Prix découverte RFI 2022 : Greg le Burkimbila compte sur le vote des Burkinabè pour remporter le prix
Après l’artiste musicien Smarty et l’artiste humoriste Moussa petit sergent, le Burkina Faso est en passe d’être honoré pour une 3e fois au Prix découverte RFI avec la nomination de l’artiste musicien Greg le Burkimbila à l’édition 2022. Tout ce qu’attend l’artiste de ses compatriotes, c’est qu’ils votent massivement pour lui en allant sur sa page officielle Facebook. Comment l’artiste est-il arrivé là ? Quels sont ses projets et la procédure de vote ? Voilà autant de points abordés dans cette interview que le nominé a bien voulu accorder à Radars Info Burkina. Lisez.
Radars Info Burkina : Combien d’albums et de prix Greg Burkimbila a-t-il aujourd’hui à son actif ?
Greg le Burkimbila : Greg a quatre albums à son actif : Laafi la Boum faan, Ya paalé, Bayiri et dernièrement Halaalé, sorti en 2021. Comme prix, Greg a reçu le prix du Kundé de l’espoir et de la révélation en 2013 ; le PORO Awards du meilleur espoir masculin Afrique en Côte d’Ivoire. Greg a aussi une décoration à son actif : il est chevalier de l’ordre du mérite avec agrafe culture. Ce sont les prix majeurs que je vous ai cités, sinon il y en a d’autres.
Radars Info Burkina : Aujourd’hui nominé au prix découverte RFI avec Halaalé, quels sont vos sentiments ?
Greg le Burkimbila : Je suis finaliste pour le moment, il faut le préciser. Nous sommes dix en compétition pour la première place et je suis très content. Que sur 2100 candidats je me retrouve finaliste, c’est déjà une victoire et la victoire sera encore plus grande si je décroche la première place. Pour cela, je compte sur la bénédiction des parents et le soutien de toute la population burkinabè.
Radars Info Burkina : Comment les choses se sont-elles passées depuis les inscriptions jusqu’à cette étape ?
Greg le Burkimbila : Mon manager m’a appelé et m’a dit : « Greg tu sais, il y a le Prix découverte RFI qui vient de m’envoyer un e-mail pour dire que tu es retenu pour la finale de la compétition ». Je ne m’y attendais pas parce qu’il ne m’a pas prévenu avant de postuler, mais il savait que j’allais être content d’une telle nouvelle. J’espère que tout se passera bien.
Radars Info Burkina : Est-ce que vous pouvez nous parler un peu du soutien dont vous bénéficiez de vos collègues artistes, du ministère de la Culture et des Burkinabè en général ?
Greg le Burkimbila : Concernant ce prix, il faut dire que pour décrocher la première place il y a un critère de vote et peut-être aussi d’autres critères. Mais le comité d’organisation nous a dit de mobiliser les gens pour qu’ils votent. Alors je ne pense pas qu’on puisse faire grand-chose à notre niveau si ce n’est mobiliser les gens à voter. Et honnêtement les votes se font, et quand je prends mon téléphone je rentre sur ma page Facebook, c’est « votez Greg ; j’ai fait ma part à vous aussi de faire le vôtre, etc. » Je pense que les votes se font, il y a vraiment du soutien qui vient de toutes parts et je suis content de savoir que je ne suis pas seul, que le Burkimbila est soutenu. J’espère que tous ensemble, on va obtenir la victoire et la célébrer.
Radars Info Burkina : De façon spécifique, qu’est-ce que vous attendez des Burkinabè ?
Greg le Burkimbila : Beaucoup de votes. Ceux qui ne l’ont pas encore fait peuvent encore le faire. Donc si tu ne l’as pas encore fait, je t’exhorte à le faire pour que je puisse revenir ici avec la première place. Pour le faire, ce n’est pas compliqué : il faut tout simplement aller sur ma page, cliquer sur l’un de mes derniers postes, il y aura un lien en bleu ; cliquez sur le lien qui va vous rediriger vers une page où il y a les candidats qui sont alignés. Je suis le 3e candidat du haut vers le bas. Cliquez sur « choisir » et ça vous fait passer sur une autre page où vous devez introduire vos nom, prénom et votre mail. Il y a ensuite une 3e case sur laquelle il est écrit « cochez les CGQ ». Une fois que vous cochez sur la case, il y a un test robot. Pour ce test robot, il y aura une image à sélectionner dans de petites cases pour valider le test. Après ce test, vous votez et un petit message vient vous confirmer que le vote a été fait.
Radars Info Burkina : Quel est le délai pour voter et combien de fois une même personne peut voter ?
Greg le Burkimbila : Les Burkinabè ont jusqu’au 16 novembre à minuit pour les votes, et toute personne ne peut voter qu’une fois. Donc vous votez une seule fois et vous croisez les doigts pour que votre Burkimbila remporte le prix. Mais vous pouvez aussi inviter d’autres personnes à voter.
Radars Info Burkina : Quels sont les projets futurs de Greg le Burkimbila ?
Greg le Burkimbila : C’est vrai qu’il y a le Prix découverte RFI qui est là, mais on n’oublie pas que l’album aussi est là et comporte 18 titres, donc la promo continue et bientôt vous allez avoir un beau clip de bonne facture. Nous avons annoncé aussi sur les réseaux sociaux qu’en 2023 nous ferions un concert géant pour tous nos fans qui ont toujours été là pour le Burkimbila.
Etienne Lankoandé et Nafisiatou Vébama

Le 3 novembre 2022 à Ouagadougou, le Comité international mémorial Thomas-Sankara a tenu un panel dénommé « A la découverte de la Révolution démocratique et populaire (RDP). Objectif : faire une revue des programmes de développement mis en place par le président Thomas Sankara sous la révolution en vue d’inciter la jeunesse burkinabè à s’en servir pour participer au développement endogène du pays. C’était sous le thème « Le discours d’orientation politique du CNR et les fondements d’un développement endogène : économie, paysannerie, administration et organisation du territoire ». Deux panélistes ont exposé sur ce thème principal avec des sous-thèmes.
L’administrateur civil a en outre rappelé certains acquis de l’administration sous la révolution. « L’administration a servi à bâtir le socle d’un Etat nouveau dans lequel l’administration ne met pas l’administré à son service mais se met résolument au service de ce dernier, c’est-à-dire de chaque communauté et de l’ensemble des communautés », a-t-il fait savoir. Ainsi, cette « démarche à la fois philosophique, conceptuelle et technico-administrative très particulière aurait dû continuer » pour un bon fonctionnement de l’administration, a-t-il affirmé.
Dans son exposé, il a présenté l’état de la paysannerie au Burkina Faso avant la révolution. En effet, selon l’écrivain, la paysannerie était confrontée à des contraintes économiques, politiques, sociales, climatiques, de domination et de soumission ainsi que de spoliation par des forces sociales exploiteuses aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur.
Les instruits de l’ancienne génération ont exercé tout dans leur domaine professionnel. C’est le cas du professeur titulaire en sciences de l’information à la retraite Serge Théophile Balima. De journaliste à la télévision nationale, où il a fait des reportages même pendant la guerre Burkina-Mali, il devint ministre de l’Information avant de passer à la recherche pour devenir Pr titulaire. Dans le monde du journalisme, ce sont des milliers de professionnels qui sont passés à son école. Septuagénaire aujourd’hui, l’homme semble avoir toujours la fougue de servir le milieu de la presse burkinabè. Portrait
La Fondation des Médias pour l’Afrique de l’Ouest (MFWA) a organisé la 6e édition de la conférence et la cérémonie de remise de prix d’excellence intitulée « Excellence Conférence and Awards (WAMECA) » du 20 au 22 octobre 2022 à Accra, au Ghana. A cette grand-messe, placée sous le thème « L’autonomisation des médias et des femmes en Afrique », plusieurs journalistes ont été récompensés, dont Ignace Ismaël Nabolé dans la catégorie entrepreneuriat féminin. Radars Info Burkina s’est entretenu avec le lauréat.
Cependant, l’heureux gagnant estime que ce prix est aussi pour lui une invite à redoubler d’effort pour hisser le drapeau burkinabè plus haut. « C'est aussi un appel pour moi à travailler plus, à fournir plus d'efforts afin que ma plume porte plus et que le nom du Burkina Faso résonne encore dans plusieurs autres cérémonies de récompenses à travers le monde », a reconnu le lauréat. Derrière ce prix se cache un travail acharné. Ignace Ismaël Nabolé n’a pas hésité à expliquer sa procédure pour parvenir au résultat final. « C'est un sujet que j'avais identifié depuis 2020 en remarquant des femmes en circulation très tôt les matins chargées de sacs et qui rejoignaient notamment le marché de Baskuy, lorsque je faisais mon sport matinal », souligne M. Nabolé, concernant l’identification de son sujet.
« Forces armées nationales et populations : synergie pour la reconquête de l’intégrité du territoire national» : c’est sous ce thème que s’est tenue la cérémonie commémorative du 62e anniversaire des Forces armées nationales (FAN) ce 1er novembre 2022 à Ouagadougou. Un événement présidé par le colonel major Kassoum Coulibaly, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, représentant le chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré.
Par ailleurs, Kassoum Coulibaly n’a pas manqué de rappeler aux FAN qu’elles doivent travailler à renforcer l’esprit de cohésion, sans lequel il leur serait impossible d’entraîner les populations dans une bonne synergie à leurs côtés. Il a tenu à rappeler que cette guerre ne dépasse pas les FAN et qu’elles doivent travailler au renforcement de l’esprit de cohésion.
À cette cérémonie, le mérite de 46 éléments de nos Forces de défense et de sécurité, dont une femme, a été reconnu. Ainsi, 5 éléments des FAN ont reçu la médaille d’honneur militaire, 21 la médaille militaire et 7 la médaille de la croix du combattant. On compte aussi 6 sapeurs-pompiers médaillés d’honneur et 7 récipiendaires de médailles commémoratives avec agrafe Mali.
Chaque 1er novembre, les chrétiens catholiques célèbrent la vie des saints dans l’Eglise à travers des célébrations eucharistiques. Une dévotion particulière soumise aux fidèles, dira le Père Wenkuni Emmanuel Kientéga, religieux camillien et formateur au Juvénat Saint-Camille garçons, qui s’est confié au micro de Radars Info Burkina à l’issue de la célébration. Selon ce dernier, seul Dieu est saint et les hommes reflètent la lumière de Dieu. Interview
Le lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana ne sera pas mis en liberté provisoire. C’est en tout cas la décision rendue par la chambre criminelle de la Cour de cassation, la plus haute juridiction dans l’ordre juridique burkinabè, ce jeudi 27 octobre 2022 à Ouagadougou.
La faîtière régionale des organisations professionnelles de l'économie informelle du Centre qu’est le CREI-C a tenu une conférence de presse ce mercredi 26 octobre pour rejeter la nomination de Donatien Nagalo à la tête du ministère du Commerce. Pour Harouna Kaboré et ses camarades, ce n’est pas une personne à la probité morale irréprochable qui a été promue à la tête de ce département ministériel. Ils exhortent donc le président du Faso à vite « corriger cette erreur de casting ».
Après le coup d’Etat du 30 septembre 2022, le capitaine Ibrahim Traoré a été désigné président de la transition à l’unanimité le vendredi 14 octobre dernier par les forces vives lors des assises nationales. Il a prêté serment ce vendredi 21 octobre 2022. Radars Info Burkina a recueilli les avis de quelques citoyens sur la question. Pour la plupart de ceux que nous avons interrogés, cette investiture n’avait pas lieu d’être.
« Les spécialistes en droit sont unanimes que c'est un forcing que les militaires font aux grands juges du Conseil constitutionnel. Vu le contexte, l'officier Traoré aurait dû faire l'économie de ce cinéma », a soutenu Ibrahima Traoré.
A son avis, cette prestation de serment de présidents issus de coups d’Etat est une manière de légaliser les coups d'État et c'est exactement pour ça qu'un coup d'Etat en appelle un autre. La loi fondamentale n'a de force que lorsqu'elle est loin des kalachnikovs. Ainsi, selon lui, l'armée burkinabè a besoin d'aller à l'école de l'armée sénégalaise. Car, dit-il, « on ne peut pas continuer à tolérer que la présidence continue à être le terrain de compétition du soldat le mieux entraîné ou le mieux équipé. Le véritable problème du Burkina Faso, c'est son armée qui pense que le pouvoir ne doit rester que dans les mains de ceux qui ont les armes parce que depuis les indépendances, elle ne cesse de traumatiser la Constitution, même si le politique civil aussi a failli », a longuement expliqué notre interlocuteur.










