Radars au tribunal : 2 ans de prison ferme et 11 millions de F CFA de dommages et intérêts pour avoir vendu illicitement une parcelle
Moussa, célibataire sans enfant, la trentaine passée, a comparu au Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou ce 24 août pour faux en écriture et vente illicite de parcelle. Son complice présumé, Alassane, était aussi à la barre pour répondre des mêmes faits.
Les faits remonteraient à 2020. Moussa aurait dit à Alassane, un de ses amis, qu’il détient une parcelle, laquelle n’aurait pas été recensée par la mairie, selon ses dires. Un acheteur du nom de Wahab était intéressé par ledit terrain. Moussa se sert alors des références d’Alassane qu’il inscrit sur le carton ainsi que sur le papillon où figure le numéro de la parcelle. Avec ses références sur le papillon qui lui attribue la parcelle, Alassane se charge d’aller signer l’acte de vente dans une agence immobilière et procède à la vente de ladite parcelle à Wahab contre la rondelette somme de 5 000 000 de FCFA.
Wahab se rend compte de la magouille quand il envoie un huissier faire le constat avant de débuter les travaux de construction sur le terrain. « Le terrain en question a été illicitement vendu », lui fait savoir en effet l’auxiliaire de justice.
Si Moussa a reconnu les faits, Alassane, lui, a affirmé à la barre qu’il ne savait pas que c’était un coup tordu et qu’il a juste voulu aider un ami à vendre son terrain. « Sur les 5 000 000 de FCFA, je n’ai reçu que 100 000 FCFA », a-t-il soutenu.
Le procureur, dans son réquisitoire, a déclaré que les deux accusés ont agi en complicité et qu’il ne sont, manifestement, pas à leur premier coup. « Moussa, pourquoi vous n’avez pas inscrit votre propre nom sur le papillon ? » a demandé le procureur à ce dernier. « Alassane était dans le besoin », lui a répondu l’accusé. Une phrase qui a fait dire au procureur que les deux prévenus sont bien des complices. Celui-ci a donc demandé qu’ils soient reconnus coupables et condamnés à 60 mois de prison ferme et à 1 000 000 de FCFA d’amende avec sursis. Quant au plaignant, Wahab, il a demandé à être dédommagé par les deux acolytes.
Suivant le procureur dans ses réquisitions, le tribunal, dans son délibéré, a effectivement déclaré Moussa et Alassane coupables de faux en écriture et de vente illicite de parcelle. Il les a, par conséquent, condamnés chacun à une peine de prison ferme de 2 ans ainsi qu’à une amende avec sursis de 1 000 000 de FCFA. Il les condamne en outre à payer à la victime Wahab la somme de 11 000 000 de FCFA de dommages.
S.M.K.
Dernier bijou sorti de sa tanière, l’œuvre ‘’Mon livre de contes africains’’ est un recueil de contes de l’écrivaine et conteuse burkinabè Mariam Ouédraogo/Sebego. La dédicace de cette œuvre est intervenue le jeudi 13 août dernier à Ouagadougou, en présence de plusieurs autorités politiques et coutumières. Ce livre parcourt les contes burkinabè et africains au grand bonheur des amoureux de la culture.
Pour Mme Sebego alias ‘’Solemda’’, ce recueil de contes est adapté aux enfants, aux adolescents et aux adultes. « Beaucoup de parents n’arrivent plus à dire des contes à leurs enfants, ils ont tout oublié. Il faut que les parents revisitent les contes pour pouvoir les raconter aux enfants et petits-enfants », affirme-t-elle. Elle caresse le rêve de faire renaître de leurs cendres les contes africains, solution pour préserver le patrimoine immatériel de nos pays. « On dit que le conte relève de la culture. Aujourd’hui, c’est le parent pauvre de cette culture. Les mots sont durs mais c’est la réalité et c’est dommage », confie-t-elle. Un recueil que doit se procurer la population pour « ressusciter et valoriser la culture africaine ». Ce genre est d’une grande importance sociale. Les proverbes sont bien souvent la source d’un conte. « Que le conte ait une place importante dans les programmes officiels», tel est le souhait de Mme Sebego. Les enfants déscolarisés ne sont pas écartés mais, dit-elle, il faut penser à un autre cadre pour ces enfants.
De nombreux ménages consomment des aliments de leur propre production. Les légumes sont les aliments les plus fréquemment consommés ; suivent les fruits. La plupart des ménages disposent d’un jardin potager. Le système de jardin potager permet de produire, même en saison sèche. Nadège Séguéda, citadine de Ouagadougou, s’adonne à cette pratique.
Ce mode de production a une fonction de filet de sécurité pendant la saison maigre », déclare Nadège Séguéda, qui ajoute que « les avantages de cette activité, c'est la consommation bio car les aliments de ce potager ont d’énormes valeurs nutritives bonnes pour le corps humain ».

Les habitants des quartiers environnants du boulevard des Tansoba ont érigé des barricades sur cette artère dans la journée du mercredi 18 août 2021. Les raisons de ce mouvement d’humeur ? Les désagréments qu’occasionne la réhabilitation de cette route. Selon les mécontents du jour, lorsqu’il pleut, leurs domiciles sont submergés par les eaux.
« Que ça soit l'entreprise ou le gouvernement, peu importe à qui la faute. L’entreprise Kanazoé avait fait des ponts, mais ils les ont tous fermés ; ils n'ont qu'à revoir ça», fulmine Alassane Diapa. De l’avis d’Alassane Ouédraogo, « le gouvernement n’est pas étranger à cette situation car normalement lorsque le plan a été élaboré, il devait être étudié point par point avant que ne commence le travail proprement dit. Nous savons tous qu’une route sans pont ne fera que des dégâts. Et de poursuivre : « C’est depuis la rénovation de la voie que nous avons ces problèmes d’inondations. »
Dès lors, un des droits fondamentaux de l’être humain, à savoir l’accès à un logement, se trouve menacé par l’inégalité des chances. Selon notre interlocuteur, pour le citoyen moyen, avoir une parcelle est devenu la mer à boire.
Face aux ruptures incessantes de différents barrages du pays, le ministre de l'Eau et de l'Assainissement, Ousmane Nacro, était au journal télévisé de la Radiodiffusion Télévision du Burkina le mercredi 18 août 2021 pour donner des explications sur les causes de la dégradation de ces retenues d’eau.
A cela s’ajoutent les mauvaises pratiques des riverains qui fragilisent les infrastructures. « Certains usagers font passer les tuyaux de leurs motopompes en aval ou en amont du barrage pour pomper l’eau », se désole l’ancien Directeur général de l’Agence d'Exécution des Travaux Eau et Équipement Rural (AGETEER) avant de préciser que « lorsque nous faisons passer un tuyau à travers la digue, nous ne faisons que fragiliser l’ouvrage ».
Robert, la vingtaine révolue, célibataire sans enfant, était à la barre du Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou ce mardi 17 août pour répondre des faits de vol aggravé et tentative de vol de 4 sacs de maïs.
« Je suis venu avec deux sacs vides dans le but de répartir le sac de maïs dans lesdits sacs et de les transporter un à un », clame le prévenu. Mais la religion du plaignant Karim est faite que c’est Robert qui a commis les autres vols chez lui, même s’il admet que le jour de l’interpellation de ce dernier, il n’était effectivement en possession que d’un sac de maïs. En tout cas pour le parquet, il n’y a pas l’ombre d’un doute que l’accusé est bel et bien l’auteur du vol des trois autres sacs de maïs dans le grenier de Karim.
Les catholiques burkinabè ont célébré, à l’instar des autres nations du monde, le dimanche 15 août 2021 la solennité de l’Assomption qui marque « la montée de la Vierge Marie après son séjour terrestre au ciel auprès de son fils Jésus Christ ». Réunis au sanctuaire marial Notre-Dame de Yagma à Ouagadougou, des milliers de fidèles venus des quatre coins de la capitale ont pris part au pèlerinage diocésain qui s’est tenu sur le thème « Avec les légionnaires de Marie, jubilons et supplions le Seigneur pour le Burkina Faso ». Ce fut pour eux l’occasion de prier pour que la paix règne dans notre pays.
Le cardinal a invité les fidèles à vivre la charité de la « mère de Dieu » en rendant visite aux personnes âgées, même si elles ne sont pas de leur famille, ethnie ou religion. « Dans notre contexte de réseaux sociaux, cela peut se traduire aussi par des coups de fil ou des messages ; mais il reste que tous ces moyens de communication ne devraient pas nous faire oublier la joie que procure la présence physique », a insisté l'homme de Dieu.
« Nous devons dire Non à tous les concepts démagogiques et antinatalistes. Nous devons, en tant que chrétiens rejeter toutes les politiques mensongères qui nous disent que notre pauvreté est due à notre nombre (…). Le chemin du développement de nos pays n’est pas prioritairement conditionné par la limitation des naissances. Non … luttons plutôt contre la corruption, l’analphabétisme, la mal gouvernance et les injustices sociales », a martelé Son Eminence.










