Ministère des Ressources animales : Un atelier pour valider la stratégie de développement de la filière avicole
Dans le but d'accroître la contribution de la filière avicole au développement socio-économique du Burkina, le ministère de l'Agriculture, des Ressources animales et halieutiques a ouvert ce vendredi 29 avril à Ouagadougou un atelier de validation de la stratégie nationale de développement durable de ladite filière. Cette séance de travail va permettre aux techniciens du département des Ressources animales de poser les bases d'un développement durable des productions avicoles dans notre pays. La cérémonie a été présidée par Karim Konseimbo, directeur de cabinet du ministre des Ressources animales, qui représentait ce dernier.
L'aviculture au Burkina Faso est confrontée à de multiples contraintes qui limitent sa contribution au développement socio-économique du pays. Il s'agit, entre autres, de la faiblesse de la productivité des systèmes d’élevage, de la structuration et de la professionnalisation des acteurs. À cela s'ajoutent le difficile accès à certains intrants, aux financements, mais également la difficulté de la transformation et de la mise sur le marché des produits.
C'est pourquoi le gouvernement veut, par le truchement de la stratégie en cours d'élaboration, qui couvrira la période 2023-2032, donner des orientations, définir les actions prioritaires à moyen et long terme et jeter de meilleures bases pour cette filière. L'objectif visé par cette stratégie, selon le représentant du ministre des Ressources animales, c’est qu'à l'horizon 2032 la filière avicole soit productive, compétitive et portée par des organisations professionnelles dynamiques. Elle doit également être en mesure de garantir durablement la couverture des besoins nationaux en produits avicoles et améliorer les revenus des acteurs.
« Les principaux axes d'intervention sont définis : il s'agit, entre autres, de l'amélioration de la production, de la productivité et de la compétitivité, ainsi que de la gouvernance. L'élaboration des prochains projets devrait pouvoir s'appuyer sur ce document», a déclaré le Dr Seydou Ouattara, directeur du centre de promotion de l'aviculture villageoise.
L’aviculture occupe une place de choix dans le sous-secteur de l’élevage, avec plus de 46 millions de têtes de volaille dénombrées en 2021. Les produits avicoles représentent 6% du PIB agricole. C’est pourquoi le « poulet bicyclette », qui est typiquement burkinabè, sera labellisé, car à travers ce poulet, les produits avicoles sont devenus un symbole national. « Le processus de labellisation sera bouclé dans les prochains jours », a assuré Karim Konseimbo.
Barthélémy Paul
Au tribunal de grande instance Ouaga I ce mardi 26 avril 2022, Radars Info Burkina a assisté au jugement d’une affaire de vol d’argent. En effet, une dame ayant perdu 625 000 F CFA dans sa voiture a attrait en justice Moussa, un garagiste (nom d'emprunt), qu’elle accuse d’être l’auteur dudit vol. Mais le tribunal a relaxé le prévenu pour infraction non constituée.
Moussa ajoute qu’avant de remettre la voiture à l’un de ses employés pour qu’il refasse effectivement la tôlerie, il a demandé à la dame s’il n’y avait rien dans son véhicule qu’elle devait prendre. Celle-ci lui aurait répondu par la négative. Lorsque la tôlerie fut terminée, Moussa remit le véhicule à une autre personne pour faire la peinture. C’est alors que Sita débarqua en trombe au garage et affirma qu’elle avait oublié quelque chose dans le véhicule, sans dire quoi. Moussa lui fait comprendre que la voiture est chez le peintre et qu’il a d’ailleurs appelé ce dernier qui lui a fait savoir que le travail était terminé et qu’il était en train de ramener ladite voiture. Mais Sita ne veut rien savoir et répond qu’elle préfère aller elle-même vérifier. Alors, Moussa lui indique chez le peintre et lui donne également son numéro.
Lors de sa déposition à la gendarmerie, Sita a déclaré qu’elle a appelé le peintre mais ça ne passait pas et que quand elle s’est rendue chez lui, il n’y était pas. C’est chez le garagiste qu’elle l’a retrouvé. Et comme ses 625 000 F s'étaient volatilisés, elle a décidé de porté plainte contre Moussa et son employé tôlier.
Suspendue le 13 avril, l’audience du procès sur l’assassinat de Thomas Sankara et de ses 12 compagnons a repris ce lundi 25 avril 2022 à la Chambre criminelle du tribunal militaire de Ouagadougou. Elle a été consacrée aux plaidoiries sur les intérêts civils. Si la famille de feu Thomas Sankara n’a demandé qu’un franc symbolique au titre du préjudice moral, les autres familles ont demandé réparation. Le verdict sur les intérêts civils sera connu le 10 mai prochain.
« Il y a plusieurs situations selon les familles. Les ayants droit du président Sankara ont sollicité que l’Etat et les accusés soient condamnés juste à 1 franc symbolique. Ils n’entendaient pas réclamer de l’argent. Et puis les avocats nationaux, dans cette même logique, ont estimé qu’il n’était pas bon de réclamer une quelconque somme d’argent au titre de l’indemnisation pour leurs actions. Nous n’avons demandé que des honoraires (50 millions de FCFA, ndlr) pour nos confrères qui sont à l’étranger, qui ont dû engager des frais pour pouvoir assister à ce procès. Mais il y a aussi le cas d’autres familles qui, elles, réclament des indemnisations au regard des préjudices qu’elles ont subis, parce que toutes les familles ne sont pas dans les mêmes conditions », a déclaré Me Prosper Farama.
Cependant une question se pose : qui va payer ces indemnisations ? C’est ce débat qui a occupé plus de la moitié de l’audience du jour. Pendant que l’Etat se constitue lui-même en victime, les autres parties n’entendent pas accepter cela. En effet, l’AJE réclame plus de 1 milliard 145 millions de FCFA aux condamnés. Pour les avocats de la défense, cette somme est trop élevée, d’autant plus que certaines dépenses effectuées comme l’achat des boissons, de la nourriture, les vêtements des gardes du corps du juge d’instruction, etc., selon eux, n’ont pas de rapport avec le dossier. Pour Me Farama, c’est l’Etat et les accusés qui doivent payer les indemnisations comme le dispose la loi, c’est-à-dire que les accusés soient condamnés mais que l’Etat réponde en termes de garanties aux condamnations qui viendraient à être prononcées contre les accusés.
Les membres de certaines organisations de la société civile ont bravé l’interdiction des autorités provinciales pour tenir leur manifestation ce samedi 23 avril 2022 à Ouagadougou. Exiger une large coopération avec la Russie, c’est l’objectif de cette marche dont les organisateurs ont été dispersés à coups de gaz lacrymogène.
Contrairement aux autres manifestations, cette fois-ci les forces de l’ordre ont carrément empêché les journalistes de faire leur travail. Les gendarmes postés à de la place nous ont laissé passer après un contrôle. Le temps de prendre des images à la place de la Nation et nous sommes sommés par les pandores de partir. Les quelques manifestants se rassemblent sur l’espace vide en face de la cathédrale. Le temps que nous échangions avec quelques manifestants et que nous capturions des images, ce sont des tirs de gaz lacrymogènes de la gendarmerie qui dispersent les attroupements.
Dans sa mission de satisfaire les besoins de la population en matière de fourniture d’eau potable, l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) rencontre souvent des difficultés avec ses clients du fait des innovations des systèmes, surtout avec la nouvelle facturation. Dans l’optique de communiquer davantage sur ces questions, cette société d’Etat a organisé le 21 avril à Ouagadougou un atelier sur le thème « Informations et échanges sur l’ONEA et la gestion de la période chaude 2022 ». Y ont pris part des hommes des médias.
Il s’agit là des abonnés qui sont absents lors des passages des agents de l’ONEA pour relever les index. « La principale cause de réclamations que nous avons est liée essentiellement aux abonnés que nous n’arrivons pas à relever. Ça c’est un vrai problème. Quand on n’arrive pas à relever ce mois-ci, la prochaine relève c’est la consommation de pratiquement 4 mois que nous facturons en 2 mois et ça devient élevé, donc c’est une source de réclamation. Nous sommes en train de travailler avec tout le monde pour pouvoir trouver la meilleure approche pour réduire ce nombre-là », déclare Moussa Siemdé, directeur clientèle de l’ONEA.
Les fuites après compteur, les fuites cachées au niveau des installations internes sont également des sources de plaintes. Le Burkina Faso compte énormément de quartiers non structurés appelés non-lotis. Cette installation anarchique de la population complique le travail de l’ONEA à approvisionner en eau potable les habitants qui y sont. Et certaines personnes en profitent pour escroquer la population en se faisant passer pour des agents de l’ONEA. « Il ne faut jamais donner d’argent à un agent pour des frais de branchement. Il faut aller dans une agence », conseille Moussa Kiemdé.
Les premiers responsables de l'Office national de l'eau et de l'assainissement (ONEA), notamment les directeurs régionaux, ont organisé une conférence de presse ce jeudi 21 avril 2022 à Ouagadougou. Cette rencontre avec les hommes de médias avait pour objectifs de faire le point sur la situation globale de la desserte, les contraintes d'approvisionnement de la population en eau, les mesures d'atténuation et d’envisager les perspectives.
À en croire les premiers responsables de l'ONEA, ce déficit résulte de plusieurs facteurs qui sont, entre autres, le contexte hydrogéologique défavorable ; l'instabilité de la fourniture d'énergie électrique ; la démographie et l'urbanisation galopantes ; la situation sécuritaire dans certains centres comme Arbinda, Djibo, Titao, Tougan, Dori, Sebba, Diapaga, Pama, Gayéri, Gorom Gorom ; l'afflux des déplacés internes dans certains centres comme Kaya, Kongoussi, Fada, Djibo, Ouahigouya, Tougan et Toma ; les difficultés avec les propriétaires terriens pour la réalisation des investissements ; l'occupation des berges des barrages exploités et la pollution liée aux activités anthropiques.
À court terme, l'ONEA compte renforcer sa production et la distribution, étendre les réseaux d'adduction et de distribution et réaliser des branchements ainsi que des bornes-fontaines. Il sera également question d'augmenter les capacités de pompage des stations de Ouagadougou, Koudougou, Dori, Kaya et bien d'autres villes et de procéder au raccordement de 43 forages dans plus de 20 centres.
Le Burkina Faso fait face à une crise sécuritaire sans précédent. En effet, de nombreuses régions sont touchées par des attaques terroristes à répétition. Celle de l’Est est l’une dont les groupes armés contrôlent la majeure partie du territoire. Face à cette inquiétante situation, les populations de cette partie du pays ne cessent de lancer des cris du cœur aux autorités afin qu'elles volent à leur secours.
« Aujourd’hui, les fils et filles de la région de l’Est ont le sentiment qu’ils sont délaissés au regard de tout ce que vous voyez. Plusieurs localités sont coupées du reste du pays, car il n’y a ni voie d’accès, ni eau potable, encore moins de quoi s’alimenter, ce qui pose problème (…). Ces populations, bien qu’elles vivent dans le pays, ne s’y reconnaissent plus car elles sont carrément déconnectées », soutient Daaga Nassouri, député à l’Assemblée législative de Transition (ALT).
Pour Emmanuel Ouoba, coordonnateur du mouvement UGulmu Fi, le gouvernement doit réagir rapidement, car la population a perdu espoir dans certaines localités. « La situation sécuritaire est similaire à la situation des routes. C’est une dégradation continue. En effet, le nombre de déplacés ne fait que croître dans la région et aujourd’hui, le nombre de localités touchées par la crise sécuritaire ne fait que croître également (…). Aujourd’hui les populations sont dans la détresse. Le cas le plus éloquent, c’est celui de la Kompienga où, pendant longtemps c’était le département de Madjoari qui était sous embargo. Aujourd’hui, c’est quasiment toute la province de la Kompienga qui est sous embargo », a-t-il précisé.
Lors de sa présentation de la feuille de route de la Transition le 4 avril 2022 à l'Assemblée législative de Transition (ALT), le Premier ministre, Albert Ouédraogo, avait annoncé la suspension des recrutements sur mesures nouvelles. Une décision que le ministre de la Fonction publique, Bossolma Bazié, n'a pas tardé à appliquer. Radars Info Burkina a interrogé quelques étudiants de l'université Joseph Ki-Zerbo sur cette mesure qui les concerne. Dans l'ensemble, ceux-ci saluent cette décision gouvernementale tout en demandant aux autorités de revoir à la hausse le nombre de postes à pourvoir dans les concours directs.
De l’avis des étudiants que nous avons interrogés, cette décision est la bienvenue, car elle va permettre de corriger l'injustice dans la recherche de l'emploi dans la fonction publique.
"Si je prends un domaine particulier comme l'enseignement, nous savons tous que le développement d'un pays repose sur la qualité de l'éducation qu'on donne aux enfants. Maintenant si on doit prendre quelqu'un qui va aller faire deux mois de formation, je ne sais pas quelle sera la qualité de l'éducation que cet enseignant va donner à un élève pour que demain on puisse compter sur cet individu. Donc je me dis qu'il serait mieux qu'on recrute les gens normalement et qu'on les forme normalement pour qu'ils aient les compétences nécessaires pour dispenser les cours avec qualité", estime quant à lui Lami Tié Dah.
Le verdict du procès sur l’assassinat de Thomas Sankara et de ses compagnons est connu depuis le 6 avril 2022 mais l’audience se poursuit avec les plaidoiries sur les intérêts civils. Reprise ce mercredi 13 avril, elle a été renvoyée au 25 avril prochain à la demande des différentes parties afin de mieux prendre connaissance des écrits fournis tardivement par l’agent judiciaire de l’État (AJE).
La défense, par la voix de Me Mathieu Somé, a plaidé également pour la mise en état des bulletins de paie des demandeurs et des critères des réparations indemnitaires en ce qui concerne les réclamations économiques et morales. Mais déjà, le président de la Chambre a précisé que Denis Bicaba a demandé la restitution de sa villa dont il a été injustement exproprié après les évènements du 15-Octobre. La Chambre a également noté que Me Ollo Larousse Hien, conseil de Ninda Tondé, dit Pascal, a demandé la mise en liberté provisoire de son client. Et selon la Chambre, la réponse sera connue le 25 avril 2022, jour de reprise du procès.
Le Premier ministre, Albert Ouédraogo, a eu une série d’échanges avec les partenaires sociaux ce mardi 12 avril 2022 à Ouagadougou. Il s’agit de l’Unité d’action syndicale (UAS), du Conseil national du patronat et des organisations syndicales autonomes non affiliées à l’UAS. Le chef du gouvernement dit avoir organisé ces rencontres afin d’exprimer solennellement la disponibilité constante de son gouvernement à œuvrer avec ses partenaires pour répondre aux attentes du moment. Les différentes parties ont pris l’engagement de maintenir le dialogue afin d’éviter d’éventuelles crises sociales et de travailler à relever les défis auxquels sont confrontés les Burkinabè.
Albert Ouédraogo a en outre annoncé que son gouvernement est disposé à accompagner les partenaires sociaux dans l’amélioration du climat des affaires et dans la recherche de nouvelles bases de coopération entre les acteurs du développement, à travers les cadres de dialogue existants. « Je sors de ces séances très satisfait et nous avons constaté une disponibilité des acteurs à engager un dialogue franc, continu et empreint de respect mutuel», a affirmé le chef de la primature.
« Nous sommes toujours prêts à accompagner le gouvernement, mais toujours dans la dynamique de respect, de liberté syndicale et de respect des droits des travailleurs. Dans ce cadre-là, nous sommes prêts à accompagner le gouvernement et à permettre que nous puissions sortir de cette transition dans de bonnes conditions. Nous pensons qu’avec le nouveau gouvernement et avec cette volonté, nous allons pouvoir reprendre de plus belle les rencontres avec les syndicats », a affirmé pour sa part Marcel Zanté, président du mois de l’UAS. Même son de cloche chez les opérateurs économiques, dont l’insécurité impacte négativement les activités. « Nous attendons de notre gouvernement la pacification de notre pays d’abord, parce qu’il n’y a pas de business s’il n’y a pas stabilité. Vous ne pouvez pas non plus faire d’opérations si vos infrastructures ne sont pas sécurisées (…). On se réjouit aujourd’hui qu’il y ait une bonne perception par le gouvernement de transition de ces questions majeures. Ensemble, on va se donner la main pour avancer et pousser hors de notre pays ce fléau qui handicape énormément notre économie », a soutenu Seydou Diakité, vice-président du CNPB.










