Journée nationale de la liberté de la presse : Vanessa Diasso, icône de Burkina Info
Son parcours n’est pas un fait du hasard ! Dès le lycée, elle évoquait son rêve ardent de devenir un jour journaliste. Fascinée par la prestance de son homonyme Vanessa Mariam Touré, ancienne présentatrice vedette de la télévision nationale, elle s’était éprise de cette profession d’Homme de médias. Radars Info Burkina rend en ce 20 octobre, Journée nationale de la liberté de la presse, hommage à l’une des rares rédactrices en chef d’une télévision privée burkinabè. Flash-back sur le parcours de Vanessa Cailly Diasso, journaliste de formation et de profession, chef de la rédaction de Burkina Info.
Candide, d'un tempérament calme, derrière sa relative timidité se cache une journaliste sympathique, cultivée et ouverte aux critiques. Dévouée à sa profession, Vanessa Diasso est une fierté dans le paysage audiovisuel du Faso, selon de nombreux journalistes et des patrons de presse. Son itinéraire force l’admiration. Après l’obtention de son baccalauréat série A4, elle dépose ses valises au Niger et suit une formation à l’IFTIC, l’Institut de formation aux techniques de l’information et de la communication. Elle y alliera théorie et pratique en faisant notamment ses armes à la radio-école.
En 2011 étudiante à l’ULB, l’Université libre du Burkina, au cours d’une visite académique dans une chaîne de télévision, Vanessa Diasso est émerveillée par les installations et l’ambiance au sein du personnel.
C’est en 2012, après plusieurs stages, que la passionnée du petit écran obtient son premier contrat professionnel à la radio Oméga à Ouagadougou. Elle n’en démord pas et estime qu’un journaliste peut et doit être polyvalent. Sur les ondes radiophoniques, elle se donne du temps pour parfaire son écriture journalistique et sa diction. Savoir se faire écouter, entendre et surtout comprendre requiert un apprentissage minutieux et pointu. Vanessa a une prédilection pour le terrain. Elle a encore en mémoire ses reportages dans les encablures de l’Assemblée nationale avant et après l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 ayant renversé le président Blaise Compaoré.
La patience sourit aux ambitieux
Peu de temps après, elle fera partie des premières recrues en tant que journaliste reporter d’images (JRI) de la première et seule télévision d’information en continu à l’échelle nationale, Burkina Info. « Sur le plan professionnel, j’ai la chance d’avoir une franche et fructueuse collaboration avec mon Directeur général, Ismaël Ouédraogo, qui a un œil assez avisé sur le respect de notre ligne éditoriale. Il m’arrive par ailleurs de m’inspirer des productions académiques d’un aîné comme le Pr Serge Théophile Balima », affirme-t-elle. Maîtriser la caméra, réadapter l’écriture pour la conformer aux exigences des productions télévisuelles, elle y arrive avec dextérité. « Je devais également revoir ma garde-robe. Le code vestimentaire requis en radio n’est assurément pas le même en télé. L’apparence physique sur le petit écran est loin d’être un aspect à négliger», précise-t-elle.
A Burkina Info, elle reçoit en permanence le feedback des téléspectateurs. « Une fois j’ai présenté un journal et j’ai fait un petit commentaire avant de lancer un reportage relatif à des bébés siamois en difficulté. Un citoyen m’a confié qu’il a, par la suite, mobilisé spontanément son entourage pour une quête destinée à ces enfants », se remémore-t-elle. Des éloges, Vanessa en reçoit à la pelle, mais elle préfère humblement garder la tête sur les épaules.
Sa vie de journaliste n’est pas ponctuée que de journées heureuses. Elle doit affronter l’inattendu au gré du temps. Les risques liés au métier sont, de fait, quasi quotidiens. « Lors du putsch ayant porté le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba au pouvoir, le 24 janvier 2022, alors qu’avec un confrère nous filmions dans les environs du camp Sangoulé-Lamizana, des manifestants, dont des militaires en civil, nous ont interpellés sur un ton ferme et menaçant », se souvient-elle.
Rédactrice en chef et mère attentionnée
Depuis 2019, Vanessa Diasso est la rédactrice en chef de Burkina Info. Elle est au parfum de l’actualité et en quête permanente de scoops. Elle veille sur les productions de ses confrères et doit cumulativement présenter des sessions d’information et animer l’un des magazines phares de la télé, « 100% Info ». Ponctuée de reportages, d’entretiens et de débats parfois houleux, cette émission diffusée tous les dimanches de 19h à 20h30 sur Burkina Info est de plus en plus prisée par le public qui interagit avec la présentatrice sur sa page Facebook.
Mère de deux enfants, Vanessa Diasso nous a confié : « Ma fille aînée me suit souvent en direct à la télé. Par contre elle s’étonne que je sois parfois à la fois sur le petit écran et à la maison auprès d’elle. Je lui explique alors le principe de la rediffusion. Elle est une grande fan de sa mère. » Et d'ajouter : « Mon plus grand rêve est de réaliser de grandes prouesses dans la presse burkinabè afin d’être à mon tour un exemple pour de futurs confrères et consœurs. »
Estimant être dans la dynamique de l’apprentissage, elle s’est inscrite cette année à l’École supérieure de journalisme de Lille en France.
Kandobi Yéda
La 16e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) a été reportée à une date ultérieure, selon un communiqué émanant du ministère de l’Artisanat, juste à une dizaine de jours de l’évènement. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce report n’est pas sans conséquences pour les acteurs de cet évènement, lesquels le voient d’ailleurs d’un mauvais œil. Ceux à qui la rédaction de Radars Info Burkina a tendu son micro au lendemain de cette décision ministérielle disent espérer qu’une nouvelle date non éloignée sera rapidement trouvée afin de limiter le préjudice des exposants qui ont engagé de lourds investissements dans le cadre de cette biennale.
Pendant que nous échangeons, un membre de l’administration du SIAO, reçoit un message vocal d’un acheteur allemand. Ce dernier lui confie que ses boutiques étaient vides et qu’elle comptait sur le SIAO pour se ravitailler. Avec le report elle n’était plus certaine de pouvoir y prendre part parce que son programme jusqu’en 2023 est déjà tracé. Selon le membre de l’administration qui a reçu le vocal, c’est un acheteur fidèle des différentes éditions du SIAO et à chaque SIAO, elle arrive avec plusieurs centaines de millions pour ses achats. Un autre membre de cette même administration abonde dans le même sens en ajoutant que les clients des artisans viennent en majorité de l’extérieur. Beaucoup d’acheteurs potentiels profitent du SIAO pour faire de gros ravitaillements, selon notre.
Les sympathisants du lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana, en détention depuis janvier 2022, ont tenu une conférence de presse aujourd’hui, mercredi 19 octobre 2022, à Ouagadougou. Objectifs : attirer de nouveau l’attention des autorités politiques et judiciaires pour un traitement diligent du dossier Emmanuel Zoungrana et inviter la population à la solidarité morale envers l’accusé. Me Paul Kéré, membre du conseil de l’officier militaire, a pris part à cette conférence. En raison de la réaction peu courtoise de l’avocat à la question d’un journaliste, la conférence s’est terminée en queue de poisson.
L’avocat a répondu à ces deux questions. Ainsi, il a dit attendre une décision favorable de la Cour de cassation le 27 octobre prochain qui, nécessairement, va « casser la décision de la chambre de contrôle du tribunal militaire » sur la question de la liberté provisoire de son client. Il entend donc saisir la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Abuja si jamais la Cour venait à donner un avis défavorable à la requête de mise en liberté provisoire de son client car, selon lui, un certain nombre de moyens ont été soulevés et lorsqu’une juridiction de fond ne répond pas à des prétentions, c’est un moyen de cassation.
Au soir du 30 septembre 2022, le capitaine Ibrahim Traoré et ses hommes ont déclaré avoir été trahis par le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba car celui-ci, malgré la dégradation de la situation sécuritaire, a relégué au second plan la lutte contre le terrorisme « au profit d’aventures politiques ». C’est ce qui a justifié le coup d’Etat, ont-ils dit, afin de poursuivre leur idéal commun, notamment la restauration de la sécurité et de l’intégrité du territoire. Ainsi, après sa désignation comme président pour conduire la transition, le capitaine Ibrahim Traoré sera-t-il en mesure de relever les défis du moment ? Quel espoir pour le Burkina avec le capitaine Ibrahim Traoré ? Ousmane Paré, journaliste et écrivain, a accordé une interview à Radars Info Burkina ce mardi 18 octobre 2022 sur le sujet.
L’une des décisions issues des assises nationales tenues le 14 octobre 2022 à Ouagadougou est l’exercice d’un mandat gratuit pour les députés. Au lendemain de ce conclave, Radars Info Burkina a recueilli les avis d’Abdoulaye Tao, directeur de publication de l’hebdomadaire économique L’Economiste du Faso, et d’Ibrahima Traoré, président de l’Association des citoyens leaders (ACLE).
Selon le président de l'Association des citoyens leaders (ACLE), Ibrahima Traoré, il faut les bonnes personnes à la place qu'il faut. Et la gratuité du mandat des députés peut contribuer à avoir ceux qui viennent pour servir véritablement la nation. « Nous sommes très contents de cette décision des Assises nationales. Du reste, nous avions décrié et dénoncé le fait qu'ils soient rémunérés à la sortie des assises sous l'égide de lieutenant-colonel Damiba. Nous le disons et nous le répétons : tant qu’il y a l'argent en jeu, rarement vous obtenez les bonnes personnes. Très souvent, les gens ne viennent pas pour servir mais pour se servir. C'est lorsqu'il n'y a pas à manger que ceux qui viennent pour servir trouvent de la place. C'est la réalité de notre pays. Et c'est triste et malheureux. Quand tu les vois crier sur tous les toits, soit on a mangé les laisser, soit ils lorgnent un intérêt égoïste quelque part. C'est ce qui doit nécessairement changer », a-t-il souligné.
Le Système éducatif burkinabè est confronté à plusieurs problèmes. Tahirou Traoré, coordonnateur national de la Coalition nationale pour l’éducation pour tous au Burkina Faso (CNEPT-BF), en dépeint certaines des réalités.
Certains couples séparés en viennent à être opposés sur la garde de leur(s) enfant(s). Généralement, c’est le père qui assure la prise en charge des enfants lorsque leur garde est confiée à la mère. Que dit la loi à ce propos sur les charges ? Entretien avec maître Abdoul Sawadogo.
« Il n’y aura jamais 2 Sankara au monde, il n’y en aura qu’un seul. De même, il n’y aura jamais 2 Ibrahim Traoré au monde. » C’est ce qu’a clamé le Comité international du mémorial Thomas Sankara au cours d’une conférence de presse qu’il a tenue ce jeudi 13 octobre à son siège à Ouagadougou. Il s’est dit engagé à assurer la transmission du flambeau de la révolution à la jeunesse qui fait montre de courage dans la lutte pour la libération. Cette conférence se tient en prélude à la célébration du 35e anniversaire de l’assassinat du père de la révolution et de ses compagnons, passés à 28 à la lumière du procès.
« Avec les réseaux sociaux, le journaliste qui était le personnage central dans la diffusion de l’information devient par moments une personne qui se fait dépasser par d’autres acteurs. Et lorsque vous commencez à entrer dans une course folle, alors que vous n’avez pas les mêmes obligations, vous risquez de vous retrouver piégés », a indiqué le journaliste Geoffroy Vaha, directeur de rédaction de WAT FM et 3TV, dans cette interview sur le rôle de la presse en temps de crise qu’il a accordée à Radars Info Burkina.
L’audience pour statuer sur la libération du lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana s’est tenue à huis clos, ce 12 octobre 2022, au tribunal militaire de Ouagadougou. La demande de mise en liberté provisoire de l’officier a été rejetée par la chambre de contrôle dudit tribunal.
En rappel, le LCL Emmanuel Zoungrana est incarcéré depuis janvier 2022. Il est poursuivi pour cinq chefs d’accusation, dont l’atteinte à la sûreté de l’État et le blanchiment de capitaux. Il a été mis en liberté provisoire le 2 février 2022 pour les faits d’atteinte à la sûreté de l’État. Cependant, il a été maintenu en prison pour les faits de blanchiment de capitaux. Une première demande de liberté provisoire introduite par Zoungrana avait été rejetée par le tribunal militaire.










