jeudi 5 février 2026

mtrkyélemLes assises nationales sont annoncées pour les 14 et 15 octobre prochains. Nombreux sont les Burkinabè qui souhaitent que le capitaine Ibrahim Traoré sursoie à la tenue desdites assises et qu’il conduise lui-même la transition. Maître Apollinaire Kyélem de Tambèla est de ceux-là. L’avocat fait du reste des suggestions pour la bonne marche de la transition.

D’abord, Me Apollinaire Kyélem dit ne pas voir l’utilité de la tenue de ces assises nationales parce que c’est un peu précipité et il pense que les autorités actuelles en sont conscientes. « Nous sommes déjà à quelques heures de ces assises. Qui seront ceux qui vont y participer ? » s’interroge Me Kyélem. Il fallait du temps pour savoir quels sont les corps représentatifs de la société afin de les inviter, sinon on se retrouvera à refaire la même chose que sous le président Damiba aux assises passées. Ce sont les mêmes têtes qui risquent de revenir et même si ce n’est pas le cas, ce sont les mêmes organisations qui vont faire venir leurs représentants. Or, telles que les choses se passent, les vraies couches de la société ne sont pas représentées, fait remarquer notre interlocuteur.

Pour lui, au moins 80% des Burkinabè sont des paysans (éleveurs, agriculteurs) qui ne savent pas ce qui se passe aux assises, pourtant ce sont eux qui constituent les forces vives de la nation. « Est-ce qu’ils auront leur mot à dire dans les assises nationales ? Est-ce qu’on pourra intervenir dans les langues nationales pour que ceux-ci puissent s’exprimer ? Est-ce qu’il y aura un système de traduction à travers les principales langues parlées au Burkina pour que les représentants du monde paysans puissent venir exprimer leurs préoccupations dans leurs langues pour se faire comprendre ? » demande-t-il.

C’est là le vrai problème, selon l’avocat, car on risque de reproduire les mêmes erreurs : les mêmes qui sont là, les intrigants, les opportunistes sont là chaque fois à l’affût, quel que soit le régime, pour avoir des places ; les mêmes laissés-pour-compte seront laissés pour compte. « Si cela arrivait on n’aboutirait pas à un changement car si ce sont les mêmes qui prennent part aux assises, ils prétendront exprimer les aspirations du peuple alors qu’ils ne défendent que leurs propres intérêts.

« Sous le président Damiba, ceux qui étaient à l’Assemblée législative de Transition et au Conseil d’orientation et de suivi de la transition, ce sont les mêmes activistes, parfois des désœuvrés qui ne vivent que de ça, qui sont accrochés à chaque changement de régime pour essayer de trouver leur place au soleil. Ce sont des préoccupations égoïstes. Ma crainte est que cela risque de nous conduire au même résultat », a-t-il indiqué.

L’homme en robe noir dit être de ceux-là qui pensent que le capitaine Traoré doit rester à la tête de l’Etat pour conduire la transition. « De mon point de vue, ces assises n’étaient pas importantes. Je trouve que c’est du temps et de l’argent perdus. Je pense que le capitaine Traoré aurait dû s’en passer et gouverner par ordonnances », a-t-il martelé. Et d’ajouter qu’il faut une personne de vision pour diriger le Burkina. « A mon avis, ce qu’il nous faut actuellement, c’est un despote éclairé, c’est-à-dire quelqu’un qui a une vision pour le pays, qui n’a pas d’ambition personnelle en tant que telle, qui n’est pas orgueilleux, qui est assez humble mais qui sait ce qu’il veut pour le pays avec tout le leadership nécessaire comme ce fut le cas de l’ancien président Thomas Sankara », a-t-il indiqué

« Il faut une révolution dans ce pays pour que chacun y trouve son compte, pour que chacun se sente intéressé par la marche du pays. Pour y arriver, il faut supprimer le cadre actuel de la société où il y a des super Burkinabè et des Burkinabè moins que rien car même si on n’est pas un pays riche, on produit suffisamment pour avancer mieux si la répartition est bien faite. Il faut une révolution pour extirper toutes ces sangsues, ces inconscients qui se fichent de la misère du peuple. Il faut plafonner la rémunération dans les sociétés d’Etat à 500 000 FCFA ou 1 000 000 FCFA maximum. Celui qui estime que cela ne lui convient pas, qu’il s’en aille. J’encourage le capitaine Ibrahim Traoré à se pencher sur cet aspect parce que c’est ce qui va créer la citoyenneté et qui fera que nous aurons une nation », a suggéré Me Kyélem, connu pour ne pas avoir sa langue dans sa poche.

Selon lui, il nous faut refonder notre société en élaborant une Constitution conforme à nos réalités car pour lui, nos sociétés appliquent des Constitutions issues de l’histoire des peuples occidentaux. Ainsi, il faut que ceux qui se disent constitutionnalistes quittent la paresse intellectuelle car pour Me Apollinaire Kyélem, ils sont constitutionnalistes pour des Constitutions étrangères à notre société, ils ne sont que des répétiteurs.

Flora Sanou

coupetcultureTout comme beaucoup d’autres domaines, celui de la culture subit de plein fouet les conséquences de l’insécurité que vit le pays. Le coup d’Etat de ces derniers jours est venu modifier le calendrier culturel alors que certaines activités avaient été programmées. Pour certains artistes, plusieurs activités au programme au cours du week-end du 30 septembre au 2 octobre 2022 ont été automatiquement reportées. Bien qu’ayant subi les conséquences de ce putsch, ces artistes espèrent de meilleurs lendemains avec ces nouvelles autorités.

La « marche blanche » en faveur de la paix programmée pour le 1er octobre 2022 par l’association burkinabè des femmes artistes musiciennes a été annulée suite aux événements des 30 septembre, 1er et 2 octobre 2022. Pour Maï Lengani, présidente de ladite association, le report de cette activité à laquelle étaient attendues plus de 4 000 femmes vêtues de blanc a occasionné des  pertes financières, vu que tout était organisé sur fonds propres par  l’association.

Selon Donsharp de Batoro,  le secteur culturel subit un coup dur en raison du coup d’Etat car tout est remis à plat. « La culture est rythmée par la stabilité intérieure et quand ceux qui sont censés l’écouter sont dans l’agitation,  il n’y a point d’oreille à une quelconque écoute musicale. Les regards sont tournés vers autre chose que la culture. Comme on le dit, la culture vit du regard qu’on lui porte », affirme le parolier qui ajoute : «  Le triste constat est que la culture sort perdante même si c’est pour un temps. Les acteurs culturels sont obligés de prendre leur mal en patience avec certains concerts annulés, d’autres reportés et des partenaires qui se méfient. Résultat : c’est la précarité dans le secteur culturel. »

Le milieu culturel souffre depuis de l’insécurité du pays

« Le 1eroctobre, on avait un concert au CENASA avec Sana Bob et d’autres artistes dans le cadre du vivre-ensemble et de la paix au Burkina Faso. Malheureusement l’activité a été reportée et bien d’autres évènements ont été annulés. Si ce coup de force doit contribuer à apporter un changement, je pense qu’il est le bienvenu ; on ne peut pas faire d’omelette sans casser des œufs. Si on se bat pour un changement radical, forcément il y a des sacrifices à faire. Nous souhaitons que ce combat du peuple débouche sur quelque chose de positif », indique H -Massé, Massé Hassan à l’état civil.

Pour R-Paall, de son vrai nom Rawal Sawadogo, cette fâcheuse situation de morosité des activités culturelles ne remonte pas seulement au récent coup d’Etat. C’est depuis le début des attaques terroristes que les artistes subissent les conséquences de ce phénomène. «  Le coup d’Etat n’est qu’une de ces conséquences parmi tant d’autres. Tu fais un programme, il faut prier Dieu pour qu’on ne décrète pas un deuil national. Et actuellement la nouvelle mesure qui impose qu’on arrête les évènements à minuit ou 2h du matin joue sur les artistes. Habituellement, les évènements culturels vont jusqu’à 2h ou 4h du matin. S’il faut précipiter les choses et finir à minuit, c’est un manque à gagner pour les artistes », dit-il.

Selon l’artiste R-Paall,  les deux coups d’Etat ont mis en retard le pays. Il espère que le récent putsch va susciter le changement tant souhaité par la jeune génération.

Nafisiatou Vébama

institutfrancAprès avoir subi le saccage de manifestants le 1er octobre 2022, l’institut français de Ouaga, celui de Bobo et l’ambassade de France ont mis la clé sous le paillasson. Cette fermeture a sans conteste des répercussions sur plusieurs secteurs de la vie économique du pays, dont le monde culturel. Certains artistes ont confié à Radars Info Burkina que la fermeture de l’institut est certes un manque à gagner, mais n’est pas supérieure à la volonté du peuple burkinabè qui aspire à un changement radical.

L’artiste chanteur Don Sharp de Batoro explique que l’institut français est un cadre d’expression artistique au-delà de la politique. Et pour les artistes burkinabè qui avaient leur programmation à cet institut, c’est un coup dur parce que ces spectacles seront supprimés. « Il y a alors un manque à ce niveau », a-t-il soutenu. L’artiste chanteur Ahmed Awobé partage le même point de vue. Selon lui, plusieurs artistes burkinabè se produisent à l’institut français. Ce qui fait que sa fermeture va beaucoup jouer sur ces derniers. Pour lui, les artistes ont du mal à trouver des plateaux, des cadres d’expression au regard du contexte national et du faible financement des infrastructures culturelles.

Qu’est-ce que cet institut offrait aux acteurs culturels burkinabè ? « C’est juste le cadre d’expression », répond Don Sharp de Batoro. « Et c’est un cadre qui permet aussi aux artistes d’avoir des relations extérieures et donc des opportunités en dehors du Burkina », a-t-il poursuivi. Mais, précise-t-il, « ce n’est pas l’unique cadre, bien évidemment ». Sur le sentiment qu’il éprouve face à la fermeture de cet institut, Ahmed Awobé déclare : « Si le centre est fermé, bien évidemment on n’est pas content de cela mais c’est une réaction du peuple que personne ne peut maîtriser. Depuis longtemps c’est le système de la France qui fait que les gens sont de plus en plus hostiles à ce pays. Ce n’est pas envers les Français et, Dieu merci, les gens ont toujours su faire cette différence ». Si Awobé Ahmed s’indigne de cette fermeture, ce n’est point parce qu’il estime que l’institut français est le seul ou le cadre par excellence d’expression pour les artistes burkinabè. « Il y a le CENASA, l’institut burkinabè, qui accueillait pas mal d’artistes burkinabè et plein d’autres salles dans la ville de Ouagadougou et à travers le pays. Mais c’est toujours un cadre de moins », s’explique-t-il. 

Comme lui, R-Paall, à l’état civil Sawadogo Rawal, n’est pas content de la situation. « On n’est pas content qu’on aille brûler quoi que ce soit mais il faut aussi comprendre les frustrations du peuple. Depuis combien de temps il vit dans des problèmes comme la pauvreté, la famine et maintenant l’insécurité, alors que la France est omniprésente dans sa vie ?» s’interroge-t-il. H-Massé abonde dans le même sens. « Quand on dit qu’un pays est souverain et c’est l’ancien colon qui a toujours sa main dans tous les aspects de votre politique, ça révolte. Donc si les gens s’en sont pris à l’ambassade ou à l’institut français, c’est la France même qu’ils visent. C’est parce qu’ils ne peuvent pas avoir la France elle-même », affirme-t-il. Pour H-Massé, la situation est déplorable mais est un appel aux Africains à s’assumer. « Si la France, qui est à des milliers de kilomètres, a son institut ici et que le Burkina lui-même n’a pas d’institut, cela nous interpelle en tant que pays souverain. Sinon, ce n’est pas bien de brûler, mais ça doit servir à quelque chose dans notre combat actuel », a-t-il déclaré.

Etienne Lankoandé

capitainetraoreLe mercredi 5 octobre 2022, le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) a adopté un acte fondamental qui a été lu à la télévision nationale burkinabè. L'on retient de cet acte, entre autres, que le capitaine Ibrahim Traoré est désormais le chef de l’État, chef suprême des forces armées nationales, et que la Constitution,  suspendue le 30 septembre 2022, est rétablie. Au lendemain de l’adoption de ce texte, Radars Info Burkina a approché quelques citoyens pour avoir leur point de vue.

Pour Issa Ouédraogo, ancien directeur régional du centre national des œuvres universitaires, l’acte fondamental du MPSR est un signal de bonne gestion. « En tout cas le début me semble bon, mais cela n’engage que moi. Vivement que les bonnes décisions continuent d’être prises car c’est de la vie de la Nation qu’il est question », a-t-il déclaré. Cet acte fondamental présente un nombre plus réduit de membres du MPSR et cela est un signe d’efficience, à en croire Issa Ouédraogo.

« Sans vouloir verser dans une euphorie prématurément béate, on peut dire sans grand risque de se tromper que la recherche de l'efficience a dicté cette composition », a-t-il clamé. Ainsi, l’on peut espérer la fin des assemblées budgétivores mais crisogènes, a-t-il soutenu.

Selon le journaliste A. Bazié, le capitaine Ibrahim Traoré est désormais pleinement le chef de l’État burkinabè, même s’il dit que c’est en attendant les assises. « En quelque sorte, il a dribblé tout le monde parce qu’on s’attendait à ce que les assises se tiennent et procéder au choix du chef de l’État. Mais à notre grande surprise, il s’est autoproclamé  chef de l’État », a-t-il soutenu. « Même s’il y aura assise c’est lui qui sera le président parce que quand on remarque, il dirigera le pays par voie d’ordonnance c’est-à-dire qu’il n’y a pas de loi de la Constitution qui peut entraver ses décisions. Il n’y a pas de loi à respecter », a-t-il ajouté.

Et pour terminer, Sieur Bazié estime que même s’il aura des assises ce serait du folklore, juste pour habiller sinon personne ne va le remplacer jusqu’à la fin de la transition.

Flora Sanou

ambaloIl s’est creusé un écart de compréhension entre la CEDEAO et les populations de ses pays membres. La posture qu’adopte cette institution sous-régionale à chaque évènement politique majeur d’un de ses pays membres est incomprise par les populations, qui se montrent de plus en plus hostiles à elle. Du Burkina Faso au Mali en passant par la Guinée, c’est l’ensemble des citoyens de l’espace communautaire qui s’indignent des décisions de ladite communauté. En tout cas le moins qu'on puisse dire, c'est que beaucoup d’interrogations requièrent des réponses. 

Le ressenti des populations des pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) face à l’attitude des responsables de cette institution est visiblement amer. Des populations qui voient leur misère s’accroître dans une totale indifférence de l’institution sous-régionale qui commence à fulminer lorsqu’un chef d’Etat, vomi par son peuple, se trouve en difficulté. Quel genre d’institution est cette CEDEAO qui refuse de condamner les entorses faites à la justice d’un pays ? Est-on tenté de se demander face à ce qu’il a été de voir en Côte d’Ivoire et en Guinée en 2020 (à l’occasion des élections présidentielles) et récemment au Mali avec le cas des 46 mercenaires ivoiriens.

Lorsqu’Ibrahim Boubacar Keita a été victime d’un coup d’Etat applaudi par l’immense majorité des Maliens, qui étaient dans les rues pour réclamer sa démission, la CEDEAO a brandi la carte de la menace contre le Mali. Elle aurait rengainé son arme lorsqu’un compromis, qui lui était plus favorable qu’au peuple malien, a été trouvé. A situations semblables, les mêmes phénomènes s’observent. C’est ainsi que Ba N’Daw va être à son tour victime d’un coup d’Etat. Cette fois-ci, la CEDEAO va durcir le ton et aller jusqu’à mettre à exécution sa menace, au mépris des souffrances du peuple malien, parce que la situation semblait échapper à son contrôle. Plusieurs individus vont s’indigner de la cruauté des décisions adoptées par cette institution. Beaucoup ont accusé la CEDEAO de vouloir mettre le peuple malien dans la misère afin de le pousser à s’en prendre au pouvoir en place et pouvoir revenir en « pompier pyromane », comme le qualifie l’artiste ivoirien Alpha Blondy.

Le scénario malien n’allait pas tarder à s’inviter au Burkina Faso avec le coup d’Etat perpétré contre Roch Marc Christian Kaboré en janvier 2022. Contre toute attente, le tombeur de ce dernier allait avoir la bénédiction de la CEDEAO qui se met tout de suite à sa disposition pour l’accompagner. Parmi les préoccupations posées par l’institution, le retour à un ordre constitutionnel normal passe au-dessus de l’amélioration de la situation sécuritaire ou autre situation, aussi vitale soit-elle. Pour s’en convaincre, il suffit de lire le communiqué de l’institution sous-régionale aux premières heures du coup d’Etat lancé contre Damiba. En effet, dans ledit communiqué (du 30 septembre 2022), la CEDEAO, tout en jugeant inopportun le coup d’Etat, a déclaré qu’il intervient à un moment où des progrès ont été réalisés, en brandissant le chronogramme de la transition, au mépris de la dégradation accrue de la situation sécuritaire sous le régime de Damiba. Les entorses faites à la justice burkinabè en ramenant l’ex-président du Faso, Blaise Compaoré, n’ont pas été une préoccupation majeure pour l’institution, qui semble avoir fermé les yeux face aux cris de détresse des peuples et face aux lanceurs d’alertes.

Face à de telles situations, comment convaincre de la bonne fois de cette institution, qualifiée par certains d’institution satellite ou de défense des intérêts des chefs d’Etat. Face à ce qui se joue au sein des pays de la sous-région, la CEDEAO se construit peu à peu et, dans cette construction, la nécessité de revoir certaines copies, sinon la majorité, s’impose. Il est indéniable qu’elle comporte d’énormes avantages pour la sous-région, mais la mission se veut holistique, ce qui s’accompagne de garde-fous.

Etienne Lankoandé

mvementLe mouvement Hamasciach in You, qui signifie « l’amour du prochain en toi », estime qu’il faut que toutes les couches sociales (coutumiers et religieux) fassent un sacrifice pour apaiser les aïeux. C’est de cette façon que les autorités, selon lui, parviendront à reconquérir les localités occupées par les terroristes. Toujours selon ledit mouvement, il faut travailler à réconcilier le peuple burkinabè par la mise sur pied d’une commission « vérité-réconciliation » ou passer par une justice traditionnelle pour instaurer un climat paisible.

Selon Maître Ollo Larousse Hien, président du mouvement Hamasciach in You, depuis la création de cette structure, elle fait du volet spirituel un élément non négligeable dans la recherche de solutions pour le pays. Il affirme que le serviteur Nabi, du nom de Melchizedek Maranatha Mashia'h, avait toujours prédit les évènements qui se sont produits sous les différents régimes du pays et l’accomplissement était palpable. Pour ledit mouvement, face à cette situation que vit le peuple burkinabè, il faut que toutes les religions fassent des sacrifices pour apaiser le cœur des aïeux. Autrement, il sera difficile de sortir vainqueur de la lutte contre le terrorisme et consolider la paix au Burkina.

Pour le mouvement, les prières qui avaient été décrétées sous Roch Kaboré et Damiba sont insuffisantes, sinon les coups d’Etat n’auraient pas eu lieu et les attaques n’auraient pas continué. « Il y a eu 2 coups d'État en 8 mois ; les attaques continuent. La dernière en date, l'attaque de Gaskindé, prouve que la prière ne suffit pas ; il faut sacrifier des animaux, de préférence des bœufs, pour apaiser les aïeux », affirme maître Ollo Larousse Hien, président du mouvement Hamasciach in You.

Le président qu’il faut au Burkina Faso

D’après le mouvement, cette prise du pouvoir par de jeunes officiers montre que la jeunesse du Burkina Faso sait se battre pour l’intérêt de sa nation. « C'est un jeune capitaine de 34 ans qui a pris ses responsabilités et qui a été soutenu par la jeunesse burkinabè. Cela montre qu’elle est mature et sait ce qu'elle veut », précise Oumar Aziz Sanou.

C'est aussi un message adressé à l'ancienne classe politique, « qui doit l’accompagner pour réussir et consolider la paix au Burkina Faso ».

Le mouvement Hamasciach in You pense que le président idéal pour conduire la transition doit être un patriote. Il doit avoir le sens de l'intérêt général et du bien commun. Il doit se tenir loin des « groupes ou groupuscules ayant des intérêts égoïstes ». Ce futur président de la transition devrait, se convainc le mouvement, accorder une place importante à la culture africaine.

Nafisiatou Vébama

delibere uneLe délibéré du procès Kamao a été rendu ce mardi 4 octobre à la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga I. Poursuivi pour « outrage à un  dépositaire de l’autorité publique », il a été reconnu coupable et condamné à 6 mois de prison ainsi qu’à une amende de 300 000 FCFA, le tout avec sursis.

Les juges ont rejeté toutes les requêtes formulées par les conseils d’Ollo Mathias Kambou, alias KAMAO, et l’ont reconnu coupable. Ainsi, il a été condamné à 6 mois de prison ainsi qu’à une amende de 300 000 FCFA, le tout assorti de sursis. Me Guy Hervé Kam, l’un des avocats de KAMAO, a dit son mécontentement du verdict prononcé. Il a remis en cause la procédure de justice, qu’il a qualifiée d’injuste, tout en rappelant le rôle du juge.

« Le premier rôle du juge dans un Etat, c’est de protéger les droits de l’homme, et la procédure a été établie pour la protection des droits de l’homme. Dans le cas de Kambou, la procédure a été royalement violée par la police judiciaire. Quand on vient devant le juge et qu’il donne corps et vie à une procédure viciée, je pense qu’aucun Burkinabè ne doit se sentir  en sécurité quand les juges ne font pas de leur office l’occasion de sanctionner les mauvaises procédures. KAMAO a été séquestré, il a été placé en situation de détention arbitraire. Il a été interrogé dans ces conditions. C’est inadmissible que les juges refusent d’annuler cette procédure », a-t-il affirmé.

delibere2Pour ce faire, tout le conseil, de concert avec l’accusé, ira devant les juridictions internationales s’il le faut car n’ayant pas l’intention de s’en tenir à la décision des juges, a informé Guy Hervé Kam. « Nous sommes sûr que dans cette affaire, nous n’en resterons pas là. S’il faut aller devant les juridictions internationales, nous le ferons certainement », a-t-il signifié.

« Je crains tout simplement que cette décision n’ait pas été rendue à cause des préjugés selon lesquels si on le libère, si on ne le condamne pas, les gens penseront que c’est parce que le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba n’est plus au pouvoir. J’espère que ce n’est pas le cas. J’espère  que la décision a été rendue en toute âme et conscience et qu’avec ou sans le Lt-col Damiba , les juges auraient rendu la même décision. Mais je ne peux pas sonder les cœurs des juges pour savoir ce qui les a conduits à rendre cette décision. Je constate tout simplement qu’en la rendant, ils sont totalement passés à côté de leur rôle », telle a été la réponse de Me Guy Hervé Kam lorsque des journalistes lui ont demandé s’il s’attendait à un verdict autre que celui qui a été rendu avec le départ de l’ex-président Damiba du pouvoir.

Pour le responsable à l’organisation et à la coordination du mouvement le Balai citoyen, Zinaba Rasmane,  les militants de cette organisation de la société civile respectent cette décision de justice, certes, mais ils ne comptent pas en rester là car, précise-t-il, toutes les possibilités seront explorées pour  que KAMAO soit lavé de tout soupçon et qu’aucune condamnation ne lui soit appliquée.  « Nous nous sommes mobilisés pour obtenir la libération sans condition de notre camarade », a ajouté Zinaba.

delibere3«Le fait que ce procès sur la liberté d’opinion se soit soldé par cette condamnation ne nous satisfait pas. Nous, en tant que militants et au-delà de tout en tant que Burkinabè, attachés aux valeurs de liberté d’expression et à la liberté d’opinion, nous estimons que ce verdict n’est pas satisfaisant à cette étape parce que notre revendication reste la même, notamment concernant la liberté d’opinion au Burkina », a-t-il déploré.

 « Le verdict a été rendu ; nous respectons cette décision de justice mais à partir de cet instant, c’est une deuxième étape qui commence pour que véritablement notre camarade soit lavé de tout soupçon, qu’aucune condamnation ne lui soit appliquée », a-t-il signifié.

Interrogé sur la déchéance de Damiba, à cause de qui KAMAO a été condamné pour avoir critiqué la gestion du pouvoir de celui-ci, il répond : « Si vous voulez interpréter cela comme KAMAO déclencheur d’une dynamique, libre à vous. Mais il reste que notre constance dans la lutte, de Blaise Compaoré jusqu’à Damiba, va rester la même. Nous sommes une organisation de veille citoyenne, nous sommes une force de pression et de propositions et tout ce qui va toucher à la gouvernance, aux droits fondamentaux, nous allons rester debout et mobilisés pour que ces droits soient respectés et pour qu’il y ait une bonne gouvernance. »

En rappel, le jugement d’Ollo Mathias Kambou a eu lieu le 23 septembre 2022. Le délibéré était prévu pour le 30 septembre 2022, mais ce jour a été marqué par le début du coup de force.

Flora Sanou

delega uneAprès le coup d’Etat perpétré le 30 septembre 2022 avec l’accord effectif de la population, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a décidé de dépêcher une délégation à Ouagadougou pour rencontrer les nouvelles autorités ce 4 octobre. Mais cette nouvelle n’est pas du goût d’une partie de la population, qui reproche à cette institution sous-régionale de ne pas contribuer à lutter contre le terrorisme. Des manifestants sont donc sortis nombreux, non pas pour empêcher la venue de la délégation de la CEDEAO, ont-ils précisé, mais pour montrer à cette Communauté que le peuple reste fidèle aux militaires qui veulent reconquérir les localités du territoire national qui échappent à leur contrôle. Leur mécontentement se perçoit à travers leurs coups de sifflet et les drapeaux burkinabè et russe accrochés à leurs engins ou qu’ils brandissent.

Il était difficile d’accéder au palais présidentiel de Kosyam en passant par les feux tricolores implantés vers Palace Hôtel à Ouaga 2000. Pour Adama Ouédraogo, l'un des manifestants, la CEDEAO défend les chefs d’Etat qui « ne défendent que leurs intérêts personnels. Nous savons qu’ils ne sont pas honnêtes. Depuis que le pays est dans une situation sécuritaire difficile, nous n’avons pas vu la CEDEAO nous doter d’équipements adéquats. Maintenant que le capitaine Traoré a pris les choses en main, elle veut venir déstabiliser le pays. Toute la jeunesse est pour le capitaine Ibrahim Traoré et nous exhortons ce dernier à faire très attention à la CEDEAO ».

delega2A en croire cet autre manifestant, drapeau du Burkina Faso ceint au cou, ils ne sont pas sortis pour empêcher la CEDEAO d’accomplir sa mission mais, pour qu’elle sache que le peuple est uni pour accompagner le capitaine Traoré. « On nous a trop tués, donc on a décidé de prendre notre destin en main. Depuis 62 ans, nous ne sommes pas encore indépendants et cela, à cause de la CEDEAO. Elle doit prendre le destin de ses peuples en main et ne pas se contenter de faire ce que l’Occident lui dicte. Nous voulons qu’elle nous aide à réussir notre mission. Nous allons accueillir la délégation de la CEDEAO et lui dire d'être une CEDEAO des peuples et non des chefs d'État », a dit notre interlocuteur. Et ce dernier de poursuivre : « La CEDEAO doit se battre derrière les peuples, sinon elle n'a pas sa raison d'être. Nous sommes là pour prouver à la CEDEAO que le peuple burkinabè est derrière son armée. Depuis le 30 septembre, il y a eu un mariage entre le peuple burkinabè et son armée. Nous sommes là pour montrer notre engagement en faveur de la junte burkinabè. Nous sommes fiers de ce que les jeunes capitaines ont accompli. »

delega3Le nouveau président, par un communiqué, a appelé la population « à faire confiance aux nouvelles autorités de la transition dans la conduite des affaires de l’Etat ». Il a assuré aux manifestants que l’intérêt supérieur de la Nation serait, en toutes circonstances, préservé.

Le capitaine Ibrahim Traoré, le nouvel homme fort du Faso, a renouvelé son appel à la population au calme et demandé aux gens de vaquer à leurs occupations pour permettre au Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) de travailler sereinement.

Nafisiatou Vébama

rntr uneLe calendrier scolaire qui avait été donné par le désormais ex-ministre de l’Education nationale, Lionel Bilgo, fixait la rentrée pédagogique à ce jour 3 octobre 2022. Avec le coup d’État du 30 septembre 2022 et les manifestations du 1er octobre 2022, nombreux sont les personnes (élèves, parents d’élèves) qui pensaient à un report de cette rentrée par les nouveaux décideurs du Burkina. Des informations sur les réseaux sociaux annonçaient déjà le report à une date ultérieure. Le ministère de l’Education nationale avait démenti cette information sur sa page Facebook un peu plus tôt dans la journée du 2 octobre. Tous sont restés dubitatifs jusqu’à ce que le capitaine Ibrahim Traoré lors de sa rencontre avec les secrétaires généraux à 15h annonce le maintien de la rentrée pour ce lundi  3  octobre. Ainsi, une équipe de Radars Info Burkina s’est rendue sur le terrain pour constater que la rentrée a eu lieu dans plusieurs établissements dont le complexe scolaire Marie Immaculée. D’autres établissements par contre ont décalé leur rentrée d’un jour pour accueillir les élèves.

Dès 7h30 dans la cour du complexe scolaire Marie Immaculée, élèves, parents d’élèves et encadreurs, tous étaient réunis pour la rentrée. Après une prière pour confier la nouvelle année scolaire à Dieu et demander son assistance, la sœur directrice Elyse Nikiéma a invité les élèves au travail et à la discipline, car il n’y a pas de secret de réussite en dehors le travail.

rntr2Les enseignants, elle les a appelés à la rigueur au travail, à bien faire le travail et à donner le meilleur d’eux-mêmes au quotidien. Aux parents d’élèves elle a demandé de veiller à l’éducation des enfants à la maison car l’école seule ne pourrait le faire. À 08h00, ce fut la montée des couleurs. Après cela, la sirène a donné le signal invitant les élèves à rejoindre les classes. Dès aujourd’hui, c’est le début effectif des cours de la maternelle jusqu’en Terminale.

A la question de savoir si les évènements du 30 septembre au 1er octobre passé n’ont pas causé de désagrément à l’organisation de la rentrée d’aujourd’hui, sœur Elyse Nikiéma répond par la négative. « Il n’y pas eu d’impact parce qu’on était plus ou moins préparé. On attendait cette date du 3 impatiemment, seulement on n'était pas sûr qu’elle aurait lieu. Néanmoins,  on avait déjà conçu les emplois du temps, traité le règlement intérieur. Tout était fin prêt à notre niveau pour accueillir les enfants », a déclaré la directrice du lycée Marie Immaculée, sœur Elyse Nikiéma.

rntr3Le ministère burkinabè de l’Education nationale avait sorti une note obligeant tous les établissements à commencer le 1er octobre, ce qui est déplorable, selon la sœur directrice Elyse Nikiéma.

 « Moi personnellement, j’étais déçue d’apprendre qu’on ne peut plus commencer les cours un peu à l’avance parce que je ne vois pas le mal que nous faisions aux fils de la nation en commençant un peu plus tôt. On paie plus cher pour la vacation en commençant plus tôt mais pour nous, l’objectif est de donner ce qu’il faut aux enfants pour se préparer aux examens.  Les classes d’examen ont commencé deux semaines avant la rentrée d’octobre l’année dernière. Nous avons fini les programmes tôt, donc nous avons eu le temps de réviser comme il se doit », a-t-elle souligné tout en rappelant que la première sur le plan national à l’examen du BEPC 2022 est issue de cette école.

Cependant, ce n’est pas le cas dans d’autres établissements comme le lycée Wend-Manegda et le lycée les Creusets, sis à Ouaga 2000. La rentrée dans ces établissements, selon les responsables, est prévue pour le mardi 4 octobre 2022. À en croire le directeur des Etudes du lycée Wend-Manegda, ce décalage est dû aux évènements des 30 septembre et 1er octobre 2022 qui se sont déroulés à Ouagadougou. « Le vendredi pendant que l’administration était à pied d’œuvre pour préparer la rentrée du 3 octobre, nous avons entendu des tirs et au regard de notre position géographique, nous avons stoppé et chacun est rentré chez soi », a expliqué le DE du lycée privé Wend-Manegda, Issiaka Kaboré.

« Le samedi, nous sommes revenus en espérant rattraper la journée de vendredi que nous avons perdu, mais nous avons vécu le même scénario : des tirs d’armes lourdes. Nous avions eu l’impression à un moment donné que c’était devant l’établissement que les tirs se faisaient.  Nous avons encore quitté les lieux comme indiquent déjà les consignes sécuritaires en cas de tirs ; il faut se coucher à plat ventre ou bien quitter les lieux », a-t-il ajouté.

Ainsi, cette journée du 3 octobre sera consacrée à terminer les préparatifs pour accueillir les élèves demain mardi 4 octobre, a-t-il conclu.

Flora Sanou

rntr uneLe calendrier scolaire qui avait été donné par le désormais ex-ministre de l’Education nationale, Lionel Bilgo, fixait la rentrée pédagogique à ce jour 3 octobre 2022. Avec le coup d’État du 30 septembre 2022 et les manifestations du 1er octobre 2022, nombreux sont les personnes (élèves, parents d’élèves) qui pensaient à un report de cette rentrée par les nouveaux décideurs du Burkina. Des informations sur les réseaux sociaux annonçaient déjà le report à une date ultérieure. Le ministère de l’Education nationale avait démenti cette information sur sa page Facebook un peu plus tôt dans la journée du 2 octobre. Tous sont restés dubitatifs jusqu’à ce que le capitaine Ibrahim Traoré lors de sa rencontre avec les secrétaires généraux à 15h annonce le maintien de la rentrée pour ce lundi  3  octobre. Ainsi, une équipe de Radars Info Burkina s’est rendue sur le terrain pour constater que la rentrée a eu lieu dans plusieurs établissements dont le complexe scolaire Marie Immaculée. D’autres établissements par contre ont décalé leur rentrée d’un jour pour accueillir les élèves.

Dès 7h30 dans la cour du complexe scolaire Marie Immaculée, élèves, parents d’élèves et encadreurs, tous étaient réunis pour la rentrée. Après une prière pour confier la nouvelle année scolaire à Dieu et demander son assistance, la sœur directrice Elyse Nikiéma a invité les élèves au travail et à la discipline, car il n’y a pas de secret de réussite en dehors le travail.

 Les enseignants, elle les a appelés à la rigueur au travail, à bien faire le travail et à donner le meilleur d’eux-mêmes au quotidien. Aux parents d’élèves elle a demandé de veiller à l’éducation des enfants à la maison car l’école seule ne pourrait le faire. À 08h00, ce fut la montée des couleurs. Après cela, la sirène a donné le signal invitant les élèves à rejoindre les classes. Dès aujourd’hui, c’est le début effectif des cours de la maternelle jusqu’en Terminale.

A la question de savoir si les évènements du 30 septembre au 1er octobre passé n’ont pas causé de désagrément à l’organisation de la rentrée d’aujourd’hui, sœur Elyse Nikiéma répond par la négative. « Il n’y pas eu d’impact parce qu’on était plus ou moins préparé. On attendait cette date du 3 impatiemment, seulement on n'était pas sûr qu’elle aurait lieu. Néanmoins,  on avait déjà conçu les emplois du temps, traité le règlement intérieur. Tout était fin prêt à notre niveau pour accueillir les enfants », a déclaré la directrice du lycée Marie Immaculée, sœur Elyse Nikiéma.

Le ministère de l’Education burkinabè avait fait sortie une obligeant tous les établissements à commencer le 1er octobre, ce qui est déplorable, selon la sœur directrice Elyse Nikiéma.

« Moi personnellement, j’étais déçu d’apprendre qu’on ne peut plus commencer les cours un peu à l’avance parce que je ne vois pas le mal que nous faisions aux fils de la nation en commençant un peu plus tôt. On paie plus cher pour la vacation en commençant plus tôt mais pour nous, l’objectif est de donner ce qu’il faut aux enfants pour se préparer aux examens.  Les classes d’examen ont commencé deux semaines avant la rentrée d’octobre l’année dernière. Nous avons fini les programmes tôt, donc nous avons eu le temps de réviser comme il se doit », a-t-elle souligné tout en rappelant que la première sur le plan national à l’examen du BEPC 2022 est issue de cette école.

Cependant, ce n’est pas le cas dans d’autres établissements comme le lycée Wend-Manegda et le lycée les Creusets, sis à Ouaga 2000. La rentrée dans ces établissements, selon les responsables, est prévue pour le mardi 4 octobre 2022. À en croire le directeur des Etudes du lycée Wend-Manegda, ce décalage est dû aux évènements des 30 septembre et 1er octobre 2022 qui se sont déroulés à Ouagadougou. « Le vendredi pendant que l’administration était à pied d’œuvre pour préparer la rentrée du 3 octobre, nous avons entendu des tirs et au regard de notre position géographique, nous avons stoppé et chacun est rentré chez soi », a expliqué le DE du lycée privé Wend-Manegda, Issiaka Kaboré.

« Le samedi, nous sommes revenus en espérant rattraper la journée de vendredi que nous avons perdu, mais nous avons vécu le même scénario : des tirs d’armes lourdes. Nous avions eu l’impression à un moment donné que c’était devant l’établissement que les tirs se faisaient.  Nous avons encore quitté les lieux comme indiquent déjà les consignes sécuritaires en cas de tirs ; il faut se coucher à plat ventre ou bien quitter les lieux », a-t-il ajouté.

Ainsi, cette journée du 3 octobre sera consacrée à terminer les préparatifs pour accueillir les élèves demain mardi 4 octobre, a-t-il conclu.

Flora Sanou

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