Intégration des ressortissants béninois vivant au Burkina : « Aujourd’hui, le Burkina est ma deuxième patrie » (Serge Mathias Tomondji, journaliste et consultant)
Au Burkina Faso vivent de nombreuses communautés étrangères parmi lesquelles on compte des Béninois. Radars Info Burkina est allé à la rencontre de quelques ressortissants de l'ancien Dahomey vivant au pays des hommes intègres afin de s’imprégner de leurs réalités et de recueillir le jugement qu'ils portent sur leur pays d’accueil.
Selon la présidente de l’Union des Béninois au Burkina Faso (UBBF), Bernadette Gbaguidi, la communauté béninoise regroupe environ 5 000 personnes. Elle est composée majoritairement d’étudiants, d’ouvriers, d’artisans et toutes ces personnes se sentent à l’aise dans leur pays d’accueil. «On se sent Burkinabè ; c’est juste le sang béninois qui coule dans nos veines», a-t-elle déclaré. Cependant, les difficultés, il n’en manque pas, indique dame Gbaguidi. «Dans le milieu estudiantin, les problèmes sont multiples. Il y a, par exemple, celui du logement car plusieurs étudiants viennent s’inscrire mais n’ont pas de lieu où résider. Il y a aussi certaines écoles de formation qui n'ont pas d’agrément. Ainsi, certains étudiants béninois s’y inscrivent mais par la suite, ils se retrouvent avec des diplômes non reconnus. D’autres se font également arnaquer dans des activités douteuses. Pour ce qui est des ouvriers et des artisans, certains travaillent mais au finish, ils ne perçoivent pas leur paie. Par ailleurs, plusieurs filles se retrouvent dans les restaurants et bars en tant que serveuses et sont abusées par leurs employeurs ou même les clients.» Ce sont là autant de problèmes que vit la communauté béninoise résidant au Burkina Faso, si l’on en croit la présidente de l’association qui les regroupe.
L’insécurité, devenue le quotidien du Burkina ainsi que d'autres pays de la sous-région, est aussi un souci et le vœu des ressortissants de l'ancien Dahomey vivant au Burkina, c’est le retour de la paix et de la sécurité au Faso.
Bénild Aurel Litchéou, étudiant en 2e année de banque-microfinance dans un institut de la place, par ailleurs artiste musicien et danseur, affirme être parfaitement intégré au Burkina, d'autant plus qu'il y vit depuis maintenant 23 ans. À l’en croire, son intégration au sein de la société burkinabè n’a guère été difficile parce qu’il y a grandi et fait tout son cursus scolaire.
«Mon intégration n’a pas été compliquée. J’ai vécu Burkinabè et je vis toujours Burkinabè. Je me sens chez moi parce qu'en cas de besoin, les frères burkinabè sont toujours disponibles», indique-t-il. Toutefois, confesse le jeune étudiant, il est confronté à un problème de naturalisation, chose qui ne lui permet pas de prendre part aux concours directs de la fonction publique burkinabè.
D'après le journaliste et consultant médias Serge Mathias Tomondji, précédemment directeur de la rédaction de la télévision Burkina Infos et qui vit au Burkina depuis une trentaine d’années, son intégration au Burkina s'est faite sans aucune complication. Le pays des hommes intègres est, de son propre aveu, un pays hospitalier et accueillant. « Pour moi, le Burkina Faso est un pays épatant qui, malgré son enclavement et ses maigres moyens, a su capitaliser sur la bravoure et le travail de ses femmes et de ses hommes. Par exemple, ce pays n'a rien à envier aux autres de la sous-région en ce qui concerne notamment les productions céréalière, maraîchère, fruitière et même agricole. Pendant toutes ces années et à différents niveaux, j'ai pu constater combien les Burkinabè sont accueillants et hospitaliers. Je n’ai aucun problème avec eux. Dans tous les quartiers où j’ai vécu et dans celui où je vis actuellement, tout se passe bien. Les Burkinabè m’ont bien accepté et nos échanges sont respectueux et cordiaux. J'ai évolué dans plusieurs médias privés sans aucune complication. Avec les autorités burkinabè, peut-être en raison de ma profession de journaliste, je n'ai aucun problème non plus », affirme-t-il.
Cependant, il pointe du doigt les problèmes liés à l’établissement des documents administratifs sur place et l’insécurité à laquelle est en proie le pays des hommes intègres. Il leur faut en effet se rendre jusqu’à Cotonou, la capitale béninoise, pour se faire établir une carte d’identité nationale ou un passeport, d'après M. Tomondji, ce qui occasionne d’énormes dépenses. La pandémie de COVID-19 et la situation sécuritaire actuelle du Burkina n'arrangent guère les choses, toujours selon lui.
Mais la situation a tout de même évolué avec la désignation d'un consul honoraire du Bénin au Burkina, a-t-il affirmé. Aujourd’hui, les Béninois peuvent se faire immatriculer et obtenir une carte consulaire. Ils peuvent aussi se faire établir certains papiers de base sur place. Mais pour l’heure, l’administration consulaire est en pleine réorganisation en raison du décès des deux premiers consuls du Bénin au Burkina.
L'actuel consul désigné, qui attend toujours d'être officiellement installé par les autorités burkinabè, développe cependant des initiatives pour une inscription des Béninois de sa juridiction dans le fichier de base du Recensement administratif à vocation d'identification de la population (Ravip), lancé en 2020 et qui constitue la première phase pour l'établissement de tout document administratif au Bénin.
Cette opération, qui doit avoir lieu d'ici mi-septembre et devra être suivie du déplacement d'une mission de l'Agence nationale d'identification des personnes (Anip), permettra aux Béninois de se faire établir, sur place, un acte de naissance sécurisé, le Certificat d'identification personnelle (CIP) et la carte nationale biométrique.
« La situation sécuritaire constitue une source de grande inquiétude mais qu’à cela ne tienne, aucun projet ne se fait sans le Burkina », a déclaré M. Tomondji.
« Quand je suis arrivé ici, je ne pensais pas m'y établir durablement. Aujourd'hui, le Burkina est mon pays d'adoption, ma deuxième partie. J'y ai passé le plus clair de ma vie professionnelle et pratiquement la moitié de ma vie tout court. Mes perspectives, qu'elles soient professionnelles ou personnelles, ne se déclinent donc pas sans le Burkina. Cependant, la dégradation de la situation sécuritaire consécutive aux attaques terroristes de ces dernières années constitue une source de grande inquiétude et le sujet principal de préoccupation nationale et régionale. Les efforts multiformes qui se mènent pour endiguer ce mal doivent être accompagnés par tous pour un retour progressif à la normale », a terminé Serge Mathias Tomondji.
F.S.

L’hépatite n’est pas une maladie héréditaire, elle se transmet par des facteurs externes. Un dépistage tardif de cette maladie expose ceux qui en sont porteurs à des risques de complication. « Après quelques années d’évolution dans l’organisme, l’hépatite peut se compliquer en cirrhose, qui est une pathologie grave pouvant entraîner le décès du patient. L’extrême, ce sera le cancer du foie, qui est incurable parce qu’à un certain stade, il n’y a plus de possibilité thérapeutique curative pour le patient. C’est dire donc que le dépistage précoce est important pour lutter contre cette maladie », a indiqué la doctoresse.
La « garangose », de nombreux Burkinabè s’en souviennent encore. Ce néologisme typiquement voltaïque apparu en 1966 désignait à la fois la politique de rigueur financière et d’austérité instaurée par le ministre Tiémoko Marc Garango, alors « grand argentier » du gouvernement du général Sangoulé Lamizana, et l’initiateur de ladite politique.
Les pertes blanches sont un sujet tabou dans nos sociétés et nombreuses sont les femmes qui ignorent l’utilité ou la dangerosité desdites pertes. Radars Info Burkina s’est entretenu sur ce sujet qui touche à l’intimité féminine avec Solange Gouba, sage-femme d’Etat et responsable du service de Santé maternelle et infantile (SMI) du centre médical urbain de Ouagadougou.
La nécessité d’aller en consultation 
Pour le Dr Guy Brou, qui a entretenu les membres de l’ABFAM sur le thème « Burkina Faso, crise sécuritaire, quel apport de l’artiste femme burkinabè ? », celles-ci, outre leurs voix, peuvent apporter leur contribution au renforcement du tissu social à travers des œuvres sociales par exemple. Le conférencier a, par conséquent, invité les artistes féminins burkinabè à l’union, chose qui leur permettra, d’après lui, d’être efficaces dans leur contribution à la paix au Burkina Faso.
La chanteuse Amity Meria, venue pour un partage d’expérience avec ses « sœurs », a, elle, soutenu que l’artiste musicienne qui s’inscrit comme défenseur d'un pays a le devoir d’être un modèle. S’inscrivant dans la même logique que le Dr Brou, elle a expliqué que sans unité, elles ne pourront rien faire de constructif. « Il faut réaliser cette vraie unité avant de vouloir contribuer à la paix dans la nation », a-t-elle affirmé. Et selon elle, le Dr Guy Brou, en agissant ainsi, pose des bases pour amener les artistes féminins à comprendre quelle peut être leur contribution à une sortie de la crise dans laquelle le pays est.
Sur le territoire burkinabè vivent plusieurs communautés étrangères. Au nombre de celles-ci figure celle ivoirienne, qui vit en parfaite harmonie avec les populations de son pays d’accueil. Certains Ivoiriens estiment que le Burkina Faso est un pays de formation, tant sur le plan social que sur celui éducatif. La Côte d’Ivoire célèbre 62 ans d’indépendance le 7 août 2022 et pour ses ressortissants, la vraie indépendance est encore loin.
Au Burkina Faso, on ne peut plus nier l’existence de la société civile. Depuis l’insurrection de 2014, on assiste à la création d’Organisations de la société civile en continu. Ces OSC sont le plus souvent composées de jeunes qui sont engagés dans leurs communautés. Réunies en collectif, elles ont décidé de s’impliquer dans la lutte contre l’hydre terroriste. Pour le secrétaire adjoint du Collectif national des organisations de la société civile « Sauvons le Burkina Faso », les jeunes sont prêts à aller sur le terrain, mais ils attendent une autorisation des autorités et une formation adéquate.
Pour comprendre le problème et tenter d’y remédier, des équipes ont été immédiatement déployées, à en croire le DR, qui ajoute que c’est justement le travail desdites équipes qui permet d'envoyer de l'eau à Ouagadougou pour assurer le minimum en matière de distribution d'eau potable, surtout dans les zones sensibles telles que les hôpitaux et les quartiers qui sont les plus défavorablement desservis. Il a précisé que compte tenu des nombreux déficits enregistrés, l'eau n’arrive pas à monter dans les châteaux. C’est pourquoi ceux qui résident dans des zones un peu élevées n'ont pas d'eau. « Ce que nous faisons, c'est aller manœuvrer dans le réseau pour permettre de prendre l'eau dans les zones basses et de la canaliser avec le peu qui entre dans les châteaux pour pouvoir la réorienter vers les zones élevées », a-t-il expliqué.
Le traitement de l'eau consiste à prélever ledit liquide dans le barrage et à lui faire subir un traitement pour le rendre potable. Après quoi, l’or bleu est convoyé vers Ouagadougou et c'est la station de dispatching qui dessert les différentes zones. Le directeur régional a précisé que la station de dispatching n'a pas de problème et que c'est à l'usine de traitement d'eau qu'il y a le souci technique. Il déplore aussi que ceux qui sont dans des zones favorables fassent des provisions parce que, selon lui, c’est au détriment de ceux qui sont dans les zones défavorables. « Mais, assure-t-il, les premiers résultats de l’équipe d'experts commise au niveau des stations ont permis d'envisager une amélioration notable de la situation d'ici la fin de la semaine. »
I.M. a attrait S.I. en justice pour abus de confiance. L’affaire a été jugée par le tribunal de grande instance Ouaga I ce 2 août 2022. D'après le plaignant, lui et S.I. auraient conclu un marché de livraison d’un camion de marque Mercedes Benz d’un montant de 11 millions F CFA. Il aurait versé 8 millions de francs FCFA comme avance et le camion devait lui être livré dans un délai de 40 jours. Mais jusqu’à présent, ni ledit camion ne lui a été livré ni l’acompte versé ne lui a été restitué.
Le 10 juillet 2022, 49 soldats ivoiriens ont été arrêtés à Bamako par les autorités de la transition malienne. Cette arrestation semble créer une tension diplomatique entre les deux pays, si bien qu’on ne peut s’empêcher de se demander si cette situation n’aura pas des répercussions sur l’économie de ces deux pays. A ce sujet, Radars Info Burkina a rencontré le directeur de publication du journal L’Economiste du Faso, Abdoulaye Tao, le vendredi 29 juillet 2022 à Ouagadougou. Il donne sa lecture de la situation.










