Radios communautaires : Elles peuvent jouer un rôle vital dans le cadre du développement et de la démocratisation au niveau local
Le Burkina Faso compte une cinquantaine de radios communautaires. La communication est un élément central au succès du développement et de la démocratie. Radars Info Burkina a cherché à savoir l’apport des radios communautaires au développement local.
Dans le livre intitulé « Qu’est-ce que la radio communautaire ? », il est indiqué que le terme « communauté» désigne un groupe de personnes ou une collectivité partagent des caractéristiques et/ou des intérêts communs. Le terme « communauté » renvoie donc à un groupe de personnes ayant une appartenance géographique particulière et/ou un groupe social ou une section du public qui partage des intérêts communs ou particuliers.
Jean-Baptiste Ilboudo, dans son livre « Comment produire des programmes d’une radio associative ? », affirme qu’une radio communautaire appartient à une communauté. Il peut s’agir d’une communauté professionnelle (les agriculteurs), d’une entité sociale (les femmes ou les jeunes d’une localité).
La radio Gambidi est logée au sein de l’Espace culturel Gambidi (promotion des arts) à Ouagadougou. Elle est communautaire. Bouriema Brayak Sawadogo est le directeur des programmes. Selon lui, la radio est axée sur la culture.
« On monte des pièces radiophoniques sur la sensibilisation. Par exemple avec l’apparition de la COVID-19, nous avons monté des pièces théâtrales radio qu’on a diffusées. On a également beaucoup d’émissions de sensibilisation en langues nationales (mooré, fulfuldé, bissa) sur les violences faites aux femmes, la coexistence religieuse, sur la paix et la tolérance, des contes. Nous allons vers ceux qui détiennent la tradition pour éduquer les populations sur certains aspects de la vie. Ces émissions sont très écoutées », a-t-il soutenu.
La radio communautaire peut servir de plateforme de débat, d’échanges d’idées et de réactions vis-à-vis de divers projets.
Elle peut jouer un rôle vital dans le cadre du développement et de la démocratisation en permettant aux communautés de parler de leurs expériences et de porter un regard critique sur les questions, les processus et les politiques qui affectent leur vie et en éduquant et en mobilisant les communautés autour d’initiatives et de stratégies de développement qui se traduiront par une vie meilleure pour les auditeurs (éducation des électeurs, SIDA, gouvernance locale, questions de parité des sexes, édification d’une société pacifique, problèmes de l’environnement, etc.).
Mais ces radios communautaires ne fonctionnent pas sans difficultés. « Ces radios doivent être animées par des bénévoles. Actuellement, il est difficile de trouver des bénévoles à Ouagadougou pour animer une radio. Ensuite les radios communautaires ont les mêmes charges de fonctionnement que les autres radios. Ce qui fait que souvent certaines radios communautaires se retrouvent sur le terrain avec des radios commerciales pour les mêmes marchés », a souligné M. Sawadogo.
Ces difficultés impactent plus ou moins la gestion de la grille des programmes. « En province généralement, les radios communautaires bénéficient beaucoup de l’accompagnement des ONG et projets de développement. Pourtant à Ouagadougou ce n’est pas évident et il faut avoir une grille des programmes attractive dans cette concurrence avec une vingtaine de radios », a-t-il relevé.
Aly Tinto

Pour ce qui est de la création de richesse que peut engendrer l’exploitation d’une ressource minière, dans notre pays nous avons une situation dans laquelle la valeur ajoutée tirée de ce secteur était de l’ordre de de 6 % en 2018. « La croissance économique de notre pays n’a pas changé depuis que nous exploitons les mines. Cela veut dire que si les mines ont pris de l’essor, c’est peut-être et possiblement au détriment d’autres secteurs. L’essentiel des biens et services achetés par les sociétés minières n’est pas acheté, n’est pas fabriqué, n’est pas commandé au tissu économique national et en conséquence la valeur ajoutée est faible », a expliqué l’économiste-chercheur. 

Nous nous rendons ensuite au quartier Kalgondin, dans un yaar spécialisé dans la vente de friperie. Beaucoup de femmes y exercent cette activité. Les clients s’y succèdent. Awa Guébré vend essentiellement des pull-overs pour enfants dont les prix varient entre 500 et 1000 F. Mais de son propre aveu, elle n’arrive pas à écouler rapidement sa marchandise comme l’année dernière.
Mme Ilboudo est venue acheter des pull-overs pour ses 5 enfants. « Les vêtements sont chers. J’ai dépensé 15 000 F pour avoir quelques habits pour ma progéniture».
La médecine traditionnelle est toujours d’actualité sur le continent africain en général et singulièrement au Burkina Faso. Le président de l’association des tradipraticiens de notre pays, dans les lignes qui suivent, évoque les causes des difficultés d’écoulement de leurs produits.
Le fait que beaucoup de personnes ignorent les vertus thérapeutiques de la médecine traditionnelle rend l’écoulement des produits de cette médecine difficile. En outre, il est difficile aux tradithérapeutes de se fournir en matière première, notamment d’acquérir certaines plantes médicinales, ce qui est de nature à leur rendre la tâche compliquée et a pour conséquence rendre chers certains de leurs produits.
Il y a comme autre problème les mauvais dosages que font certains tradipraticiens qui ne s’y connaissent pas en la matière car n’ayant reçu aucune formation.
La pastèque fait partie des fruits qui inondent les marchés et yaars à travers le Burkina au sortir de la saison humide. Radars Info Burkina s’est penché sur la technique de production de ce fruit ainsi que sa culture à l'échelle nationale.
Le semis peut être réalisé par repiquage après la phase pépinière ou par semis direct. Le sol doit être bien drainé, bien ameubli. Faire des trous de 20 cm de rayon et 80 à 100 cm entre les lignes de plantation, 60 cm à 80 cm sur la ligne. Il faut 8 000 à 12 000 plants/ha à raison de 2 à 3 graines par trou, à démarier une semaine après levée (quand la plante aura 2 à 4 feuilles).
Pour le « Sugar baby », la récolte est comprise entre 75 et 80 jours. Pour apprécier la maturité des fruits, les producteurs procèdent par plusieurs systèmes. En tapotant sur le fruit (plus le fruit est léger plus il est mûr) ; en observant les rayures qui sont sur le fruit (quand les rayures deviennent plus claires le fruit est mûr).
Dès les premiers moments du drame de Sapouy, il a été créé une Commission d’enquête indépendante (CEI) qui a déposé son rapport en avril 1999. Ledit rapport concluait à « l’assassinat » des occupants du véhicule 4X4.

Alexis Paré, inspecteur de sécurité pénitentiaire et directeur adjoint de la MACO, a déclaré qu’il est très important de faire bénéficier à ces enfants de ces instants. Il a également remercié la responsable de Don de soi. « Ces enfants ne devraient pas être ici. Nous lançons un appel à tous ceux qui peuvent faire un geste pour eux de leur venir en aide », a-t-il ajouté.
Dans un contexte sanitaire marqué par la maladie à coronavirus, la contribution des différents acteurs, notamment ceux du monde associatif, était attendue. Dans cette lutte pour freiner la propagation de la COVID-19, l’apport des associations a été substantiel.
Ladite association a également fait don de gel hydroalcoolique et de masques. Et le centre Delwendé de Sakoula en a été l’un des bénéficiaires.
Le contexte national burkinabè est marqué ces dernières années par des remous sociopolitiques qui sont de nature à compromettre la paix et la tranquillité sociales. Autrefois animé par les valeurs qui déterminent la société, le Burkinabè a de nos jours un comportement déviant, surtout en milieu scolaire. Zoom sur le club de gouvernement scolaire et cellules de paix pour la lutte contre l’incivisme en milieu scolaire.
Madame Yaméogo, par ailleurs coordinatrice des clubs de gouvernement scolaire et cellules de paix du Burkina Faso, invite les autres lycées et collèges à se joindre aux clubs de gouvernement scolaire et cellules de paix déjà existants comme l'ont déjà fait certains collèges. Cette adhésion au club permettra de conscientiser les élèves, d’une part, et, d’autre part, d’aider l’administration dans certaines tâches. « Responsabiliser les jeunes dès la base leur permettra de changer de mentalité », a-t-elle affirmé.
Chaque 1er décembre est dédié à la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le VIH /SIDA. Dans cette lutte, le dépistage demeure l’unique moyen de détecter la présence du virus dans l’organisme en vue d’une prise en charge adéquate de la maladie. Cependant, bon nombre de personnes hésitent à se faire dépister. Radars Info Burkina a voulu comprendre les raisons d’un tel comportement. Lisez plutôt.
Si M. Daba et Mlle Kéré ont eu le courage d’aller se faire dépister, ce n’est pas le cas de bon nombre de personnes qui, entre peur et stéréotypes, n’arrivent pas à se décider à se faire dépister.
« La peur d’être testé positif est insoutenable, je préfère ne pas le faire. J’en mourrais si j’étais testé positif », soutient un de ses camarades présent.










