jeudi 5 février 2026

reor uneLe 1er octobre dernier, la rentrée scolaire 2021-2022 a eu lieu sur toute l'étendue du territoire burkinabè. Comme on le sait déjà, le plus grand établissement scolaire du pays, le lycée Philippe Zinda Kaboré, est fermé. Si le redéploiement de certains de ses élèves, comme annoncé par le ministre de l’Education nationale, est effectif, force est de reconnaître cependant que d’autres sont toujours dans l’attente. Radars Info Burkina est allé sur le terrain pour un constat.

La mine serrée, le visage renfrogné et l’air pensif, Abdoul Kaboré,  élève qui doit faire la classe de 1re en cette année scolaire, ne comprend pas pourquoi le traitement de certains dossiers traîne. « La liste des élèves réorientés a été publiée mais mon nom n’y figure pas. Je me suis donc rendu à la Direction provinciale et ils m’ont dit de déposer un dossier pour recours, ce que j’ai fait, mais jusque-là il n’y a pas eu de suite. On ne cesse de me répéter que le dossier est en cours de traitement lorsque je demande ce qui se passe», nous confie le jeune apprenant. reor 2Comme lui, nombreux sont ceux qui sont dans cette situation. Parent de deux élèves au Zinda, Paul Bonkoungou a, lui aussi, été confronté à ce type de situation. « Un de mes enfants a bien été réorienté ; je dirai même qu’il n’y a qu’une clôture qui sépare son précédent établissement de l’actuel, puisqu’il a été réorienté au lycée Nelson Mandela. En revanche, mon deuxième gosse avait été omis et il a fallu que je fasse des pieds et des mains afin que lui aussi soit placé dans un lycée pas très éloigné pour cette année scolaire», nous raconte M. Bonkoungou.

reor 3Cependant, certains anciens élèves du Zinda ont bien été réorientés dans d’autres lycées d’accueil comme nous le confirme Justine Maré, élève. « Mon cas n’a pas été problématique, j’ai été transférée dans un autre lycée de référence. Même si c’est une distance de plus, cela ne me gêne pas », nous dit-elle. Tout ne peut pas être parfait à 100% comme le dit M. Bonkoungou.

En rappel, le Zinda est fermé depuis mai 2021 suite à de violentes manifestations d’élèves qui se sont soldées par le saccage de certains bureaux de l’établissement et l’incendie du véhicule du proviseur. Les 3 700 élèves du “noble Zinda” redéployés ont été répartis dans 74 établissements selon leur choix  en fonction des capacités d’accueil et de leur lieu de résidence,  comme  l'avait souligné le Pr Stanislas Ouaro. Le personnel, lui, a été muté ailleurs.

Sié Mathias Kam

clean uneIl existe peu de toilettes publiques dans la ville de Ouagadougou. C’est ce constat qui a conduit Adama Raymond Kabré à poser les jalons d’une ville saine avec la commodité. Débuté depuis le depuis janvier 2021, le projet d’installation de toilettes modernes et publiques bat son plein. Déjà plusieurs sites répertoriés ont bénéficié de cet appuie, mais le véritable problème qui se pose est l’entretien de ces toilettes.

Beaucoup de Burkinabè passent une grande partie de leur journée loin de leur domicile. Ils sont confrontés au manque de toilettes publiques pour satisfaire leurs besoins naturels. Grâce à Adama Raymond Kabré à travers son projet d’installation de toilettes publiques, la population pourra satisfaire plus aisément un besoin fondamental. Selon ce dernier, ces toilettes publiques seront implantées près des espaces publics ou des lieux d’activité humaine intense. Elles seront de ce fait utiles et indispensables aux personnes travaillant ou aux passants. « Ce projet va permettre de renforcer la disponibilité des toilettes à coûts amoindris dans les espaces urbains ou le besoin se fait sentir et qui seront identifiés en collaboration avec les communes », confie Adama Raymond Kabré. L’une des particularités de ces toilettes publiques est le respect des critères précis pour les rendre accessibles aux personnes handicapées. « Ces toilettes ont des surfaces  plus importantes pour permettre aux personnes à mobilité réduite d’effectuer des déplacements (rotation et positionnement) au sein de l’habitacle », précise-t-il. Avec 50 FCFA, les usagers auront accès aux toilettes. clean 2Selon Abdoulaye Sawadogo, contrôleur technique du projet, cette somme permettra d’engager des gestionnaires afin d’entretenir les lieux et de créer de l’emploi pour la jeunesse. « L'objectif étant de promouvoir la commodité de l'emploi de la jeunesse, chaque site aura un gérant et une agence d'hygiène pour le nettoyage. De plus, après le passage de chaque utilisateur, un nettoyage sera fait pour maintenir les lieux propres », ajoute l’initiateur du projet, Adama Raymond Kabré. Toutefois, des jeunes évitent de les utiliser à cause de l’insalubrité. Des travaux de chercheurs, comme ceux de l’urbaniste Clara Greed, ont montré que les femmes sont celles qui ont le plus besoin de ce mobilier urbain, et que ce sont aussi elles qui y ont le moins accès. clean 3« Lorsque des toilettes ne sont pas disponibles, les femmes et les filles  limitent  souvent leur consommation de boissons ou d'aliments pour retarder leur besoin  d'aller aux  toilettes, ce qui contribuer  à augmenter divers risque pour leur santé et nuit à leur qualité de vie », affirme M. Kabré. « Elles attentent que  la nuit  tombe pour se soulager à l'air libre, ce qui peut être dangereux pour leur santé », déplore-t-il. Pour lui, l'utilisation des toilettes pour les filles est primordiale, parce qu’avoir accès à un endroit pour ses besoins est un droit. Adama Raymond Kabré reste confiant quant à la bonne utilisation de ces toilettes, mais demande plus de sensibilisation des usagers à la nécessité de tenir ces lieux constamment propres. Afin de pouvoir mener à bien ce projet, il demande le soutien de la mairie de Ouagadoudou, notamment dans la facilitation des autorisations d’installation et attend de l’Etat un accompagnement technique, notamment des formations du personnel chargé de l'entretien des lieux en matière d’assainissement.

Sié Mathias Kam

mrchh uneIls étaient essentiellement des jeunes, parmi lesquels des étudiants, ainsi que des autorités municipales à   sortir dans la matinée du dimanche 3 octobre 2021 pour une marche silencieuse en hommage à Ina Mounia Drabo, une étudiante assassinée lors d'un braquage, et aux autres victimes de l’insécurité dans cet arrondissement.  Les marcheurs ont arpenté les artères du quartier Rimkiéta où le drame a eu lieu le dimanche 26 septembre dernier : les uns pour soutenir la famille endeuillée, les autres pour demander plus de sécurité dans le quartier.

C'est la maison des jeunes de Rimkiéta, dans l'arrondissement 8 de Ouagadougou, qui a été le point de départ de la marche. Environ 4 km, c’est la distance qu’ont parcourue les marcheurs qui sont allés au lieu du drame où ils ont déposé un gerbe de fleurs. Les traces de sang de la pauvre jeune fille y étaient encore visibles. Tour à tour, les camarades de la défunte, sa famille,  les chefs coutumiers et le comité d'organisation de la marche ainsi que le maire dudit arrondissement ont livré leurs messages. mrchh 2Tous ont demandé le renforcement de la sécurité dans cette partie de la capitale. Pour Boureima Drabo, oncle de la défunte, la marche est un encouragement et un signal fort envoyé aux autorités afin qu'elles sachent qu'il y a un sérieux problème d’insécurité dans le quartier.

Selon Patricia Bogneni, porte-parole du comité d'organisation de la marche, il y a   des insuffisances dans la prise en charge de l’arrondissement en général et à Rimkiéta en particulier. mrchh 3Les habitants se sentent abandonnés et ils en veulent pour preuve leur quotidien qui n'est guère reluisant. “L’arrondissement 8 souffre du manque d’aménagement des voiries et d’éclairage public. De plus, les services de sécurité y manquent de façon criarde. Le commissariat de police a été construit mais n’est pas encore fonctionnel”, a-t-elle déploré. Et de souligner qu’il faudrait une union sacrée des habitants du quartier. <<Cette situation d’insécurité que nous traversons commande l’unité de tous autour des préoccupations pressantes des populations de l’arrondissement. C’est pourquoi l’acte d’aujourd’hui doit être le départ d’une série d’initiatives citoyennes qui permettront aux habitants de porter leurs préoccupations aux autorités compétentes. Ces activités doivent se faire dans une unité d’action des associations des résidents pour le bien-être de tous>>, a-t-elle déclaré.

Recevant la déclaration du comité d'organisation, l'édile de l'arrondissement 8 a promis de la transmettre à qui de droit. Selon lui, le découpage de la ville de Ouagadougou a été fait de telle sorte qu'il n'y a aucun service de sécurité dans l'arrondissement. Le commissariat qui vient d'être construit n'a pas encore été réceptionné et on constate la recrudescence de l'insécurité.

 Selon des témoignages, dans le quartier, à une certaine heure les gens restent enfermés chez eux et les bandits font ce qu'ils veulent dehors. L'assassinat d’Ina Mounia Drabo a été donc la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. En rappel, avant ce drame, trois autres personnes avaient été tuées dans cette partie de la capitale dans des circonstances similaires.

Barthélemy Paul Tindano

rrentrée uneLe 1er octobre marque la rentrée scolaire 2021-2022 sur toute l'étendue du territoire burkinabè. C'est à Gaoua, dans le Sud-Ouest,  que le ministre de l’Education nationale, Stanislas Ouaro, a donné le top de départ de cette reprise. Cependant, le lycée Zinda Kaboré,  le plus grand établissement  du pays, restera fermé cette année scolaire. Radars Info Burkina a fait le constat de l'effectivité de la fermeture dudit établissement.

Portail fermé, silence total sur les lieux et tout autour, c'est le constat que nous avons fait à notre arrivée au lycée Philippe Zinda Kaboré de Ouagadougou.

 Les 3 700 élèves du “noble Zinda” redéployés ont été répartis dans 74 établissements selon leur choix  en fonction des capacités d’accueil et de leur lieu de résidence,  comme  l'avait souligné le professeur Stanislas Ouaro. Le personnel, lui, a été muté ailleurs.

rntrfée 2Fermé depuis mai 2021 suite à de violentes manifestations d’élèves qui avait occasionné le saccage de certains bureaux et l’incendie du véhicule du proviseur d’alors, le Lycée Philippe Zinda Kaboré (LPZK) le restera au cours de cette  année scolaire. Ainsi en ont décidé en tout cas les premiers responsables du ministère de l’Education nationale.

La seule personne que nous avons trouvée sur les lieux était le gardien de l'établissement. Il nous a fait savoir que des consignes ont été données pour que les gens ne rentrent pas. Une information que nous avons pu vérifier puisqu'il est écrit sur le mur d'entrée : "Accès interdit aux étrangers". rntrée 3La fermeture du Lycée affecte également les    commerçants qui sont installés tout autour. Pour Léon Thieno, le commerce est déjà pénalisé par cette fermeture. Selon lui, les années passées, à pareil moment il faisait  déjà de bonnes affaires mais cette année, ce n'est guère le cas.

Les enseignants du Zinda et les structures syndicales avaient plaidé pour sa réouverture pour cette rentrée scolaire ; en vain. Lors du lancement de la rentrée scolaire le 1er octobre à Gaoua,  le ministre de Education nationale a confié que le Lycée Philippe   Zinda Kaboré rouvrirait pour l'année scolaire 2022-2023 pour devenir un lycée scientifique d'excellence avec internat et externat.

Barthélemy Paul Tindano

acad uneCe vendredi 1er octobre marque le début de l’année scolaire 2021-2022 au Burkina Faso. L’Union nationale des étudiants du Faso (UNEF), dans une déclaration, souhaite « une bonne rentrée académique » à tous les étudiants des universités et instituts privés d’enseignement supérieur du Burkina. Yamba Marcel Kaboré, président de cette structure estudiantine, note des avancées dans la prise en compte de leurs revendications, mais dit attendre plus de mesures d’accompagnement de la part des autorités en charge de l’enseignement supérieur.

Fin du chevauchement des années académiques, construction d’infrastructures de qualité et révision des curricula de formation avec le système Licence-Master-Doctorat, qui a montré ses limites, sont quelques-unes des revendications majeures de l’Union nationale des étudiants du Faso (UNEF), qui souhaite les voir satisfaites au cours de cette année académique. Le président dudit mouvement estudiantin, Yamba Marcel Kaboré, fait remarquer toutefois que tout n’est pas sombre dans le tableau de notre système universitaire et qu’il y a, quoi qu’on dise, de l’espoir quant au retour à des années académiques normales. « Le retard dans nos universités ne date pas d’aujourd’hui ; la résolution de ce problème suit un processus. Nous ne disons pas que rien n’est fait pour y remédier, mais avouons que beaucoup reste à faire », déclare-t-il. acadd 2Concernant la construction d’infrastructures universitaires, Kaboré rappelle qu’entre « hier et aujourd’hui, il y a une différence car de nos jours dans presque toutes les régions, il y a des universités, ce qui est à saluer. Autrefois Ouagadougou était le seul centre universitaire mais les autorités nationales ont travaillé à remédier à cette situation ». L’UNEF pointe néanmoins du doigt l’initiative « un étudiant, un ordinateur », qu’elle qualifie « d’échec » car, poursuit son président, les étudiants sont contraints de patienter plus de 8 mois avant de pouvoir entrer en possession de leur ordi. « Nous demandons à nos autorités de respecter le délai qu’elles donnent, car attendre plus de 8 mois pour un délai initial de 3 mois, c’est trop », a-t-il plaidé. acad 3Le président de l’UNEF souhaite en outre qu’un feu tricolore soit implanté à l’entrée est de l’université Joseph Ki-Zerbo, « car c’est la principale porte d’entrée et de sortie des étudiants ». Thomas Siliga, étudiant en 3e année de Sciences de la vie et de la Terre, précise que l’unique revendication des étudiants, « c’est de voir les années académiques se normaliser ». « Cette année, il n’y a pas eu de recrutement à l’UFR/SVT. L’objectif de cette mesure, c’est de normaliser les choses et elle est à saluer. Peu à peu, les choses vont rentrer dans l’ordre », lance-t-il, optimiste.

Nina Nana, étudiante en 1re année au département de géographie, déplore quant à elle le retard. « Depuis 2017, nous ne sommes qu’en 2e année. Est-ce qu’avec cela je peux dire que ça va ? Rien ne va », martèle-t-elle.     Et même si notre interlocutrice se réjouit de l’embellissement de l’université Joseph Ki-Zerbo, elle fait remarquer que les vrais problèmes des étudiants sont dans les amphithéâtres.

Sié Mathias Kam

wateronea 1L’ONEA informe ses abonnés de la ville de Ouagadougou que suite à des interventions techniques sur ses installations de production à Ziga, certains quartiers de la ville connaîtront des baisses de pression, voire une interruption de la fourniture d'eau.
Il s'agit particulièrement des quartiers de la branche sud : Wayalghin, Zone 1, Dassasgho, Ouaga 2000, trame d'accueil, Balkuy, Pissy, Nagrin, Garghin, Rimkiéta et environnants.
La situation se rétablira progressivement dans la soirée du vendredi 1er/10/2021.
Chers clients, l’ONEA sait compter sur votre compréhension et votre accompagnement citoyen.
L’ONEA à votre service !
 
Le département communication
80 00 11 11 (Centre d'appels ONEA VENEGRE)

bbike uneLa période des rentrées scolaire et universitaire est en général un moment où les fournitures scolaires ainsi que les moyens de déplacement comme les vélos et motos s'achètent bien.  Cependant, comme Radars Info Burkina a pu en faire le constat cette année dans quelques lieux de vente de bicyclettes, l'engouement est loin d’être aussi grand que les années précédentes. D'un côté, les clients se plaignent  de la hausse des prix et de l'autre, les commerçants pointent un doigt accusateur sur la crise sanitaire.

Dans les lieux de vente de cycles que nous avons visités, l'affluence n'est pas au rendez-vous. Pendant que les vendeurs se plaignent de la morosité du marché,  les clients, eux, dénoncent la cherté des cycles. Au quartier Ouaga 2000, Inoussa Compaoré  possède deux points de vente de   vélos. Il nous confie que les années passées à pareil moment, l'on ne pouvait pas trouver autant de vélos dans ses points de vente, car la demande était très forte. Il ajoute que par jour, il n'arrive pas à vendre plus de dix vélos. Les quelques  clients que nous avons trouvé là-bas, quant à eux, crient à la hausse des prix des bicyclette.

bbike 2Ibrahim Goumbani est étudiant. Il vient juste d'acheter un vélo. Selon lui, les vélos qu'on pouvait avoir à 45 000 F CFA sont actuellement vendus à 50 000 ou 55 000 F CFA.

Le même constat peut être fait en ce qui concerne les prix des vélos des tout-petits.  Et ce n’est certainement pas Claudine Dagmogda, une cliente que nous avons rencontrée, qui dira le contraire. À la question de savoir pourquoi la plupart des parents attendent jusqu’à la  veille de la rentrée scolaire pour acheter les fournitures scolaires de leurs enfants, notre interlocutrice répond qu’à son avis, c’est parce que les parents d’élèves mettent justement à contribution les vacances pour faire  des économies pour faire face aux dépenses de la rentrée à venir. bbike 3L’opinion d’Inoussa  Compaoré est que la hausse des prix est due à la crise sanitaire. Les coûts du transport ayant augmenté, eux,  les commerçants, n'avaient d'autre choix que de répercuter ce renchérissement sur le prix des articles qu’ils vendent, se justifie-t-il.

Au quartier Zone du Bois de Ouagadougou, Aïcha Sinaré vend uniquement des vélos pour enfants. D’après dame Sinaré, actuellement elle n’arrive pas à écouler plus de trois  bicyclettes  par jour et les  clients que nous avons trouvés en ce lieu  ont unaniment décrié la cherté de la vie. Une chose est en tout cas certaine, la double crise sécuritaire et sanitaire qui secoue le Burkina n’est pas étrangère  à ce renchérissement de la vie.

 Barthélemy Paul Tindano

judgment uneAu  Tribunal de grande instance de Ouaga I, 4 prévenus étaient à la barre le mardi 18 septembre 2021 pour répondre des faits de vol et de complicité de vol. Parmi eux figurait  Alassane,   condamné à 12 mois de prison et à une amende  de 500 000 F CFA.

Les faits remontent à juin 2021. Alassane (NDLR : Il s’agit d’un nom d'emprunt), célibataire sans enfant résidant à Ouagadougou, est allé voler du matériel dans une entreprise de la place en escaladant le mur. Bouba, Ali et Belko (NDLR : Ce sont également des noms d'emprunt), sont des étudiants faisant office de vigiles dans ladite entreprise. Lorsqu’Alassane a été appréhendé sur les lieux par ces 3 veilleurs pendant qu’il commettait son forfait, ceux-ci ont menacé de le conduire à une brigade de gendarmerie. C'est alors que l'indélicat ‘’visiteur’’ a promis aux 3 agents de sécurité de ne plus remettre les pieds là-bas, tout en leur filant la somme de 20 000 F CFA pour qu'ils ne le livrent pas aux pandores. Mais comme l’habitude est une seconde nature, Alassane n'a pu s'empêcher de revenir dans la même société pour voler. C'est ainsi que, comme la première fois, il fut pris par les vigiles qui décidèrent de ne pas le laisser filer cette fois.

judgment 2Le prévenu ayant révélé à la barre  que des vigiles de l’entreprise ‘’visitée’’ l’avait laissé filer à l'anglaise une première fois en contrepartie de la somme de  20 000 F, le parquet a fait comparaître également Bouba,  Ali et Belko pour complicité de vol et refus de dénoncer un voleur.  Ces 3 personnes ont    reconnu les faits de complicité à elles reprochés.

Après avoir statué, le tribunal a déclaré Alassane et ses 3 complices coupables. Par conséquent, il a condamné le premier cité à 12 mois de prison ferme et à une amende de    500 000 F. Quant aux vigiles mis en cause,  ils écopent chacun de 3 mois de prison et d’une amende de 500 000 F. Etant des étudiants, ces derniers ont imploré le tribunal de leur permettre de poursuivre leurs études, avec la rentrée académique qui s’annonce. Une requête à laquelle le tribunal a accédé.

B.P.T.

ccons uneLa hausse généralisée et continuelle des prix des denrées alimentaires et la cherté du matériel scolaire dans un contexte de reprise des cours ont été les sujets majeurs évoqués par la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB) ce mardi 28 septembre à Ouagadougou au cours d'un point de presse. Cette structure dénonce le manque de fermeté des autorités.

« La vie est de plus en plus chère au Burkina ». C’est en tout cas le constat fait par la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB) et cela, depuis fin 2020. Dasmané Traoré, président de la LCB, pointe du doigt le laxisme du gouvernement burkinabè, car malgré les nombreuses interpellations, force est de reconnaître que la situation n’a guère changé. « La preuve en est que le prix moyen de l'huile, qui était de 850 F le litre en fin 2020, est passé à 1300 F CFA en 2021, soit une hausse de 34,61%. Quant au prix moyen du sac de maïs de 100 kg, il a connu une hausse de 17 000 à 22 000 F CFA, soit une hausse de 22,72% sur la même période. Le prix de recharge de la bouteille de gaz de 6 kg, lui, est de 2500 F CFA dans certaines localités alors que le prix officiel est de 2220 F CFA », affirme-t-il. ccons 2La LCB déplore la prise tardive des décisions, surtout à un moment où ces produits de consommation sont difficiles à trouver sur le marché. « On note une absence ou une insuffisance de communication et de sensibilisation pour une meilleure mise en œuvre des mesures prises par le ministère du Commerce », précise M. Traoré. Selon lui, cette absence de répression conduit les commerçants à « augmenter les prix du jour au lendemain». Face à une telle situation, la LCB propose la convocation de la commission tripartite (Gouvernement-Secteur Privé-OSC) pour échanger sur la situation afin de trouver des solutions concertées et innovantes.

ccons 3Cette situation de vie chère s’accentue avec la rentrée scolaire et académique au Burkina Faso. Et la LCB dénonce un tapage publicitaire des établissements d’enseignement et de formation dans les médias avec des pubs parfois mensongères ; le coût très élevé des frais de scolarité, surtout dans les établissements privés : cas de la maternelle et des universités privées ; l’obligation de paiement des frais de cotisations des APE, qui varient d’une école à l’autre sans raison apparente et dont l’utilisation n’est pas toujours justifiée. A ce sujet justement, la LCB demande « la suppression pure et simple des frais APE, devenus la chasse gardée de certains responsables d’établissement au détriment des élèves eux-mêmes ».

La LCB a saisi cette occasion pour saluer le récent démantèlement d’un réseau de trafic de carburant et encourager tous les acteurs engagés dans cette action afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire. « La LCB tient à rassurer les consommateurs qu’elle suit attentivement le dénouement de cette affaire », a confirmé Dasmané Traoré. Il appelle les consommateurs à la vigilance et à la dénonciation toutes les fois où elle constatera des manquements.

Sié Mathias Kam

rntrr uneEffectuée depuis le 15 septembre dernier, la rentrée administrative s’est faite dans un climat de tension. L’administration de nombre d’établissements de la capitale a connu un remue-ménage avec le redéploiement des élèves du lycée Philippe Zinda Kaboré, fermé, mais aussi le mécontentement, voire l’opposition de certains enseignants  à cette mesure. Radars Info Burkina a promené son micro dans quelques établissements pour s’enquérir des grands défis à relever au cours de cette nouvelle année scolaire.

2021-2022 est un nouveau défi à relever pour le monde de l’éducation. D’un côté les lycées qui ont la lourde charge de supporter des effectifs grossis tout en assurant une bonne année scolaire et de l’autre, certains qui attendent de voir les conséquences de la fermeture du plus grand lycée du pays. Au lycée Nelson Mandela de Ouagadougou, par exemple,les préparatifs de la reprise vont bon train et l’on peut se permettre d’affirmer qu’on s’achemine lentement mais sûrement vers une rentrée apaisée. A notre arrivée sur les lieux, nous constatons une file d’attente de parents d’élèves et d’élèves qui sont là pour l’inscription ou pour prendre des renseignements. La liste des élèves réaffectées du Zinda au Nelson Mandela est affichée. Ces derniers sont au nombre de 160. Le censeur du Nelson nous reçoit. Pour lui, les épisodes de l’année scolaire précédente sont derrière nous et il faut se donner la main pour avoir une année scolaire 2021-2022 sans échauffourées. « Tout va dans le bon sens pour qu’au Lycée Nelson l’année scolaire soit sans troubles ; c’est en tout cas ce que nous souhaitons », a affirmé le censeur Athanase Nikiéma. rntrrr 2Il fait tout de même remarquer qu’en matière d’infrastructures, le lycée Nelson Mandela souffre. « Un lycée qui n’a pas de portail, imaginez un peu à l’intérieur ! L’association des anciens élèves s’est manifestée pour nous venir en aide et nous attendons. L’Etat veut, mais il se trouve qu’il est sur tous les fronts et c’est difficile », a-t-il poursuivi. Il demande aux bonnes volontés de venir en aide à cet autre grand lycée de Ouagadougou.

Vieux de 63 ans, le premier lycée scientifique du Burkina, le lycée Bogodogo, peaufine ses préparatifs pour une bonne année scolaire malgré les difficultés. Le délégué du personnel dudit établissement, à notre arrivée, nous informe d’un deuil, ce qui explique le calme qui règne dans l’enceinte du lycée. « Le conseiller principal d’éducation (CPE) est décédé brutalement le 10 septembre dernier », nous apprend M. Didier Néya. Il nous confie que rien n’est fait pour le moment au « Bog ». « Les orientations de façon de précise des élèves admis en seconde ne sont pas encore disponibles. Même les affectés du lycée Zinda Kaboré sont aussi dans l’attente », a-t-il dit. Il ajoute que les répartitions des enseignants du lycée Zinda ne sont, pour l’heure, pas encore affichées. « C’est à partir du lundi 26 septembre que tout sera entamé », assure néanmoins le délégué du personnel du Bogodogo. Nos tentatives de rencontrer le censeur ou le proviseur dudit lycée sont restées sans suite. Ce fut le même résultat au lycée Marien N’Gouabi, où ni le censeur ni le proviseur n’était disposé à nous recevoir.

Faut-il le rappeler, la rentrée scolaire 2021-2022, c’est le 1er octobre 2021 sur toute l’entendue du territoire national burkinabè.

Sié Mathias Kam

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