Assemblée législative de Transition : Le Directeur national de la BCEAO dévoile les actions de son institution au Dr Ousmane Bougouma
Le Directeur national de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Armand Badiel, a été reçu en audience par le président de l’Assemblée législative de Transition (ALT), le Dr Ousmane Bougouma, ce vendredi 12 janvier 2024 à Ouagadougou. Objectif : présenter ses vœux du Nouvel An au chef du Parlement et lui faire le point des actions menées par ladite banque en tant qu’institution de service public.
Au cours de cette rencontre, les échanges ont porté principalement sur les actions menées par la BCEAO au profit des pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), en particulier au profit du Burkina Faso.
Pour le patron de la banque centrale à l’échelle nationale, Armand Badiel, les actions de l’institution dont il a la charge sont très souvent mal connues, ce qui explique la sous-information sur ce qu’elle fait réellement dans l’intérêt du pays et du peuple.
En effet, malgré le difficile contexte du Burkina, les crédits à l'économie ont atteint 4 281,1 milliards en fin novembre 2023, ce qui représente 34,0% du PIB. Sur les dix (10) dernières années, le ratio crédit à l'économie sur PIB est passé de 26,6% en 2014 à 34,0%, ce qui traduit les efforts du système bancaire pour accompagner l'économie nationale. Il a d’ailleurs poursuivi ses actions de financement au profit de l'Etat burkinabè à travers les achats de titres émis par le Trésor public.
En outre, en dépit du resserrement de sa politique monétaire, la BCEAO a apporté son soutien aux banques en maintenant son refinancement en leur faveur à des niveaux élevés. A cet effet, elle a accordé aux établissements de crédit du Burkina 1507,4 milliards en fin décembre 2023, soit 17,9% de l'ensemble des refinancements accordés aux banques de l'Union et le volume de refinancement le plus important après celui consenti à la Côte d'Ivoire.
Mieux, la BCEAO a organisé, à titre exceptionnel, une opération de rachat des titres publics émis sur le marché financier régional, permettant à l'Etat Burkinabè de mobiliser sur ledit marché 277,36 milliards, soit 45,43% de l'ensemble des titres émis par le Burkina au cours de l'année 2023, pour desserrer les contraintes sur le marché financier régional et prévenir tout défaut de paiement des Etats sur ce marché.
La BCEAO est l’organe qui régule l’offre de monnaie pour maintenir la stabilité des prix. Cette stabilité est essentielle pour assurer l’efficacité des politiques publiques en matière de développement économique et de progrès social durable. Ainsi, l’institution apporte son soutien aux politiques économiques des États membres en vue d’une croissance saine et durable.
C'est pourquoi préparer l'économie et le système financier à devenir plus résilients fait partie intégrante de l'accomplissement du mandat de la banque, en vue de promouvoir une stabilité monétaire et financière propice à la croissance durable des économies des Etats membres.
Dans cette optique, le Conseil des ministres de l'UEMOA a adopté en 2023, sur le plan législatif et réglementaire, une série de textes en vue de consolider la stabilité financière, de conforter la résilience du système financier et de renforcer la capacité des banques à financer l'économie. A ce propos, une décision majeure a été prise en décembre 2023, à savoir le rehaussement du niveau du capital minimum des banques, qui passe de 10,0 milliards à 20,0 milliards à compter du 1er janvier 2024.
S'agissant des opérations de transferts du Trésor Public, Armand Badiel a notifié qu'au cours de l'année 2023, le Trésor Public du Burkina a exécuté, par l'intermédiaire de la BCEAO, des opérations d'une valeur totale de 338,8 milliards contre 196,3 milliards en 2022, soit une hausse de 72,60% de ses opérations.
"Ces règlements sont destinés à 93,3% aux remboursements d'emprunts, aux paiements d'intérêts, aux dépenses de souveraineté, à l'approvisionnement des ambassades et à l'acquisition de matériels roulants", a-t-il précisé
Par ailleurs, en ce qui concerne les paiements des acteurs du secteur privé à destination de l'étranger, en 2023, les couvertures du Burkina se sont élevées à 3.010,8 milliards après le montant record de 3.352,9 milliards en 2022.
"L'essentiel de ces couvertures a concerné l'énergie pour l'équivalent de 678,1 milliards au titre des importations d'hydrocarbures et 66,8 milliards au titre de l'électricité, les achats de céréales pour 322,2 milliards (riz et blé), 439,2 milliards pour les autres produits alimentaires, 267,3 milliards pour les équipements et 339,2 milliards pour les dividendes", a indiqué le Directeur national de la BCEAO, Armand Badiel.
Il faut retenir que la résilience du système bancaire et financier a été la pierre angulaire de la bonne tenue de l'activité économique en 2023, ce malgré la situation sécuritaire difficile.
La banque centrale travaille sans relâche à l'amélioration des capacités de financement accru de l'économie, tout en préservant la stabilité financière.
Elle reste vigilante dans un contexte où les défis géopolitiques amplifient la volatilité des prix des biens et services importés. Pour l’heure, les prévisions établies par l’institution tablent sur un taux d'inflation en moyenne annuelle, pour l'ensemble de l'Union économique et monétaire ouest-africaine, de 2,5% pour 2024. Mais au regard du contexte économique, certains signaux observés sur les marchés laissent entrevoir une possible remontée de l'inflation en raison, entre autres, des fortes incertitudes liées à l'environnement international, souligne le Directeur national de la BCEAO.
De son côté, le président de l'Assemblée législative de Transition, le Dr Ousmane Bougouma, a apprécié ces résultats engrangés par l'institution financière. Il a encouragé les responsables de la BCEAO-Burkina à mieux communiquer sur leurs actions avec les populations.
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Au Conseil des ministres du vendredi 5 janvier 2024, le gouvernement burkinabè a décidé, entre autres, du prélèvement obligatoire de 1% sur le salaire net des travailleurs du public et du privé, pour alimenter le fonds de soutien patriotique dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, qui secoue le pays depuis huit ans. Sur la question, Radars Info Burkina a tendu son micro à certains travailleurs.

Selon le panéliste, de 1960 à nos jours, lors des grands tournants historiques de notre pays, le mouvement démocratique révolutionnaire (mouvement syndical) en général a toujours été présent. « Les grandes histoires, que ce soit le 3 janvier 1966, les 17 et 18 décembre 1975 et l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, entre autres, ces victoires ont eu lieu avec le mouvement syndical », a-t-il fait savoir.
Toutefois, pour lui, « le mouvement syndical doit toujours reconnaître qu’il a des limites, surtout quand il s’agit des débats politiques. Mais se prononcer sur la vie politique, les questions politiques sur l’évolution du pays, c’est une nécessité et il doit continuer à le faire vaille que vaille ».
La porte de 2023 s'est refermée pour laisser place à 2024. L'heure est aux présentations de vœux pour cette nouvelle année. Radars Info Burkina a recueilli quelques souhaits de Burkinabè.
Selon Ophélie Rouamba, étudiante en droit, "tout Burkinabè patriote ne devrait avoir comme vœu, en cette période de crise sécuritaire, que le retour de la paix".
Radars Info Burkina : Y a-t-il encore une chance de voir François Compaoré comparaître à la barre pour répondre des faits qui lui sont reprochés ?
Radars Info Burkina : Qu’est-ce que vos opérations ont pu rapporter à l’État en 2023 ?
Pour ces enfants, c'est dans l’union que résident la force et la capacité à avancer ensemble vers un meilleur avenir. Ainsi, à l’orée de l’année 2024, ils ont formulé des vœux d’union véritable et de solidarité à tous les Burkinabè, pour une vie paisible.

« J’invite les populations civiles à respecter strictement les consignes de sécurité données par les forces de défense et de sécurité. Quand on vous dit qu’une voie est barrée pour des raisons de sécurité ou qu’on vous dit qu’à une certaine heure il y a des zones à éviter, ou quand on vous fait des injonctions de vous arrêter, vous devez respecter ces consignes. Si des agents laissent leurs familles et sortent patrouiller afin de renforcer le dispositif, c’est pour que les populations puissent fêter dans la quiétude », a affirmé le ministre délégué à la Sécurité, Mahamadou Sana.
Pour le renforcement de la sécurité des villes, une coordination complète de toutes les forces (police municipale, police nationale, gendarmerie nationale, eaux et forêts, garde de sécurité pénitentiaire, sapeurs-pompiers, etc.) a été mise en place le 15 décembre dernier. Ainsi, selon Le lieutenant-colonel Léonid Rakiswendé Diabri, commandant de la troisième légion de gendarmerie, par ailleurs coordonnateur de la coordination des forces de défense et de sécurité, les populations peuvent avoir affaire, par exemple, à la police municipale ou à l’armée de terre ou même à la garde de sécurité pénitentiaire lors des contrôles ou des patrouilles. De ce fait, il leur est demandé de se soumettre aux injonctions, a-t-il indiqué.
La plateforme e-timbre a été lancée le 20 novembre dernier par le ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective. Après près d’un mois d’utilisation, comment ce timbre fiscal numérique est-il apprécié des citoyens ? Une équipe de Radars Info Burkina a recueilli quelques avis ce lundi 18 décembre 2023, à Ouagadougou.
À quelques mètres de dame Ouédraogo se trouve le kiosque de madame Isabelle Zoundi. Elle relève les mêmes difficultés. « À cause de la poussière les clients refusent de s'asseoir pour manger. Donc je m'arrange à prévoir des kits. Cela me permet d'éviter les méventes », a-t-elle indiqué.
Quand bien même les consommateurs seraient conscients du risque sanitaire qu’ils encourent, ils avouent ne pas avoir le choix, en raison du prix accessible des repas vendus.










