Lutte contre le paludisme : Les recherches pour le vaccin vont bon train
Les choses avancent dans le domaine de la lutte contre le paludisme, cette maladie qui tue plus que n’importe quelle autre au Burkina Faso. Pour mieux organiser les efforts de lutte contre la maladie, l’Etat Burkinabè a mis en place le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) et plusieurs centres de recherche sur le paludisme. Radars Info Burkina s’est entretenu avec le Dr Ambroise Ouédraogo du PLNP au sujet de cette pandémie au Burkina Faso.
La mission du PNLP est de mettre en œuvre la Politique de lutte contre le paludisme au Burkina Faso. Dans sa vision, le PNLP travaille en synergie avec l'ensemble des secteurs afin de trouver un remède à cette pandémie qui freine le développement socio-économique du pays. Selon le Dr Ambroise Ouédraogo, le PNLP se charge de la mise œuvre de la politique de lutte contre le paludisme et d’apporter le matériel nécessaire aux structures sanitaires dans leurs actions de lutte contre la maladie.
Quelles sont les principales données en matière de paludisme au Burkina Faso ?
Le paludisme constitue la première cause de consultation, d’hospitalisation et de décès. Et en 2021, chaque jour ce sont en moyenne 12 personnes qui mouraient à Ouagadougou de cette maladie transmise par l’anophèle. Parmi les 11 pays les plus touchés, le Burkina Faso est classé 3e en termes de charge élevée de paludisme. Il faut aussi souligner que ce sont les cas de paludisme grave qui décèdent avec une forte proportion chez les enfants de moins de 5 ans. Si l’on considère par exemple 2021, les cas de paludisme grave enregistrés chez les adultes étaient de 605 504 et de 220 885 chez les enfants de moins de 5 ans, c’est-à-dire plus de 2 fois chez les adultes que chez les enfants. Cependant au niveau des décès, les proportions se sont inversées. En effet, sur 4355 cas de décès, 2930 sont des enfants de moins de 5 ans, soit environ 7 enfants sur 10 personnes décédées de paludisme.
Quels sont les moyens que le PNLP utilise dans la lutte contre le paludisme ?
Au nombre des moyens de lutte contre le paludisme, il y a la chimio-prévention du paludisme saisonnier pour les enfants de 3 à 59 mois. Nous faisons également le traitement préventif intermittent pour les femmes enceintes. Il y a aussi la prise en charge des voyageurs qui viennent de pays qui ne sont pas immunisés contre le Paludisme, pour éviter que ces derniers deviennent des cas graves pour eux-mêmes ou même pour la société par une propagation rapide de la maladie. Mais la méthode la plus utilisée, en dehors de la CPS, c’est la distribution de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (MILDA) aux populations. Et pour cette année, il y a eu des innovations majeures à travers les MILDA que le ministère à distribuer aux populations pour prendre en compte les résistances que développent les moustiques par rapport aux MILDA des années précédentes. Il y a aussi les sensibilisations pour demander aux gens d’adopter des comportements écocitoyens autour d’eux afin de mieux se protéger contre le paludisme.
Existe-t-il un vaccin contre la maladie ?
C’est une question qui relève du domaine de la recherche. Au niveau du PNLP, les moyens utilisés sont ceux dont je vous ai parlé un peu plus haut. Néanmoins on peut dire que les recherches vont bon train sur ce volet.
Quels sont les défis qui demeurent en matière de lutte contre le paludisme au Burkina Faso ?
D’abord il faut une prise de conscience des populations que la maladie est une entrave à tout. Il n’y a pas que le volet sanitaire qui soit impacté. Lorsque vous êtes un paysan et qu’en période de saison des pluies votre enfant fait la fièvre, vous pouvez hésiter les premiers moments à l’amener dans un centre de santé. Mais si la situation continue, vous serez obligé de l’amener à un moment donné. Et c’est votre temps et vos ressources que vous allez déployer pour les soins. Mais parallèlement, l’Etat et ses partenaires aussi emploient d’énormes ressources aussi bien matérielles, financières que humaines dans la lutte contre cette maladie. Tout cela met la société en retard. Donc je dirai que si nous prenons conscience de tout cela et que nous reconnaissons qu’il y a des pays qui ne connaissent pas le paludisme, c’est déjà un grand pas en avant. Sinon rien que dans les quartiers de Ouagadougou, dans les caniveaux et les devantures des habitations, vous comprendrez que le manque à gagner est énorme. Mais chacun peut mettre des habitudes de propreté autour de lui, pour contribuer à la lutte contre cette maladie.
Propos recueillis par Etienne Lankoandé
« Jeunesse burkinabè, il s’agit de ne pas te rendre. » C’est sur ce thème qu’a porté la communication donnée par le Dr Ra-Sablga Seydou Ouédraogo, directeur exécutif de l’institut FREE Afrik, le vendredi 9 septembre 2022 à Ouagadougou. Pour le conférencier, la jeunesse est l’acteur stratégique qui permet de gagner la guerre. C’est pourquoi elle ne doit aucunement céder à certaines pratiques ou à certains comportements, sous peine de courir à sa perte.
En sus, la jeunesse ne doit pas se rendre dans la division entre ancien-ancien régime et ancien nouveau régime car bien souvent dans les deux camps, il y a une absence de valeurs ; « ce qui les préoccupe, ce n’est pas la patrie ». La jeunesse ne doit pas être la clientèle de ceux qui n’ont pas de solution pour le pays et qui n’y pensent même pas fondamentalement.
Le Comité international mémorial Thomas-Sankara s’est intéressé aux « Tribunaux populaires de la révolution (TPR) : les leçons apprises et les limites », à travers une conférence conjointement animée le 8 septembre par Raymond Poda, ministre de la Justice sous la révolution, Rasmané Ouédraogo, cinéaste et juge des TPR, ainsi que François Bayala, chercheur ayant soutenu sur le thème « Les Tribunaux populaires et les droits de l’homme » en juin 1984. S’il est vrai que les TPR ont fonctionné avec certaines lacunes, les conférenciers affirment qu’on ne saurait parler de révolution sans lesdits tribunaux.
Le ministre de la justice sous le CNR, Raymond Poda, embouche la même trompette, en déclarant que sur le plan politique, les TPR ont contribué à accroître la popularité et les objectifs socio-économiques du CNR ; sur le plan social, ils ont contribué à la moralisation des sociétés et sur le plan économique ont permis la récupération des deniers publics qui avaient été volés. Pour lui, les TRP ont eu pour missions de rétablir la justice sociale.
Au Burkina Faso, l’année scolaire débutait généralement le 1er octobre les années passées. Mais de plus en plus, certains établissements choisissent de faire leur rentrée au cours du mois de septembre. Pour certains, c’est le 1er, le 5 ou le 12 du mois, pour d’autres, c’est après la rentrée pédagogique, c’est-à-dire après le 15 septembre, mais toujours est-il que c’est avant le mois d’octobre. Quelles peuvent être les raisons de cet état de fait ? Est-ce pour permettre de finir le programme scolaire ? Est-ce que les établissements qui commencent en octobre n’arrivent pas à terminer leurs programmes ? N’est-ce pas une surcharge pour les élèves, puisque les vacances s’étendent sur trois mois (juillet, août et septembre) ? Nous avons fait le tour de quelques établissements scolaires de la ville de Ouagadougou pour connaître les raisons. C’est ainsi que nous avons rencontré un directeur des Etudes d’un lycée privé de la place, par ailleurs coach en suivi scolaire, Issiaka Kaboré, qui nous a donné sa lecture de cette rentrée ‘’hâtive’’.
En effet, pour lui, hormis les écoles internationales qui ont un programme différent de celui que l’Etat soumet, il faut s’inscrire dans l’ordre républicain et s’appuyer sur ce que l’Etat donne comme programmes, car c’est en tenant compte de tous les facteurs que l’Etat a retenu le mois d’octobre comme le juste milieu pour la rentrée scolaire.
La dernière semaine du mois d’août 2022 a été marquée par de fortes pluies sur une grande partie du territoire ayant occasionné d’énormes dégâts dont des inondations. Ces averses ont amené Radars Info Burkina à se poser certaines questions : Etant donné que nous sommes au seuil de la rentrée scolaire, est-ce que la population doit toujours s’attendre à de grandes pluies au Burkina Faso ? A combien de millimètres la quantité d’eau attendue est-elle estimée ? Quelles précautions la population doit-elle prendre en cas de fortes pluies ? Rayimwendé Zoungrana, prévisionniste à l’Agence nationale de la météorologie (ANAM), nous a donné des éléments de réponse ce 7 septembre 2022 à Ouagadougou.
Ensuite, la semaine prochaine, c’est-à-dire celle du 12 au 18 septembre, reste favorable également à de grandes pluies. En effet, des orages parfois accompagnés de pluie pourraient intéresser la majeure partie du territoire au début de cette période. Les quantités de pluie sur la semaine seront également semblables à celles de la semaine du 5 au 11 septembre.
Le Balai citoyen a convoqué une manifestation pour montrer son mécontentement face à l’arrestation de son militant Ollo Kambou. Pendant que ses membres étaient réunis devant la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité pour exiger la libération de leur camarade, ils ont été interrompus par des individus se réclamant du mouvement Sauvons le Burkina. Une altercation s’en est suivie entre les deux OSC. Pour certains citoyens, le comportement des deux mouvements n’est pas responsable. Ils estiment qu’il n’appartient pas à une Organisation de la société civile (OSC) de défendre le pouvoir d’autant plus que ce dernier a les moyens légaux de le faire.
M.Z, dans sa volonté de vendre son terrain pour financer son projet, a été mis en contact avec A.B. Ce dernier lui promet de payer mais ne possède pas de liquidité. Il explique avoir un projet de financement avec une structure financière de la place et qu'il faut des documents pour que la somme soit débloquée. A.B lui présente donc des documents. Il les a signés sans avoir bien lu et il a remis les documents de sa parcelle pour débloquer ladite somme. Il s'est rendu compte par la suite que le document dit que le terrain est vendu alors qu'il n'a pas perçu un kopeck. La victime M.Z et l'accusé A.B étaient au tribunal de grande instance Ouaga I le 5 septembre 2022 pour s'expliquer sur les faits.
Le monde ne vit plus sans médias. Ces médias sont une arme de communication de masse. Mais ils (médias) sont parfois confrontés à d’énormes défis, notamment la restriction de la liberté d’expression, les violences, les discours de haine et bien d’autres. Aujourd’hui, ces défis sont de plus en plus récurrents dans un contexte de guerre, d’insécurité à travers le monde dont le Burkina Faso. Ainsi, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a échangé avec les journalistes ce 6 septembre 2022 à Ouagadougou sur les questions autour des droits humains, des discours de haine, notamment comment détecter les discours de haine, comment les combattre. Il s’est agi d’outiller les journalistes sur comment promouvoir dans leurs écrits, face à des situations sensibles, les valeurs d’humanité, les valeurs de morale dont le monde a besoin. La question sur la liberté de la presse en droit international a également été au cœur des échanges.
La deuxième communication, donnée par Renaud Gautin De Vilaine, a également porté sur le droit international des droits de l’homme et les défis auxquels les journalistes sont confrontés.
La rentrée scolaire 2022-2023 approche à grands pas. Les parents d'élèves doivent prévoir un budget pour l’achat des fournitures scolaires de leurs enfants. Un constat saute tout de suite aux yeux : les prix dans les différentes librairies connaissent une augmentation. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils sont de plus en plus intenables.
« J'avais prévu 15 mille francs pour les achats, mais je me retrouve à devoir dépenser plus. Sans les fournitures, l'enfant ne peut pas aller à l'école », affirme un parent d'élève venu acheter les fournitures de son enfant de CE1.
Le samedi 3 septembre 2022, s’est tenue à Ouagadougou une conférence sur le thème « Et pourtant cette guerre ne nous dépasse pas ». Elle a été animée par le Dr Ra-Sablga Seydou Ouédraogo, directeur général de l’institut Free Afrik. Selon lui, face à cette crise, toutes les couches sociales doivent s’impliquer et c’est ainsi que le Burkina sortira victorieux. Il reste convaincu que la guerre contre le terrorisme « ne dépasse pas le Burkina ».
Selon le DG de Free Afrik, la guerre n’a commencé que pour ceux qui gisent au cimetière, ceux qui sont en errance sur les routes, les familles des victimes, ou ceux qui sont dans la situation où ils sont amputés, ceux qui sont en train de défendre le pays au quotidien sous la pluie, notamment les volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et les soldats .
Selon le Dr Ouédraogo, cette guerre ne sera pas gagnée inconditionnellement. C’est pourquoi, explique-t-il, pour mener cette guerre, il faut réunir l’ensemble de la société. « Si nous avons une société fragmentée comme celle-là, nous n’allons pas y arriver. Si nous avons une société dans laquelle les gens veulent que ce soit d’autres qui soient responsables de la situation et fassent le travail à leur place, on n’y arrivera pas. Si nous avons une société où les gens sont divisés par un faux agenda de la réconciliation, nous ne pouvons pas créer une unité à 100 pour 100. L’unité nationale, ce n’est pas l’unité des corrompus ou des corrupteurs. C’est l’unité autour de grandes valeurs, ce qui nous permettra de nous mettre ensemble pour donner le meilleur de nous-mêmes face au drame. Chacun a une responsabilité à assumer. Celle des autorités est fondamentale mais ne dispense pas les autres citoyens. Le chantier dans cette guerre, c’est la construction d’un Etat solidaire. Mais nous ne sommes pas constitués », affirme-t-il.










