Santé : La colère engendre la maladie psychosomatique (Dr Aloys Kaboré)
Sortir de ses gonds, perdre son sang-froid, certaines situations sont des occasions qui ont tendance à nous mettre en colère. Qu’est-ce que la colère ? Quelles en sont les causes et les conséquences ? Comment faire de cette émotion une force constructive ? Dr Aloys Kaboré, psychologue, apporte des éléments de réponse.
Radars Info Burkina
Comment peut-on définir la colère ?
Dr Aloys Kaboré
La colère est une émotion libérée par une hormone que nous exprimons lorsque nous sommes dans une situation qui nous irrite, c’est-à-dire qui n’est pas confortable. A ce moment, le cerveau nous met en sécurité en libérant une hormone pour que nous puissions faire face à la menace. Par exemple lorsque nous insultons une personne et que celle-ci réplique avec une douleur, le cerveau voit cela comme une menace à la survie de la personne et libère une hormone pour lui permettre de se défendre. C’est une mise en sécurité du cerveau par une force pour nous permettre de faire face à une menace que nous venons de subir, à une situation que nous n’aimons pas. Et des fois, la colère est le faible de certaines personnes.
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Quelles sont les causes de la colère ?
Dr Aloys Kaboré
Avant qu’un enfant naisse, il traîne déjà les émotions de son père. En effet, si le père était en colère les 9 mois ayant précédé l’union sexuelle, l’enfant est déjà touché par la colère. Pendant la conception, l’enfant est atteint par la colère de ses parents. De plus, pendant la grossesse il sera touché par la colère de ses parents. Le jour de sa naissance et les six premières années, il sera touché par la colère de l’environnement. Après cela, c’est la société qui le contraint à se mettre en colère par exemple avec des embouteillages sur la route, des mots blessants au travail, des crispations à la maison, etc. La colère est d’abord d’origine familiale.
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Quelles peuvent être les conséquences de la colère ?
Dr Aloys Kaboré
Quand on se met en colère, le cerveau nous donne des forces (l’hormone se met en mouvement) pour nous mettre dans une position d’attaque. Ainsi, l’hormone libérée devrait être consommée mais une fois qu’elle ne l’est pas, elle se retourne contre nous-mêmes et devient un corps émotionnel. C’est dire que chaque jour, on en aura besoin dorénavant pour survivre. Cela va intoxiquer le corps et va finir par devenir la somatisation. Le cerveau va convertir cette hormone qui est continuellement là et l’expédier vers le corps, ce qui va entraîner la maladie psychosomatique. La maladie psychosomatique est une maladie que l’esprit inflige au corps, un trouble psychique qui se répercute sur l’état physique.
La deuxième conséquence qu’engendre la colère est que l’on aura besoin continuellement de l’hormone pour exister et cela conduit dans le sombre (personne avec des visages colériques). La colère est très toxique pour l’organisme.
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La colère peut-elle être saine ?
Dr Aloys Kaboré
Quand une colère est constructive, elle est saine. La vie est tellement dure que cela nécessite de se mettre souvent en colère.
La colère participe souvent à la réalisation de nos projets. Une grande partie de l’humanité a été construite grâce à des colères mais que l’on appelle l’orgasme ou le combattif ou encore l’agression masculine. La colère saine est le principe de l’agressif dans le bon sens, du combatif, pour pouvoir construire la vie. Par exemple quand les gens vont à la retraite, le cerveau organise une cessation de vie (ces derniers usaient de la colère pour pouvoir travailler). A ce niveau, la colère peut être saine mais je préfère plus l’appellation agression positive car une colère n’est jamais saine.
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Si la colère est une émotion vive que nous pouvons regretter, se pourrait-il qu’elle soit parfois libératrice ?
Dr Aloys Kaboré
La colère ne nous libère pas vraiment parce que les hormones que nous libérons pour pouvoir nous énerver nous intoxiquent, nous condamnent davantage. La colère ne nous libère pas, elle engendre beaucoup de souffrance.
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Comment faire de sa colère une force constructive ?
Dr Aloys Kaboré
Si on peut ne pas se mettre en colère, ce serait mieux car la colère peut aider à se construire mais elle détruit par la suite. Donc le plus important, c’est d’éviter de se mettre en colère quand on peut parce qu’elle est toxique.
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Comment éviter la colère ?
Dr Aloys Kaboré
Le monde est tellement cruel aujourd’hui qu’il est difficile d’éviter la colère. Il faut être à un niveau de spiritualité élevé pour ne pas se mettre en colère ; c’est une culture, un apprentissage de haut niveau.
Interview réalisée par Flora Sanou

Justice a été rendue à Dabo Boukary, étudiant en 7e année de médecine et militant de l’Association nationale des étudiants burkinabè (ANEB) assassiné en mai 1990. Les militants de l’ANEB se réjouissent du procès tenu et du verdict après 32 ans, même s’ils estiment qu’il y a eu des non-dits dans l’affaire. Pour eux, ce procès est une victoire d'étape de la lutte et cette lutte va continuer pour la défense des intérêts matériels et moraux des étudiants.
Dans la lutte contre l'insécurité au Burkina Faso, nombreux sont les Burkinabè qui militent pour une rupture de la coopération entre le Burkina et la France. Larba Israël Lompo, président de l'association Œil d’Afrik et porte-parole du Collectif des organisations de la société civile pour le Sahel (COSC/Sahel), est de ceux-là. Dans cette interview qu’il a accordée à Radars Info Burkina, M. Lompo martèle qu’on ne doit pas laisser la France continuer à considérer l'Afrique comme sa zone d'influence. Pour cela il faut, selon lui, soit un changement de paradigme dans la coopération avec l’Hexagone, soit mettre fin à la coopération entre les deux pays.
L’Alliance pour une mine responsable (AMR) a organisé ce 23 septembre 2022 une table ronde avec les acteurs du secteur minier artisanal et tous ceux intervenant dans le domaine minier. Cette rencontre entre dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet pilote d’installation d’un comité d’évaluation du suivi dans les zones de production artisanales au sein des pays du Liptako-Gourma, à savoir le Burkina, le Mali et le Niger. Les travaux ont permis de peaufiner les termes de référence dudit comité et d’en confirmer les membres.
Il ressort du dernier recensement de la population que 45,5% sont des enfants de moins de 15 ans et que 32,6% de jeunes ont entre 15 et 34 ans. Cette grande partie de la population tombe le plus souvent dans de mauvaises pratiques, lesquelles peuvent déboucher sur la délinquance. Ces dernières années, les statistiques pénitentiaires montrent une hausse de la délinquance juvénile. En 2007, 365 mineurs étaient impliqués dans des affaires pénales et 219 en 2005. Pour Me Abdoul Rahim Sawadogo, greffier en chef, membre de Juristes Sans Frontières, la notion de délinquance juvénile en droit renvoie à la délinquance chez les mineurs, le mineur étant une personne de moins de 18 ans. Il explique qu’il s'agit d'un ou de plusieurs actes délictueux ou de violations de la loi pénale perpétrées par une personne mineure. Alors, que dit la loi en matière correctionnelle de la délinquance juvénile ?
Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a publié son rapport 2022 sur l’Indice du développement humain (IDH) en début septembre 2022. Même si le Burkina Faso y conserve sa place de 184e sur 191 pays classés, les indicateurs sont en baisse, ce qui traduit une dégradation très poussée des conditions de vie des populations. La pauvreté multidimensionnelle qui a consacré un pan aux disparités entre Burkinabè en dit long. Retour sur ce dernier volet du rapport de l’organisme onusien.
Deux jeunes filles, l’une âgée de 21 ans, élève en classe de 1re, que nous nommeront C.L., et l’autre âgée de 19 ans, élève en 3e, que nous appellerons A.T., ont comparu à la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance Ouaga I ce mardi 20 septembre. Elles sont accusées de « faits d’escroquerie ». A.T. a écopé d’une peine d’emprisonnement de 12 mois et d’une amende de 500 000 FCFA, le tout assorti de sursis, tandis que C.L. a été relaxée au bénéfice du doute.











