calendrier qui a été défini avec des délais assez précis mais que la CEDEAO constate que ces dirigeants montrent ces derniers temps des signes de ne pas vouloir respecter ces agendas.

Radarsburkina.net : N’y a-t-il pas une sorte d’hypocrisie d’autant plus que le président en exercice de la CEDEAO, Umaro Sissoco EMBALO, lors de sa visite le 11 janvier 2023 au Burkina, déclarait que l’esprit de la CEDEAO n’est pas de sanctionner ni d'imposer mais d’accompagner tous les pays qui sont en transition ?

OPK : Je ne pense pas qu’il y ait une sorte d’hypocrisie. Bien au contraire, je pense que dans l’opinion, on a toujours l’impression que la CEDEAO a pour objectif de sanctionner lorsque notamment des coups d’État interviennent. Loin de là ! On sait bien que les sanctions surviennent lorsqu’il y a des entraves au processus où qu’il y a un manque de volonté des autorités de retourner à l’ordre constitutionnel. Mais lorsqu’il y a une situation de rupture de l’ordre constitutionnel, la CEDEAO fait des démarches auprès des États, essaie d’écouter les justifications et voir comment les accompagner à revenir dans l’ordre constitutionnel s’ils sont disponibles. Mais si elle constate qu’il y a manifestement des agendas cachés, évidemment les sanctions sont brandies pour mettre la pression d’abord sur les dirigeants, éventuellement si les choses perdures à brandir des sanctions plus robustes, par exemple, les fermetures de frontières avec les États membres, les sanctions économiques et financières qui, quelque part, font plus de tort aux populations qu’aux dirigeants.

Radarsburkina.net : Est-ce que cette interdiction n’est pas une manière d’asphyxier le projet de fédération entre le Burkina, la Guinée et le Mali ?

OPK : Je ne sais pas s’il y a un rapport direct entre le fait que ces trois États veuillent aller dans une sorte de fédéralisme ou avoir une meilleure organisation entre eux et les sanctions qui ont été prises. Je pense qu’effectivement, lorsqu’ils se sont rencontrés, on a senti une volonté quelque part de remettre en cause un certain nombre de dispositions sur les demandes par rapport à leur situation. C’est légitime. Le fait que ces pays développent ensemble des initiatives ou des projets pour aller dans le sens d’une meilleure collaboration peut ne pas gêner la CEDEAO. Mais lorsque cela donne l’impression que c’est pour défier l’organisation, évidemment ces sanctions vont conduire à armaturer le projet, à réfléchir plus d’une fois, à se demander si ce projet idéal soit-il légitime, est-ce le moment dans ce contexte actuel de mettre cet agenda en même temps que les objectifs immédiats et priorités qui sont les leurs dans cette période de transition.

Radarsburkina.net : Que peuvent faire les peuples des trois pays qui certainement payeront un lourd tribut à cette situation ?

OPK : Lorsqu’il y a des sanctions, ce sont les populations qui paient un lourd tribut comme la fermeture des frontières, le gel des comptes au niveau de la banque centrale. Cela peut avoir des effets sur la vie socio-économique des populations. Mais le plus important, c’est de comprendre au niveau des épreuves que nous sommes dans une situation de transition suite à des coups d’Etat.

Il faut que les populations comprennent que les sanctions sont des décisions qui surviennent lorsqu’un pays se retrouve dans des situations de blocage parce que aujourd’hui dans l’opinion, on voit une CEDEAO un peu différente, comme si elle était un anti-acte des États alors que ce sont des États souverains qui l’ont créée avec des mandats et des objectifs très précis.

Flora Sanou

sankaryar uneLe tirage au sort pour le redéploiement des commerçants victimes de l'incendie du marché de Sankare Yaaré se déroule ce 21 février 2023 à la maison des jeunes et de la culture Jean Pierre Guingané. 

Dans un communiqué en date du 15 février 2023, la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou avait annoncé le redéploiement, dans le cadre de la réhabilitation du marché de Sankare Yaaré, des commerçants de la zone sinistrée seront réinstallés dans les marchés de Paspanga, de Baskuy, de Nabi Yaar et de Mankougdgou.

Pour ce faire, un tirage est prévu ce jour 21 février 2023 à la maison des jeunes et de la culture Jean pierre Guingané à Ouagadougou. Mais des difficultés sont notées : il s'agit principalement de l'absence de contrats d'exploitation du marché de Sankare Yaaré et de celle de la Carte  nationale d'identité burkinabè (CNIB).

Selon le président Boukaré Compaoré de la « cellule de crise », chargée de la gestion de ladite crise, ils n'ont pas de problème avec les administrations, notamment la chambre de commerce, la mairie, le ministère du Commerce.

sankaryar 2Il précise que les difficultés résident au niveau des dossiers de participation au tirage au sort.  « C’est en vue d'éviter les incompréhensions, les fraudes que nous, les commerçants victimes de l'incendie, avons tenu à gérer la crise à travers notre initiative cellule de crise. Mais le manque de contrat d'usage du marché de certains commerçants est la difficulté majeure relevée », affirme-t-il.

Il explique que certains commerçants ont perdu leur contrat d'exploitation du marché et que d’autres affirment que leur contrat d'exploitation du marché ont brûlé le jour de l'incendie.

« Je n'ai rien pu récupérer comme marchandises après l'incendie du marché. Mais je tiens à accompagner la relocalisation de mes frères », a précisé le président. Il invite les autres commerçants à la prudence et à la confiance car la « cellule de crise », suit de près le mécanisme de redéploiement.

Selon Abdoul Salam, conseiller à la « cellule de crise », « le choix opéré par les autorités suite aux dégâts causés par l'incendie dans ce marché n'est pas forcément le bon, mais nous n'avons pas d'autre choix que de nous y soumettre. On espère qu'ils tiendront parole en respectant le délai imparti pour la réhabilitation du marché », affirme-t-il.

La « cellule de crise » est une initiative des jeunes commerçants de Sankare Yaaré. Elle a été créée au lendemain de l'incendie du marché le 29 janvier dernier et a pour objectif d’instaurer la transparence et la neutralité dans la gestion de ladite crise. D’après Boukaré Compaoré, la « cellule de crise » sera dissoute lorsque tout sera rentré dans l'ordre.

 Modou Traoré (stagiaire)

coordi uneCe jour 17 février 2023, une équipe de la Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) avec à sa tête le premier responsable de cette organisation, le Dr Yves Kafando, a effectué une série de visites de courtoisie et d’amitié à la Direction générale de la police municipale, l’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) et à l'Etat-major de la gendarmerie nationale (EMGN). Objectif : redynamiser la collaboration de ladite Coordination avec ces structures  dans le cadre de la lutte contre la fraude.

« Nous avons entrepris une tournée qui consiste en des visites de courtoisie et d’amitié à des structures sœurs avec lesquelles nous travaillons afin de renforcer notre collaboration », a déclaré le coordonnateur national de la CNLF, le Dr Yves Kafando, à sa sortie d’audience. Il s’agit pour cette institution, à travers ces visites, de solliciter l’accompagnement  des différentes structures visitées et de leur expliquer les missions qui lui sont assignées. C’était aussi une occasion pour Yves Kafando et ses collaborateurs de préciser à leurs interlocuteurs du jour l'objectif majeur du CNLF, à savoir la lutte contre la fraude fiscale, la fraude douanière, la fraude économique et celle environnementale.

coordo 2« Pour lutter efficacement contre la fraude, nous devons être suffisamment outillés en renseignements. Et nous nous disons que ces structures avec lesquelles nous travaillons, il faut qu’elles nous aident dans ce sens. Les structures telles que la police municipale  nous accompagnent dans certaines actions, car vous savez que pour tracter ceux qui s’adonnent  à la fraude, ce n’est pas facile», a argumenté le coordonnateur national.  

A cet effet, « nous avons recours à la force publique, notamment la police municipale et la gendarmerie qui œuvrent toutes deux dans ce sens. C’est une tournée dans le cadre d’une collaboration et pour solliciter l’accompagnement de ces structures sœurs, afin que nous puissions ensemble mener les missions qui nous sont assignées », a-t-il ajouté.

coordo 3À la question de savoir en quoi la police municipale peut aider la CNLF dans sa mission, étant donné que cette institution elle-même n’est pas un modèle en matière de la lutte contre la corruption, le coordonnateur national de  lutte contre la fraude a répondu que sa structure a besoin de l’intervention de la police municipale dans certaines situations. « Nous sommes parfois confrontés à des situations où il nous faut forcément convoyer des camions et où les transporteurs refusent  d’obtempérer à la procédure administrative.  Dans pareil cas, nous avons besoin de la police municipale parce qu’elle a le dispositif permettant de tracter ce type de véhicules.

À l’entendre, la police municipale a elle aussi besoin de l’appui de la CNLF. « De notre audience il est ressorti que les agents sont souvent limités dans certaines actions. Parfois, ils peuvent ne pas savoir si tels mouvements sont des mouvements de fraude et donc il faut se référer à des structures compétentes comme la CNLF qui a une compétence territoriale », a-t-il affirmé.

Par ailleurs,  Yves Kafando a indiqué que ces visites sont  la preuve que les administrations travaillent en synergie. « C’est ensemble que nous pouvons obtenir des résultats satisfaisants et concourir à une paix durable dans notre pays », a-t-il conclu.

Flora Sanou

market uneLe jeudi 16 février 2023 à Ouagadougou, trois panélistes, dont l'ex-ministre de la Santé Pr Charlemagne Ouédraogo, gynécologue obstétricien, ont donné des communications sur le thème « Quel marketing pour sauver les structures de santé au Burkina Faso ? »

Des cliniques se meurent, j'en connais huit qui sont fermés au Burkina ", s'enflamme un intervenant dans la salle de conférence. Certainement, Cette prise de conscience a conduit les initiateurs de ce panel à exposer le problème à l’espace public.

En effet, Mr Romaric Sawadogo, spécialiste en marketing stratégiques et panéliste de la soirée a fait une communication en faveur d'un « marketing des services ». Selon lui, c'est l'ensemble des éléments notamment, l'offre des produits, la qualité du personnel soignant ou agents , les matériels de santé, la prestation pour ne citer que ceux-là, qui favorisent une bonne clientèle du service de la santé. Il précise alors que sans ces éléments, le service de santé peine à voir un bon marketing. Il exhorte aux agents de santé à innover et à se réadapter aux exigences du moment. « Hier les patients se contentaient de se soigner juste dans les hôpitaux, aujourd'hui ou demain, à fortiori, ces centres de santé doivent répondre aux besoins du patient », indique-t-il.

market 2« La communication en santé est strictement réglementée au Burkina Faso et il faut le savoir, on ne peut pas faire de la communication en santé comme on vend des marchandises ou des produits alimentaires », a prévenu, PR Charlemagne Ouédraogo. Dans sa communication, le gynécologue rappelle les acteurs de la santé les réglementations dans le domaine de la santé , en citant" les codes harmonisés de déontologie et d'exercice CEDEAO 2013 " avec des articles qui vont avec. Selon l'ex ministre burkinabè en charge de la santé, la loi condamne , la publicité , la concurrence ,et la comparaison des professionnels dans le milieu de la santé. En illustrant son propos, il explique qu'il est interdit de dire qu'on a le meilleur scanner de l'Afrique de l'Ouest. Toujours Monsieur Ouédraogo, un site web médical peut exister , mais il doit être très limiter dans sa communication voire se limiter aux informations uniquement du profil du médecin. Tout ceci est établi pour éviter des dégâts dans le milieu de la santé. Tel que, à l'en croire «nous avions mis aux arrêts une personne déguisée en médecin après près de 15 ans de travail à l'hôpital Yalgado Ouédraogo et un autre faux médecin d'une clinique dans le quartier patte d'oie après 7  ans de travail," a-t-il révélé.

Quant à la 3em et dernière panéliste, Dr Nicole Komboïgo, Associée gérante de Clinique Frany et épouse de l'ex chef de l'opposition Eddie Komboïgo, s'est appesanti sur la qualité de la prestation des structures de santé. Selon elle, ces structures doivent être capable de satisfaire les clients à tous les niveaux, du parking jusqu'à la direction . Madame Komboïgo, dans sa contribution au panel reste convaincu que la mise en bon état du patient favorise le   marketing. Avant de laisser entendre « le client n'est plus roi, il est dictateur » a-t-elle insisté.

market 3La conférence a connu la participation du président du Parti politique congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) Eddie Komboïgo, l'ex député de l'Assemblée législative de Transition, Dr Arouna Loure, Dr Abdallah Ouédraogo, des professionnels de santé, des étudiants de  médecine, des opérateurs économiques. Et, une salle pleine de monde a témoigné ce panel.

Le panel a été également interactif, Eddie Komboïgo qui dit être là en tant que Expert-comptable, estime qu'il y a lieu de penser à un nouveau modèle de structure médical dans notre pays. Selon lui, nos sociétés sont aujourd'hui plus dans le système commercial alors, toujours Komboïgo, il est impératif que  nos structures de santé partent dans des bases à se réadapter aux normes du moment." a t'-il signifié.

Dr Arouna Loure, étudiant également dans la promotion de master en marketing des structures de santé, hôte du panel, se dit satisfait de ce que les panélistes ont livré aux acteurs de santé. De plus, " le Burkina Faso est très régi sur la règlementation des structures de santé, il doit voir dans quel contexte élargir cela mais toujours sans rentrer dans les dérives . Je pense qu'on doit relire ces textes pour pouvoir être juste avec les acteurs des structures de santé ", réclame-t-il.

La tenue de ce panel est l'œuvre de la 2e promotion du Master en marketing des structures de santé de l'Ecole Burkina des Affaires en collaboration avec la chambre de commerce de Ouagadougou. Il convient de noter que cette conférence est le 6e du genre à être organisée par des étudiants de ladite école et ses partenaires.

ModouTraoré (stagiaire)

Radarsburkina.net

aadechets uneLe médecin Wendinda Aubin Kaboré s'insurge contre la gestion des ordures par les populations dans les villes. Pour sa part, il fait la collecte puis le tri des déchets, principalement des pneus jetés, qu’il recycle. Une équipe de Radars Infos Burkina est partie à la découverte de son univers ce mercredi 15 février 2023 à Ouagadougou.

Au Burkina Faso, les déchets ne passent pas inaperçus dans les villes. Malgré les efforts des sociétés privées de salubrité et des municipalités, les ordures dans les encablures de certaines localités continuent de s'amonceler. Dans le paysage des villes, l’on  peut constater dans certains endroits des pneus, des boîtes de conserve, des sachets d'eau usés, des bidons. Alors que toutes ces ordures polluent l'environnement et sont nuisibles à la santé humaine.

Face à ce fléau, des initiatives à l'instar de « Wak design » ont fait du recyclage des objets jetés, principalement les pneus, leur cheval de bataille. Médecin de formation, M. Kaboré fabrique des meubles à base de pneus usés, de bidons jetés, de boîtes, de cartons. Ces meubles sont essentiellement des chaises, des bureaux, des tables à café, des tables lumineuses et sonores et bien d'autres.  « Nous ramassons nos matières dans les poubelles pour leur redonner une seconde vie», a-t-il précisé.

aadechets 2Selon lui, les pneus jetés dans les six mètres le dérangent et c'est à partir de cette petite « révolte » qu'il a commencé à réfléchir à l'usage autrement de ces objets jetés. Une réflexion qui s'est soldée par le recyclage pneumatique.

Selon Aubin Kaboré, le continent africain est devenu un dépotoir des autres continents. « Dans nos pays, d'autres mêmes baptisent fièrement leur boutique de vente" France au revoir " », déplore-t-il.

Toujours selon lui, comme nos États ont des difficultés à stopper l'importation des déchets des Occidentaux,  il est de notre devoir de donner une seconde vie à ces ordures importées et de les ramener à un autre prix.  C’est là aussi mon combat pour diminuer les ordures dans nos sociétés.

Des personnes physiques, morales notamment certaines gendarmeries, des ministères sollicitent très souvent ses articles.

aadechets 3Le jeune designer ne compte pas relever le défi de la salubrité seul. Dans cet élan de lutte, il forme et sensibilise les jeunes générations.  « J’ai eu la chance de participer à la formation de Wak design, conduite par son manager Aubin Kaboré. Je me réjouis aujourd'hui de ladite formation car j'arrive à ma façon à contribuer à la gestion des ordures dans la cité», se félicite Samira Kaboré, bénéficiaire de la formation.

Outre sa lutte pour l'environnement, Aubin Kaboré rappelle que pendant la COVID-19, « nous avons fabriqué plusieurs lave-mains que nous avons déposés devant les concessions dans  mon quartier. Il s'en est suivi des commandes passées par des institutions étatiques et autres ». Il ajoute : « C'est après avoir entendu les prix extrêmement élevés des lave-mains à la télévision nationale que j'ai décidé de confectionner des dispositifs de lavage des mains à partir de bidons pour le bonheur de la population. »

A la question de savoir quel genre de ville il  voudrait que le Burkina soit, voici sa réponse : " Je rêve de villes brillantes et sans ordures ". M. Kaboré précise qu'il est médecin de formation et qu'il travaille dans une clinique de la place à Ouagadougou. Il dit que depuis le lycée, aucun de ses camarades ne pouvait jeter un sachet devant lui sans devoir le ramasser et le mettre à la poubelle. Une rigueur à l'époque, selon lui, qui lui a valu le surnom de "monsieur propre".

Le manager Aubin Kaboré, comme il se fait appeler, confie qu'ils ont recyclé plus de mille pneus depuis l’initiative de l’entreprise Wak design en 2019. Ils ont procédé également, à l'en croire, à la formation de plus de 200 jeunes à travers son projet baptisé ‘’déchets pneumatiques’’ ». Il est lauréat de plusieurs prix dont le « 2nd Prize winner » au concours SYNERGY AFRICA 2021.

Modou Traoré (stagiaire)

bnesmoeursL’Association Citoyenne pour la Défense des Droits des Administrés (ACDDA) a au cours d’une conférence de presse, tenue le mercredi 08 février 2023 à Ouagadougou, dénoncé la dépravation des mœurs au Burkina en particulier à Ouagadougou. Ainsi, elle a invité les autorités à avoir un regard sur « les maisons d’habitation transformées en maison de passe ». Ce mercredi 15 février 2023, une équipe de Radarsburkina.net a rencontré le président de ladite association, Séni Congo, pour en savoir davantage sur cette affaire de chambres closes.

Selon Séni Congo, concernant les chambres de passe, il est constaté que dans les différents quartiers de la ville de Ouagadougou et partout au Burkina, les maisons à usage d’habitation sont utilisées par des individus malintentionnés pour en faire des ‘’chambres closes’’ communément appelées ‘’chambres de passe’’.

« Ces personnes trompent la vigilance de tous en disant que ce sont des auberges, pourtant notre constat est tout autre : les conditions ne sont pas réunies pour que ce soit des auberges », a-t-il clamé.

Cette dénonciation n’est pas un fait du hasard ! En effet, le président de l’ACDDA explique que tout est parti d’un cas pratique dont les membres de l’association ont été témoins.

« Dans le quartier Rayongo, quelqu’un a érigé une maison où il a écrit « auberge » alors que ce n’était pas le cas. Nous avons essayé de le raisonner mais il n’a pas voulu écouter », révèle le président de l’ACDDA.

En tant qu’association citoyenne, c’est une pratique qui porte atteinte aux bonnes mœurs et à l’éducation des enfants dans les différents quartiers, a affirmé M. Congo.

Ainsi, dit-il, « nous sommes allés dénoncer l’indélicat à la mairie et le maire a procédé à la fermeture dudit lieu.

bnesmoeurs 2« À ce sujet, le maire nous a confié avoir reçu des appels provenant de certaines hautes autorités l’invitant à déclasser l’endroit pour le mettre dans le lot des maisons à usage commercial afin que le propriétaire puisse continuer son activité commerciale. Mais il dit avoir refusé le déclassement », explique notre interlocuteur.

Mais ce propriétaire de chambres closes a persisté pour continuer son travail et il a été ainsi convoqué à la justice et le jugement a eu lieu au Tribunal de grande instance Ouaga 2. 

Au cours du jugement au tribunal, il est ressorti des explications des voisins que la nuit, les bruits des locataires de cette maison dérangent la quiétude. Aussi, des préservatifs déjà utilisés sont parfois jetés sur la route au vue des enfants. Cela met leur vie en danger car ceux-ci les ramassent pour jouer, ne sachant pas ce que c’est.

Une enquête de la gendarmerie a également confirmé que la maison ne répondait pas aux normes d’une auberge, selon les dires de Séni Congo.

Suite à ce procès, le parquet a condamné le propriétaire à fermer. Ce dernier a fait appel, un deuxième jugement a eu lieu et le verdict est attendu le 17 février 2023.

Convaincue, cette association estime que ce genre de pratiques est fréquent au Burkina. C’est pourquoi elle reste déterminée à les combattre.

« Vous ne pouvez pas utiliser une maison à usage d’habitation pour en faire des chambres de passe, de surcroît là où habitent des gens ! Ce n’est pas possible ! Il y a des endroits destinés à ces pratiques », s’est-il insurgé.

Par ailleurs, l’association dit exhorter les autorités à faire des contrôles dans les prétendues auberges dans les quartiers et vérifier si elles répondent aux normes. Enfin elle invite la population à dénoncer toute pratique contraire aux valeurs de la société.

Flora Sanou

ddcesSa Majesté Naaba Sanem de Zorgho ;

Le Tengsoaba de Zorgho ;

Le Ouidi Naaba de Zorgho ;

Le Kanda Naaba de Zorgho;

Le Mission Naaba à Zorgho ;

La grande famille KABORE à Kandatenga/Zorgho, KABORE Saïdou Bangré à Moaga, KABORE Tibo Prosper à Kandatenga, El Hadj KABORE Amado à Kandatenga, KABORE Yembi Daniel à Kandatenga, KABORE Kouka Charles à Ouagadougou ;

Les familles alliées : SEDEGO, OUOBA, KOUTIEBOU, ZOMBRE, KOUADIO, KABORE, HEMA, OUEDRAOGO, SAWADOGO, NABI ;

Les enfants : Clarisse, Antoinette, Mathilde, Yolande, Ambroise, Aimée, Célestine, Pierre, Julienne ;

Les petits enfants ;

très touchés par les marques de compassion, de solidarité, de soutien et d’amitié manifestés à leur égard pendant la maladie, lors du rappel à Dieu le lundi 23 janvier 2023 à OUAGADOUGOU à l’âge de 85 ans, de l’inhumation le jeudi 26 janvier  à ZORGHO et de la première grande messe le dimanche 29 janvier à ZORGHO de leur de leur frère, père, grand-père, beau-père,

KABORE Yemdaogo Georges, Conseiller Pédagogique à la retraite,

vous renouvellent à tous leurs profondes gratitudes et sincères remerciements.

Ils se gardent de citer des noms de peur d’en oublier.

Que dieu tout puissant dans sa grande bonté vous le rende au centuple, qu’il vous bénisse, qu’il répande sur chacune et chacun de vous ses grâces en abondance et que par la miséricorde de dieu l’âme de notre très cher regretté repose en paix.

Par ailleurs ils vous prient d’avoir une pensée pieuse pour lui et de vous joindre à la famille lors de la célébration des messes suivantes :

PAROISSE/EGLISE

DATE

HEURE

Paroisse  de ZORGHO

DU 08 Février au 09 mars 2023

5h 45mn

Paroisse de SAABA

Les dimanches 12, 19, 26 février et les dimanches 05, 12 mars 2023

18h 30 mn

Paroisse de DASSASGHO

Les samedis  04, 11, 18 et les dimanches 12, 19 février 2023

18h 30

Samedi 04 mars 2023

5h 45mn

Dimanche 05, 12 mars 2023

9h

Paroisse de KOSSODO

Les samedi 11 et 18 février 2023

18h 30 mn

Eglise de NAGRIN

Les dimanches 12, 19, 26 février et les dimanches 05, 12 et 19 mars 2023

7h

     « Je te dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis »     Luc 23, 43

UNION DE PRIERES.

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