Suspension poussiéreuse à Ouagadougou : « Il faut réduire votre vitesse en circulation » (Alfred Dango de l’Agence nationale de météorologie)
Les Ouagavillois se sont réveillés le vendredi 19 février dans un brouillard inhabituel. Un temps de poussière qui est accompagné d’une fraîcheur obligeant les uns et les autres à mieux se protéger. Cette fraîcheur, selon l’Agence nationale de météorologie, est due à une installation de la mousson dans le sud et le sud-ouest du Burkina Faso, ce qui occasionne des orages et des pluies dans certaines localités.
Le changement climatique que connaît le monde depuis des années a considérablement gagné du terrain. Le Burkina Faso ayant un climat tropical de type soudano-sahélien avec des variations pluviométriques importantes, il n’est pas épargné par ce changement. Dans la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 février 2021, une masse de poussière était suspendue dans pratiquement toutes les localités du pays. Un changement climatique qui, selon la météo burkinabè, est dû à la mousson dans les parties sud et sud-ouest du Faso.
« Cette mousson a occasionné des orages et des pluies à Bobo-Dioulasso, Banfora et Niangoloko. Le Nord, le Centre et l’Est était sous la prédominance des vents d’harmattan et le temps y était brumeux. C’est le recul de la mousson ces derniers jours qui a eu pour conséquence la descente de la poussière en provenance du désert », a expliqué Alfred Dango de l’Agence nationale de météorologie.
Fort heureusement, ce changement ne durera que quelques jours. Toutefois, le météorologue conseille aux populations de prendre des mesures de protection afin d’éviter les maladies cardio-vasculaires. Ces mesures consistent notamment au port d’un masque pour éviter d’inhaler la poussière en suspension, car cela « peut créer des maladies cardio-vasculaires. Il faut, en outre, éviter les déplacements non nécessaires et réduire sa vitesse en circulation ». Et de conclure en assurant qu’une nette amélioration de la situation sera constatée dans les semaines à venir.
Bruno Bayala

A en croire Ousmane Nacro, ministre de l’Eau et de l’Assainissement, « ce renforcement de la capacité de production d’eau potable permettra aussi à l’ONEA de garantir à la commune de Boussé une amélioration continue du service par la réduction du nombre de coupures d’eau prolongées et l’accroissement continu du taux de desserte ».
C’est face au besoin de barrer la route à la Covid-19 qu’intervient encore cette collaboration qui va consister à donner de l’eau potable aux populations pour leur permettre de respecter les gestes barrières, notamment le lavage des mains avec de l’eau et du savon. « Comment peut-on demander aux populations de se laver les mains avec de l’eau et du savon pour éviter la maladie à coronavirus s’il n’y a même pas d’eau à leur disposition ? Nous sommes intervenus au Burkina pour soulager les victimes des attaques terroristes, tout cela grâce à la bonne collaboration », a-t-il affirmé.
Le Balai citoyen a tenu une conférence de presse dans la soirée du mardi 16 février 2021. Lors de cette rencontre avec les hommes de media, il a été essentiellement question de la fermeture des frontières terrestres en raison de la COVID-19, de la réconciliation nationale et de la double facturation de l’ONEA.
S’exprimant sur le système de double facturation de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA), le Balai citoyen déplore que depuis sa mise en application, de nombreux abonnés aient vu le coût de leur consommation croître de façon exponentielle. Et d’ajouter que cette nouvelle facturation semble comporter plus de problèmes que d’avantages. « Nous recommandons la suspension de la réforme de cette facturation et un audit technique et d'impact du nouveau mécanisme sur l'amélioration du service et la satisfaction des clients », ont déclaré les conférenciers. 
Les espaces verts de la capitale burkinabè sont en voie de disparition. Il est pratiquement impossible de voir ces lieux inoccupés comme le prévoit la législation. Malgré cette interdiction des autorités compétentes, l’on constate que ces espaces sont transformés en débits de boissons, ce qui occasionne le plus souvent la saisie par la police municipale du matériel qui y est vendu.
Pourtant la loi n°9/79/AN du 7 juin 1979 régissant les débits de boissons au Burkina Faso dispose clairement : « Aucun débit de boissons ne peut être ouvert sans l’autorisation préalable du préfet ou du maire, délivrée après avis du comité local de salubrité publique et du service des impôts. »
« Aucune autorité ne va accepter de signer ni de donner une autorisation à un individu d’aller s’installer dans un espace vert, ce n’est pas possible. Ce sont des pratiques interdites qui méritent la fermeture de ces débits de boissons anarchiquement installés. Donc si les conditions ne sont pas respectées, nous agissons conformément aux textes », a martelé Paul Kobyagda de la police municipale.
« Sur les 70 clients qui se sont présentés à ce jour, nombreux sont ceux qui sont repartis satisfaits. Nous avons compris les différents problèmes posés et en avons pris bonne note. Nous tâcherons d’y trouver des solutions. Nous encourageons donc et félicitons l’ONEA pour cette initiative », a affirmé Ousmane Nacro.
Etait présente à cette visite la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB). Selon Assabiou Compaoré, membre de ladite ligue/section Kadiogo, cette présence de la LCB vise pour elle à s’assurer de l’effectivité de l’opération et à s’assurer que les clients de l’ONEA sont satisfaits des réponses données à leurs préoccupations. « Notre présence ici fait suite à un entretien que nous avons eu avec l’ONEA. La ligue des consommateurs, en vue de défendre les intérêts des consommateurs, a approché l’ONEA pour comprendre. On a donc élaboré un chronogramme conjoint qui consiste à avoir la LCB sur place dans les agences de la nationale de l’eau pour accompagner les consommateurs. A la sortie d’un client, on s’assure qu’il a obtenu satisfaction. Si oui, c’est tant mieux ; si ce n’est pas le cas, nous interpellons de nouveau l’ONEA », a-t-il affirmé.
Adams pain bro, entrepreneur dans la vente de pain, emploie un grand nombre de jeunes qui l’aident dans la vente de pain brochettes. Ces employés sont constitués d’hommes et de femmes ayant chacun un travail bien précis. Allons à leur rencontre
Quant à Oumaima Sana, couper les oignons est son travail quotidien. « Mon travail est de découper les oignons qui seront placés dans les baguettes avec la viande, les oignons ne doivent être coupés ni trop gros ni trop petits. Nous sommes 25 femmes à travailler et par jour nous pouvons couper 3 à 4 sacs d’oignons. Cela fait 2 ans que je travaille ici et je m’en sors, j’arrive même à épargner avec le salaire que je gagne et j’espère que le travail continuera à bien se passer », déclare-t-elle. Elle apprécie l’attitude d’Adams envers eux : « Adams est un bon chef qui place le travail avant tout, il rigole avec nous mais quand il faut se mettre au sérieux il le fait tout ça parce qu’il veut que les clients continuent à apprécier notre travail », avoue-t-elle.
Abdine Ouattara fréquente Adams pain bro depuis 2014. Il y est fidèle pour différentes raisons. « J’achetais le pain ici quand j’étais toujours au lycée et je continue de venir parce que le cadre est idéal, en plus le pain est croustillant et la viande est bien cuite », explique-t-il.
Considérée généralement comme impossible au Burkina Faso en raison de la nature du sol, la culture des champignons est une réalité depuis 2018. Ce défi est relevé par la caverne burkinabè des champignons comestibles qui produit les pleurotes.
Les conditions climatiques étant remplies, il sera assez facile de réussir cette culture grâce à un kit de culture « prêt à pousser » qui contient un substrat de déchets végétaux (sciure de bois, paille…) ensemencé de mycélium de pleurotes, dans une boîte en polystyrène ou un emballage en plastique noir. Dans une pièce fraîche (12 à 20°C maximum), l’on peut récolter ses propres champignons en quelques jours. « Cette espèce est la mieux indiquée vu que le Burkina est un pays sahélien. Il faut beaucoup d’efforts pour avoir un rendement mais tout comme les autres activités, la culture des champignons est génératrice de revenus », a-t-elle insisté.
La chair est blanche, élastique, dégageant une bonne odeur de champignon et un petit goût de noisette. « Malgré toutes ces caractéristiques, les pleurotes sont absents malheureusement des habitudes alimentaires des populations burkinabè alors que leur consommation prévient des maladies telles que le diabète, l’hypertension artérielle et le cancer », a-t-elle souligné.
« C’est pourquoi, suite aux plaintes récurrentes de certains résidents, nous avons pris des mesures. Nous avons tout d’abord procédé à une convocation des mis en cause puis vérifié les documents qui autorisent leur installation dans ces lieux. C'est alors que nous avons constaté que les tenanciers de ces débits de boissons ne disposaient d’aucune autorisation d’occupation des lieux », a-t-il expliqué.
« En janvier dernier, la police municipale a fermé 5 débits de boissons et pas plus tard que la semaine dernière, nous avons fermé un lieu de réjouissances qui avait été transformé en chambres de passes », a dit le directeur de la police de salubrité et de la tranquillité urbaine.
On constate de nos jours que plusieurs couples, après quelques années de mariage, décident de divorcer pour diverses raisons. Et le moins qu’on puisse dire est que cela a des répercussions sur les enfants, qui en sont des victimes.
Après un divorce, les premiers qui souffrent de la situation sont les enfants issus du couple, sur qui le divorce a de réelles répercussions. «Après un divorce, les enfants grandiront sans repère, c’est comme si vous conduisez une voiture sans tableau de bord ; vous ne savez pas à quel moment l’essence finira, c’est donc pareil pour les enfants », a indiqué Don Jean Bosco Kaboré, qui ajoute que le manque de confiance en soi est aussi une conséquence du divorce car « un enfant dont les parents ont divorcé peut grandir avec un manque de confiance en soi parce qu’il n’a pas eu ses parents à ses côtés». L’aspect éducationnel est aussi touché car l’enfant n’étant pas équilibré sur le plan affectif, il ne voit plus de raison valable de développer son coefficient intellectuel. La difficulté d’adaptation, la dépendance affective, la prostitution, le banditisme, la drogue sont autant de conséquences que peuvent subir les enfants suite au divorce de leurs parents.
Zacharia Zoungrana nous confirme que les stars de la musique d’ici et d’ailleurs sont fréquentes à la cantine. « Le poulet est tellement bon que même nos artistes viennent presque tous les jours en manger : Imilo Lechanceux, Floby et tous les autres. Même les autres stars quand elles viennentau Burkina, c’est ici leur coin. Arafat de son vivant, lorsqu’il était de passage à Ouagadougou, venait toujours manger ici. Il y a Ariel Sheney aussi et plein d’autres artistes », a-t-il dit en ajoutant que récemment, l’humoriste Zongo y était.
Selon Bob, l’un des cuisiniers, la vente se passe très bien et les clients sont toujours satisfaits. Il travaille là depuis l’ouverture de la cantine et affirme qu’aucun client ne s’est jamais plaint.










