Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation (MESRSI) a organisé une conférence de presse le lundi 1er février 2021. Au cours de ce face-à-face avec les hommes des médias, le SG dudit ministère, Mahamadou Sawadogo, a donné sa lecture de la crise au sein du département d’Alkassoum Maïga.
C’est un rebondissement dans le bras de fer entre Alkassoum Maïga et ses partenaires sociaux. Pour les conférenciers du jour, plusieurs revendications ont connu satisfaction depuis l’arrivée de l’actuel patron du MESRSI. Réagissant au reproche fait au ministère par la Fédération des syndicats nationaux des travailleurs de l’éducation et de la recherche (F-SYNTER), le secrétaire général, Mahamadou Sawadogo, a affirmé que « l'arrêté portant répartition des services d'enseignement et obligations des enseignants-chercheurs, des enseignants hospitalo-universitaires, des chercheurs et des enseignants à temps plein ne fait que rappeler les missions liées à la fonction d'enseignants-chercheurs au sein des institutions d'enseignement supérieur et de recherche ». Concernant la prise en charge de l'organisation du baccalauréat, cette revendication, à entendre le SG dudit ministère, a été satisfaite. Il en veut pour preuve la note circulaire de 2016 du ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l'Innovation et relative à l'acceptation de payer diverses indemnités afférentes à l'organisation du baccalauréat 2016 découlant de l'accord gouvernement-syndicats de l'enseignement supérieur.
Il a assuré que le MESRSI ne s’érigerait jamais en fossoyeur de la carrière de ses agents. « En application des articlesportant fixation du volume horaire statutaire, du taux de rémunération et des heures supplémentaires et de celui portant répartition des services d'enseignement et obligations des enseignants-chercheurs, des enseignants hospitalo-universitaires, des chercheurs et des enseignants à temps plein dans les institutions publiques d'enseignement supérieur et de recherche, ceux ayant soutenu leur thèse à la date du 31 décembre 2019 ont été systématiquement nommés assistants et attachés de recherche, ce qui leur permet de postuler au CAMES 2021. Par contre, ceux qui ont soutenu après cette date (c’est-à-dire après le 31 décembre 2019) doivent prendre part aux concours directs sur mesures nouvelles spéciales, qui se déroulent présentement, afin d'être nommés assistants ou attachés de recherche, ce qui leur permettra de postuler aux grades au CAMES », a-t-il expliqué.
Mahamadou Sawadogo, au cours de cette conférence de presse, a invité tous les acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique au calme, au respect des règles du jeu démocratique et au respect de leur institution.
Les communes de Bittou, Diapaga, Diébougou, Gayérie, Houndé, Pabré, Toma et Zorgho ont signé le vendredi 29 janvier 2021 une convention d’affermage de 10 ans avec l’Office national de l’eau et de l’assainissement. Cette signature intervient après celles de 2004 et de 2011 où la nationale de l’eau a assuré le service public d’eau potable suite à des difficultés rencontrées dans l’exploitation en régie.
Dans sa mission de création, de gestion et de la protection des installations de captage, d’adduction, de traitement et de distribution d’eau potable pour les besoins urbains et d’industriels, l’Office national de l’eau et de l’assainissement a signé avec la commune de Diébougou en 2004 une convention de gestion de l’eau potable. Le succès de ce partenariat a permis aux communes de Houndé et de Pabré de souscrire respectivement en 2008 et 2011 à la promotion, à l’amélioration ainsi qu’à la gestion des installations d’assainissement collectifs et de distribution d’eau potable au profit des populations. Pour le directeur général de l’Office de l’eau de l’assainissement, « c’est dans ce sens que jusqu’à la fin de la 3e génération de contrats, l’ONEA a accepté de ne pas être rémunéré pour ses prestations mais s’est engagé à couvrir obligatoirement les charges directes d’exploitation hors amortissement ». Selon Gandaogo Frédéric François Kaboré, cet engagement de l’ONEA est la manifestation de sa volonté d’accompagner les communes dans l’exercice de la maîtrise d’ouvrage communal.
La signature de cette convention couvrant la période de 2021 à 2030 est le résultat de longues années de parfaite collaboration. A en croire le porte-parole des communes concernées, depuis 17 ans, 3 générations de contrats ont conduit à terme au renouvellement après une évaluation à la satisfaction des parties. Augustin Tankoano dit constater que les réseaux sont aussi restés fonctionnels et fournissent un service continu aux populations de façon acceptable. Toutefois, des difficultés demeurent. Ce sont : le déphasage entre la budgétisation du fermier et celle des communes, l’insuffisance de la prise en compte des questions d’assainissement et la lenteur des travaux externalisés par l’ONEA dont les défaillances des prestataires impactent négativement le service rendu aux populations.
« Nous encourageons l’ONEA à étudier et soumettre aux maîtres d’ouvrage des investissements pour rentabiliser les réseaux tout en prenant en compte les besoins spécifiques afin d’améliorer la qualité de la desserte et soulager les populations », a déclaré le maire de la commune de Diapaga, qui dit espérer aussi que son partenaire trouvera une formule pour obtenir une validation par délibérations des priorités annuelles des maitres d’ouvrage engageant l’utilisation de leur fonds d’investissement.
Rappelons que la gestion des services publics en eau et assainissement avec la décentralisation est une préoccupation majeure de l’ensemble des acteurs impliqués et particulièrement des communes. L’ambition de l’ONEA est donc de développer de bonnes relations avec les communes. L’Office a mis en place à cet effet une unité organisationnelle depuis 2008 pour mieux prendre en charge ses relations avec les collectivités territoriales.
SEATTLE, 27 janvier 2021 -- Aujourd'hui, Bill et Melinda Gates partagent leur lettre annuelle 2021, « L'année où la santé mondiale a été pensée à l'échelle locale ». Dans la lettre de cette année, Bill et Melinda Gates nous font part de leurs réflexions sur les répercussions de la COVID-19 dans le monde, et sur la collaboration et l'innovation scientifique mondiales qui sous-tendent l'un des plus importants efforts de santé publique de l'histoire. Ils expliquent pourquoi ils sont confiants et estiment que le monde pourra émerger de la pandémie plus fort, plus sain et plus résilient, et discutent de deux domaines qui, selon eux, sont essentiels pour bâtir un avenir meilleur : prioriser l'équité et se préparer à la prochaine pandémie.
« La COVID-19 a coûté des vies, a rendu malades des millions de personnes et a plongé l'économie mondiale dans une récession dévastatrice », écrivent Bill et Melinda Gates. « Le rétablissement sera long. Toutefois, le monde a remporté des victoires importantes contre le virus avec de nouveaux tests, traitements et vaccins. Nous sommes persuadés que ces nouveaux outils commenceront bientôt à infléchir la courbe de manière considérable. »
Bill et Melinda Gates soutiennent qu'en réponse à la pandémie, des donateurs du monde entier ont fourni des ressources, des concurrents ont partagé des résultats de recherche et des années d'investissement mondial ont favorisé l'apparition d'une nouvelle ère dans la mise au point de vaccins, avec le développement de vaccins sûrs et efficaces en un temps record. Ils mettent toutefois en garde contre le fait que la pandémie a également exacerbé les disparités préexistantes en matière de santé, en particulier pour les travailleurs essentiels, les minorités ethniques, les personnes vivant dans la pauvreté et les femmes. Ils craignent que la pandémie ne perpétue un autre type d'injustice : l'inégalité immunitaire. Ils appellent à une réponse inclusive qui s'attaque aux divers impacts sociaux et économiques du virus.
« Depuis le début de la pandémie, nous avons exhorté les pays riches à se rappeler que la COVID-19 est une menace partout. Tant que tout le monde n'aura pas été vacciné, de nouveaux clusters continueront d'apparaître. Le cycle des inégalités se poursuivra », écrit Melinda Gates. « Tout dépend de la capacité des pays du monde entier à s'unir pour faire en sorte que les traitements d'importance vitale développés en 2020 sauvent autant de vies que possible en 2021. »
Bill et Melinda Gates soulignent également qu'il n'est pas trop tôt pour penser à la prochaine pandémie. Pour arrêter la pandémie à COVID-19, il faudra investir chaque année des dizaines de milliards de dollars, mais Bill et Melinda Gates font remarquer que, selon les estimations, la COVID-19 a déjà coûté environ 28 trillions de dollars au monde. Ils insistent sur le fait qu'il faut continuer d'investir dans les tests, les traitements et les vaccins, et discutent de l'importance d'un système d'alerte mondial qui puisse détecter les épidémies dès qu'elles apparaissent.
« Le monde comprend maintenant à quel point nous devrions prendre au sérieux les pandémies », écrit Bill Gates. « Nous voyons déjà émerger de nouvelles stratégies de préparation à une pandémie, et je m'attends à en voir davantage dans les mois et les années à venir. Le monde n'était pas prêt pour la pandémie de COVID-19. Je pense que la prochaine fois, ce sera différent. »
Bill et Melinda Gates ont créé leur fondation avec la conviction que chaque personne mérite une chance de vivre une vie saine et productive. À ce jour, la fondation s'est engagée à consacrer 1,75 milliard de dollars à la lutte contre la COVID-19, qui inclut le soutien à ses partenaires pour le développement et l'offre équitable de vaccins, de tests et de traitements.
Melinda French Gates est une philanthrope, une femme d'affaires et une activiste mondiale œuvrant en faveur des femmes et des filles. Coprésidente de la Fondation Bill et Melinda Gates, Melinda Gates établit l'orientation et les priorités de la plus grande organisation philanthropique au monde. Elle a également fondé Pivotal Ventures, une société d'investissement et de création de solutions qui s'attèle à favoriser le progrès social des femmes et des familles aux États-Unis, et est l'auteure du bestseller Prendre son envol.
Melinda Gates a grandi à Dallas (Texas). Elle a obtenu son diplôme de licence en informatique à l'Université de Duke et un MBA à la Fuqua School de Duke. Melinda Gates a passé les dix premières années de sa carrière à développer des produits multimédias chez Microsoft avant de quitter l'entreprise pour se concentrer à sa famille et à son œuvre philanthropique. Elle vit à Seattle (Washington) avec son mari, Bill. Ils ont trois enfants : Jenn, Rory et Phoebe.
À propos de Bill Gates
Bill Gates est coprésident de la Fondation Bill et Melinda Gates. En 1975, Bill Gates a fondé Microsoft avec Paul Allen et devient le dirigeant de l'entreprise, qui accède à la position de leader mondial des logiciels et des services aux entreprises et aux particuliers. En 2008, Bill Gates a décidé de se consacrer entièrement à sa fondation afin de renforcer les chances des personnes les plus défavorisées dans le monde. Avec la coprésidente Melinda Gates, il dirige l'élaboration des stratégies de la fondation et fixe les orientations générales de l'organisation. En 2010, Bill Gates, Melinda Gates et Warren Buffett ont fondé le Giving Pledge, une initiative visant à encourager les familles et les personnes les plus riches à s'engager publiquement à faire don de plus de la moitié de leur fortune à des causes philanthropiques et à des organisations caritatives au cours de leur vie ou dans leur testament. En 2015, Bill Gates a créé Breakthrough Energy Coalition, qui regroupe particuliers et entités se consacrant à l'innovation en matière d'énergie propre. En 2016, il a ensuite créé Breakthrough Energy Ventures, un fonds géré par des investisseurs qui vise à fournir des capitaux patients pour soutenir les entreprises de pointe du secteur de l'énergie propre.
CONTACT : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; 206-709-3400.
Rétrospective de l'année 2020 des Éditions Sidwaya (AIB) en vente à 500 F dans les kiosques à journaux, notamment le kiosque en face de Sidwaya. Document utile pour les candidats aux concours de la fonction publique, les journalistes, les étudiants, etc.
Dans le cadre des travaux de réparation d’une fuite sur la conduite d’adduction d’eau potable nouvellement posée par l’entreprise CGE, des baisses de pression, voire des coupures d’eau, seront constatées au cours de la journée du lundi 25 janvier 2021 dans certains quartiers de Ouagadougou.
Les zones concernées sont les quartiers Pissy, Bonheur ville, Kouritenga, Nagrin, Zagtouly, Balkouy, Sabtoana, Bassinko.
La situation se rétablira progressivement au cours de la soirée.
L’ONEA s’excuse auprès de son aimable clientèle pour les désagréments causés.
Le téléphone portable est un outil très utilisé de nos jours, et on constate qu’il est l’ami fidèle des élèves et étudiants. Il constitue une source de distraction pour eux et ce même pendant les cours.
L’usage du téléphone portable pendant les cours est devenu un phénomène de mode chez les élèves et étudiants. Ces derniers préfèrent manipuler leur téléphone plutôt que d’écouter leur professeur.
M. Nébié, professeur du secondaire, nous donne son avis sur le sujet : « C’est vraiment déplorable ; les élèves ne sont pas du tout attentifs pendant les cours, ils ont tout le temps la tête baissée sur l’écran de leur téléphone ». Il explique que même pendant les devoirs, certains apprenants gardent leur téléphone portable par-devers eux.«Je me rappelle que lors d’un de mes devoirs, un élève manipulait son téléphone. Je le lui ai donc arraché et remis à l’administration, le téléphone étant interdit en classe », nous raconte-t-il. De l’avis de notre interlocuteur, les parents sont aussi responsables de l’attitude des élèves. « Certains parents achètent des téléphones coûteux à leurs enfants et ces derniers les amènent en classe pour frimer ou regarder des films», affirme-t-il. Il trouve qu’une loi portant interdiction de l’usage du téléphone en classe serait la bienvenue. « Le souci est qu’il n’y a pas de loi qui protège l’enseignant concernant l’usage du téléphone en classe», dit-il. Il précise que la situation est davantage complexe dans les établissements privés. « Lorsque tu retires à un élève son téléphone et que tu le remets à l’administration, plus tard tu constates que ledit téléphone lui a été restitué. Avec ça vous voulez que les élèves respectent leurs enseignants ? » lance-t-il.
Selon Hippolyte Koudougou, la non-assimilation des cours pourrait pousser certains élèves à utiliser leur téléphone en classe. Il pense aussi que cette situation persiste parce que des enseignants ne verifient pas ce que les élèves font au moment où ils dispensent leurs cours. D’après lui, la solution à ce problème est entre les mains des élèves eux-mêmes. « Ce sont les élèves même qui doivent se remettre en question et cesser cette pratique parce qu’ils perturbent leurs camarades qui veulent suivre et comprendre le cours du professeur », souligne-t-il.
« Je ne vois pas la nécessité d’utiliser un téléphone pendant les cours sauf en cas d’urgence », nous a indiqué quant à elle Nassiratou Bancé. Selon elle, utiliser le téléphone pendant les cours empêche de bien écouter ce que dit l’enseignant. « Quand je manipule mon téléphone, je ne comprends plus rien à ce que le professeur dit, donc je préfère éviter de le faire ». Elle soutient que le mieux, c’est de mettre son téléphone sous mode silencieux quand on est en cours et de ne l’utiliser que lors des pauses ou carrément après les cours.
Les coordinations F-SYNTER des universités publiques et de la recherche ont tenu une assemblée générale le 21 janvier 2021 à l’univeristé Joseph Ki-Zerbo. Cette rencontre a été organisée suite à la remise en cause dite insidieuse et répétée des acquis des enseignants à temps plein et à l’interdiction faite par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique aux universités et aux centres de recherche d’accepter les candidatures des enseigants à temps plein et des ingénieurs de recherche aux concours du CAMES.
« C’était une assemblée générale conjointe F-SYNTER universités publiques et F-SYNTER recherche », nous a informée Ernest Traoré, porte-parole des deux coordinations F-SYNTER (Fédération du Syndicat national des travailleurs de l’éducation et de la recherche). Selon lui, c’est la « gravité » de la situation qui justifie sa tenue. « Ces derniers temps, nous avons appris qu’un personnel de l’enseignement supérieur et de la recherche était empêché de postuler au CAMES, session 2021, sous prétexte d’un décret annulant la nomination des ingénieurs de recherche qui ont réussi à leur test après ainsi que les enseignants à temps plein au niveau des universités publiques », a-t-il indiqué. Il explique que cette rencontre a été convoquée dans le but de rendre compte des differentes démarches qui ont été entreprises auprès des autorités et aussi pour entrevoir les perspectives pour la suite de la lutte. «Les gens sont indignés par ces différents textes qui sont pris concernant le personnel. On ne peut pas dire chaque fois qu’on fait la promotion des ressources humaines, des enseignants chercheurs et des ingénieurs chercheurs et dans le même temps prendre des textes de façon unilatérale pour bloquer leur carrière. C’est cela que nous avons dénoncé au cours de cette assemblée générale », a-t-il martelé.
Et d’ajouter : « Les ingénieurs de recherche et les enseignants à temps plein ne sont pas un personnel permanent mais un personnel qui a été recruté au moment où il n’y avait pas de personnel qui avait le PhD. En 2016, suite à la lutte, il ont réussi à obtenir du gouvernement un accompagnement pour ce type de personnel qui s’était engagé à faire des études pour avoir le PhD. Selon les clauses de l’accord, on devait mettre en application ces mesures d’accompagnement à partir de 2017. Mais curieusement en 2019, un nouveau décret a été pris pour donner un délai aux enseignants à temps plein et aux ingénieurs de recherche. Il leur a ainsi été signifié que s’ils ne soutenaient pas avant le 31 décembre 2019, ils ne pourraient plus être nommés au poste d’attaché de recherche et d’assistant ».
De l’avis du porte-parole des coordinations F-SYNTER, ledit décret va à l’encontre des clauses et de l’esprit du protocole qu’ils ont signé en 2016 parce qu’il a été précisé dans ledit protocole que les enseignants de recherche qui n’étaient même pas encore en 1re année de thèse mais qui souhaitent faire leur thèse allaient bénéficier de mesures d’accompagnement. « Ce qui est encore plus grave, c’est que le ministre a pris une note administrative empêchant ces personnes de déposer leur dossier au CAMES. Pour nous, il n’y a aucun lien entre nos textes et ceux du CAMES. C’est une manière pour eux de nous empêcher d’accéder à certains grades parce qu’ils savent que cela concerne la carrière du personnel donc ils se disent que nous montons en grade, que nous aurons des salaires plus élevés et cela jouera sur la masse salariale », fulmine-t-il.
Quant à Bertrand Méda, responsable de la coordonination F-SYNTER de la recherche, il précise que les enseignants à temps plein ne sont pas un personnel titulaire mais ils contribuent à faire fonctionner les institutions parce qu’il y a une insuffisance de personnel et ils continuent à faire des études pour avoir les diplômes requis afin d’être nommés assistants ou attachés de recherche. «Les enseignants chercheurs et les ingénieurs de recherche ont dit qu’il n’était pas question qu’on bloque leur dossier et on est ferme sur ce point. Il faut qu’on revoie les textes. Notre réaction va aller aussi dans ce sens et un certain nombre d’actions seront entreprises », a-t-il prévenu tout en précisant qu’une conférence de presse se tiendrait les jours à venir sur le sujet et qu’ils rencontreraient leur ministre de tutelle.
Vivement qu’une solution soit rapidement trouvée, dans l’intérêt bien compris des différentes parties.
La prolifération des salons de massage érotique est une triste réalité sur le réseau social Facebook où, de plus en plus, on voit des scènes sexuelles. Dans le cadre de ses missions régaliennes de protection des bonnes mœurs, la police nationale, par le truchement de ses services techniques, dont la direction de la police judiciaire, a fait une série d’investigations. S’en sont suivies des interpellations ainsi que la fermeture pure et simple de certains de ces lieux.
Grâce à ses investigations, la police nationale a pu identifier et démanteler 6 prétendus salons de massage où plusieurs objets ont été saisis : 234 condoms, 215 cartes de visites, 148 cartes SIM, 74 téléphones, 18 cartes bancaires prépayées et environ 1 000 000 de francs CFA. Au-delà des scènes dites érotiques qui se déroulent dans ses salons de massage, des clients y sont souvent victimes de vol. Selon les explications de l’officier de police judiciaire Abdoulaye Savadogo, plusieurs personnes ont porté plainte la semaine dernière à la brigade ville de gendarmerie de Nongremassom. « Rien que la semaine dernière, on a enregistré une plainte pour vol. La victime a affirmé qu’elle avait égaré dans un salon de massage la somme de 400 000 F CFA », a-t-il précisé.
Une situation hypothétique, selon M. Savadogo, qui estime que rien ne prouve que la somme perdue a effectivement été volée pas les masseuses accusées. A son avis, l’argent a bien pu tomber avant que ce client n’arrive audit salon. Conscient de la délicatesse de ce phénomène en pleine expansion, il souhaite que des textes juridiques soient prévus pour réprimer cette activité. « Malheureusement aucun texte pour l’heure ne permet de réprimer les propriétaires de ces lieux. Toutefois si au cours de l’activité une infraction est commise, la police peut intervenir », a-t-il indiqué.
L’enquête menée par la police nationale a aussi révélé qu’au total, ce sont près de 50 sites sur lesquels est mené ce genre d’activité qui ont été découverts. Outre cela, 15 personnes ont été interpellées, dont 6 déférées au parquet. Elles étaient spécialisées dans le proxénétisme, la traite des personnes et l’usage frauduleux des images d’autrui. Ces individus procédaient à la création sur Facebook de sites consacrés au massage, où ils recrutaient des masseuses avec une fausse promesse de salaire pouvant aller jusqu’à 400 000 FCFA. Les masseuses recrutées devaient en réalité se prostituer avec les clients.
La police nationale invite par conséquent la population à la vigilance et à dénoncer tout fait suspect aux numéros verts suivants : le 17, le 16 et le 1010.
L’utilisation des réseaux sociaux est courante dans les activités des populations. Malheureusement, des individus malintentionnés maîtrisant ces plateformes de communication les utilisent pour escroquer d’honnêtes citoyens. Comment éviter les pièges de ces arnaqueurs ? Eléments de réponse.
Les escroqueries sur Internet englobent diverses pratiques frauduleuses utilisées par des cybercriminels sur le web. Les fraudes peuvent se présenter d'une multitude de manières différentes : par des messages de phishing (encore appelé hameçonnage) sur les réseaux sociaux, par des SMS sur un téléphone portable, via de faux appels du support technique et par le biais de scarewares, entre autres. Le but de ces arnaques peut être de voler des informations bancaires, d'enregistrer des identifiants utilisateurs et des mots de passe, voire d'usurper des identités.
Selon Neimatou Sakandé, bloggeuse, le type d’arnaque le plus fréquent au Burkina Faso est celui des réseaux sociaux où une image d’une célébrité ou d’un personnage public (personnalités publiques, footballeurs, etc.) est utilisée comme photo de profil dans le but de soutirer le plus souvent de l’argent aux utilisateurs. « Ils vous envoient un message dans lequel ils prétendent vouloir vous aider à réaliser un projet afin de vous sortir du chômage. Ils vous demandent donc le prototype d’un projet que vous souhaitez réaliser. Après, ils s’approprient votre projet qu’ils vont personnaliser et vous disent de payer les frais y afférents. Dès que vous envoyez la somme demandée, ils disparaissent sans laisser de trace et vous n’avez plus que vos yeux pour pleurer», a-t-elle expliqué.
Il y a aussi les arnaques de banque, notamment des boutiques Orange money, Moov money, Coris money et bien d’autres du même type. Selon l’officier de police judiciaire Abdoulaye Savadogo, la récurrence de ces arnaques pourrait s’expliquer par la non-application des consignes données par les réseaux aux internautes pour qu’ils évitent de se faire arnaquer. «Les tenanciers de ces banques de proximité ne suivent pas à la lettre les recommandations que leur font les responsables des réseaux de téléphonie mobile, ce qui les expose à toutes sortes d’arnaques. Résultat : d’importantes sommes emportées », a-t-il indiqué. Afin d’éviter de se faire arnaquer, il est conseillé aux utilisateurs des réseaux sociaux de toujours bien lire les messages et de ne pas s’inscrire n’importe comment sur les sites. Il est aussi impératif de changer de mot de passe chaque fois qu’on le peut.
Adama Tapsoba, communément appelé « Adams pain bro », vend du pain fourré aux brochettes à quelques encablures du lycée technique Aboubacar Sangoulé Lamizana (ex-LTO). Cette activité commerciale, il l’a commencée il y a 13 ans quand il a été obligé d’arrêter ses études faute de moyens financiers. Aujourd’hui, l’affaire de M. Tapsoba est florissante et il emploie un grand nombre de jeunes. Radars Info Burkina est allé à sa rencontre.
Connu sous le nom d’ « Adams pain bro », Adama Tapsoba est originaire de Zorgho, une ville située à une centaine de kilomètres de Ouagadougou. Selon ses dires, il a dû interrompre ses études au secondaire par manque de moyens. « J’ai dû arrêter l’école en classe de 5e. Mon souhait était de fréquenter dans un établissement d’enseignement technique mais mes parents n’avaient pas les moyens de m’y inscrire. J’ai donc décidé d’arrêter les études pour me consacrer à autre chose », nous a-t-il confié. « J’ai opté de me lancer dans la vente de pain fourré aux brochettes pour voir ce que cela donnerait vu que j’avais déjà une petite expérience en matière de vente de viande», a déclaré notre interlocuteur qui a précisé qu’avant cela, il aidait de temps à autre son père, boucher, à vendre sa viande. « Réaliser mon projet n’a pas été chose aisée d’autant plus que n’ai bénéficié d’aucune aide financière. A un moment donné, j’ai même été tenté d’y renoncer », nous a raconté Adama Tapsoba, qui n’a cependant pas baissé les bras. « Ce sont d’anciens camarades de classe qui m’ont aidé à avoir la place au lycée technique de Ouagadougou (NDLR : Actuel lycée technique Aboubacar Sangoulé Lamizana). J’ai commencé à vendre petit à petit, les gens ont commencé à parler de mes brochettes et c’est de cette façon que tout est parti », dit-il. A l’en croire, la touche particulière qu’il a apportée à la préparation de ses sandwiches aux brochettes y est pour beaucoup dans sa notoriété. « J’ai essayé de faire différemment que les autres vendeurs en ajoutant par exemple de la mayonnaise, du ketchup, des légumes… et les gens apprécient cela. La preuve en est que chaque jour, j’ai de nouveaux clients », a-t-il ajouté.
Se référant à son parcours, M. Tapsoba exhorte les jeunes à toujours se battre pour s’en sortir, quelles que soient les difficultés auxquelles ils sont confrontés.
Moctar Sané, l’un des fidèles clients d’Adama Tapsoba depuis maintenant 3 ans, trouve que ses brochettes sont les meilleures. « Ses brochettes sont très succulentes. En plus, il est pointilleux sur l’hygiène et accueille toujours chaleureusement ses clients. Sans compter que son parcours personnel inspire et force l’admiration », affirme M. Sané.
Abraham Rouamba, employé d’Adama Tapsoba depuis 3 ans, trouve que son employeur est un homme sympathique. « Adams est un bon patron. Il nous aide dans la vente et évite de nous admonester. Quand il le fait, c’est qu’on a vraiment exagéré », déclare-t-il. Son souhait est que l’activité de son patron prospère davantage.
Vivement que le parcours d’ « Adams pain bro » inspire les jeunes afin qu’ils aient le courage d’entreprendre pour accéder à l’indépendance financière.