jeudi 5 février 2026

pnlpLe paludisme constitue la première cause de consultation (37% des motifs de consultation), d’hospitalisation (55%) et de décès (15%), selon le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP). Selon cette structure, qui a ouvert ses portes à Radars Info Burkina le jeudi 1er septembre 2022, chaque jour, c’est en moyenne 12 personnes qui meurent du paludisme. Cette maladie qui sévit depuis plusieurs décennies est essentiellement liée aux comportements de l’homme qui, s’ils sont améliorés, permettront de venir à bout de la pandémie.

Chimio-prévention du paludisme saisonnier pour enfants de 3 à 59 mois, traitement préventif intermittent pour les femmes enceintes, prise en charge des voyageurs arrivant au Burkina ainsi que des sujets qui viennent de zones non immunisées contre le paludisme, distribution de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action, sensibilisation, etc., c’est toute une panoplie de mesures que l’Etat burkinabè et ses partenaires ont prises pour lutter contre le paludisme, voire bouter cettr pathologie hors du pays. Et la liste des mesures de prévention est encore longue. Pourtant, le paludisme a la vie dure au Burkina Faso.  En effet, malgré les efforts sans cesse croissants, les cas de paludisme et surtout les décès liés à cette maladie ne cessent d’augmenter. Selon le ministère de la Santé, parmi les onze pays les plus touchés, le Burkina Faso est classé 3e en termes de charge élevée de paludisme. C’est quasiment toute la population qui y est exposée et la situation est plus critique d’année en année, surtout pendant la saison des pluies.

Selon les données statistiques glanées auprès du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), en 2020, c’est 11 311 560 cas de paludisme qui ont été recensés dans les formations sanitaires au Burkina et environ 3983 décès des suites de ce mal. Ces chiffres ont été en hausse l’année qui a suivi, soit en 2021, qui a enregistré 12 231 860 cas de paludisme avec 4355 décès et une forte incidence de 569 cas pour 1000 habitants. Ce qui signifie qu’en moyenne 12 personnes meurent chaque jour du paludisme au Burkina Faso, selon le Dr Ambroise Ouédraogo du PNLP. Il explique que ce sont les malades souffrant de paludisme grave qui décèdent, avec une forte proportion chez les enfants de moins de 5 ans. En effet, selon lui en 2020, les cas de paludisme grave enregistrés chez les adultes étaient de 508 282 et 206 785 chez les enfants de moins de 5 ans, soit plus de deux fois moins élevés que chez les adultes. Cependant, sur les 3983 cas de décès enregistrés la même année, 2885 sont des enfants de moins de 5 ans. Ce qui signifie que sur 10 décès des suites du paludisme, plus de 7 sont des enfants. Les mêmes statistiques sont observées en 2021, traduisant la forte vulnérabilité des enfants de moins de 5 ans à la maladie. Le fléau est alors d’un grave danger pour la population burkinabè martyrisée à outrance par l’anophèle femelle, responsable du transport du plasmodium d’un individu malade vers un individu sain.

Pourtant, des solutions il en existe si les populations prennent conscience

Les ordures, les eaux usées qui stagnent devant les domiciles sont les lieux qui favorisent l’éclosion des moustiques par le développement des larves. C’est pourquoi le Dr Ambroise Ouédraogo souligne que la lutte contre le paludisme nécessite une appropriation par les populations des pratiques hygiéniques enseignées par les structures investies dans la lutte contre le paludisme. C’est tout le comportement humain qui favorise l’éclosion de l’anophèle femelle, responsable de la transmission de la maladie, explique-t-il. Alors que les conséquences ne concernent pas que l’aspect sanitaire. En effet, le traitement du paludisme épuise les économies des citoyens moyens, occupe leur temps et absorbe les ressources de l’Etat et de ses partenaires.

Etienne Lankoandé

cisagDepuis l’avènement du MPSR (le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration), plusieurs organisations de la société civile et des partis politiques de toutes les tendances ont vu le jour ; certains soutenant le gouvernement de Transition et d’autres s’y opposant ouvertement. Au cours d’une interview accordée à Radars Info Burkina, Issaka Ouédraogo, président du Centre d’information et de suivi des actions du gouvernement (CISAG), nous a livré son point de vue sur l’avènement de tous ces mouvements sur l’échiquier politique national.

Radars Info Burkina : Veuillez nous rappeler l’historique du CISAG.

Issaka Ouédraogo : Le CISAG, au départ, était le Conseil d’information et de soutien aux actions du gouvernement. Quand il a été créé en 1998, son objectif, je vous le dis en toute franchise, était d’appuyer le gouvernement dans sa démarche communicationnelle et de défendre l’image de marque du régime Compaoré et du Burkina Faso à l’extérieur.

Radars Info Burkina : On assiste, depuis la prise du pouvoir par le MPSR, à une floraison de mouvements de veille citoyenne, toutes tendances confondues. Certains soutiennent la Transition tandis que d’autres la pourfendent. Quelle lecture faites-vous de tout cela ?

IO : Cette floraison de  mouvements aujourd’hui n’est pas forcément la preuve que le Burkina Faso est sur le bon chemin sur le plan démocratique. Cela ne veut pas dire que nos acquis démocratiques sont en train de s’améliorer. Je dirai même que c’est plutôt le signe d’un recul démocratique. Est-ce que vous pensez que dans ce désordre, on peut distinguer le bon grain de l'ivraie ? C’est très difficile. Il faut avouer que les organisations de la société civile sont même en train de perdre leur crédibilité, eu égard justement à leur coloration politique. Or, les organisations de la société civile sont des structures de veille citoyenne. Ce sont elles qui doivent être des arbitres entre les gouvernants en place et les partis politiques opposés au gouvernement. Mais si aujourd’hui des organisations de la société civile se muent en partis politiques, il y a maldonne quelque part. Et si cela est l’œuvre du gouvernement de Transition pour barrer la route aux partis politiques qui s’opposent à sa gouvernance, je pense que c’est une mauvaise inspiration. Le rôle du gouvernement de Transition, c’est de trouver des remèdes aux problèmes des Burkinabè aujourd’hui. Lorsqu’il y a eu le coup d’Etat, la déclaration qui a été faite par le président Damiba était que la prise du pouvoir était justifiée par l’insécurité grandissante, par le fait que le président Roch Marc Christian Kaboré n’arrivait pas à régler le problème du terrorisme. Mais aujourd’hui, nous voyons que le président Damiba n’est pas mieux que le président Roch Marc Christian Kaboré. La situation sécuritaire est même pire qu’au temps du président Roch Marc Christian Kaboré. Et je pense que c’est à cela que le président actuel et son gouvernement de transition doivent s’atteler : apporter la sécurité aux Burkinabè et non créer des mouvements pour contrer ceux-là qui critiquent leur gouvernance.

Radars Info Burkina : Tous ces mouvements étaient-ils nécessaires ?

IO : Non. En réalité, il faut qu’au Burkina Faso nous changions de comportement. Pendant l’avènement de l’insurrection et sous la transition en 2014-2015, il y a eu des mouvements qui se sont créés et on ne sait pas à quel dessein. Et nous avons vu que les bras armés même de la transition étaient les OSC. Nous sommes encore à une telle transition. Il faut que la loi s’applique pour mettre de l’ordre dans notre vie politique.

Radars Info Burkina : Vous déplorez la situation, mais y a-t-il des indicateurs qui montrent réellement que la situation s’est plus dégradée aujourd’hui qu’au temps de Roch Marc Christian Kaboré ?

IO : Les indices parlent d’eux-mêmes dans la mesure où le MPSR même a reconnu que pendant sa prise du pouvoir, le territoire n’était pas aussi affecté. De nos jours nous avons 65% de notre territoire totalement occupé ou incontrôlé par nos forces de défense et de sécurité. Plusieurs zones sont infestées par les terroristes. Bien avant la prise du pouvoir par le MPSR, toutes ces zones n’étaient pas autant infestées. Le Nord aujourd’hui, personne ne veut y aller. C’est une incertitude totale d’emprunter l’axe du Nord. La seule voie aujourd’hui qu’on puisse emprunter avec plus de sécurité c’est celle Ouaga-Koubri-Ghana. Est-ce qu’on peut alors dire que la situation s’est améliorée ?

Radars Info Burkina : Y a-t-il, à votre avis, des raisons d’être optimiste ?

IO : Oui, car nous avons le droit et l’obligation d’espérer. Il y a de l’espoir dans la mesure où nous pensons que les Burkinabè, femmes comme hommes, se battront comme il faut. Aujourd’hui il est certain qu’on ne peut pas compter seulement sur l’armée ; il faut appeler tous les Burkinabè à la lutte pour cette noble cause. C’est vrai qu’aujourd’hui, le MPSR doit être accompagné pour qu’ensemble nous réussissions cette mission car si le Burkina n’arrive pas à bouter le terrorisme hors de son territoire, c’est nous tous qui allons pâtir de cette situation.

Propos recueillis par Etienne Lankoandé

xbetDe nos jours, il est rare qu’un adepte du football n'ait pas l’application 1xbet sur son smartphone. A quoi sert-elle ? Quel est son mode de fonctionnement ? Y a-t-il des avantages à l’utiliser ? Quels sont les risques que courent les utilisateurs de cette appli ? Pour apporter des éléments de réponse à ces interrogations, Radars Info Burkina s’est entretenu avec un gérant et parieur de 1xbet et recueilli l'avis d’un simple parieur sur le sujet.

« 1xbet est une plateforme  de pari en ligne, un jeu de hasard sur différents évènements sportifs et toute personne âgée de 18 ans, sans distinction de genre, peut y jouer », nous informe Salif Ouédraogo, actif depuis janvier 2022 dans ce domaine.

À l’en croire, la plateforme a un fonctionnement simple et il suffit d’avoir un compte pour en profiter. La création d’un compte 1xbet se fait de plusieurs manières : à partir d’un compte Google, par la méthode en clic et celle par téléphone. La dernière méthode citée est celle utilisée par notre interlocuteur. Il explique le processus : « Il faut télécharger l'application sur Play store  et créer un compte avec la méthode par téléphone en utilisant la Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB). Il y a un code promo qui peut être utilisé. Le code promo  permet d'obtenir des bonus de première recharge jusqu'à 200%. Ces bonus peuvent être utilisés pour parier. Dès lors,  un numéro Identifiant suivi d'un code est donné. Cela  permettra d'accéder au compte, même en cas de perte du téléphone de l’utilisateur.  L'identifiant et le code vous permettront d'avoir accès à votre compte».

S’agissant du  fonctionnement, il existe plusieurs manières de parier. D'après Salif Ouédraogo, le pari peut se faire sur plusieurs événements sportifs comme le football, le tennis, le basketball et le volley-ball, et cela consiste à faire une combinaison à l’aide de coupons.

En outre, le pari peut être fait en misant de l’argent sur un match, un seul joueur ou les fautes, notamment les penalties, les corners, les cartons jaunes ou rouges, etc.

« Par exemple si Barcelone et Real Madrid s’affrontent, tu peux décider de miser 1000 F ou 200 000 FCFA, mais la mise minimale, c’est 90 F. Ainsi, en cas de victoire,  l’argent gagné peut être retiré en fonction de la  méthode de paiement utilisée pour le pari. Si un parieur dépose de l’argent via Orange Money par exemple, il devra nécessairement retirer son gain par Orange Money », détaille M. Ouédraogo.

Concernant les avantages et les inconvénients, Salif Ouédraogo n’a pas voulu se prononcer. Mais de nos recherches il ressort que 1xbet possède un  programme d’affiliation qui présente plusieurs avantages. Parmi ces avantages, il y a une  commission de 40% pour chaque partenaire de 1xbet et les paiements sont automatiques.

Par ailleurs, les  joueurs ont la chance de gagner de l’argent grâce aux paris sur le sport en ligne et il suffit de créer un compte.

Mais les risques, il n’en manque pas. En effet, 1xbet est un jeu de hasard, donc comportant des risques de pertes, selon Moumouni Traoré, parieur, qui a affirmé : « Ce qu’un parieur peut gagner dépend en réalité de sa mise et surtout de sa chance car c’est un jeu de hasard. On peut miser 500 000 F et perdre tout, comme on peut miser 1000 F et obtenir 10 000 F».

Le pire, selon lui, est le caractère virtuel du pari, ce qui fait qu’en cas d’incompréhension ou d’autres problèmes, il n’y a aucune représentation au Burkina qui peut résoudre le problème.

1xbet est un jeu de hasard, donc lorsque le parieur s’y engage, c'est à ses risques et périls. Mais cela n’empêche pas qu'on tente sa chance car quoi qu’on dise, c’est un moyen de se faire de l’argent.

Flora Sanou

cherté scolarA quelques semaines de la rentrée scolaire, pas besoin d'être devin pour savoir que de nombreux parents d’élèves ont le sommeil troublé par la stressante "équation" des frais de scolarité. Radars Info Burkina est allé à la rencontre du président de l’Association des parents d’élèves (APE) du lycée privé Wend-Manegda de Ouaga 2000, Assamiyou Compaoré. Pour ce dernier, les frais de scolarité sont excessivement élevés pour les parents d’élèves. Par conséquent, il estime que l’État doit prendre ses responsabilités, mettre de l’ordre dans tout cela et accompagner tous les établissements privés, qui sont d’un grand appui au système éducatif national.

Le ministre burkinabè de l'Education nationale, Lionel Bilgo, a affirmé dans un communiqué datant du 13 juin 2022 que l'augmentation abusive des frais de scolarité était un obstacle à la scolarisation des enfants, dont les déplacés internes. Ainsi, il a invité les responsables des établissements à ne pas augmenter les frais de scolarité. Les syndicats des enseignants du privé ont, eux aussi, dénoncé la cherté de la scolarité le jeudi 11 août 2022 au cours d’une conférence de presse. Le président APE du lycée privé Wend-Manegda de Ouaga 2000, Assamiyou Compaoré, a lui aussi fustigé la cherté des frais de scolarité.

A la question de savoir s’il existe une loi qui régit la fixation des frais de scolarité, M. Compaoré répond par la négative et souligne qu’il y a même une sorte de complicité des premiers responsables chargés de l’éducation au Burkina. « De nos jours, nous constatons l’absence de textes juridiques encadrant la fixation des frais de scolarité. Par conséquent, les frais de scolarité varient d’un établissement à un autre et cela se fait sous le regard complice des autorités en charge de la politique éducative de notre pays », a-t-il déploré. Pour lui, il ne sert à rien de mettre en place des stratégies pour atteindre un taux maximum d’éducation et de scolarisation si en définitive certains élèves, par incapacité financière, ne peuvent prétendre à s’asseoir sur un table-banc dans une classe de leur âge et de leur niveau. A ce propos, le cas des personnes déplacées internes (PDI) est interpellateur, a-t-il relevé. Et ce, tant au niveau gouvernemental qu’à celui de la faîtière qu’est l’Union nationale des établissements d’enseignement privés laïc (UNEEPL), laquelle regroupe les établissements conventionnés.

Dans cette optique, il estime que la sortie des syndicats des enseignants du privé est un signal fort pour l’autorité. En effet, le syndicat est un maillon important de la chaîne du système éducatif et il a pour rôle de dénoncer le dysfonctionnement de l’appareil éducatif, a affirmé Assamiyou Compaoré. Sa sortie pour dénoncer la cherté de la scolarité est un signal fort envoyé à l’autorité en ce sens que c’est cette dernière qui est chargée de réguler et de fixer les frais de scolarité dans le secteur privé. Il y a des difficultés certes liées à la crise économique internationale et à celle sécuritaire, mais force est de reconnaître qu’il y a de l’exagération dans la fixation de l’écolage, souligneAssamiyou Compaoré, qui précise que les frais de scolarité sont exagérément élevés pour les parents d’élèves et surtout pour les personnes déplacées. Le pouvoir d’achat du Burkinabè moyen ne lui permet pas d’assurer toutes les charges liées à la scolarité, notamment les frais de scolarité, la tenue scolaire, les fournitures, les frais APE, le déplacement, la restauration et les soins de santé, toujours selon lui.

Sur ce point, il ajoute que cela est valable même pour les parents dont les enfants ont eu l’entrée en 6e ou l’entrée en 2nde et qui ont été affectés dans les établissements conventionnés. « Les responsables des établissements conventionnés obligent les parents d’élèves à payer l’intégralité des frais parce que l’État tarde à payer les subventions », informe notre interlocuteur. Pour étayer ses propos, il révèle que les frais de bourse des élèves admis à l’entrée en 6e 2020 ne sont toujours pas disponibles dans les établissements conventionnés.

Au regard de cela, il estime que le Burkina veut une chose et son contraire sans pour autant vouloir mettre les moyens. De plus, s’il est vrai que l’État mène une politique de subvention des établissements privés, ce ne sont pas tous ces derniers qui en bénéficient et cela contribue à la hausse de la scolarité ; ce que Assamiyou Compaoré juge incorrect et inadmissible et il signale que tous les établissements devraient bénéficier de cette largesse de l’État. Et d’ajouter : « Malgré le but commercial des établissements privés, ils sont d’un appui fort à l’État pour l’atteinte des objectifs escomptés par les grandes institutions ».

Par ailleurs, en tant que porte-parole des parents d’élèves, Assamiyou Compaoré espère obtenir un semblant de moratoire de la part de l’État et de l’Union nationale des établissements d’enseignement privés et laïc (UNEEPL) afin de soulager la souffrance que vivent les parents d’élèves pendant la rentrée scolaire. De plus, il invite les fondateurs d’établissements scolaires à tenir compte de la multitude des crises et à réduire les frais de scolarité.

Quoi qu’il en soit, c’est à l’État qu’il incombe d’assurer la continuité du système éducatif en créant les infrastructures scolaires en nombre suffisant et à moindre coût avec un corps enseignant qualifié, a conclu Assamiyou Compaoré.

F.S.I.

jgmUn réseau de 8 personnes accusées de vol, de vol aggravé, de détention illégale d'armes et d’usage de faux en écriture a comparu ce 30 août au tribunal de grande instance Ouaga I. Ce groupe de malfaiteurs a pu être alpagué et déféré au parquet suite à l'interpellation d'un prévenu, D.A., pour vol de moto.

Après débat sur les faits, le prévenu D.A. est poursuivi pour détention illégale d'armes à feu et vol à main armée. Il reconnaît les faits qui lui sont reprochés. Il reconnaît avoir volé des engins à deux roues pour leur mise en vente. Le réseau procédait à des vols d'engins par  attaque à main armée ainsi qu’au braquage de domiciles. Chacun des 4 autres prévenus dit avoir acheté les engins récupérés et prétend qu’il ignore leur provenance, des propos que le procureur n’est pas passé par quatre chemins pour qualifier de mensongers et de tentative de la part  des mis en cause de tromper la vigilance du tribunal.

Sur instruction d’I.D., membre du réseau, 2 mineurs faisant partie dudit groupe ont dérobé un coffre-fort avec l'aide d'un enfant de la famille victime. Ils se sont ensuite partagé la somme. Le procureur a requis une sanction exemplaire et dissuasive contre ces prévenus en raison de la gravité de leur acte, les considérant pour sa part coupables des faits qui leur sont reprochés. C’est ainsi qu’il a demandé qu’il plaise au tribunal  de condamner ces mauvais garçons aux peines ci-après : 60 mois de prison ferme, assortie d’une amende ferme de 1 million de francs FCFA pour D.A. ; 36 mois de prison dont 24 ferme et une amende ferme de 500 mille francs pour les deux mineurs susmentionnés ; 60 mois dont 48 ferme et 1 million de francs d'amende pour I.W. Quant à S.L., O.A., K.F. et Z.A., le procureur a requis contre eux 60 mois de prison ferme ainsi qu’une amende de 1 million de francs ferme.

Le délibéré a été renvoyé au 6 septembre 2022 par le tribunal.

Nafisiatou Vébama

aacursLes associations des consommateurs burkinabè montent au créneau, elles ne veulent plus rester silencieuses face à l’augmentation du coût de la vie. Ces différentes structures associatives ont donc décidé de fédérer leurs énergies afin d’aller en force défendre les intérêts du consommateur. L’augmentation des prix du carburant impactera certainement les coûts des autres produits de consommation alors que le revenu du consommateur reste inchangé. On assiste d’ores et déjà à une nouvelle vague inflationniste.

Le coût de la vie devient de plus en plus intenable pour le consommateur burkinabè. Conscientes de cela, les associations de défense des intérêts des consommateurs se sont réunies pour interpeller l’autorité pour qu’elle adopte des résolutions qui vont soulager ces derniers. Il s’agit de : l’Association des consommateurs du Burkina (ACB), l’Organisation des consommateurs du Burkina (OCB), la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB), le Réseau national des consommateurs du Faso (RENCOF) et Vigi Consommateurs. 

Après avoir dénoncé la récente augmentation des prix du carburant, qu’elles jugent exagérée, lesdites associations ont décidé d’organiser un sit-in le 29 août 2022, lequel a été interdit par la délégation spéciale de Ouagadougou.

Cette interdiction, c’est le moins qu’on puisse dire, sonne comme un coup de massue pour les associations de consommateurs, qui y voient une confiscation de leurs droits. Malgré cette annulation, elles ne baissent pas les bras pour autant ; les concertations se poursuivent avec le gouvernement.

Les associations de défense des intérêts des consommateurs disent attendre des propositions concrètes du gouvernement afin de soulager les pauvres consommateurs. Elles invitent par ailleurs ces derniers à se tenir prêts pour d’éventuelles actions. 

Nafisiatou Vébama

accouchementAu Burkina Faso, il est fréquent d’entendre dire qu'une femme doit consommer uniquement des aliments chauds et ne boire que de l’eau chaude après son accouchement. L’objectif de cette recommandation, c'est de « maintenir l'accouchée en bonne santé et nettoyer les saletés qui sont dans son corps ».  Que recommande, quant à elle, la médecine conventionnelle ? Radars Info Burkina s’est imprégné des pratiques de quelques ethnies du Burkina Faso sur la question, mais aussi de celles recommandées par la médecine moderne.

Le traitement des femmes après leur accouchement varie d’une ethnie à une autre au Burkina Faso. Selon Sogokalo Millogo de la communauté bobo, une femme, après son accouchement, surtout quand il s’agit d'une primipare, est traitée avec des décoctions à base d’écorces de néré, de feuilles de Mélina, ou d'écorces de caïlcédrat. Elle doit manger de la nourriture chaude et boire de l’eau chaude pendant au moins un mois pour « nettoyer son ventre, car il y a des saletés qui y sont logées suite à l’accouchement ». De plus, ce sont les plus âgées qui lavent  les jeunes mamans après leur accouchement tout en les massant avec du beurre de karité. Elles procèdent également à une toilette vaginale de ces dernières avec la décoction chaude, une manière de bien traiter les blessures de l’accouchement,  toujours selon dame Millogo. Mais cette pratique ne s’applique qu’aux  femmes ayant accouché par voie basse, précise-t-elle.

La pratique semble identique mais un peu nuancée chez les Mossé. En effet, selon Habibou Sawadogo, après son accouchement, la femme doit  se laver avec de l’eau chaude pendant au moins un mois et se faire masser car cela lui redonne de la vitalité. En outre, l'accouchée doit boire de l’eau chaude pour se soigner parce que après l’accouchement, la place qu'occupait le fœtus reste une plaie. Il faut donc que la parturiente s’efforce de boire de l’eau chaude pour soigner cette plaie. Elle doit également   prendre des repas chauds pour son bien-être. Dans la communauté moaga, cette pratique n’est cependant valable que pour les femmes qui ont accouché d’elles-mêmes, c’est-à-dire par voie basse. Si l’accouchement s’est fait par césarienne, c’est une plaie ouverte ; donc seuls les médecins sont habilités au traitement, d’après notre interlocutrice.

S'agissant de la communauté dagara, Pascaline Somé indique que la femme, après son accouchement, doit se doucher avec de l’eau chaude, consommer rien que « du chaud ». En plus de cela, la nouvelle maman doit faire un bain de siège sur de la vapeur d’eau chaude en vue d’éliminer « les toxines éventuellement restées après l’accouchement ». D’une communauté à l’autre, les pratiques semblent donc voisines.

Cependant, quelles conséquences peuvent découler de ces pratiques empiriques ?

Selon Haro Mamounata Ouoba, sage-femme au Centre hospitalier régional (CHR) de Ziniaré, si c’est de l’eau très chaude, des aliments très chauds ainsi que des tisanes très chaudes dont la température excède 40°C qui sont utilisés par la parturiente, cela peut avoir des inconvénients comme une dilatation des vaisseaux pouvant provoquer un saignement plus abondant, une déshydratation, voire des brûlures sur la peau. C’est pourquoi les scientifiques déconseillent la consommation d’eau chaude au-delà de 40°, soutient dame Ouoba.

Ce que la médecine conventionnelle recommande

L’utilisation et la consommation des produits chauds ne sont pas mauvaises en soi. Et la sage-femme justifie cela par le fait que la médecine conseille de boire l’eau à température ambiante, c’est-à-dire tiède, et d’ingérer des aliments peu chauds.

 L’utilisation de l'eau chaude et des autres produits chauds est nécessaire à l’organisme, surtout pour la femme qui vient d’accoucher car elle est fragile, de même que son bébé qui peut facilement prendre froid, a-t-elle souligné.

De plus, la température du corps est de 37°. Ainsi, seuls les aliments dont la température équivaut à la température de celui-ci, soit entre 37° et 40°, sont adaptés pour une femme qui vient d’accoucher, a déclaré dame Ouoba. Cela peut aider son organisme à s’équilibrer.

Toutefois, l’usage d’eau chaude est contre-indiqué dans certains cas. En effet, l'eau chaude est  déconseillée dans les cas où les femmes ont accouché par voie basse accompagnée d’épisiotomie, a signifié Mme Ouoba. L’épisiotomie est une déchirure au niveau du périnée pour faciliter la sortie du fœtus lors de l’accouchement.  Les fils utilisés pour la suture ne supportent pas l’eau chaude car ils peuvent relâcher, d’où l’interdiction d’utiliser de l’eau chaude. Cela est  également valable pour les femmes qui ont accouché par césarienne, fait remarquer la sage-femme.

F.S.

mane mane uneL’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) a lancé, le samedi 27 août 2022, son opération de salubrité dite « ONEA mana-mana ». Ce coup d’envoi marque le début des opérations de salubrité de la nationale de l’eau et de l’assainissement, qui entend se conformer à cet exercice chaque dernier samedi du mois afin d’offrir à son personnel un cadre convivial de travail. Le lancement de cette opération citoyenne a été marqué par la présence du ministre de l’Eau et de l’Assainissement.

A compter du samedi 27 août 2022, les agents de la Nationale de l’eau et de l’assainissement (ONEA) s’adonneront à une journée de salubrité sur les sites et agences de cette société d’Etat chaque dernier samedi du mois. Le coup d’envoi de ladite opération mensuelle, donné au siège de l’ONEA à Ouagadougou au quartier Pissy, l’a été par la ministre de l’Environnement, de l’Energie, de l’Eau et de l’Assainissement, Maminata Traoré née Coulibaly. Toutes les directions centrales, régionales et provinciales de l'ONEA sont concernées par cette activité dont l’objectif, selon Gilbert Bassolé, DG de l’ONEA, est d’offrir des cadres de vie et de travail sains à l’ensemble des agents de l’ONEA ainsi qu’à ses usagés. « L’activité de ce matin s'inscrit dans le cadre du programme du gouvernement et vise à rendre agréables notre cadre de vie et notre cadre de travail, bien sûr en collaboration avec le voisinage. L'hygiène, c'est le premier fondement de la santé », a affirmé le DG de l'ONEA, qui a ajouté qu’il s’agit d’une opération nationale mais que l'initiative est lancée au siège et pour l’occasion, la direction générale et la direction régionale ont été mises ensemble. « Les prochaines fois, nous allons nous rendre dans les agence et sur les sites de production pour aussi rendre leur cadre de vie agréable », a-t-il poursuivi.

manemane2A ce lancement étaient présentes plusieurs structures et associations locales, chose saluée tour à tour par le directeur général et la ministre Maminata Traoré. « Nous ne travaillons pas seuls. Nous avons des voisins, qui sont des sociétés publiques, privées, des structures du secteur informel. Vous avez vu la forte mobilisation des femmes de la carrière de Pissy. C'est un exemple de collaboration, de synergie et de bonne entente qu'il faut promouvoir », s'est réjoui le DG de l’ONEA. A sa suite, la ministre de l’Environnement a salué la mobilisation et la structure à l’origine de l’activité. « Cette opération de salubrité est en train de devenir une activité qui fait la fierté de chacun de nous. Sortir, se donner la main, nettoyer comme le commun des citoyens, il n'y a rien de tel », a-t-elle affirmé. Elle a rappelé qu’il y a toute une avenue qui a été dédiée au ministère, des villes et communes qui font la même opération et que cela est à l’honneur de tous les Burkinabè.

L’ONEA : Acteur majeur de l’hygiène, pour laquelle elle a des projets d’envergure

Selon le directeur général de l’ONEA, qui dit assainissement dit aussi hygiène. mane mane 3« Pour l'assainissement, nous avons des stations de traitement des eaux de vidange où le contenu des latrines vidangées, les eaux usées, les excreta, etc., sont collectées et amenées dans les stations de traitement des eaux de vidange. Actuellement, il y a trois qui sont en service, et nous avons-nous en projet en construire deux autres. Les études sont pratiquement bouclées et il reste la recherche des financements », a expliqué le patron de la nationale de l’eau et de l’assainissement. Et de poursuivre : « Nous avons aussi, au niveau central, le réseau d'égouts. Toutes les grandes entreprises, le grand marché, les ministères, l'hôpital Yalgado, les industries, etc., sont raccordés au réseau d'égouts et toutes les eaux usées sont drainées vers la station de Kossodo, où nous cherchons à valoriser ces eaux en produisant du biogaz pour produire de l'électricité. Donc il y a tout un cycle de transformation de la matière. » Pour l’activité du jour, il informe que les ordures seront transportées par les groupes de femmes qui s'occupent de l'entretien et du nettoyage quotidien du siège avec des camions et du matériel composite, puis dépotées à la décharge.

Etienne Lankoandé

aayeliA la sortie de l’audience de ce 26 août 2022 au tribunal de grande instance Ouaga I  où la responsable du mouvement M30 Naaba Wobgo, Yéli Monique Kam, était à la barre, celle-ci s’est écriée : « Ce procès est une violation du droit à la liberté du citoyen de manifester son opinion, du droit de se réunir et du droit d’association. » L’audience a été renvoyée au 16 septembre 2022 pour permettre aux avocats de s’imprégner du dossier.

« Nous manifestons parce que le contexte sécuritaire exige que chacun apporte sa contribution à l’effort de paix. En tant que citoyen civil, notre contribution réside dans les propositions pour améliorer la gouvernance sécuritaire. Nous avons remarqué que notre partenaire majeur français dans cette lutte, avec ses accords, empêche nos autorités d’opérer des choix libres, surtout en matière d’équipements militaires, sans passer par la France », déclare Monique Yéli Kam. Pour elle et ses partisans, depuis 2015 où un détachement militaire français est présent dans notre pays, on ne note aucun résultat majeur. Le constat, fait-elle remarquer, c’est que « l’insécurité prend de l’ampleur. La France est incapable d’apporter des réponses efficaces pour la freiner, contenir les activités des groupes terroristes et pacifier le pays ».

 Pour les membres du mouvement M30 Naaba Wobgo, en tant que citoyens et bénéficiaires des accords qui lient notre pays à la France, ils ont le plein droit de manifester, car le pouvoir appartient au peuple. « Nous revendiquons cette liberté de choix et cela,  au profit de nos gouvernants », clame Yéli Monique Kam.

« C’est plutôt la France qui doit être jugée »

« C’est la France qui doit être jugée, c’est elle le bourreau, la prédatrice qui a confisqué nos libertés, le libre choix de gouvernance, qui a aliéné nos politiques. Nous disons non à la France ; ce procès, c’est contre la France. Nous appelons nos autorités à se rallier à leur peuple, à reconnaître la noblesse de notre lutte. Nous ne lâcherons pas prise. Nous allons nous battre pour exiger le départ de l’ambassadeur de France du Burkina, l’abrogation des accords léonins qui ne profitent qu’à la France. Nous les dénonçons et déclarons leur nullité. La France n’a aucune leçon à nous donner. Nous allons imposer le respect de notre pays à tous ses partenaires, à commencer par la France », martèle Mme Kam.

Monique Yéli Kam, à travers son mouvement M30 Naaba Wobgo, demande au gouvernement de dénoncer publiquement et par écrit les différents accords qui lient le Burkina à la France.

Nafisiatou Vébama

mo uneLes services de mobile money  facilitent les envois d’argent, évitent la détention de fortes sommes par-devers soi, etc. Même si au Burkina ce secteur d’activité n'est que moyennement développé, force est de reconnaître qu’il a amélioré la qualité du « traitement » de l’argent. Cependant, les boutiques de transfert qui proposent ces services font aussi face à de multiples risques : cambriolages, transferts sur un compte autre que celui visé, etc. Quelques commerciaux nous ont confié leur quotidien.

Souleymane Télécom a débuté ses activités en 2017 par la vente de crédits de communication et le transfert d’argent. Une époque où le retrait d’argent, de 1 F à 10 000 F CFA par exemple, était facturé à 250 F CFA. Les frais de retrait se sont accrus par la suite avant de retomber à 1% du montant total de retrait à la faveur de l’introduction, sur le marché, d’opérateurs comme Sank Burkina et Waves. Ainsi, pour un retrait de 5 000 F, par exemple, le client débourse 50 F (c’est-à-dire 1% de 5 000 F). En 2017, le marché était encore moins pratiqué par les Burkinabè. A l’époque, Souleymane Télécom faisait en moyenne 100 000 F CFA de transactions par jour. Aujourd’hui, les choses ont changé et tout le monde semble porté sur le digital en matière de transactions financières. Souleymane Télécom a aussi grandi pour devenir une boutique de vente d’articles divers sur le numérique. Le propriétaire de cette boutique nous confie qu’avant, les montants des transactions effectuées étaient moins élevés que de nos jours. Aujourd’hui, sa boutique transfère plus d'un million par jour. « Il y a des jours où je peux faire plus de 3 millions de F CFA de transferts », affirme notre interlocuteur. Cependant, le montant des commissions perçues a, lui aussi, diminué, d'après les gérants de boutiques que nous avons rencontrés.

mo 2Selon Guy Marc Bationo, un autre propriétaire de boutique de transfert d’argent, en 2017, pour un retrait de 5 000 F, c’est 35 F que l’opérateur de téléphonie donnait comme commission. Aujourd’hui, pour le même montant, c’est 20 F que l’opérateur propose comme commission avec une taxe de 3 F. « Beaucoup de choses ont changé. Mais nous ne sommes ni gagnants ni perdants », explique Martine, gérante de boutique à Ouaga 2000. A l'en croire, les montants des transactions journalières ont beaucoup augmenté avec la réduction des frais de transfert. Et pour certains comme elle qui se retrouvent dans des zones où il y a de l’affluence, les gains peuvent augmenter considérablement. En effet, confie-t-elle, c’est 3 à 5 millions de francs de transferts qu’elle peut faire en une journée. Mais, ajoute-t-elle, ce sont les propriétaires de boutiques et les opérateurs de téléphonie qui sont gagnants. Les employés, eux, tirent le diable par la queue.

Les risques dans le métier sont monnaie courante

Les opérations de transfert d’argent ne sont pas sans risque. En effet, selon Benjamin, gérant d’une boutique à Dagnoën, les risques dans le domaine sont multiples. « J’ai, une fois, transféré de l’argent à hauteur de 12 000 F à un client, mais ce n’est pas vite passé. Ledit client est revenu me dire qu’il n’avait pas reçu l'argent transféré. Nous avons ensemble vérifié et la notification de confirmation du transfert n’était effectivement pas venue chez moi non plus. Comme je ne connaissais pas mon solde précédent, j’ai effectué une deuxième fois le transfert, en demandant au client de me revenir si toutefois il recevait 2 fois le montant transféré. Après son passage, j’ai reçu les deux messages de transfert, mais ce client n’est plus jamais revenu », raconte Benjamin. « C’est un exemple parmi tant d’autres », ajoute le propriétaire de Diallo transfert d’argent, qui a été victime d’une arnaque de près de 100 000 F CFA en 2019. Il nous explique que l'arnaqueur avait bien préparé son coup. Il a d’abord réussi à entrer en contact avec Orange Burkina pour connaître son solde. Ensuite il a, par un subterfuge, généré un  message de retrait de 100 000 F à l’image de celui que le réseau envoie. Quand il est arrivé, il a envoyé le message sur le numéro de transfert. Sans prêter attention, la gérante a remis les 100 000 F à l’arnaqueur. Ce n’est que le soir, en faisant ses comptes, elle s’est rendu compte qu’elle avait été dupée, mais il était déjà tard.

Les cas d’arnaque dans le domaine du mobile money sont légion, sans compter les attaques à main armée dont certaines boutiques sont victimes.

Etienne Lankoandé

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